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Débrief tactique : Le PSG, en manque de qualité, se qualifie face au FC Barcelone

Revanche ou remake ? Le PSG affronte le FC Barcelone, ce soir, au Parc des Princes pour le match retour de ce huitième de finale de la Ligue des Champions. Comme en 2017, les Parisiens se présentent face aux Barcelonais avec une large avance grâce à une belle victoire au Camp Nou (1 – 4). Les calculs sont simples pour le PSG, il faut conclure. Tandis que du côté des coéquipiers de Messi, il faudra une nouvelle fois croire au miracle pour se qualifier, mais que l’on sait désormais réalisable.

Les compositions au coup d’envoi :

Le PSG au coup d’envoi.

Ce soir, Mauricio Pochettino doit compter une nouvelle fois sans certains titulaires. En l’absence de Neymar et Kean, le technicien du PSG opte pour un 4-2-3-1 avec Icardi en pointe. Draxler est lui titulaire, alors que Di Maria était attendu sur le côté droit. Mbappé et Verrati, placé une nouvelle fois plus haut, complètent cette attaque parisienne. Un cran au-dessous, au milieu, on retrouve Gueye et Paredes. L’autre surprise de cette composition, le retour de Florenzi au détriment de Kehrer.

Le Barça au coup d’envoi.

Du côté du Barça, certains changements sont à noter, notamment en charnière centrale avec la mise en place d’une défense à trois. De Jong est titulaire aux côtés de Lenglet suite aux forfaits de Piqué et Araujo. Le Français, Samuel Umtiti est bel et bien sur le banc. Deux autres Français sont en revanche titulaires en attaque aux côtés de Messi, Ousmane Dembélé et Antoine Griezmann, pourtant annoncé sur le banc. Au milieu, Koeman fait confiance à Dest, Busquets, Pedri et Alba. Avec cette formation offensive, le technicien du Barça souhaite rééquilibrer les côtés et notamment limiter les efforts défensifs des attaquants.

(Très) Dominé, mais le PSG n’est pas mené

Les premières minutes de cette rencontre sont très poussives pour les Parisiens. Le FC Barcelone domine tous les compartiments de jeu et monopolise le ballon. Le PSG ne parvient pas à mettre son plan de jeu en place et subit constamment les offensives espagnols, à l’image d’un Ousmane Dembélé très remuant mais en manque d’efficacité. Le Barça se montre à plusieurs reprises dangereux mais le portier Parisien, Navas, maintient à lui seul le score de 0 à 0. L’attaque du PSG repose seulement sur un homme, Kylian Mbappé, qui tente de prendre régulièrement la profondeur. Cela reste très compliqué, même quand on s’appelle Kylian Mbappé. En manque d’agressivité, le PSG va malgré tout parvenir à ouvrir le score contre le cours du jeu sur penalty, grâce à une faute obtenue par Icardi. Mbappé prend à contre Pied Ter Stegen et donne l’avantage au PSG (30e). Mais le Barça continue de pousser et la frappe limpide de Messi en pleine lucarne vient récompenser le Barça (37e). Pour sa 120e réalisation en Ligue des Champions, le génie argentin sort le grand jeu. Et le cauchemar se poursuit pour le PSG qui concède à nouveau un penalty après une faute de Kurzawa sur Antoine Griezmann. Heureusement pour les Parisiens, Keylor Navas sort une nouvelle fois le grand jeu en repoussant la frappe de Messi. Cette année, pour le plus grand plaisir de leurs supporters, le PSG peut compter sur leur gardien. Mais les joueurs du PSG devront changer évidemment quelque chose en deuxième période, notamment sur le côté droit, où Florenzi et Draxler laissent beaucoup trop d’espaces.

Le FC Barcelone n’aura pas démérité mais le PSG est qualifié

On pensait voir les Parisiens un peu plus agressifs au retour des vestiaires, notamment sur le porteur du ballon. Ce n’est malheuresement pas le cas. L’entrée de Diallo, remplaçant de Kurzawa, donne certes un peu plus de solidité. Mais le ballon reste entièrement la propriété du FC Barcelone. Le PSG ne parvient pas à sortir en attaque et perd rapidement les seconds ballons. Et lorsque techniquement, rien ne fonctionne, alors on s’en remet à des exploits défensifs comme ce tacle de Marquinhos sur Lionel Messi, à six mètres des cages de Navas. Seul motif de satisfaction pour le PSG, le décompte du chronomètre qui l’approche, au fil des minutes, vers une qualification en quart de finale. Du côté du FC Barcelone, les occasions sont sûrement moins franches qu’en première mi-temps, même s’ils restent les uniques propriétaires du ballon. Ils sont particulièrement dangereux sur les côtés avec des centres qui ne prendront jamais preneurs. Mais face à une équipe parisienne recroquevillée dans sa moitié de terrain, la tache est trop compliquée. La « remontada » était cette fois-ci trop loin pour les Barcelonais, qui n’auront pourtant pas démérité lors de ce match au Parc des Princes. Les deux équipes se quittent sur ce match nul, 1-1.

Les clés du match

Le flop du match

Florenzi : Difficile d’en désigner seulement quelques uns, tant la prestation collective fut laborieuse. Mais le latéral italien, à l’image de son équipe, a complètement raté son match. Seul dans son couloir, il a subit une grande partie des attaques espagnols. Autre déception pour l’Italien, son incapacité à s’accorder avec Draxler sur son côté. Un match à complètement oublier. Il sort à la 76e, à la place de A. Diallo.

Paredes : On s’était habitué à de belles performances de la part de l’Argentin. Ce soir, ce n’était pas le cas. Complètement dépassé à son poste , il n’est jamais parvenu à étoffer le milieu de son équipe. Mauvais défensivement, il a également été incapable de servir ses partenaires en attaque. Enfin, il termine la rencontre avec un carton jaune qui le suspendra pour le match aller du quart de finale.

Les choix forts

Koeman : Il avait laissé entendre que l’histoire pouvait se répéter. En effet, en conférence de presse, Koeman avait affirmé « Rien n’est impossible ». Cette fois-ci, pourtant, ça ne l’a pas été. Mais son équipe n’aura pas démérité en montrant un bien meilleur visage qu’au match aller. Sa composition aura permis à ses joueurs d’être beaucoup plus vifs en attaque. Sans pour autant concéder beaucoup d’occasions en défense. Malgré l’élimination, l’équipe de Koeman aura su montrer de belles choses lors de ce match.

Pochettino : Son choix de titulariser Draxler à la place de Di Maria ne s’est pas avéré payant, loin de là. L’animation offensive a été à l’opposé de celle du match aller, il y a trois semaines. Les changements de Pochettino n’auront rien arrangé au jeu proposé pas son équipe. Ils n’ont pas fait, non plus, régressés le jeu du PSG, si on se veut positif. On peut également regretter le fait que le technicien ne soit pas parvenu à remotiver ses joueurs, notamment à la mi-temps. On pouvait espérer voir, au retour des vestiaires, une tout autre mentalité … La patte Pochetino n’est, à priori, pas encore complètement intégrée.

L’homme du match

Navas : Ce trophée d’Homme du Match se joue incontestablement à la 45e. Messi se présente face à Navas sur penalty et peut donner l’avantage à son équipe avant le retour aux vestiaires. Mais c’est sans compter sur Navas qui se détend suffisamment pour arrêter son tir. Navas tient à lui seul le PSG au tableau d’affichage avec 9 arrêts décisifs. Dans son histoire, le PSG a souvent manqué d’un grand gardien lors des grands rendez-vous. Ce soir, ce n’était pas le cas. Il y avait Navas !

C’était difficilement imaginable au début de la partie, mais, heureusement, les Parisiens avaient heureusement trois buts d’avance. En effet, ultra dominé durant l’ensemble de la partie, le PSG s’en sort avec ce match nul au Parc des Princes et se qualifie pour les quarts de finale. Les joueurs du Barça sont, quant à eux, éliminés de la compétition, mais ils auront montré une belle agressivité lors de ce match retour.

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