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Richard Jefferson, l’âme des Nets

Chaque franchise NBA a connu, dans son histoire, son lot de joueurs mythiques. Ces derniers ont pu s’illustrer de par leurs qualités intrinsèques mais également grâce au soutien de tous ces coéquipiers qui ont marqués la grande ligue sans être des franchise players. Le CCS a décidé de s’attarder sur ceux qui n’ont jamais touché les étoiles mais qui ont permis de les faire briller. Focus aujourd’hui sur celui qui a été l’âme des Nets durant 7 ans : Richard Jefferson.

Un athlète adepte du mid-range

Réputé pour ses qualités athlétiques hors du commun, Richard Jefferson a toujours été un dunkeur fantastique. Participant au McDonald’s All-American Slam Dunk Contest dès son plus jeune âge (en 1998), il continue à sévir du côté d’Arizona en NCAA puis en NBA par la suite… demandez à Klay Thompson ! Les chasseurs de highlights se régalent à l’idée de voir R-Jay posteriser ses adversaires lors de chaque sortie de son équipe. Adepte des finitions près du cercle, il est quasiment indéfendable quand il est lancé. Ces qualités physiques indéniables ont eu tendance à éclipser les autres points forts de Jefferson. Doté d’un tir mi-distance de grande qualité, il tourne également à 37.6% à 3pts sur l’ensemble de sa carrière.

Le cœur du New-Jersey

Drafté en 13ème position par les Houston Rockets, il est échangé dans la foulée en compagnie de Jason Collins et Brandon Armstrong contre Eddie Griffin. Ce trade va marquer l’histoire des Nets dont il deviendra une légende et le chouchou des supporters. Dès son année rookie, il joue un rôle majeur dans la saison de l’équipe du New Jersey. Tournant à 9.4 points par match en sortie de banc, il parvient à atteindre les finales NBA. Composé de Jason Kidd, Kenyon Martin ou encore Kerry Kittles, le collectif des joueurs de Byron Scott imprime un style de jeu spectaculaire avec des alley-oop à tout va mais aussi une défense de fer. Son année rookie sera toutefois entachée par une altercation avec ce même Kenyon Martin. Les deux joueurs en viennent aux mains dans le vestiaire après que le jeune numéro 24 ait insulté K-Mart en plein match. Il faudra l’intervention d’Aaron Williams (dont on vous conseille de voir le physique) pour calmer les deux garçons. L’année suivante, les Nets renouvellent l’expérience des finales NBA mais échoueront une nouvelle fois. Cette fois-ci face aux Spurs de Tim Duncan, Tony Parker et Manu Ginobili. R-Jay prend place dans le 5 majeur et n’en sortira plus jusqu’à son départ pour Milwaukee en 2008.

Une régularité sans faille

Richard Jefferson, c’est 17 saisons au plus haut niveau dont 13 avec au moins 60 matchs au compteur. Cette régularité n’est que le reflet d’un amour inconditionnel de la balle orange mais également d’une quête de titre perpétuelle. Après ses magnifiques années Nets, où il formait l’un des duos les plus spectaculaires de la ligue en compagnie de Jason Kidd, R-Jay Jr vivote de franchise en franchise passant par les Bucks (2008-2009), les Spurs (2009-2011), les Warriors (2012-2013), le Jazz (2013-2014), les Mavs (2014-2015) ou encore les Nuggets (2017-2018). C’est à Denver qu’il prendra sa retraite, à 38 ans, après que son père ait été assassiné en pleine rue. C’est néanmoins chez les Cleveland Cavaliers d’un certain LeBron James que l’ailier décrochera le graal en 2016. Un titre avec un rôle limité en sortie de banc. Il parvient toutefois à avoir un réel impact lorsqu’il est sur le parquet et un leadership conséquent lorsqu’il est en-dehors. En soit, la récompense d’une carrière qui aurait pu (du ?) le voir accéder au All-Star Game au moins une fois.

19 juin 2016, à l’Oracle Arena d’Oakland. Richard Jefferson décroche son unique titre NBA avec les Cavs de LeBron James (Getty Images)

Une étoile oubliée

Lors de la saison 2007-2008, Richard Jefferson est à son apogée dans la franchise d’East Rutherford. 22.6 points de moyenne et un impact impressionnant lorsqu’il est sur le terrain. Il enchaîne les grosses prestations. Sur les 20 premiers matchs de la saison, il inscrit au moins 20 points à 18 reprises. La machine semble lancée et sa première étoile semble proche. Néanmoins, les votants snobent l’ancien d’Arizona au profit d’Antawn Jamison, Joe Johnson ou encore de Caron Butler. Peut-être paye-t-il le bilan trop médiocre de son équipe ou la présence dans le roster de la conférence Est d’un certain Jason Kidd ? Toujours est-il que pour R-Jay, le train semble être passé et ses chances de décrocher une sélection au All-Star-Game également. Il ne dépassera plus les 20 points de moyenne sur une saison et se rapprochera même de celle des 10 points par match.

Une marque indélébile

Toutes les franchises par lesquelles il est passé peuvent louer l’homme qu’est Richard Jefferson. Un cœur énorme et un coéquipier qui mourrait pour son équipe. Voilà ce que représente l’ailier dans l’imaginaire collectif. Cet athlète à la tête bien faîte a su mener sa barque jusqu’à atteindre ses objectifs. Un career-high à 42 points, un autre à 21 rebonds, un titre et une reconversion réussie en tant que consultant sur ESPN. Les supporters retiendront ses posters mythiques mais également ce large sourire qu’il ne manquait pas d’arborer ci-tôt qu’il mettait le pied sur le parquet.

Il n’y a pas besoin d’être une icône pour marquer de son emprunte la NBA. Les lieutenants, dont Richard Jefferson fait partie, en sont la preuve. Par leur force de caractère, leur leadership ou encore leur détermination, ils ont permis à leur(s) franchise(s) de franchir un cap et de truster les sommets.

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