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Prolégomènes aux succès de José Mourinho

José Mourinho est une rock star. Oui, il fut élu rock star de l’année 2011 par l’édition espagnole du magazine Rolling Stone. Alors entraîneur du Real Madrid, l’autoproclamé Special One était récompensé pour « son art machiavélique d’agacer tout le monde, sa communication controversée, sa condescendance et par-dessus tout son attitude provocante ». À l’acmé de sa notoriété, Mourinho avait pour lui un palmarès éloquent. De joueur anonyme à porte-étendard de la starification des entraîneurs, comment a-t-il préparé son ascension ? Plongée dans l’univers d’un surdoué qui a fait de sa patience une arme. (image : Empics Sport)

La bonne éducation

José Mário dos Santos Mourinho Félix, « Zé Mario » pour les intimes, naît en 1963 à Setúbal, ville ouvrière de la région de Lisbonne, d’une mère institutrice et d’un père gardien de but devenu entraîneur. José Mourinho voyage de ville en ville au gré des changements de club de son paternel. Ce dernier parvient à faire accéder plusieurs clubs au niveau supérieur mais il est souvent licencié au moindre accroc. José, passionné de football, observe et établit des rapports sur les adversaires de son père. Il prévient celui-ci : il est trop gentil, c’est pourquoi les clubs s’en débarrassent. Alors que Félix Mourinho est congédié à deux jours de Noël, son fils, révolté, se promet une chose : quand il sera entraîneur, cela n’arrivera pas. On ne virera pas José Mourinho.

Joueur polyvalent (il a occupé littéralement tous les postes sur le terrain), Mourinho n’excelle nulle part. Il parvient à mener une carrière de joueur professionnel en deuxième division mais le terrain ne l’anime guère. Il est irrémédiablement attiré par le banc. À cette époque, on est encore loin de la génération Jardim, Villas-Boas et consorts. Au Portugal comme ailleurs, les entraîneurs sont d’anciens joueurs, souvent d’anciens très bons joueurs. Abandonner une carrière de joueur, fût-elle modeste, pour aller à l’université, c’est un non-sens. José Mourinho souhaite ardemment entraîner. S’il entame des études, c’est pour acquérir un bagage supplémentaire et assurer ses arrières. À la Faculté de motricité humaine de Lisbonne, il rencontre le professeur Manuel Sérgio, l’un des pères fondateurs de la périodisation tactique.

« N’oublie pas que pour connaître le football, il faut savoir plus que le football. »

Manuel Sérgio à José Mourinho

Manuel Sérgio est surpris quand, le jour de la rentrée 1982, un étudiant de 19 ans lui affirme qu’il veut devenir entraîneur de football. D’ordinaire, on vient à ses cours pour devenir professeur d’éducation physique. Sérgio dit alors à Mourinho : « N’oublie pas que pour connaître le football, il faut savoir plus que le football. Il n’y a pas de jeu, il n’y a que des personnes qui jouent. Si tu veux transformer le sport, tu dois transformer les personnes ». La philosophie de Manuel Sérgio consiste à envisager les joueurs comme des hommes dans leur globalité. L’entraîneur doit sortir de sa zone de confort, s’ouvrir à plusieurs disciplines, aux sciences humaines, afin d’acquérir une vision globale de l’esprit humain. Il considère que les variables du jeu sont interdépendantes et que corriger un problème en l’isolant est inefficace. Le problème ne peut être résolu qu’en le considérant dans son intégralité.

Pour apprendre davantage : Vitor Frade et sa périodisation tactique – Le Corner

José Mourinho s’imprègne de cette doctrine et des travaux du professeur de neurosciences António Damásio. La thèse des marqueurs somatiques, soutenue par Damásio, fait état de la complémentarité entre l’état émotionnel de l’individu et sa capacité d’apprentissage. C’est à dire que les émotions favorisent et assistent les processus d’apprentissage et de mémorisation ainsi que la prise de décision. Dans Le Cas Mourinho de Thibaud Leplat (2013), Manuel Sérgio affirmait « Comme on entraîne les frappes, les sauts, les passes, il faut concevoir des exercices pour entraîner la créativité, la générosité, l’intensité, la solidarité. C’est ce que j’appelle la planification anthropologique. »

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

En 1990, José Mourinho devient entraîneur adjoint à l’Estrela da Amadora. Au sortir de son cursus universitaire, Mou avait trouvé un rôle au sein du centre de formation du Vitória Setúbal, dont l’entraîneur de l’équipe première était Manuel Fernandes. À son départ pour Amadora, celui-ci a proposé au jeune Mourinho de le suivre. En 1992, le Sporting Portugal nomme Bobby Robson à la tête du groupe professionnel. L’Anglais choisit Manuel Fernandes, légende du Sporting, pour l’assister. Dans son livre Mourinho : derrière le Special One (2020), Nicolas Vilas explique que Robson ne parle pas portugais et Fernandes ne parle pas anglais. Ce dernier glisse le nom de José Mourinho à sa direction, qui accepte de l’engager. À cet instant, Manuel Fernandes sait déjà que Mourinho ne sera pas qu’un simple traducteur.

Licencié par le Sporting malgré des résultats convaincants, Robson trouve refuge chez le rival, à Porto. Il signifie à ses dirigeants qu’il veut Mourinho auprès de lui. À Lisbonne, Mourinho était la seule personne qui parlait sa langue. Bobby Robson a noué une relation solide avec lui. José Mourinho donnait parfois des conseils et des indications aux joueurs et l’entraîneur le laissait faire. Il saluait la pertinence de ses interventions. De plus, le Portugais lui enseignait la périodisation tactique. Sans imposer ses idées à Robson, il lui faisait partager sa méthodologie. Mettre l’entraînement au service du jeu tel qu’il se déroule pendant un match. Ne pas segmenter les aspects tactique, technique, physique et mental. Travailler sans cesse la mémoire de l’homme, sa concentration, sa réflexion, son intuition.

Més que un traductor

En 1996, le légendaire Johann Cruyff quitte le banc du FC Barcelone. Pour lui succéder est choisi Bobby Robson. Auréolé d’un beau palmarès et d’une grande expérience, l’homme de 63 ans emmène José Mourinho dans ses bagages, officiellement en tant que traducteur. Sa confiance envers le Portugais est entière, il anime régulièrement des séances d’entraînement et jouit d’une certaine liberté d’initiative. À 33 ans, celui qui débarque dans un nouveau pays, sans un passé de joueur significatif, fait étalage de sa confiance en lui et de sa capacité d’adaptation. Mourinho est fidèle à Bobby Robson. Il ne cherche pas à devenir ami avec les joueurs, il n’hésite pas à se montrer exigent, dur avec eux. Et on ne lui reproche pas. Si un joueur est sur le banc, Robson assume son choix. Mourinho est un parfait intermédiaire, loyal et transparent. Son aisance est déconcertante.

2e de Liga à deux points du Real, vainqueur de la C2 et de la Coupe du Roi ? Pas suffisant pour le président Josep Lluís Núñez, qui voit les élections arriver à grand pas. Les socios sont attachés à l’ADN Barça, il compte s’attacher leur soutien en perpétuant l’héritage de Cruyff. Les contacts remontaient à plusieurs mois mais il désirait aller au bout de son contrat avec l’Ajax, Louis van Gaal devient finalement l’entraîneur des Blaugranas. Avec un coach néerlandais, Núñez entend renouer avec un football protagoniste. Fini le pragmatisme britannique. Attaché à la méritocratie, José Mourinho estime que son mentor avait gagné le droit de poursuivre l’aventure. Fidèle à Robson, il est prêt à faire ses valises et à quitter le club à son tour. Dans le documentaire Bobby Robson : more than a manager (2018), José Mourinho raconte comment il fut persuadé de rester en Catalogne.

« Parce que Bobby quittait Barcelone, je voulais partir aussi, parce que je suis arrivé avec lui. Il m’a dit qu’il n’en était pas question. Que je devais saisir l’opportunité de rester dans ce club si spécial. Que je devais saisir l’opportunité de travailler avec Van Gaal, un manager différent de lui. Je n’étais pas convaincu, je lui ai dit que je ne pouvais pas rester sans lui. Il m’a dit que si, j’allais rester. Sans son conseil, si je m’étais écouté, je serais parti. Je serais parti avec lui et je l’aurais probablement accompagné dans son nouveau défi à Newcastle, ou je serais allé au Portugal comme je l’ai fait plus tard. Bobby m’a dit de rester parce que j’avais toutes les raisons de rester. Que je n’avais pas à lui prouver que j’étais loyal, il le savait déjà. »

Dans le même documentaire, Bobby Robson faisait l’éloge de José Mourinho : « Tous les jours, il se tenait derrière moi. Il observait, écoutait, apprenait, écrivait, retenait. Il était bon dans tout ce qu’il faisait : traducteur, analyste de l’opposition, entraîneur des gardiens, préparateur physique. Il savait communiquer et gagner le respect des joueurs ». Louis van Gaal ne connaissait pas Mourinho. Mais il ne connaissait pas non plus le contexte barcelonais, alors il s’est dit que disposer d’un homme qui parlait castillan, catalan et connaissait le club, c’était un atout. Si Robson était un manager à l’ancienne, Van Gaal arrive avec une approche moderne. Il a un staff étoffé, plusieurs adjoints dont un certain Ronald Koeman. Chaque séance d’entraînement est séquencée. Tout est sectorisé, millimétré. Louis van Gaal délègue beaucoup, il laisse ses adjoints animer la séance et supervise l’ensemble.

José Mourinho et Louis van Gaal à Barcelone, 1999. (image : Imago)

José Mourinho découvre la méthode Van Gaal. Le Néerlandais veut tout maîtriser. L’entraînement, la communication, le centre de formation. Rien n’est laissé au hasard. Rien ne lui échappe. Encore une fois, Mourinho gagne la confiance de l’entraîneur. Un jour de demi-finale de Copa Catalunya, en 2000, Louis van Gaal lui dit : « c’est toi qui vas entraîner ». Le Portugais s’en accommode. Il fait ses choix, fait tirer les coups de pied arrêtés à Sonny Anderson, donne des responsabilités aux joueurs. Pour Mourinho, le film (2020), les équipes de la série Transversales de RMC Sport avaient rencontré Miguel Ángel Nadal, défenseur central du Barça dans les années 1990. Il confirmait que Mourinho faisait parfois la causerie d’avant match et s’exprimait dans la presse au nom du club.

De ses propres ailes

Le FC Barcelone et Louis van Gaal cessent leur collaboration au terme de la saison 1999/2000, après deux Ligas (1998 et 1999), une Coupe du Roi (1998) et une Supercoupe de l’UEFA (1997). José Mourinho a alors 37 ans. Il a appris de son père durant sa jeunesse, il a appris de Bobby Robson pendant 5 ans, de Louis van Gaal pendant 3 ans. En addition de son bagage universitaire, il a pu se familiariser avec différentes méthodes de travail. Mourinho est prêt à prendre son envol.

« L’idée de base était la suivante : quand je termine mon contrat avec Van Gaal, je deviendrai entraîneur principal ailleurs. Comme adjoint, je n’arriverai jamais aussi haut que là où je suis. »

José Mourinho (Le cas Mourinho, Thibaud Leplat)

Il est engagé par le Benfica, géant du football portugais qui traverse une crise sportive, économique et institutionnelle. Il dispose enfin d’un terrain de jeu propice à la mise en place de ses idéaux. Tous les entraînements se font avec ballon. Tous les exercices sont très courts, tout est millimétré, cadencé à la seconde près. Le but ? Que tout ce qui a lieu dans un match se retrouve à l’entraînement, et vice versa. La périodisation tactique est appliquée. Quand José Mourinho arrive au Benfica, les joueurs sont marqués par l’échec de Jupp Heynckes à la tête du club. Dans Mourinho, le film, Maniche raconte : « Grâce à la confiance que Mourinho transmettait aux joueurs, nous sommes devenus une équipe basée sur la possession de balle, mais qui se voulait aussi verticale avec des transitions rapides et des ailiers rapides. Nous avions le ballon est notre objectif était le but. »

Les débuts de José Mourinho sont encourageants, mais la politique rattrape encore le sportif. João Vale e Azevedo, le président qui l’a recruté, est battu aux élections de décembre 2000 par Manuel Vilarinho, qui a promis le retour de la légende Toni sur le banc du club. Quelques jours plus tard, le Benfica remporte le derby 3-0 face au Sporting, Mourinho en profite pour demander une prolongation de contrat. Vilarinho refuse, Mourinho démissionne après seulement 9 matchs. En avril 2001, Mou rebondit à Leiria, club du ventre mou du championnat. Le jour de sa signature, le président lui fait visiter les installations du club. Sachant qu’il ne reste que quelques rencontres avant la fin de la saison, il anticipe la suivante et montre à Mourinho les collines environnantes, enchanté de lui faire découvrir cet endroit idéal pour un stage de présaison…

« Un pianiste ne court pas autour de son piano, il ne fait pas de pompes autour de son piano avant de se mettre à jouer. Pour s’entraîner, il fait du piano. Le football c’est pareil. »

José Mourinho

Julien Momont, journaliste RMC Sport, s’était intéressé à des matchs du Leiria de Mourinho pour cet épisode de Transversales lui étant consacré : « Contre le Benfica, on pouvait s’attendre à ce que Leiria défende bas et joue les contres. Pas du tout ! C’était une équipe qui jouait au ballon, qui jouait au sol, qui cherchait à combiner. Il y avait cette idée de construire le jeu à partir du ballon ». Baltemar Brito, coéquipier de José Mourinho à Rio Ave entre 1980 et 1982 avant de devenir son adjoint à Leiria, Porto, Chelsea et à l’Inter, déclarait : « À Leiria, j’étais sous le choc. On aurait dit que nous étions à moto et les autres équipes à bicyclette ! »

José Mourinho ne fait pas de préparation d’avant-saison spécifique. Il construit sa saison selon des blocs. Un jour, le travail est articulé autour des phases avec ballon, l’animation offensive. Un autre jour, ce sont les transitions vers une phase sans ballon, puis les transitions vers une phase avec ballon, les phases sans ballon, etc. Le travail tactique, technique, physique et mental est constamment intégré. Tous les aspects sont interconnectés. Tout est pensé pour que les situations d’entraînement soient reconnaissables pendant le match.

Docteur José et Mister Mourinho

On n’associe pas José Mourinho à l’idée d’un football protagoniste. Et pour cause, on regarde ses matchs depuis 10 ou 15 ans. Comment expliquer le changement de discours d’un entraîneur qui jadis s’exprimait en ces termes à Leiria ? « Il faut qu’on joue comme les grands. En tant qu’observateur pour le FC Barcelone, Porto ou le Sporting, je sais que la préoccupation principale des gens qui nous observent passe par la philosophie et la mentalité. Personne ne veut un attaquant parce qu’il défend. Ils veulent des joueurs qui jouent, avec une mentalité d’attaque. Ils ont besoin de savoir que ce joueur est capable de s’adapter à un grand club. […] Il faut qu’on défende aussi bien mais avec moins de joueurs. Il faut qu’on ait une mentalité de dominateur et pas de dominé. Moins de contre-attaque et plus de possession. Et il faut marquer plus de buts ! » (José Mourinho : um ciclo de vitórias, 2005)

En janvier 2002, quand José Mourinho s’engage avec un FC Porto en difficulté, il annonce : « Je suis sûr que nous serons champions dès l’année prochaine ». Cette promesse de résultats est accompagné d’une promesse de jeu : « Les joueurs ont déjà compris ma philosophie. Il suffit d’analyser mon dernier club, Leiria. On jouait un football d’attaque. Il n’y aurait aucune logique, avec les joueurs de la qualité de Porto, à mettre en place une philosophie défensive. Les caractéristiques de ces joueurs me mène vers un chemin, et ça ne sera pas une idée de jeu défensive. »

image : Record

C’est la philosophie de José Mourinho à l’époque. Des phases de pressing haut et d’occupation territoriale alternées avec des phases de possessions indispensables pour que ses joueurs courent moins et récupèrent physiquement. Il explique alors choisir ses joueurs en fonction de leur intelligence avec et sans ballon. En 2008, avant qu’il ne rejoigne l’Inter Milan, Mourinho était en contacts avancés avec le FC Barcelone, à la recherche d’un successeur à Frank Rijkaard. Dans le documentaire Take the Ball, Pass the Ball en 2018, Joan Laporta revenait sur cet épisode : « On avait besoin d’un entraîneur qui pouvait apporter des résultats rapidement. Étant donné que quatre ou cinq directeurs étaient favorables à Mourinho, le vice-président a organisé une rencontre et il s’est présenté. »

José Mourinho a présenté sa vision du Barça et son projet de révolution du club en 27 diapositives. Il comptait notamment abolir le sacro-saint 4-3-3, garder Deco avec qui il avait remporté la C1 à Porto et conserver Samuel Eto’o. Un chapitre entier était consacré à Ronaldinho, intitulé « Problème ou solution ? ». En plus de son staff habituel, le Portugais comptait sur la présence d’un historique du club à ses côtés. Sa préférence ? Pep Guardiola ou Luis Enrique. Guardiola et lui se respectaient beaucoup depuis le passage de Mourinho dans le staff catalan. Quant à Enrique… « Quand j’étais avec Robson, il était notre joueur préféré. Il pouvait jouer partout : ailier, meneur de jeu, attaquant, gardien de but, tout. Sir Robson avait aussi une grande affection pour lui. Sa polyvalence était incroyable » confiait José Mourinho à la Convention des entraîneurs de l’UEFA en Suisse en 2014 (cité par Barca Blaugranes).

Carles Busquets, Luis Enrique, José Mourinho et Pep Guardiola. (image : Imago)

Plusieurs versions existent à propos de l’abandon des négociations. Pour certains, Marc Ingla aurait mis son veto à l’opération en raison du tempérament conflictuel de Mourinho avec la presse. Pour d’autres, c’est Johann Cruyff qui aurait poussé pour que son poulain Guardiola soit promu à ce poste. Aujourd’hui, Mourinho et le Barça apparaissent irréconciliables. La conséquence du passage électrique du Special One sur le banc du rival madrilène, de la rivalité entretenue avec Pep Guardiola et de philosophies de jeu incompatibles si ce n’est opposées. Pourtant, il est utile de rappeler que José Mourinho s’était parfaitement intégré au Barça et qu’il avait appris le catalan, langue dans laquelle il s’exprimait devant la presse.

En novembre 2015, dans un entretien avec ESPN, Xavi dressait un portrait élogieux de José Mourinho : « Il a été excellent pendant ses trois années à Barcelone. On a dit que c’était un traducteur. C’est faux. Mourinho était l’entraîneur adjoint, quelqu’un qui comprenait la philosophie du Barça et qui partageait beaucoup de caractéristiques de Van Gaal. Mourinho était très respecté par les joueurs. Il nous a formés parfois seul au Barça B et il était excellent. Je suis surpris qu’il soit désormais catalogué et connu pour un autre type de football, plus défensif, parce qu’il n’était pas comme ça avec nous ». Victor Valdés d’ajouter : « J’étais avec les U19 et José Mourinho nous coachait une fois par semaine. Il avait le même style de jeu que la philosophie du FC Barcelone. »

José Mourinho s’est façonné dans l’ombre. Considérant le football comme une science humaine, le Portugais a su écouter et apprendre de ceux qui ont fait ce sport. Pas à pas, malgré un chemin long et semé d’embûches, Mourinho a imposé sa patte. Il a gagné le respect du monde du football par sa compétence et sa force de travail. Sûr de sa force mais pas présomptueux, il a saisi les opportunités qui se présentaient à lui sans jamais forcer le destin. Pour devenir le Special One, et s’installer sur des bancs aussi prestigieux que ceux du Real Madrid, de l’Inter Milan ou de Manchester United. « Je ne suis pas arrogant, c’est le monde qui est hypocrite. »

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