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Deuxième service : Daniel Evans, la maturité pour s’imposer

Nous sommes en 2017 le Britannique commence juste à enchaîner les belles prestations et à se montrer dans le tennis mondial qu’il se voit suspendre pour un contrôle positif à la cocaïne. Près de trois ans après la fin de sa suspension Evans pratique sûrement le meilleur tennis de sa carrière. Auteur d’un bon début de saison, Daniel Evans peut-il venir jouer le trouble-fête cette année ?

Un début de carrière en demi-teinte

Chez les jeunes, Daniel Evans arrive à atteindre la 10ème place mondiale. Son passage chez les pros se passe plutôt bien puisqu’à l’âge de 18 ans il remporte 3 tournois Future. L’année suivante, en 2009, il remporte un nouveau titre, mais cette fois dans la catégorie supérieure au Challenger de Jersey. Ses bons résultats lui permettent d’intégrer l’équipe de Grande-Bretagne de Coupe Davis, et d’obtenir une invitation pour disputer le tableau principal de Wimbledon où il sera défait au premier tour en trois sets par Nikolay Davydenko. Malheureusement pour lui, Evans n’arrive pas confirmer et doit se relancer dans la catégorie Future.

Daniel Evans lors de son trés beau parcours à l’US Open 2013 (Crédit : Eurosport)

C’est en 2012 que le Britannique relève la tête en remportant 4 tournois Future puis 2 autres la saison suivante. Ce regain de confiance se voit sur le terrain, il arrive d’abord à sortir des qualifications de l’US Open pour ensuite s’imposer face à Nishikori, 12ème mondial, puis de s’imposer ensuite face à Tomic avant de s’incliner face à Robredo.

Lors de la saison 2014, il est obligé de mettre fin à sa saison prématurément la faute à une blessure. Il revient la saison suivante à la 750ème place mondial où il repasse par les tournois Future. Evans arrive à s’imposer 1 fois en Égypte puis 3 fois en Grande-Bretagne, il réussit également à s’imposer pour la deuxième fois de sa carrière sur un Challenger. Continuant sur cette lancée, le Britannique remporte 3 tournois Challengers et atteint 2 finales. Il commence également à se montrer sur le circuit ATP avec notamment un troisième tour à Wimbledon avec une victoire sur Dolgopolov puis une défaite contre Federer. Il réussit le même résultat à l’US Open avec une victoire face à Alexander Zverev avant d’être défait en 5 sets par Stanislas Wawrinka alors 3ème mondial.

2017, le double tournant

Cette année là est celle de la révélation pour Daniel Evans, dès le mois de janvier, il se démarque en atteignant sa première finale sur le circuit ATP. Auteur d’un beau parcours il bat notamment Granollers, Kuznestov mais surtout Dominic Thiem 8ème joueur mondial. La semaine suivante se déroule l’Open d’Australie, le Britannique se défait d’abord du 7ème joueur au classement ATP, Marin Cilic, avant de vaincre le 27ème joueur mondial, Bernard Tomic. Il finit par s’incliner en huitième de finale face à Jo-Wilfried Tsonga.

C’est également au cours de cette saison, au mois de juin précisément, que Daniel Evans annonce avoir subit un contrôle positif à la cocaïne lors du tournoi de Barcelone. Le Britannique est alors suspendu pendant 1 an et ne pourra faire son retour à la compétition qu’en avril 2018.

« J’ai eu quelques problèmes pour rentrer dans les tournois. Et je ne recevais aucune aide de personnes que j’avais pu aider par le passé. J’avais beaucoup joué pour mon pays et personne ne se manifestait pour m’aider à revenir dans les tournois. C’est de là que la colère est venue. C’était difficile. Mais nous avons fini par avoir une bonne explication et nous avons trouvé une solution. »

Daniel Evans lorsqu’il évoque son retour à la compétition.

Un retour au premier plan

Le natif de Birmingham débute la saison 2019 aux alentours de la 150ème place mondial. Son premier bon résultat à lieu à Delray Beach où il atteint la finale en s’imposant notamment contre Tiafoe et Isner. Par la suite, il remporte deux tournois Challenger sur gazon, la confiance engendrée lui permet d’atteindre le troisième tour de Wimbledon. Evans arrivera à intégrer le Top 50 en fin de saison grâce notamment à son troisième tour à l’US Open.

La saison n’est peut-être pas prolifique en titre, mais elle l’est en terme de bonnes performances. Il atteint tout d’abord les quarts de finale de Rotterdam puis les demi-finales de Dubaï où il s’impose notamment contre Fognini et Rublev, le joueur le plus titré de la saison 2020. Il termine l’année sur deux nouvelles demi-finales à Anvers et Vienne.

Daniel Evans lors de sa victoire sur le tournoi de Melbourne (Crédit : News & Star)

Daniel Evans confirme ses belles performances en début d’année 2021 en remportant le premier titre ATP de sa carrière. En effet, il se défait de Félix Auger-Aliassime en finale du River Murray Open de Melbourne. Au tournoi de Doha, il fait parler de lui en tenant tête à Roger Federer qui signe alors son retour à la compétition. C’est un mois plus tard au Masters de Monte-Carlo que Daniel Evans se montre aux yeux tu grand public. En effet, le Britannique signe la plus belle victoire de sa carrière en s’imposant face à Novak Djokovic. Le Britannique a usé de son jeu atypique, slice de revers à outrance, montées aux filets pour venir à bout du numéro 1 mondial. Il finit par se faire éliminer en demi-finale par le futur vainqueur, Stefanos Tsitsipas. Un parcours assez exceptionnel pour un joueur qui n’avait plus gagné sur terre battue depuis 2017. Ce beau tournoi lui a également permis d’atteindre son meilleur classement, 26ème joueur mondial.

Daniel Evans a su profiter de ses erreurs du passé pour progresser à la fois tennistiquement et mentalement. Son jeu atypique fait de lui un joueur difficile à jouer. Il sait tirer profit de ses qualités de double pour les réutiliser en simple, il sait également faire déjouer les adversaires en cassant le jeu. Pour vous, grâce à son jeu atypique, peut-il venir jouer le trouble-fête cette saison ?

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