NFL Sport US

Draft NFL 2021 : Sleepers, les hommes forts au sol

La draft, cet événement annuel qui permet aux franchises du sport américain de se renouveler. La NFL ne déroge pas à la règle et le 29 avril prochain, une nouvelle classe de joueurs sortant de l’université sera repêchée et rentrera dans la grande ligue. Entre, choix judicieux, coup du sort, déceptions, le tout saupoudré d’un soupçon de chance, cette année sera encore une fois l’apogée de l’intersaison. Le CCS se mobilise pour vous préparer au mieux à la prochaine draft avec la présentation de profils détaillés des plus gros espoirs, mais aussi de bons coups que l’on pourrait trouver plus tard dans l’événement. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NFL.

Rappel :

Potentiel : Tier S = All Pro, Tier A = Excellent starter, Tier B = Starter, Tier C = Joueur de rotation, Tier D = Practice Squad

Early rounder : Javonte Williams, cours droit devant toi

C’est lui le troisième larron du trio infernal de running backs qui affolent les têtes pour la prochaine draft. Si Etienne et Harris ont eu droit à leur portrait en solo, cela aurait pu être le cas aussi pour Javonte Williams que certains voient comme le RB1 de la prochaine draft (coucou PFF). Maintenant, drafter un RB au premier tour n’est jamais chose appréciée par les analystes et les fans. Javonte devrait respecter la règle une fois de plus et attendre le deuxième jour.

Le point fort : destructeur

Javonte Williams est une véritable boule de démolition. Il explose tout ce qui se présente sur son passage, rien ne peut l’arrêter quand il s’agit d’aller marquer. Les RB puissants son actuellement plutôt en vogue en NFL, qui rappelons-le est une « copycat league », actuellement menée par Derrick Henry à la course.

Le point faible : patience ?

Le point d’interrogation est ici de mise. En effet Javonte Williams n’a pas vraiment de défaut de ce que l’on peut voir sur ses matchs. Le seul point dans son jeu, en dessous des autres, pourrait être la patience derrière la ligne. Quelque fois, Javonte se précipite dans des gaps un peu facilement ce qui peut rendre la défense de la ligne plus facile. Mais cet aspect n’est vraiment pas évident on tape.

La note du CCS : Tier A

Javonte Williams est un running back très complet. A l’aise à la réception ou au bloc, excellent à la course, avec un équilibre à toute épreuve et une mentalité de champion, Javonte à tout pour devenir le RB1 d’une équipe. Difficile de ne pas aimer un tel joueur, qui ne devrait pas tomber plus bas que le 2ème tour.

Early rounder : Jamin Davis, late riser

Sur tout le processus pré-draft, les positions des joueurs, sur les boards des analystes, varient au grès des événements de l’intersaison. Après senior bowl, pro day et autres mesures physiques prises à Indianapolis, un joueur est sorti du lot dans les derniers instant de ce processus. Ce grand vainqueur avant la draft c’est Jamin Davis le linebacker de Kentucky sur qui personne n’avait parié.

Le point fort : le potentiel

Oui vous avez bien lu, le potentiel de Jamin Davis est sa plus grande force à l’orée de la draft. En effet, c’est pour cela qu’il est monté si haut ces derniers temps. Son potentiel semble hors des standards avec des mensurations idéales pour son poste, mais surtout, des chiffres athlétiques vraiment exceptionnels. En accélération, en vitesse, en force, en hauteur, en longueur, Jamin Davis impressionne et devient le prototype rêvé à modeler pour n’importe quel coordinateur défensif.

Le point faible : l’inexpérience

La contrepartie de ce potentiel si convoité, c’est que beaucoup de zones d’ombre persistent autour de Jamin Davis. Ces zones viennent de son inexpérience notable, puisque le joueur n’a été titulaire qu’en 2020 à l’université. Une saison pleine de promesses mais qui a aussi montré des lacunes techniques et dans la compréhension du jeu. Attention à ce côté « gambler »/trop sûr de lui qu’il faudra apprendre à maîtriser.

La note du CCS : Tier A

Plancher bas et plafond haut, le tout dans un mélange brumeux d’incertitudes et d’eau à la bouche. C’est la définition parfaite pour un Jamin Davis qu’une équipe repêchera sûrement un peu haut par rapport à ce qu’il a proposé en CFB. Le pari pourrait être payant selon sa destination jeudi soir. Comme un Kinder surprise, on attend de voir le jouet que va devenir Davis.

Mid rounder : Kenny Gainwell, Mr. double menace

Kenneth Gainwell, de son nom complet, n’a pas joué en 2020 à cause du coronavirus qui a touché fatalement sa famille. En 2019 il faisait partie du backfield de Memphis avec Antonio Gibson. Et on peut dire que les deux se ressemblent sacrément. On peut s’attendre à une transition semblable pour Gainwell. Kenny a ce profil si atypique entre WR et RB, un style encore peu en vogue mais qui gagne à être connu en NFL.

Le point fort : la réception

Comme expliqué plus tôt, Kenny Gainwell pourrait totalement être considéré à part entière au poste de WR pour la prochaine draft. Ses mains sont sûres, ses tracés simples mais parfaitement courus et sa capacité à gagner des yards après la réception est excellente, bref Gainwell n’a rien à envier à certains slot receveurs de 2021 et se présente comme le possible meilleur RB dans le secteur aérien cette année (discussion avec Demetric Felton)

Le point faible : la carrure

Gainwell est un peu léger, il manque encore un peu de muscles. Il faut dire qu’au lycée, il jouait quarterback et n’a qu’une seule saison au poste de running back. Sa transition physique est loin d’être finie. Gagner de la masse musculaire a dû être son objectif principal pendant son opt-out en 2020. Ainsi il gagnera en puissance et surtout en équilibre au contact. De quoi ajouter des nouvelles armes à son arsenal déjà fourni.

La note du CCS : Tier B

Kenny Gainwell a l’avantage de présenter un profil « atypique » dans la cuvée cette année. A la frontière entre RB et WR il pourra jouer dès sa première année et performer. Maintenant, le plafond réel de Gainwell reste inconnu, sa sélection dépendra de la perception de ce dernier par les différents front offices de la ligue.

Mid rounder : Talanoa Hufanga, tête chercheuse

Talanoa Hufanga fait partie de ces OVNI défensifs qui prolifèrent ces dernières années. Le joueur a des qualités physiques intrinsèques très développées qui lui permettent d’être aligné sur plusieurs postes. Lorsque, comme chez Hufanga, la technique suit, on obtient un couteau-suisse qui fait rêver n’importe quel coordinateur défensif en NFL.

Le point fort : la polyvalence

Talanoa Hufanga peut être aligné en free safety seul dans le backfield, il sera aussi à l’aise en cover 2 avec un coéquipier à ses côtés dans le fond du terrain, il peut aussi jouer en tant que linebacker ou encore de nickelback. Hufanga a les capacités physiques et techniques pour réussir à chacun de ces postes, preuve de son intelligence et de son mental de tueur. Si vous cherchez un joueur capable de faire 10 plaquages, 2 sacks et une interception par match c’est l’homme qu’il vous faut.

Le point faible : agilité

C’est le seul mauvais point chez Hufanga, son manque d’agilité, notamment de souplesse dans les hanches. Il compense cela avec ses autres qualités mais en NFL face à des receveurs en homme à homme cela pourrait lui jouer des tours.

La note du CCS : Tier B

Talanoa Hufanga aime le caramel, il va au mastique et plaque sans jamais s’arrêter. Il est aussi capable de défendre efficacement dans les airs. Hufanga a le potentiel de devenir un bon titulaire en NFL. S’il ne réussit pas il sera au moins un excellent joueur en special team. Tout cela va faire monter sa côte sur un poste souvent « sous-drafté ». On peut s’attendre à une sélection en fin de 3ème tour, mais le joueur ne dépassera pas le 4ème.

Late rounder : Dylan Moses, les croisés tu connais…

Pour poser les bases, il est bon de rappeler que Dylan Moses a reçu une bourse universitaire à 14 ans. 14 ans, au collège. Moses a toujours été une superstar du football, il a toujours performé à son poste naturel de linebacker. Intelligent, athlétique, technique… Moses a été conçu dans un laboratoire et se présente comme le joueur parfait. Oui mais, car il y a un mais, une blessure est venu tout changer. Les ligaments croisés ont lâché, que va devenir Moses ?

Le point fort : le plaquage

Moses a beaucoup de points forts, mais si l’on doit en sortir un du lot, ce sera le plaquage. Premièrement, dans l’envie, Dylan ne rechigne jamais à aller au contact, à baisser les épaules et à faire tomber son adversaire. Deuxièmement, techniquement, ses plaquages sont parfaits. Les angles sont excellents, les bras entourent l’adversaire et la vitesse est transformée en puissance. C’est très beau à voir

Le point faible : la blessure

Si Moses ne s’était pas blessé, il serait actuellement dans les conversations du premier tour et dans la discussion pour être le meilleur linebacker de la cuvée. Mais cette vilaine blessure au genou lui a fait perdre en vitesse, en puissance et en explosivité. Si rien n’est irrémédiable (Dylan Moses travaille déjà à retrouver son physique) sa progression a été considérablement freiner. Un point qui rebutera des équipes.

La note du CCS : Tier S

Oui Dylan Moses, sur le potentiel, fait partie des tous meilleurs. Sa blessure lui assure malheureusement une sélection au troisième jour (même si une équipe vraiment amoureuse pourrait craquer plus tôt) mais le joueur s’il se relève de sa blessure et retrouve son vrai niveau pourrait devenir le steal de cette draft.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :