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Profil NBA Draft 2021 : Herbert Jones, l’incarnation de la polyvalence ?

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. Après une March Madness qui a, comme à son habitude, réservée son lot de surprise, la draft NBA 2021 est la nouvelle date importante pour les prospects NCAA et FIBA. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

Herbert Jones

Source : PistonPowered

Date de naissance : 6 octobre 1998 – Classe : Senior

Université : Alabama (SEC) – Bilan 2020/2021 : 26v/7d

Poste : PG/PF (#1)

Mensurations
Taille : 203 cm – Poids : 93 kg – Envergure : 213 cm

Statistiques saison
33 matchs joués // 11,2 pts // 6,6 reb // 3,3 ast // 1,7 stl // 1,1 blk
27,3 minutes joués/match // 44,6% FG // 35,1% 3pts // 71,3 % FT // 2,8 Tov // 2,8 PF

PROFIL

CONTEXTE PERSONNEL & COLLECTIF
Le Basketball chez les Jones c’est d’abord une histoire de famille. Herb, jouait en High school avec son frère ainé Walter Jr sous les ordres de papa, Walter Sr Jones. ce n’était pas gagné pour le petit Herb lui qui souffrait, bébé, d’anémie hémolytique. Considéré comme un prospects 3 étoiles à la fin de son cursus en High school, Jones reçu des offres de Georgia, Florida, Auburn et Georgia Tech. C’est finalement avec Alabama Crimson Tide qu’Herb s’engagea. Les premières saisons, statistiquement, furent assez modestes, Jones gagnant son temps de jeu grâce à sa défense. Lors de la saison 2019/2020 Alabama change de coach, exit l’ancien meneur des Spurs Avery Johnson et bonjour Nate Oats en provenance de Buffalo. Avec cette arrivée, les mentalités changent, le jeu change, et le rôle d’ Herb change aussi. Coach Oats prônant un jeu moderne, avec le souci du spacing où les joueurs ont carte blanche pour artiller du parking dès que l’opportunité se présente. Il devient beaucoup plus impliqué offensivement. A la suite de sa saison junior, il hésite à se présenter à la draft mais rempile un an de plus. Grand bien lui en a pris, Jones réalise alors sa meilleur saison en NCAA. Jugez plutôt, à titre personnel il est élu meilleur joueur et meilleur défenseur de sa conférence (devant Yves Pons notamment) et Alabama remportera le titre de conférence dans un match incroyable face à LSU mais s’inclinera à la March Madness en sweet sixteen face à la surprise UCLA. Grâce à ces performances, Alabama semble ne pas être qu’une équipe de Foot US.

Herb Jones a été un des fers de lance de cette saison aboutie de la part du Crimson Tide. Pourtant c’est un profil, ô combien singulier. De quoi malgré tout espérer une draft en juillet prochain ?

DESCRIPTION DU JOUEUR
Ceux qui ont eu la chance de voir « Bama » cette année pourront vous le confirmer. On est bien en présence d’un joueur qui joue meneur en attaque et qui défend sur le poste 4 adverse de l’autre coté du terrain. Physiquement ce qu on remarque chez Herb c’est sa longueur, 203 cm sous la toise mais parait plus grand, la faute a une corps fin, des hanches plutôt hautes et une envergure immense. Malgré ses 93 kilos, Herb est un joueur dur, physique. On est loin du monstre athlétique, néanmoins, il semble arriver à optimiser ses attributs physiques afin de jouer sur ses forces.

Défensivement Jones est prêt. Combo d‘intelligence et de science du placement, ainsi qu’une excellente utilisation de son envergure. On l’a vu tout faire pour aider son équipe dans ce domaine. Lors des switchs défensifs, il a su se montrer très malin face aux adversaires beaucoup plus vifs que lui en gardant une distance problématique pour l’attaquant. Excelle sur les close out. Ne se jette que très rarement et saute peu sur les feintes. Des mains actives qui lui permettent d’intercepter des ballons mais aussi de faire des fautes. Car c’est bien le seul bémol qu’on peut avoir sur Jones c’est parfois son excès de gourmandises et donc sa propension à se faire sanctionner. Malgré une absence de qualités athlétiques au dessus du lot, Jones a prouvé qu’on pouvait briller défensivement avec son QI Basket même dans le domaine défensif, souvent réduit à tord, à de la volonté et du physique..

En attaque, Herb Jones était le porteur de balle principal de « Bama » cette année. c’est lui qui installait le jeu, remontait la balle. Le Crimson Tide jouait sans véritable poste 5 et abusait de la « 5 out offense ». On a pu admirer la polyvalence et la sobriété de Jones dans ce schéma. Rien de superflu, une bonne vision du jeu et a très souvent laissé le jeu venir à lui. Alternant très bien entre création pour lui et pour les autres. Tellement propre que son apport se faisait surtout ressentir lorsqu’il était sur le banc. Le shoot reste une vraie question le concernant, car même si en pourcentage il produit sa meilleure saison, les volumes restent faible et la mécanique est perfectible. Le shoot en soit n’est pas mauvais techniquement, il est surtout lent : il a donc besoin de temps pour ajuster la mire. Jones a aussi eu toutes les difficultés à pouvoir sanctionner en pull up avec sa « papatte gauche » comme en témoigne son pourcentage sur les long 2 avec un hideux 21% de réussite. Au cercle c’est correct sans être exceptionnel, là aussi il y a une vraie différence selon qu’il soit sur sa main forte ou non. On retrouve un peu la même problématique de latéralité sur son « handle ». Loin d’être défaillant dans ce domaine, c’est surtout inégal selon qu’il soit main gauche ou main droite. On notera que son apport au rebond offensif est loin d’être négligeable vu qu’il représente 1/3 de ses prises par match.

Vous l’avez compris, si Jones est reconnu et appréciez des coachs NCAA c’est d’abord pour son QI basket très développé. Un joueur cérébral et intense aux capacités athlétiques sans doute assez banales. Un joueur atypique aussi par l’utilisation qu’en faisait coach Oats et dans lequel il semblait pleinement s’épanouir. Alors qu’on parle souvent de « 3 and D » Herb peut il devenir un « playmaker and D » au niveau supérieur ?

 FORCES

 FAIBLESSES

PRÉDICTION DRAFT 2021

Fin de second tour (45 – 60)

Equipes potentiellement intéressées : Memphis, New-York, Minnesota

Il est probable que Herb Jones soit considéré comme un 3/4 à son arrivé en NBA. Memphis pourrait être attiré par ce profil, eux qui, si on se fie à la draft 2020 adorent les joueurs au QI Basket développé. Les Knicks aussi pourraient se pencher sur son cas, amener un fort défenseur à coach Thibodeau semble un fit pertinent. Minnesota n’a toujours pas trouver le complément de KAT dans la peinture, Herb Jones pourrait être ce chainon manquant pour les Wolves..

NOTE DU CCS* : Tier « Fin de rotation »

Peut être plus que les autres prospects, l’équipe ou il sera pris sera primordial pour son évolution tant son profil est spécifique. De son coté Herb devra continuer de travailler sur son tir, être décent à ce niveau là est un minimum exigé en NBA de nos jours ainsi que sur sa main droite. Si c’est le cas, il verra le terrain et pourrait être une des belles surprises du second tour.

*Tiers du CCS, explications. Il est très difficile d’estimer le devenir d’un prospect. Pour embrasser au mieux le potentiel de ces jeunes joueurs, le CCS vous propose une hiérarchisation par « tiers », ou « groupes à potentiel ».
Groupe 1 : Tier « Superstar » ou l’équivalent d’un talent générationnel capable de changer le destin d’une franchise, voir de la ligue.
Groupe 2 : Tier « All-Star », facile à deviner, le prospect à le potentiel pour devenir un franchise player.
Groupe 3 : Tier « Starter ++ », le joueur peut très bien devenir la deuxième ou la troisième option de sa franchise.
Groupe 4 : Tier « Starter/6ème homme », rôle player important ou leader de la second unit.
Groupe 5 : Tier « Rotation importante », 8ème ou 9ème, toujours précieux avec un rôle définit.
Groupe 6 : Tier « Fin de rotation », 10ème ou 12ème homme avec peu de minutes, un plafond limité mais pouvant rendre de précieux services.
Groupe 7 : Tier « G-League/2Way », pour eux, il faudra se battre pour espérer avoir un avenir en NBAmais tout reste possible pour les éclosions tardives.

Retrouvez tous nos profils de la Draft NBA 2021 ici !

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Kai Jones

Yves Pons

Miles McBride

Evan Mobley

Jeremiah Robinson-Earl

Greg Brown

Moses Moody

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