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L’avenir prometteur des Hornets

Charlotte en a fini avec sa saison. Les Hornets n’ont pas réussi à passer l’obstacle play-in pour se hisser parmi les huit équipes qui participent à la post-season. Mais au final, le constat des Hornets n’est pas frustrant, il est surtout plein de promesses.

On va se le dire très clairement, les Hornets n’étaient pas assez mûrs pour battre les Pacers lors du premier match de play-in 2021 (144-117). Pas de défense, des alley-oops insensés tentés, de mauvais shoots et aucune solution trouvée, la pilule est lourde. L’équipe n’a pas semblé capable d’activer le mode playoffs et de serrer le jeu. Les coéquipiers de LaMelo Ball ont largement subi les assauts d’Indiana, sans parvenir à répondre de quelconque manière que ce soit. Dépassée, cette plutôt jeune team de Charlotte peut tout de même garder plusieurs satisfactions de cette saison, loin d’être calamiteuse. En 2020-21, les frelons ont, certes, montré leurs limites, mais aussi de belles promesses d’avenir.

Alors oui, lorsqu’on regarde le classement, on peut se dire que les Hornets n’ont pas progressé. James Borrego et ses joueurs n’ont fini qu’à la 10e place de l’Est et semblaient assez loin du niveau playoffs. D’ailleurs, c’est la 5e saison de suite que la franchise de Caroline du Nord termine entre la 9e et la 11e place. Mais alors pourquoi mentionner des satisfactions ?

Des talents bruts à polir

Déjà parce que cette année, les Hornets ont plu. Que ce soit par des individualités ou par le style de jeu. Depuis le départ de Kemba Walker, qui portait l’équipe à bout de bras, Charlotte se cherchait une identité collective et un fonds de jeu. Pour cela, ils ont d’abord fait un excellent choix en draftant LaMelo Ball. Le cadet de la famille (19 ans) était le troisième pick de cette draft, derrière Anthony Edwards et James Wiseman, et il est le favori pour le titre de ROY. Avec 15,7 points par match, 6,1 passes, 5,9 rebonds et 1,6 interception, il a été une des grandes satisfactions de la saison.  

Malheureusement pour lui, il a manqué 21 matchs cette saison à cause d’une fracture à la main. Revenu plus vite que prévu, il a quand même amené sa création, sa déjà  grande palette technique et ses skills en Caroline du Nord. Même si beaucoup de choses restent à travailler. En premier lieu, son shoot extérieur, puisqu’il tourne à 43% au tir et 35% à trois points. Ensuite, sa défense reste sur courant alternatif, comme nous l’indiquions dans notre scouting report. Ball est d’ailleurs le joueur qui a fait le plus de fautes par match cette saison (2,7 fautes). Mais comment ne pas s’appuyer sur lui pour bâtir un groupe.

Cette saison, on peut aussi parler des jeunes P.J Washington et Miles Bridges (22 ans tous les deux). Aux profils similaires, même si le sophomore est plus un ailier-fort, ils apportent leur côté athlétique, ainsi qu’une certaine défense intérieure. Leur QI basket n’est peut-être pas le plus élevé mais il y a une réelle volonté de tirer l’équipe vers le haut. Dominateurs physiquement, ils font aussi partie des raisons du nouveau visage de ces Hornets. Bridges est peut-être le joueur le plus spectaculaire de la saison et a fait crier de nombreuses fois Eric Collins, pour notre plus grand plaisir.

Bridges comme Washington ont en tout cas montré de beaux progrès sur le shoot extérieur. Le premier en mouvement dans les corners, le second en pick and pop tête de raquette. Dans un profil différent mais au même âge, on retrouve Malik Monk l’energizer en sortie de banc. L’arrière apporte des solutions offensives lorsque l’équipe est en difficulté. Bon joueur de ballon, il a un rôle essentiel dans la second unit de Charlotte, aux côtés d’un des trois guards qui tournent : Ball, Rozier et Graham.

Pour terminer sur les très jeunes talents, parlons de Jaden McDaniels (23 ans) qui glane un peu de temps de jeu. Cette saison, l’ailier a même été 18 fois titulaire ! Son apport défensif dans la raquette est évidemment à mettre en avant, lui qui atteint les 2m08. Mais offensivement, il n’est pas encore une menace et souffre de la comparaison avec les deux compères Washington et Bridges.

Pour encadrer ces jeunes, des « faux expérimentés »

Dans cette liste de jeunes, on pourrait en théorie ajouter beaucoup de monde. Que ce soient les frères Martin (25 ans) ou Devonte’ Graham (25 ans). Même Terry Rozier n’est pas encore dans la force de l’âge (26 ans). Au total, la moyenne d’âge du roster des Hornets ne s’élève qu’à 24,3 ans. Seuls deux joueurs ont atteint la fameuse trentaine : Brad Wanamaker (31 ans) et Gordon Hayward (30 ans). D’ailleurs les anciens de Boston sont ceux qui doivent encadrer ce groupe jeune, alors même qu’ils ne sont pas si expérimentés que ça.

Et d’ailleurs, ça s’est vu contre les Pacers. Aucun joueur n’a été capable de calmer le jeu, de guider l’équipe et de prendre des responsabilités. L’échec collectif de ce play-in a surtout été l’inexpérience, paramètre non-négligeable pour un match de post-season. Hayward, (encore) blessé, n’a joué que 44 matchs cette saison et n’a pu disputer le play-in. Wanamaker n’est pas au niveau pour participer à ce genre de rencontres et Rozier, malgré sa grosse saison, n’a montré que son irrégularité et son manque de réussite sur le shoot extérieur (0/9 à 3pts). Les jeunes de la franchise ont donc été livrés à eux même pour réaliser une performance impossible.

C’est donc en toute logique les Hornets sont en vacances, peut-être pour mieux préparer celle d’après. Pour la draft, les frelons viseront sans doute un pivot, capable de relayer Cody Zeller qui reste quand même extrêmement limité malgré toute sa bonne volonté. Pour la saison prochaine, il faudra aussi espérer la santé de Gordon Hayward. L’ailier a montré de belles choses pour ses premières rencontres sous ses nouvelles couleurs et pourrait tirer l’équipe vers le haut.

Forcément, les progressions de joueurs cités plus haut sont à suivre. Devonte’ Graham est un joueur extrêmement intéressant qui n’a de cesse de montrer de quoi il était capable. D’ailleurs, il incarne un peu le renouveau de cette équipe avec LaMelo Ball. Au contraire de Terry Rozier, qui vivra sa dernière année de contrat et qui pourrait faire ses valises. Peut-être pour apporter plus d’équilibre dans cette équipe qui en a cruellement besoin ? L’apport de joueurs d’expériences pourrait aussi être grandement bénéfique à cette franchise qui ne demande qu’à passer un cap. Alors, on y croit ?

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