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Mondiaux de Hockey 2021 – Poule A, la Russie et la Suède favorites

Le 21 mai prochain s’ouvrent à Riga, en Lettonie, les Championnats du Monde élite de hockey, après une édition 2020 annulée en raison de la pandémie, et à la suite de l’affaire rocambolesque de la co-organisation avortée des mondiaux 2021 avec Minsk que nous avons abordé précédemment, il est enfin temps que le sport reprenne ses droits, et que soit couronné un nouveau champion du monde. Dans cette série d’articles nous ferons le tour des poules pour vous présenter les nations favorites, les outsiders et ceux qui essayeront de jouer les trouble-fêtes, car cette année, il n’y a pas de relégation, puisque la Division 1, Division 2 et Division 3 ne joueront pas leurs mondiaux.

La hiérarchie de cette Poule A semble assez claire, les ultra favoris sont Russes et Suédois. Toutefois sont présents des outsiders de bonne qualité comme la République Tchèque et la Suisse, le cas contradictoire de la Slovaquie et des petits poucets comme le Danemark, la Biélorussie, sans oublier la Grande Bretagne, qui pourraient être les « poils a gratter » dans cette poule.

🏒 Les favoris

🇷🇺 La Russie : l’ogre a détrôner

Source image: Twitter – La Russie en route pour un 28ème titre mondial ?

On commence avec la Russie, ou plutôt le Comité Olympique Russe, car depuis le 17 Décembre 2020, le Tribunal Arbitral du Sport a suspendu, pour deux ans, la Russie de toutes les compétitions internationales à la suite de l’affaire de dopage institutionnalisé. Ainsi tous les symboles de la Fédération de Russie sont interdites (drapeau et emblème) et sont remplacés par ceux du Comité Olympique Russe, quant à l’hymne, il est prévu qu’en lieu et place de l’hymne de la Fédération de Russie, soit joué le Concerto au piano N° 1 de Piotr Tchaikovsky. Malgré ces modifications esthétiques, la Krasnaya Mashina (la machine rouge) reste un des grands favoris de ces mondiaux, forte de 27 titres mondiaux (en comptant les 22 titres gagnés par l’Union Soviétique), les médaillés de bronze en 2019 voudront retrouver le sommet mondial, et ainsi faire taire les critiques et ajouter une nouvelle médaille d’or a leur immense collection.

Le Comité Olympique Russe présente une équipe jeune (quasiment 26 ans de moyenne d’âge) mais solide, un mélange de joueurs issus de la KHL et de la LNH. Pas de noms ronflants mais une équipe à ne pas a prendre à la légère. Un trio de gardiens (Samonov, Fedotov et Bocharov) qui tournent autour des 92% d’arrêts cette saison. Une défensive majoritairement composée de joueurs de la LNH (Nesterov, Zub, Zadorov Gavrikov) et une attaque intéressante d’où en ressort Grigorenko, Tolchinsky, et le jeune prospect de Vegas Ivan Morozov. Cette Russie ne fait peut-être pas autant peur qu’avec des Ovechkin, Malkin, Kovalchuk, ou Radulov, mais elle semble très équilibrée et bien armée pour enfin renouer avec le succès.

Une médaille semble obligatoire, tout autre résultat serait plus qu’un échec, ce serait une véritable catastrophe nationale. Et sans nul doute, le sélectionneur Valeri Bragin serait fortement remis en cause.

🗝️ LE joueur clé de la sélection

Sergei Tolchinsky est le joueur à suivre. L’attaquant de 26 ans, sort d’une saison exceptionnelle avec le club d’Omsk, champion KHL, l’attaquant était un des principaux artisans du succès de l’Avangard (46 points en saison régulière et 20 points en séries). Véritable facteur X, malgré sa petite taille (1m73), il est électrisant, possède d’excellentes mains, et est souvent dangereux dès qu’il touche le palet, ces mondiaux pourraient lui permettre d’enfin taper dans l’oeil des recruteurs de la LNH, qui l’avait pourtant boudé lors de la draft 2013.

🇸🇪 La Suède : toujours redoutable

Source photo Richard Wolowicz/Getty Images – Rickard Rakell mènera t’il la Suède jusqu’au titre suprême ?

La Suède, forte de 11 titres de champion du monde, les joueurs de la Tre Kronor veulent faire oublier leur piteuse élimination en quart de finale en 2019 face à leur grand rival et futur champion du monde finlandais (défaite en prolongation 5-4). .

La veritable force de cette équipe c’est son collectif, certes la Suède se présente avec 16 débutants, mais c’est du solide. Le duo de gardien Viktor Fasth et Adam Reideborn semble complémentaire, la défense est entièrement composée de débutants mais performante avec la présence de l’ancien joueur de Carolina, Klas Dahlbeck, l’ancien prospect des Leafs Viktor Lööv et de l’excellent capitaine de Davos Magnus Nygren, sans oublier le défenseur de Genève, Henrik Tömmernes. L’attaque est également de qualité avec les frères Kempe, Karl Klingberg, Oskar Lindberg, l’attaquant des Sabres Viktor Olofsson, Dennis Rasmussen, et le joueur d’Anaheim Rickard Rakell.

Tout résultat meilleur qu’en 2019 sera déjà une réussite, après vu la qualité de la Tre Kronor, on peut espérer une place dans le top 4, certes cette equipe compte un bon nombre des débutants, mais la Suède reste une des nations favorites de cette poule.

🗝️ LE joueur clé de la sélection

Rickard Rakell est le joueur à suivre, il sort d’une saison difficile avec les Ducks d’Anaheim, mais malgré tout, il a surnagé en terminant deuxième meilleur compteur de l’equipe (28 points en 52 matchs). Son expérience du niveau international (champion du monde 2018) sera un plus evident pour cette équipe suédoise. Son activité dans les 2 sens et sa capacité a créer le jeu, sont des atouts indéniables.

🏒 Les prétendants

République Tchèque 🇨🇿 – Suisse 🇨🇭 – Slovaquie 🇸🇰

Source: KHL – Les Tchèques retrouveront t-ils leur mojo ?

Vous serez nombreux a vous demander pourquoi la République Tchèque est avec les Suisses et les Slovaques dans les outsiders ? Tout d’abord, malgré le talent indéniable des Tchèques et outre la 4ème place obtenue en 2019, les Tchèques ont souvent semblé perdre leur mojo dès que les quarts de finale arrivent, en témoignent leur 3 eliminations d’affilée en quarts de 2015 à 2018. La Suisse, est l’outsider type, capable de sortir des poules, et de jouer son va-tout dans les éliminatoires, jusqu’à aller en finale, comme en 2013 et en 2018. Cette équipe est décomplexée et sait se transcender surtout quand ça compte vraiment. La Slovaquie quant à elle, c’est une énigme, capable de renverser des montagnes et devenir championne du monde comme en 2001, comme être incapable de sortir des poules et se sauver de justesse, cette équipe doit vaincre le signe indien pour enfin se qualifier en quarts ce qui serait une première depuis 2014 !!!

Dans le cas des Tchèques et des Suisses, la qualification devrait être possible, toutes deux présentent des effectifs extrêmement talentueux. La République Tchèque comptera sur ses perles offensives (Jakub Vrana, Jiri Sekac, Filip Zadina) et sur son rempart Simon Hrubec, impérial lors des séries éliminatoires de la Coupe Gagarine. La Suisse jouera comme a son habitude sans aucun complexe, leur attaque composée de Andres Ambühl, Sven Andrighetto, Nico Hischier, Philipp Kurashev et Timo Meier risque de donner des sueurs froides aux défenses adverses, sans oublier une défense intéressante avec notamment Raphael Diaz, Mirco Muller, Jonas Siegenthaler et Romain Loeffel et un trio de gardiens expérimentés avec Reto Berra, Leonardo Genoni et Melvyn Nyffeler. Les Slovaques de Craig Ramsay devront se déployer pour faire tomber un « gros » et s’offrir une chance d’accéder aux quarts de finale. Leur seule force sera leur collectif, pas de grandes stars, jouer les uns pour l’autres et sans doute essayer de se libérer mentalement et espérons, le succès leur tendra les bras.

La République Tchèque et la Suisse semblent être suffisamment armées pour faire des dégâts, une qualification semble possible voire aller plus loin dans les éliminatoires. Par contre pour la Slovaquie, ce championnat du monde risque d’être compliqué, leur objectif sera de ne pas tomber face a des nations plus faibles mais qui auront sans nul doute, les dents très longues.

🏒 Les petits poucets

Biélorussie 🇧🇾 – Danemark 🇩🇰 – Grande-Bretagne 🇬🇧

Source image: Twitter – Les Britanniques prêts a rééditer un exploit ?

Dans le combat des petits poucets, le Danemark et la Biélorussie semblent plus fortes. Le Danemark prouve à chaque mondial qu’elle mérite sa place, capable de taquiner les grandes nations, elle continue son apprentissage et cherche chaque année a continuer a grimper les échelons. La Biélorussie aura sans doute un boost de motivation à la suite du retrait de la co-organisation de ces mondiaux et voudront prouver leur qualité. La Grande Bretagne, pourra jouer sans pression de la relegation, le noyau de cette équipe est celle qui a connu la double promotion de Division 1B en élite entre 2016 et 2018, sans oublier l’invraisemblable victoire des hommes de Pete Russell face à l’équipe de France (4-3 en prolongations en 2019), synonyme de maintien pour les joueurs de sa Gracieuse Majesté et de descente aux enfers pour les Bleus de Philippe Bozon.

Même si tout semble dejà joué dans cette poule A, cette poule pourrait être une veritable bataille pour determiner les quarts, l’objectif étant de ne pas tomber sur un gros et les pièges tendus par les « petites » nations pourraient en être le tournant.

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