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Mondiaux de Hockey 2021 – Poule B, le Canada et la Finlande favorites

Le 21 mai prochain s’ouvrent à Riga, en Lettonie, les Championnats du Monde élite de hockey, après une édition 2020 annulée en raison de la pandémie, et à la suite de l’affaire rocambolesque de la co-organisation avortée des mondiaux 2021 avec Minsk que nous avons abordé précédemment, il est enfin temps que le sport reprenne ses droits, et que soit couronné un nouveau champion du monde. Dans cette série d’articles nous ferons le tour des poules pour vous présenter les nations favorites, les outsiders et ceux qui essayeront de jouer les trouble-fêtes, car cette année, il n’y a pas de relégation, puisque la Division 1, Division 2 et Division 3 ne joueront pas leurs mondiaux.

Après la Poule A, voici le tour d’horizon de la Poule B. Une poule qui sera également très disputée et où il y a de belles surprises dans les effectifs. Du fait qu’il n’y aura pas de relégation, on voit des choix qui seraient improbables en temps normal.

🏒 Les favoris

🇨🇦 Le Canada : l’incontournable favori

Credit image: RDS – Maxime Comtois prêt a atteindre le sommet

A l’instar de la Russie, le Canada est un favori logique chaque année. 26 titres de champion du monde, des stars, et pourtant les joueurs de la feuille d’érable n’ont plus remporté le titre suprême depuis 2016, ce qui, pour le Canada, est une éternité.

Les hommes choisis par l’entraineur général Gérard Gallant pour cette mission reconquête, pourraient être considérés comme de bons jeunes joueurs, mais pas encore exceptionnels. Mais le fait que les séries en LNH ont lieu en même temps que les mondiaux a sérieusement compliqué la tâche du staff canadien. Même si il n’y a pas de grandes stars, ce jeune effectif (23 ans de moyenne) semble bien équilibré. Devant le filet, le duo des Arizona Coyotes Darcy Kuemper et Adin Hill se partageront le filet, le gardien des Utica Comets Michael DiPietro sera leur suppléant. En défense, Nicolas Beaudin apporte son physique, il faut noter que Gallant fait confiance à des joueurs NCAA Jacob Bernard-Docker et Owen Power, mais également à Braden Schneider qui joue en WHL ! L’attaque du Canada sera menée par Adam Henrique, Brandon Pirri, Maxime Comtois et Justin Damforth qui vient du Vityaz Chekhov en KHL !

Etant donné que le Canada est le vice-champion en titre, quoi de plus normal de franchir la dernière marche, mais attention cette jeune équipe devra hausser son niveau de jeu pour devenir irrésistible.

🗝️ LE joueur clé de la sélection

Maxime Comtois, dont nous avons fait une présentation ici, sera le joueur à suivre pour Equipe Canada, sa taille et ses aptitudes tant avec le palet, mais aussi pour aller batailler dans les coins seront des arguments pour aider les joueurs à la feuille d’érable à atteindre le sommet.

🇫🇮 La Finlande : la passe de deux ?

Source image: IIHF – La passe de deux pour la Finlande ?

3 fois champion du monde dans leur histoire, le dernier en date étant de 2019, les Finlandais arrivent avec la ferme intention de garder leur couronne, et pour y arriver ils se donnent les moyens.

Les Suomis alignent une équipe expérimentée (presque 27 ans de moyenne) alliant un savant mélange de joueurs issus de la Liiga Finlandaise, de la SHL Suédoise, de la KHL, la LNH et la LNA Suisse. Niveau gardien, c’est du solide avec Harri Säteri, Juho Olkinuora et Janne Juvonen, trois gardiens qui ont roulé leur bosse et qui ont l’expérience nécessaire des matchs de très haut niveau. En défense, notons la présence du défenseur d’Omsk Oliwer Kaski, , mais aussi son coéquipier Ville Pokka . Ajoutons le très fiable Olli Määttä qui arrive de Los Angeles, ainsi que Miika Koivisto et Atte Ohtamaa et nous sommes quasiment en face de la meilleure défense de ce tournoi. En attaque, Marko Anttila, Jere Karjalainen, Petri Kontiola seront les hommes à suivre pour créer l’étincelle nécessaire pour mettre le feu aux poudres.

En tant que champion du monde en titre, les Finlandais vont essayer de conserver leur couronne, mais attention, les autres équipes se feront un plaisir de faire les chuter de leur pied d’estale.

🗝️ LE joueur clé de la sélection

Le joueur clé de la Finlande c’est Oliwer Kaski, le défenseur d’Omsk a été plus qu’un des artisans du titre pour l’Avangard. Il a été un des patrons. Comptant 34 points en 58 matchs de saison régulière, et ajoutant 10 points lors des séries, Kaski est un défenseur efficace, qui sait prendre sa chance quand elle se présente et qui sait imposer son physique pour défendre la cage.

🏒 Les prétendants

Etats Unis d’Amérique 🇺🇸  – Allemagne 🇩🇪 – Lettonie 🇱🇻

Crédit image: Dave Reginek/Getty Images – Matthew Beniers prêt a briller à Riga

Les Etats Unis sont un peu comme la République Tchèque, une équipe qui peut souffler le chaud et le froid. Capables d’atteindre le dernier carré comme en 2018 avant de se faire sortir en quarts de finale en 2019. Les Américains alignent une équipe composée à 95% de joueurs de LNH, mais tous les regards iront vers le jeune prodige Matthew Beniers, dont on avait fait la présentation ici, le futur espoir de la LNH se sait très attendu et il semble prêt à relever le défi. L‘Allemagne, est une équipe qui commence a prendre confiance en ses capacités, surtout après sa sublime médaille d’argent aux Jeux Olympiques de 2018, on sent que cette équipe pourrait aller encore plus haut, peut-être que ces mondiaux va enclencher la machine. Le joueur a suivre, c’est Moritz Seider, le jeune prospect des Red Wings de Détroit. Le pays hôte, la Lettonie nourrit de belles ambitions pour « ses » mondiaux, avec une équipes expérimentée (28 ans de moyenne) et l’envie de briller devant son peuple, même si les quarts de finale semblent un peu compliqué a atteindre, les Lettons vont tout donner pour s’offrir le droit de rêver et surtout régaler ses supporters. On gardera un oeil sur le jeune gardien Matiss Kivelnieks, qui a fait ses débuts en LNH, avec les Blue Jackets de Columbus, à la fin de la saison régulière et qui pourrait devenir le digne successeur du grand Arturs Irbe.

🏒 Les petits poucets

Norvège 🇳🇴 – Kazakhstan 🇰🇿- Italie 🇮🇹

Source photo;  GEPA/RedBull – Damian Clara, le jeune gardien de l’Italie

Dans la lutte des petits, la Norvège est clairement le poids lourd. Les norvégiens vont essayer de jouer les trouble-fêtes et surtout continuer a garder sa place de « meilleur petit poucet ». Menés par les inoxydables frères Olimb, la Norvège va jouer son va-tout. Promus en 2019, et grand adeptes du yo-yo de promotion et de relégation, le Kazakhstan va pouvoir se servir de ce retour en élite pour travailler et pour s’améliorer, les Kazakhs vont sans doute vivre un mondial sans grand éclat et leur objectif sera avant tout de ne pas terminer derniers. L’Italie quant a elle est l’équipe qui tente des choses assez improbables, se sachant sauvé de toute relégation, la Squadra Azzura, tente un énorme pari en alignant un gardien de 16 ans, qui n’a pas encore joué une seul match professionnel, Damian Clara. Derrière cette histoire qui aurait tout du conte de fée, c’est surtout celle d’une équipe qui a été durement touchée par le COVID – 19, mettant ses deux gardiens titulaires en isolement. L’objectif pour les Italiens sera ne pas prendre trop de valises et battre le Kazakhstan.

Cette édition des championnats du monde s’annonce très ouverte. Peu nombreux sont ceux qui peuvent déterminer avec certitude le classement final. A noter que la France sera représentée lors de ces mondiaux, car l’arbitre de ligne Nicolas Constantineau officiera durant la compétition. Nous lui souhaitons un excellent mondial, ainsi qu’à toutes les équipes engagées, et surtout faites nous rêver

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