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Roland Garros 2021 : Enfin le début d’une hégémonie sur le circuit féminin ?

On l’attend depuis le début de la saison sur terre, on y est, place à la quinzaine de Roland-Garros, ce Grand Chelem qui compte 9 vainqueurs différents depuis l’édition 2010. Elles répondent au nom de : Schiavone, Li, Sharapova, Williams, Muguruza, Ostapenko, Halep, Barty et Swiatek. Roland-Garros, reste un tournoi unique où figure une panoplie de joueuses qui peuvent espérer soulever la coupe Suzanne-Lenglen. Cette année, la lauréate Iga Swiatek fait partie des grandes favorites avec l’Australienne Ashleigh Barty. Mais plusieurs joueuses pourront créer la surprise, alors qui sera couronnée Reine à la Porte d’Auteuil cette année ?

Le dernier Roland-Garros, très inédit tant par sa forme que par son dénouement a fait éclore de nombreuses révélations. Cela a conforté l’idée que ce Grand Chelem est l’un des plus indécis et difficile à prédire. Cette année avec des conditions qui se rapproche du Roland-Garros traditionnel, se pose une question, la Polonaise pourra t-elle faire la passe de deux ? Après son sacre à Rome où elle a renvoyé Karolina Pliskova dans les bulles, 6-0, 6-0, Swiatek fait peur. Si sûre d’elle et si dominatrice, elle ne laissera sans doute aucune place au doute.

Deux favorites qui devraient se disputer le titre en demi-finale

D’un côté, il y a la numéro une mondiale Ashleigh Barty qui revient à Paris après avoir séché le dernier Roland, de l’autre une jeune de 19 ans, très sereine et surtout lauréate de la dernière édition. Mais cette année pas de chance, l’une des deux va connaître sa première désillusion à Roland-Garros. Pour sa troisième participation, Iga Swiatek arrive dans la peau de la favorite. Celle qui écrase ses adversaires les unes après les autres ne manque pas de confiance. Doté d’un service très puissant, Iga reste humble, mais vient à Paris pour être couronné une deuxième fois de suite. Face à elle, l’Australienne est exactement dans la même optique, glaner la couronne deux fois de suite. Cela paraît improbable, mais leur situation est similaire. 

L’une, titrée à Stuttgart et l’autre à Rome. Bien qu’une opposition récente a eu lieu entre les deux à Madrid qui a vu Barty prendre le dessus sur Swiatek en deux sets, et cela, dès les huitièmes de finale. La Polonaise pose ses valises Porte d’Auteuil en pleine bourre après sa démonstration en finale contre Pliskova qui lui a fait comprendre qu’elles ne jouaient pas dans la même cour. Avec un style très différent, Ashleigh qui cherche à épuiser ses adversaires alors qu’ Iga ne donne pas la place aux longs échanges tant sa précision et sa puissance lui permettent de terminer le point rapidement. Le duel s’annonce explosif entre les deux, le rendez-vous est pris pour les demi-finales, en espérant qu’elles n’aient pas des mésaventures d’ici là.

Aryna Sabalenka, celle qui se démarque le plus derrière le duo Barty/Swiatek.

Une logique à respecter 

Sur les 5 dernières éditions, il y a eu 5 nouvelles lauréates. Alors éliminons les Barty, Williams, Swiatek, Muguruza pour donner l’opportunité à Aryna Sabalenka, Naomi Osaka ou l’Américaine Sofia Kenin d’écrire leur nom au palmarès.

Aryna Sabalenka semble avoir une longueur d’avance sur les autres outsiders que sont Osaka et Kenin. Elle réalise un très bon début de saison et fait parler sa magie sur la terre battue pour l’instant. En jouant avec beaucoup de variations, la joueuse biélorusse aura un gros coup à jouer sur cette édition. Épargner de Barty et Swiatek avant la finale, elle se place comme la favorite de l’autre partie de tableau. Bien sûr, il faudra qu’elle arrive à repousser les nombreuses embûches pour tenter de remporter son premier titre en Grand Chelem. Joueuse très puissante et dominatrice, Aryna se déplace très bien et possède les atouts qui pourront faire déjouer toutes les joueuses engagées sur cette édition. Il faut rappeler deux choses : elle n’a jamais pu dépasser le cap des huitièmes en Grand Chelem, mais cette année sera probablement la bonne pour la 4e mondiale. Elle arrive en pleine confiance en ayant gagné à Madrid contre la numéro une mondiale. Cette année, il ne faudra pas prendre Aryna à la légère.

Concernant Naomi Osaka, qui vient de faire parler d’elle avec ses récentes déclarations pour boycotter la presse. Elle reste la numéro deux mondiale. Bien qu’elle a dans une moindre mesure, les mêmes problèmes sur terre que le numéro deux mondial, Daniil Medvedev, elle ne hait pas cette surface comme lui. Avec un tirage qui la mets dans la même partie de tableau que Sabalenka mais lui fait éviter Barty et Swiatek. Elle pourrait se frayer un long chemin, à moins, que sa décision de boycotter la presse traduit un réel mal être Porte d’Auteuil.

Celle qui se dit maintenant « top player », l’Américaine Sofia Kenin, finaliste de l’édition passée, arrive à Roland-Garros avec un capital confiance en berne. Elle qui ne compte toujours aucune victoire cette saison sur terre, ne passera probablement pas la même quinzaine en 2021. Opposée dès son premier tour à Ostapenko, elle pourrait repartir aussi vite qu’elle est venue.

Déjà un triomphe pour la jeune Coco Gauff ?

La place pour une surprise

On veut revoir, l’Argentine Nadia Podoroska qui avait fait un magnifique parcours l’année passée avant de se voir fermer les portes de la finale par la future lauréate. Pas épargnée par un tirage assez difficile, qui l’oppose d’entrée à Bencic, Nadia va pouvoir se mettre directement dans le bain contre une joueuse qui ne lâche rien. Sortie des qualifications l’année passée, la 42e mondiale,p peut se vanter d’avoir sorti Serena Williams à Rome au terme d’un combat intense. Elle pourrait confirmer ses prestations de la saison passée, mais elle doit se savoir plus attendue qu’avant donc attention à la pression.

Une autre américaine, qui n’a que 17 ans et compte 12 victoires pour 3 défaites sur terre cette saison, aura un gros coup à jouer. La reine de Parme, demi-finaliste à Rome, répond au nom de Coco Gauff. Avec un capital confiance très élevée, elle se positionne comme une des outsiders qu’on veut voir aller très loin. D’ailleurs, elle compte sur son tableau de chasse, la Biélorusse Sabalenka qu’elle a battue en deux sets à Rome. Bien que surprenante et envoûtante, son parcours avait pris fin contre la machine polonaise Swiatek sans pour autant démériter.
Très attendue depuis ces débuts, celle qui a déjà disputé 130 matches en carrière devrait voir la deuxième semaine Porte d’Auteuil.

Une joueuse très appréciée et combattante se nomme Paula Badosa Gilbert. Spécialiste de la terre battue, cette bagarreuse est montée en puissance pendant toute la saison sur terre battue. Après avoir enchaîné coup sur coup deux demi-finales à Charleston puis à Madrid, où elle brilla de mille feux devant son public. Badosa Gilbert a remporté le titre à Belgrade il y a une semaine. L’Espagnole de 23 ans, huitièmes de finalistes à Paris l’année dernière, vient à la Porte d’Auteuil pour jouer crânement sa chance. Auteure de solides prestations contre Sevastova, Bencic ou encore Barty, ce n’est pas le talent qui lui manquera, peut-être l’inexpérience en Grand Chelem.

L’oubliée qu’on veut voir aller loin

Serena Williams, malgré l’envie des fans de tennis de la voir glaner un nouveau Grand Chelem, Serena ne sera pas à son meilleur niveau cette année. À court de forme, son coach Patrick Mouratoglou prévient ses adversaires de s’en méfier si elle arrive à passer la première semaine, car quand l’âme de la championne se réveille, elle sera difficilement stoppée. Éliminées d’entrée à Rome et en huitièmes sur son ultime tournoi avant Roland, la cadette, des sœurs Williams voit le record de Margaret Court s’éloigner de plus en plus. Avec 1 victoire pour deux défaites sur terre battue, la future quadragénaire ne marqua probablement pas la quinzaine cette année.

Les pronos de la rédac :

JB : Je reste indécis concernant le dénouement de ce tournoi, mais ma pièce va sur Aryna Sabalenka. Une tradition reste une tradition et je ne vois pas pourquoi elle s’arrêtera cette année. La Biélorusse possède les atouts pour gagner et elle se présente très confiante à l’entame de cette quinzaine. Comme on dit en biélorusse, давай Сабаленка.

Max : Comme souvent le tableau féminin de Roland-Garros est difficile à pronostiquer, mais j’imagine bien un back to back d’Iga Swiatek. La Polonaise peut encore briller cette année, au moins jusqu’en demi-finale où elle pourrait retrouver Barty.

Robin : Chez les femmes beaucoup de joueuses peuvent prétendre au titre. Mais je vois bien Ashleigh Barty s’imposer de nouveau en terre parisienne. Après un titre sur terre battue mi-avril elle avait abandonné à Rome mi-mai suite à une blessure, une décision pour préserver ses chances d’être à 100% à Roland Garros. Avec sa non participation lors de la dernière édition, Asheilgh Barty voudra reconquérir son titre.

Tim : Swiatek. L’année dernière la Polonaise avait tout simplement corrigé tout le monde sur son passage ne laissant que des miettes. Sa saison sur terre reste très correcte. Un peu poussive au début, mais son tournoi à Rome où elle infligea deux roues de vélo en finale contre Pliskova va lui donner à coup sûr un maximum de confiance.
Concernant le possible affrontement contre Barty en demie, je ne vois potentiellement que l’australienne la gêner. Mais si elle continue sur son niveau de jeu actuel et ses performances de l’an dernier, rien n’y personne n’arrêtera la tornade polonaise.

La bagarre entre Swiatek et Barty sera très attendue dans la rédac du CCS. Mais il faut rester attentifs, car les 5 dernières lauréates étaient des novices ici à Roland, il faut que cette tradition perdure lors de cette édition. Et pour vous, qui triomphera au terme de cette quinzaine de folie ?

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