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Hack-a-Simmons : le pari gagnant des Wizards

Washington a remporté le game 4 de la série du premier tour de Playoffs face aux Sixers (122-114). Un succès validé dans les dernières minutes, grâce à une tactique folle mais finalement payante : le Hack-a-Simmons. Scott Brooks se donne des idées pour le (ou les) prochain match de la série.

La victoire des Wizards lors du Game 4, qui a permis à Washington de revenir à 3-1 dans la série face aux Sixers, est avant tout l’œuvre d’un homme : Scott Brooks. Le coach des sorciers est pourtant critiqué depuis de longs mois, parfois à juste titre, sur son manque de créativité tactique et son incohérence dans les rotations. Mais face à Philadelphie, Brooks a pris les devants et a surpris tout son monde à l’entrée du money-time. Alors que le chrono affichait plus de trois minutes à jouer dans le dernier quart-temps et que les deux équipes étaient dos à dos 108-108, un temps-mort est demandé par le coach des locaux.

Au retour de la pause, Raul Neto glisse et ne parvient pas à tirer avant les 24 secondes imparties, la remise en jeu est pour les Sixers. Mais le sixième homme du soir des Wizards se précipite sur Simmons pour commettre une faute, alors que ce dernier ne possède pas le ballon. Washington étant dans la pénalité, l’auditoire se rend compte que Ben Simmons va donc avoir deux lancers-francs à tirer, alors même qu’il tourne cette saison à 61% sur la ligne et qu’il en est à 4/15 dans la série face aux Wiz’.

Les Wizards parfaitement concentrés

Le meneur polyvalent ne rentre qu’un seul des deux lancers (109-108 Philadelphie) et Bradley Beal saisit l’occasion de faire passer sa franchise devant au score, grâce à un mid-range, sur l’action suivante (110-109 Washington). Et sur la remise en jeu… Rebelote. Cette fois, c’est Russell Westbrook qui se charge de faire faute sur l’Australien, qui réalise encore un 50% sur la ligne (110-110). À un peu plus de deux minutes de la fin, Daniel Gafford, qui a réalisé un très bon match en tant que starter, place un dunk puissant pour donner deux longueurs d’avance aux siens (112-110).

Vous connaissez la suite, remise en jeu, et nouvelle faute de Neto sur Simmons. Encore une fois, le meneur laisse échapper un lancer et les Wizards restent devant au score 112-111. Maintenant en tête avec la possession, tout change pour les Wizards, qui ne sont plus dans l’optique de faire une faute systématique sur Simmons. Elle ne sera faite que si ce dernier se montre dans une position trop favorable. Gafford ajoute un lancer pour Washington qui vire en tête de deux longueurs. Philadelphie a alors l’occasion de construire une attaque, mais Green et Korkmaz manquent leur shoot et Hachimura marque d’un dunk sur le contre (115-111).

La tension est à son comble, les Sixers ont besoin de marquer, Korkmaz est pris à deux mais trouve Simmons à l’intérieur qui va au dunk… avant que Westbrook ne se jette sur lui et l’empêche de finir son geste. Après visionnage de la vidéo, dans une situation qui peut faire débat, la flagrante n’est pas accordée et Simmons se retrouve avec seulement deux lancers. Encore un 1/2 et Philadelphie accuse toujours un retard de trois points.

Doc Rivers sans réaction

Beal pénètre et trouve Hachimura dans le corner qui plante à trois points et valide lui aussi son très bon match. Philadelphie ne reviendra pas, le money-time a parfaitement été géré par les Wizards. Le Hack-a-Simmons leur a permis de prendre l’avantage immédiat au score et donc de mettre la pression psychologique sur les Sixers. Ces derniers n’ont pas su rentrer les shoots et Washington n’avait plus qu’à surfer sur leur euphorie pour assurer offensivement et collectivement.

Simmons aura au final fait 4/8 au lancer dans ces trois dernières minutes (5/11 sur le match) et s’est retrouvé piégé, tout comme Doc Rivers. Le coach des Sixers aurait-il dû sortir son meneur ? Sachant que cette équipe de Philadelphie, pourtant privée d’Embiid (blessé au genou) et de Simmons (foul trouble) une grande partie du match, avait trouvé son rythme offensivement. Peut-être dépassé, Rivers a fait le choix de faire confiance à l’Australien, mal lui en a pris. « Si on se fie aux analytics et qu’on sépare les lancers-francs, 1 point par possession c’est bien. C’est ce qu’il a fait ce soir donc je n’ai aucun problème avec ça », a réagit le technicien des Sixers après la rencontre. Peut-être pour rassurer son poulain.

Ce sont donc Scott Brooks et les Wizards qui ont remporté la bataille tactique et la guerre des nerfs dans ce money-time. Ce succès leur permet de rester en vie dans cette série, à défaut d’être en bonne posture (3-1 Philadelphie). Mais ce coup de poker tactique pourrait être reconduit dans les prochains matchs, surtout si Embiid est absent à cause de son genou. À suivre…

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