Basket Draft NBA La NBA de demain

Profil NBA Draft 2021 : James Bouknight, la nouvelle torche humaine ?

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. Après une March Madness qui a, comme à son habitude, réservé son lot de surprise, la draft NBA 2021 est la nouvelle date importante pour les prospects NCAA et FIBA. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

James Bouknight

Date de naissance : 18 septembre 2000 – Classe : Sophomore

Université : UConn Huskies – Bilan 2020/2021 : 15v/8d (PO : 0v/1d)

Poste : Arrière (#2)

Mensurations
Taille : 195 cm – Poids : 85 kg – Envergure : 197 cm

Statistiques saison
15 matchs joués // 18,7 pts // 5,7 reb // 1,8 ast // 1,1 stl // 0,3 blk
31,7 minutes jouées/match // 44,7% FG // 29,3% 3pts // 77,8% FT // 2,8 Tov // 1,9 PF

PROFIL

CONTEXTE PERSONNEL & COLLECTIF
James Bouknight a grandi à Brooklyn dans le quartier de Crown Heights. Sa carrière sportive, débute, à l’instar de nombreux prospects américains par le baseball. Ce n’est qu’au collège qu’il découvre le basketball et qu’il s’y consacre pleinement. C’est avec l’équipe de LaSalle Academy à Manhattan qu’il joue dans un premier temps. Ses statistiques sont bonnes avec un pic à 17 points de moyenne lors de son année Junior. Tout se passe pour le mieux et Bouknight mène son équipe au championnat d’Etat de classe B. Il est par la même occasion nommé MVP du tournoi.

Néanmoins, après la saison, l’arrière est reclassé au niveau inférieur et il rejoint l’école MacDuffie à Granby dans le Massachussets. Ce transfert est censé lui apporter davantage d’exposition en vue d’une future signature NCAA. Bouknight continue à aligner de belles performances et ses statistiques sont même supérieures à celles qu’il produisait à New-York : 19 points, 5 rebonds et 2 passes de moyenne. Malheureusement, un ménisque déchiré viendra mettre un terme définitif à sa saison. Après cette convalescence, il reviendra avec une connaissance des férus de NBA et de NCAA, un certain Cole Anthony. Les deux hommes jouent alors pour les PSA Cardinals en AAU. Ces saisons abouties lui permettent d’être considéré par consensus comme une recrue 4 étoiles. Son choix se portera sur UConn malgré des offres de Virginia Tech, Miami (Floride), Indiana, Temple ou VCU.

Sa première saison chez les Huskies est concluante. 13 points de moyenne, ce qui en fait la deuxième option offensive derrière Christian Vital. Le duo est performant malgré une saison moyenne. L’année qui suit, les regards sont braqués sur le natif de Brooklyn qui doit permettre au programme de passer au niveau supérieur. C’est effectivement ce qui va se passer. Connecticut termine 3ème de la Conférence Big East. Pour information, lors de la saison 2019-2020, UConn faisait parti de la Conférence AAC. Les stats de Bouknight vont croître de manière spectaculaire. L’arrière conclue l’exercice avec 19 points de moyenne dont une pointe à 40 points face à Creighton. Cette performance lui permet de monter très haut sur les radars des scouts NBA malgré une blessure qui le limitera à 15 matchs cette saison. L’échantillon est donc mince mais cela ne l’empêche pas d’être considéré comme ce scoreur micro-ondes capable de prendre feu à tout moment. Malheureusement, collectivement, les résultats ne sont pas au rendez-vous. UConn se fait sortir dès le premier tour par Maryland. Bouknight joue pourtant chaque minutes de la rencontre mais n’est pas très adroit au tir. Peu importe, sa réputation est établie et sa côte de popularité est très élevée parmi les observateurs.

DESCRIPTION DU JOUEUR

Si nous avons utilisé le terme de scoreur micro-ondes pour parler de James Bouknight ce n’est pas anodin. En effet, l’arrière de Connecticut est un véritable poison pour les défenses adverses, en particulier lorsqu’il est en confiance. Si ses pourcentages longue distance sont discutables, c’est en grande partie parce qu’il s’est créé son tir tout seul. La majorité de ces shoots a d’ailleurs été pris en pull up. Il a toutefois cette capacité à tirer de loin et nul doute qu’il saura développer cet aspect du jeu dès son arrivée dans la ligue. James Bouknight peut également finir mi-distance. Toujours sur des pull up jumpers après des drives, il parvient à être précis et assez équilibré pour conclure malgré une mécanique assez lente. Il est particulièrement à l’aise pour finir après un drive vers la gauche. D’autre part, il a pu montrer, par flashs, son aptitude à tirer après un step back. Enfin, il est très bon dans la finition après contact. Doté d’un physique longiligne et très fin, il n’éclate pas au contact des « grands ». Il n’hésite d’ailleurs pas à chercher la zone près du cercle pour obtenir des lancers francs ou pour finir main droite. Sur l’ensemble de la saison, il obtient, en moyenne, 5.4 lancers par match. Cette faculté à encaisser les chocs et à oser défier les intérieurs adverses s’explique par ses qualités de finisseur.

James Bouknight est un joueur flashy. Ses prédispositions physiques lui permettent de sauter haut, voire très haut. Si vous lui laisser de l’espace, l’arrière prendra de la vitesse et vous punira grâce à sa détente verticale. Il possède cette caractéristique d’être presque inarrêtable lancé. Le côté spectaculaire de ses dunks en fait un habitué des highlights et des Top Ten même si ce n’est pas un athlète au sens propre du terme. Il semble facile dans l’exercice et a une telle confiance en lui qu’il ne craint jamais le contre adverse. L’arrière excelle en transition et a montré une faculté à joué sans ballon très intéressante. On a vu de nombreuses fois le système « curl » utilisé pour le libérer et lui permettre de prendre l’avantage sur son vis-à-vis via un alley-oop après remise en jeu. Revenons toutefois à sa plus grande force, la création pour lui-même. Possédant un taux d’usage de 32.5%, Bouknight a cette capacité à créé de l’incertitude pour le défenseur. Il manie l’hésitation à la perfection. Il fait mine de s’arrêter ou de ralentir, puis il repart sur un drive ayant ainsi pris de précieux dixièmes de seconde d’avance sur son défenseur, s’il ne l’a pas totalement laissé scotché sur le parquet. Lors des situations de un contre un, il finira pour lui la plupart du temps. Souvent en drivant sur la droite, il parvient à relativement bien se protéger avec son bras gauche empêchant donc son vis-à-vis de contrer. Cela dénote d’une belle capacité à utiliser son corps offensivement. La panoplie offensive de James Bouknight est donc très complète et cette faculté à finir à trois niveaux en fait un prospect très courtisé. Néanmoins, certains aspects du jeu demandent à être développés.

En premier lieu, le joueur de UConn devra progresser en prise de décisions. Trop souvent, il a des œillères et ne crée que pour lui au détriment de coéquipiers qui pourraient être mieux placés. Même s’il n’était pas l’option numéro une pour créer chez les Huskies, Bouknight n’a que trop peu fait de passes décisives. Sur l’ensemble de la saison, il a délivré 27 caviars. C’est trop peu quand on connaît sa capacité à analyser le jeu et à lire les défenses adverses. Il a également cette tendance à s’enfermer dans le un contre un et à insister même lorsque l’espace se réduit. La confiance est une force dans le sport de haut niveau mais attention à la suffisance. La majorité du temps, son jeu est fait d’isolation et on sait que dans un jour sans, cela peut poser des problèmes à l’équipe s’il ne parvient pas à impliquer ses coéquipiers. Nombre de défenses lui ont d’ailleurs opposés des prises à deux ou des traps qui l’ont mis en difficulté. Il semblait alors ne pas trouver la solution et ne pas savoir comment répondre à cette agressivité défensive de l’adversaire.

Défensivement, Bouknight possède les qualités pour être fiable. Long et capable de garder son vis-à-vis en un contre un, il s’est toutefois trop souvent fait dépasser sur des cut backdoors. Il éprouve également des difficultés sur les aides. Il a cette tendance à laisser libre un joueur lui laissant ainsi la porte ouverte à un panier facile. Dans les écrans, le Huskie a du mal à exister. De par son physique « fluet », il a toutes les peines du monde à suivre son vis-à-vis dans le trafic. Ce qui inquiète le plus, ce sont ses blessures passées. Cela peut créer des incertitudes quant à sa capacité à encaisser les charges défensives au niveau supérieur. Néanmoins, dans une défense bien en place avec un système collectif clair, nul doute que James Bouknight saura se montrer capable et qu’il sera loin d’être un handicap pour son équipe.

✔️ FORCES

  • Finisseur trois niveaux
  • Jeu en transition
  • Confiance en soi
  • Hesitation moves
  • Capable de coups de chaud
  • Spectaculaire

FAIBLESSES

  • Création pour les autres
  • Injury prone ?
  • Trop de tirs compliqués
  • Adresse à 3 pts
  • Aide défensive

PRÉDICTION DRAFT 2021

Milieu de premier tour (10 – 20)

Equipes potentiellement intéressées : New Orleans Pelicans, Washington Wizards, Boston Celtics

La saison des Pelicans fut délicate pour ne pas dire cauchemardesque. L’apport d’un joueur capable de prendre feu en sortie de banc pourrait être une option non négligeable. Il en va de-même pour Boston qui manque de talent et qui a connu toutes les peines du mondes avec son second unit. Enfin, Bouknight permettrait à Washington de doubler le poste de Bradley beal et de pallier également à ce manque de talent en sortie de banc.

NOTE DU CCS : Tier « Starter/6ème homme»

Si des interrogations subsistent quant à la capacité de James Bouknight à transposer son jeu au niveau supérieur, le talent est bel et bien là. Sa capacité à prendre feu à tout moment et à apporter une dose de scoring pourraient s’avérer être une vraie plus-value. Il paraît difficile de le voir starter dès son année rookie mais à terme son intégration dans un cinq majeur ou, au pire en tant que 6ème homme, ne fait aucun doute.

*Tiers du CCS, explications. Il est très difficile d’estimer le devenir d’un prospect. Pour embrasser au mieux le potentiel de ces jeunes joueurs, le CCS vous propose une hiérarchisation par « tiers », ou « groupes à potentiel ».
Groupe 1 : Tier « Superstar » ou l’équivalent d’un talent générationnel capable de changer le destin d’une franchise, voir de la ligue.
Groupe 2 : Tier « All-Star », facile à deviner, le prospect à le potentiel pour devenir un franchise player.
Groupe 3 : Tier « Starter ++ », le joueur peut très bien devenir la deuxième ou la troisième option de sa franchise.
Groupe 4 : Tier « Starter/6ème homme », rôle player important ou leader de la second unit.
Groupe 5 : Tier « Rotation importante », 8ème ou 9ème, toujours précieux avec un rôle définit.
Groupe 6 : Tier « Fin de rotation », 10ème ou 12ème homme avec peu de minutes, un plafond limité mais pouvant rendre de précieux services.
Groupe 7 : Tier « G-League/2Way », pour eux, il faudra se battre pour espérer avoir un avenir en NBAmais tout reste possible pour les éclosions tardives.

Retrouvez tous nos profils de la Draft NBA 2021 ici !

Tier « Superstar »

Tier « All-Star »

Evan Mobley

Tier « Starter ++ »

Jalen JohnsonIsaiah JacksonKeon Johnson

Tier « Starter/6ème homme »

Kai JonesMoses MoodySharife CooperCorey Kispert Franz Wagner

Tier « Rotation importante »

Miles McBride Yves PonsJeremiah Robinson-EarlGreg BrownJulian ChampagnieCharles Bassey

Tier « Fin de rotation »

Daishen NixHerbert JonesOshai AgbajiAyo DosunmuIsaiah ToddJoe WieskampMarcus Garrett

Tier « G-League/2Way »

Luka Garza

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :