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Profil NBA Draft 2021 : Ziaire Williams, voir au-delà d’une saison chaotique

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. Après une March Madness qui a, comme à son habitude, réservé son lot de surprise, la draft NBA 2021 est la nouvelle date importante pour les prospects NCAA et FIBA. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

Ziaire Williams

Source : 247sports

Date de naissance : 12 septembre 2001 – Classe : Freshman

Université : Stanford Cardinal (Pac-12) – Bilan 2020/2021 : 14v/13d

Poste : Ailier (#3)

Mensurations
Taille : 203 cm – Poids : 83 kg – Envergure : 208cm

Statistiques saison
20 matchs joués (14 starts) // 10,7 pts // 4,6 reb // 2,2 ast // 0,9 stl // 0,6 blk
27,9 minutes jouées/match // 37,4% FG // 29,1% 3pts // 79,6% FT // 2,9 Tov // 2,4 PF

PROFIL

CONTEXTE PERSONNEL & COLLECTIF
Ziaire Williams a tout du joueur exceptionnel de high school qui semble éprouver des difficultés au niveau supérieur. À quelques détails près. Né à Lancaster en Californie, Williams évolue sous les couleurs du lycée de Notre-Dame à Los Angeles pendant trois ans. Après une première année moyenne mais prometteuse, il rate une grande partie de sa saison sophomore en raison d’une blessure. Pour sa saison de junior, Ziaire Williams passe un réel cap en endossant davantage de responsabilités. Il termine l’exercice avec des moyennes de 27 points, 10 rebonds et 3 passes décisives par rencontre. Pour son ultime saison de lycéen, Williams rejoint la Sierra Canyon School pour évoluer aux côtés de BJ Boston, Bronny James et Zaïre Wade. Il remporte d’ailleurs la médaille d’or avec les U19 de Team USA au cours de ce même été 2019. En raison des closes du transfert inter-conférence, il rate plus de 10 rencontres. Pourtant, Williams trouve sa place dans l’équipe et permet à son lycée de remporter le titre de sa division. Comme les meilleurs prospects du pays, il est appelé au McDonald’s All-American Game, au Jordan Brand Classic et au Nike Hoop Summit. Un gros battage médiatique mais le garçon, fils de deux militaires de métier, garde la tête sur les épaules.

Noté 5 étoiles par tous les médias spécialisés en scouting, Ziaire Williams est considéré comme la recrue numéro 2 au poste d’ailier. Courtisé par des programmes populaires, Williams annonce qu’il préfère s’engager avec le Cardinal de Stanford, refusant ainsi les offres d’UNC, Arizona ou encore UCLA. Il devient ainsi la recrue la mieux classée depuis 2007 pour le programme et le premier espoir 5 étoiles depuis Reid Travis en 2014. Mais alors pourquoi ce choix ? Selon ses dires, il semble que le coach du Cardinal, Jerod Haase ait envoyé 365 lettres, une par jour, à Williams pour lui prouver que le programme de Stanford était le bon pour lui. Et si le numéro de charme du coach a fonctionné, la saison 2020-21 de Williams à Stanford a été inconstante et peut-être inquiétante pour certains. Le programme avait bien démarré ses rencontres de la PAC-12 avant de sombrer par une séquence de 4 défaites consécutives pour finir avec un bilan à l’égalité. Battu au premier tour du tournoi de conférence, Stanford échappe encore au tournoi NCAA. Comme son programme, Ziaire Williams a connu une saison de hauts et de bas. Suffisant pour oublier le talent du garçon ? Sûrement pas.

DESCRIPTION DU JOUEUR
Ziaire Williams est un talent offensif rare. Il a le potentiel de devenir une sérieuse menace sur les trois niveaux. La combinaison entre sa taille et sa fluidité font de lui un potentiel scoreur de haut niveau. Williams est capable de créer son propre tir dans presque toutes les situations possibles. C’est bien là le domaine d’excellence de Williams qui fait saliver la majorité des scouts. Sa longueur de bras et sa mécanique de tir compact de bas en haut donnent à son tir un point de relâchement très haut qui semble presque indéfendable pour ses adversaires. Après quelques dribbles, Williams peut s’arrêter brusquement grâce à un bon footwork fluide, s’éloigner de son adversaire et élever ses bras au-dessus de ses adversaires pour tirer. Sa capacité à créer une séparation avec son défenseur est bluffante : horizontalement avec son jeu de jambes, verticalement avec ses longs bras. Une qualité que Williams exploite dans le jeu midrange mais aussi à 3pts. Même sa longueur de jambes lui permet de prendre des step-backs dévastateur pour le niveau universitaire. Pourtant ces qualités de scoreur ne se traduisent pas dans les pourcentages de réussite au tir cette saison.

Seulement 37,4% au tir et moins de 30% derrière l’arc. Comment expliquer ces chiffres peu reluisants ? Avec le programme de Stanford cette saison, Williams a beaucoup porté le ballon et a été très impliqué dans les systèmes de Jerod Haase comme l’atteste son pourcentage d’utilisation de 26,5%. Williams a pris plus de 10 tirs par match, le deuxième plus haut total de l’équipe, dont 4 tirs longue distance en moyenne par match. Un gros volume et surtout une utilisation comme deuxième porteur de ballon qui ont forcé Williams a endosser des grandes responsabilités offensives. Pas très bien entouré sur les extérieurs, Williams a été la première option de son équipe, contraint de se débrouiller trop souvent seul. Si l’utilisation à outrance du jeu de création de Williams l’a probablement desservi d’un point de vue statistiques, il faut aussi souligner le fait que l’ailier de Stanford doit progresser dans sa sélection des tirs. Dépourvu de créateur autre que lui, nous n’avons pas vu beaucoup Ziaire Williams évoluer off-ball. Sur les rares séquences, il a prouvé qu’il pouvait être très efficace en catch-and-shoot. Mais pourquoi Haase a tant utiliser Williams comme créateur ? Tout simplement parce que l’ailier possède un beau potentiel de playmaking. Williams possède un handle loin d’être irréprochable, mais sa lecture du jeu est prometteuse. Il gère très bien les pick and rolls, sait quand et où donner le ballon après un écran, notamment à ses intérieurs. A termes, Ziaire Williams peut être un second porteur de balle dans une équipe NBA s’il parvient à prendre davantage soin du ballon : 2,9TO pour 2,2ast cette saison. Ces chiffres sont frustrants car visuellement, son playmaking ne devrait pas se traduire de cette façon. Les pertes de balles sont à mettre au crédit d’un certain manque de concentration, un défaut que l’on retrouve en défense.

De l’autre côté du terrain, Ziaire Williams est un défenseur intelligent dans l’ensemble aussi bien sur le porteur de balle que off-ball. Il a pleinement conscience de sa longueur et l’utilise à merveille pour contester les tirs et perturber les transmissions de ballon. Mobile et agile, Williams est capable de gêner des guards en 1v1. Il possède aussi un excellent potentiel de défenseur d’équipe. Williams sait quand et comment aider sur les rotations. Là où il impressionne, c’est en défense à 1 contre 2. L’ailier du Cardinal sait comment défendre sur ces situations en essayant de couvrir un maximum d’espace en attendant l’aide. Mais voilà, comme pour son playmaking, Williams manque de concentration en défense. Trop de fautes stupides et évitables. Parfois avec trop d’engagement, il récolte trop souvent des and-one, mord dans les feintes ou s’élance avec trop de volonté lorsqu’il est en retard.

Enfin, le plus gros « drapeau rouge » concernant Ziaire Williams est sans aucun doute son physique. Il manque cruellement de poids et de muscle. Seulement 83 kilos pour un ailier, c’est moins que Brandon Ingram ou Kevin Huerter… Ce manque de puissance physique se traduit par de grosses difficultés dans la finition et logiquement, dans la finition au contact. Williams est incapable de terminer à travers ou au-dessus d’un adversaire. Il est effrayé par le contact et en transition, comme sur attaque placée, Williams préfère opter pour un floater presque inefficace. C’est une lacune préjudiciable qui lui empêche d’avoir un arsenal offensif complet.

✔️ FORCES

  • Scoreur 3 niveaux
  • Création de son propre tir
  • Jeu de jambes
  • Capacité de créer une séparation
  • Tir
  • Longueur
  • Défense d’équipe
  • Potentiel de playmaking
  • QI Basket

FAIBLESSES

  • Poids
  • Muscles
  • Concentration
  • Discipline
  • Pertes de balles

PRÉDICTION DRAFT 2021

Milieu de premier tour (10 – 20)

Equipes potentiellement intéressées : Sacramento Kings (9), Charlotte Hornets (11), Memphis Grizzlies (17)

Pour Ziaire Williams, il faudra une franchise qui a du temps devant elle. Son déficit de poids peut être comblé, mais il faut du temps. Les Kings ont besoin de talents à l’aile et pourrait bien miser sur ce joueur au très haut potentiel. Il en va de même pour des Hornets qui vont peut-être chercher à doubler le poste derrière Gordon Hayward. Et enfin, notre destination la plus prisée pour Williams : Memphis. Les Grizz ont eux-aussi besoin de faire le plein sur les postes 3/4. Avec un tel potentiel offensif et déjà des qualités de défense collective, les Grizllies pourraient bien en faire leur cible à la draft.

NOTE DU CCS : Tier « Starter++ »

Superstar au lycée, Ziaire Williams a connu une saison compliquée avec Stanford, à l’image du programme. Une grosse utilisation qui n’a probablement pas aidé le jeune ailier à montrer son plein potentiel. Pourtant, il reste l’un des ailiers les plus prometteurs de cette cuvée et aurait dû être à minima dans le Top 10 de n’importe quelle draft des dernières années. Après une saison difficile, il se peut que Williams glisse en dehors du Top 15… La franchise qui mettra la main dessus au-delà de cette place sera chanceuse.

*Tiers du CCS, explications. Il est très difficile d’estimer le devenir d’un prospect. Pour embrasser au mieux le potentiel de ces jeunes joueurs, le CCS vous propose une hiérarchisation par « tiers », ou « groupes à potentiel ».
Groupe 1 : Tier « Superstar » ou l’équivalent d’un talent générationnel capable de changer le destin d’une franchise, voir de la ligue.
Groupe 2 : Tier « All-Star », facile à deviner, le prospect à le potentiel pour devenir un franchise player.
Groupe 3 : Tier « Starter ++ », le joueur peut très bien devenir la deuxième ou la troisième option de sa franchise.
Groupe 4 : Tier « Starter/6ème homme », rôle player important ou leader de la second unit.
Groupe 5 : Tier « Rotation importante », 8ème ou 9ème, toujours précieux avec un rôle définit.
Groupe 6 : Tier « Fin de rotation », 10ème ou 12ème homme avec peu de minutes, un plafond limité mais pouvant rendre de précieux services.
Groupe 7 : Tier « G-League/2Way », pour eux, il faudra se battre pour espérer avoir un avenir en NBAmais tout reste possible pour les éclosions tardives.

Retrouvez tous nos profils de la Draft NBA 2021 ici !

Tier « Superstar »

Tier « All-Star »

Evan Mobley

Tier « Starter ++ »

Jalen JohnsonIsaiah JacksonKeon JohnsonAlperen Sengun

Tier « Starter/6ème homme »

Kai JonesMoses MoodySharife CooperCorey Kispert Franz Wagner

Tier « Rotation importante »

Miles McBride Yves PonsJeremiah Robinson-EarlGreg BrownJulian ChampagnieCharles Bassey

Tier « Fin de rotation »

Daishen NixHerbert JonesOshai AgbajiAyo DosunmuIsaiah ToddJoe WieskampMarcus Garrett

Tier « G-League/2Way »

Luka Garza

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