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Les enseignements des Mondiaux de hockey 2021

La poussière est tombée sur la glace de l’Arena Riga, les Canadiens ont remporté leur 27ème titre mondial après une victoire en prolongation (3-2). Mais avant de tourner définitivement la page des mondiaux 2021 et de se projeter vers Helsinki et Tampere pour l’édition 2022, jetons un dernier coup d’œil sur cette compétition qui restera plus que jamais historique.

Des grandes premières

Ces championnats du monde, ont vu une succession de grandes premières et de joueurs ayant percés au grand jour. Après une organisation bouleversée par des questions géopolitiques, la pandémie était aussi un paramètre à prendre en compte pour le comité de l’IIHF. Adressons ainsi nos félicitations au comité d’organisation, qui, malgré les conditions sanitaires actuelles, ont réussi a faire de ce mondial une réussite. Il y a eu plus de 7000 tests PCR faits durant le tournoi et ils ont tous été négatifs donc rien que ça c’est peut-être la plus belle des victoires, sans oublier, que le public a pu revenir dans les patinoires, avec une jauge établie, durant les phases finales. Les obstacles étaient nombreux pour ces mondiaux et malgré tout, l’IIHF est parvenu à nous livrer une compétition surprenante et de qualité.

Le Canada : De Zéros à Héros

Source image: IIHF.com – La joie des Canadiens

Le Canada a marqué l’histoire des championnats du monde, en devenant la première nation championne du monde après avoir été battue 4 fois durant la compétition ! Les joueurs de Gerard Gallant ont connu une phase de poule cauchemardesque avec 3 défaites lors de leurs 3 premiers matchs, puis l’arrivée d’Andrew Mangiapane (futur MVP du tournoi) sera comme une bouffée d’oxygène pour une Equipe Canada asphyxié et apathique. Malgré avoir tremblé jusqu’à la fin de la phase de poule, suite à leur défaite face à la Finlande, il leur fallait attendre la fin de la rencontre entre la Lettonie et l’Allemagne pour savoir si l’aventure continuait ou si c’était le retour piteux au pays. La bonne étoile veillait sur ces canadiens, la défaite lettonne leur ouvre la porte des quarts et dès ce moment, les joueurs à la feuille d’érable ont trouvé la bonne carburation, irrésistibles face aux ultra-favoris Russes et Américains et Finlandais. Cette équipe n’était pas la plus talentueuse, mais la force mentale, l’abnégation et l’état d’esprit de ce groupe leur ont permis de renverser des montagnes.

La Suède : Bonnets d’âne

Définitivement un des plus grands échecs de l’histoire des mondiaux. La Suède n’a pas réussi a sortir de la phases de poule pour la première fois de son histoire ! Les joueurs de la Tre Kronor, champions du monde en 2017 et 2018 ont semblé tantôt très bons comme lors de la très large victoire face à des Suisses apathiques (0-7), tantôt incroyablement mauvais contre le Danemark (4-3), et le Bélarus (2-1). Pourtant l’équipe suédoise ne manquait pas de talent, mais l’absence des NHLers s’est fait, malgré tout, sentir. Autant dire que les médias suédois, toujours sans pitié avec leur équipe nationale, ont dû faire leurs choux gras avec la prestation piteuse des troupes de Johan Garpenlöv. Malgré tout certains joueurs ont surnagé dans ce marasme : l’attaquant Victor Olofsson des Sabres termine meilleur buteur de la Suède avec 3 buts et surtout le futur gardien du CSKA Moscou, Adam Reideborn qui termine deuxième meilleur gardien des mondiaux avec 94,57% d’arrêts et 1,4 buts par matchs.

Des « petites » nations qui bousculent l’ordre établi

Source image: IIHF.com – Ben Bowns (Grande Bretagne)

Riga restera pour plusieurs nations une édition de grandes premières. Tout d’abord pour les hôtes Lettons qui, d’entrée battent le Canada pour la première fois de leur histoire et qui a vendu très chèrement sa peau lors de la phase de poules, manquant la qualification pour les quarts pour un petit point ! L’Allemagne a également battu les Canadiens, pour la première fois depuis 1996 ! Et a connu une aventure quasiment aussi belle qu’aux Jeux Olympiques de PyeongChang, échouant cette fois-ci à la quatrième place. Mais cette performance montre bien les progrès d’une nation qui peut désormais prétendre au titre suprême. Le Kazakhstan a également été l’une des grandes et belles surprises de cette quinzaine, les promus ont remporté 3 magnifiques succès (2 en tirs de barrages face à la Lettonie et face à la Finlande et une dans le temps réglementaire face à l’Allemagne !). Les Kazakhstanais sont éliminés des quarts uniquement par leur défaite face aux Canadiens 4-2 ! Le Danemark bat pour la première fois de son histoire, le « grand frère » scandinave, la Suède grâce a un triplé de Nicklas Jensen. La Biélorussie est également de la fête, son unique victoire venant d’une véritable « masterclass » défensive face à la Suède et finalement la Grande Bretagne signe sa première victoire en élite, dans le temps réglementaire, face aux Biélorusses, la dernière fois c’était le 9 Mars 1962 ! Un doublé de Liam Kirk et le leadership du gardien Ben Bowns qui a lui seul a donné une véritable chance aux britanniques lors de ce tournoi.

Un tournoi révélateur de talents

Au chapitre des joueurs, certains ont confirmé leur talent, mais certains ont surtout profité de ce tournoi pour montrer leur valeur et se forger une certaine réputation.

La jeunesse au pouvoir

Source Image: IIHF.com – Anton Lundell (Finlande)

 » Aux âmes bien nées, le talent n’attend point le nombre des années », dit si bien Corneille, et cette citation pourrait avoir été écrite, entre autres, pour Jason Robertson, Liam Kirk, Anton Lundell, et Owen Power. Tant ces joueurs ont éclaté au grand jour et subjugué les observateurs.

➡️ Jason Robertson, l’attaquant vedette des Stars de Dallas, a été le métronome d’une équipe Américaine totalement transformée, en attestent ses 9 points (4 buts et 5 passes) mais au delà des statistiques, c’est sa capacité a porter son équipe et à faire jouer ses co-équipiers qui a vraiment la différence.

➡️ Pour l’anglais, Liam Kirk, 21 ans, ce tournoi est celui de la révélation. Le jeune prospect des Coyotes d’Arizona termine le tournoi co-meilleur buteur avec Andrew Mangiapane (7 buts) et membre de l’équipe All Stars du tournoi. Il a sans nul doute fait tourner les têtes des recruteurs et ça risque d’être difficile pour le club d’EIHL des Steelers de Sheffield de le conserver dans leurs rangs. Il vient d’ailleurs de signer un contrat de 3 ans avec les Yotes.

➡️ Anton Lundell est une perle dont l’école finlandaise de hockey sait si bien en produire. Le jeune joueur de 19 ans n’avait pas pu participer aux mondiaux junior en décembre dernier, dû au Covid, mais il s’est rattrapé sur les glaces lettones, et avec la manière ! Ses 7 points (4 buts et 3 passes) prouvent qu’il a les capacités à franchir le pas et sa maturité sur la glace est une preuve de son immense talent. Par ailleurs, il a signé pour 3 ans avec les Panthers de Floride dès le lendemain de la finale perdue face au Canada, donc d’ici peu on risque de le voir affoler les défense de la LNH.

➡️ Owen Power, que beaucoup voient être le premier choix de la prochaine draft LNH, est un futur très grand défenseur de la LNH et du hockey international. Sa grande taille, son excellente vision du jeu et la polyvalence dans son jeu défensif ainsi que sa capacité de patinage ont été un des atouts du team Canada.

Récompenses individuelles

Avant de refermer la page des mondiaux de Riga, voici les meilleurs joueurs du tournoi

  • MVP des Championnats du monde 2021: Andrew Mangiapane (Canada)
  • Meilleur Gardien du tournoi: Cal Petersen (USA)
  • Meilleur Défenseur du tournoi: Moritz Seider (Allemagne)
  • Meilleur Attaquant du tournoi: Peter Cehlàrik (Slovaquie)

Equipe étoile des mondiaux 2021 choisi par les médias

  • Gardien de but: Jussi Olkinuora (Finlande)
  • Défenseur gauche: Moritz Seider (Allemagne)
  • Défenseur droit: Korbinian Holzer (Allemagne)
  • Centre: Liam Kirk (Grande Bretagne)
  • Ailier gauche: Andrew Mangiapane (Canada)
  • Ailier droit: Connor Garland (USA)

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