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Top 14 : le XV type de la rédaction

Le Top 14 édition 2020-2021 a rendu son verdict le 25 juin dernier avec la victoire du Stade toulousain 18-8 devant La Rochelle. Il est donc temps pour la rédaction du CCS de vous présenter son équipe type de la compétition. On y retrouve quatre joueurs déjà présents dans le XV que nous vous avions présenté à mi-saison.

1 – Cyril Baille (Toulouse)

Retrouvez notre article : Œil de coach : Cyril Baille et le dépassement de fonction

Parfois, la vie est d’humeur taquine, elle s’essaye à des mélanges alambiqués qui résultent dans des chimères souvent fabuleuses. C’est ainsi qu’au rugby, on obtient un demi d’ouverture dans un corps de pilier, pour notre plus grand plaisir. Cette saison, Cyril Baille a une nouvelle fois élevé son niveau de jeu pour aider le Stade toulousain à conquérir le doublé. Solide en mêlée fermé et véritable plaque tournante du jeu toulousain, Cyril Baille a repoussé les limites de son poste et a défini des nouveaux standards très hauts. Naturellement, il s’est imposé comme le meilleur pilier gauche du championnat (et du monde ?)

2 – Pierre Bourgarit (La Rochelle)

Il fait partie des nombreux Gersois à performer en Top 14 et avec le XV de France. Si les blessures à répétition de Camille Chat ont permis à Bourgarit de prendre un peu plus de place dans le groupe France, il doit surtout ses sélections aux performances qu’il fournit chaque week-end en Top 14. Capable de créer des brèches, de franchir, de gratter des ballons, de défendre, il s’est aussi mué en finisseur cette saison. Il a inscrit neuf essais en championnat, seuls six joueurs ont fait mieux, et principalement des ailiers. Son absence lors des phases finales a sans doute pesé en finale, notamment lorsque les Rochelais ont buté face au mur Rouge et Noir en finale.

Aussi mentionné : Teddy Baubigny (Racing 92)

3 – Uini Atonio (La Rochelle)

Icon Sport

Une des très belles surprises de la saison. Alors que certains le disaient sur le déclin, Uini Atonio a sorti une saison de géant avec La Rochelle. Très puissant, il fait partie de ces fameux joueurs rochelais envoyés au front pour faire avancer l’équipe et créer des points de fixation. L’international a fait parler son physique impressionnant bien sûr, mais cela ne l’a pas non-plus empêché d’être hyper-actif sur le terrain, se rendant disponible, étant au soutien, et grattant des ballons. En mêlée fermée enfin, il a fait vivre un supplice à nombre de ses adversaires directs. Très régulier, il a brillé cette saison et mérite sa place dans le XV.

Aussi mentionnés : Paul Alo-Émile (Stade Français) ; Charlie Faumuina (Toulouse) ; Ben Tameifuna (Bordeaux-Bègles)

4 – Rory Arnold (Toulouse)

 R. Perrocheau/L’Équipe

On le confond sûrement avec son frangin, mais c’est bien le Wallaby (26 sélections) Rory Arnold que nous avons choisi pour figurer dans cette équipe. Pour sa deuxième saison sur les bords de la Garonne, le seconde pompe s’est montré essentiel dans l’alignement rouge et noir, du haut de ses 2,08 m. Qu’il soit associé à son frère jumeau, à la révélation Emmanuel Meafou, au bondissant Thibaud Flament ou au surpuissant Joe Tekori, la régularité de Rory Arnold est la même. Toujours à la pointe du combat, toujours maître dans les airs, toujours propre. Du solide.

Aussi mentionnés : Emmanuel Meafou (Toulouse) ; Paul Jedrasiak (Clermont) ; Bernard Le Roux (Racing 92)

5 – Will Skelton (La Rochelle)

N. Luttiau/L’Équipe

Au yeux de tous, le meilleur seconde ligne de la saison et peut-être la meilleure recrue. L’ancien des Saracens a d’abord mis quelques matchs avant de se montrer indispensable au sein du collectif rochelais, dont il est la tête d’affiche. Par son énorme puissance et son impact dans le jeu, il a parfaitement représenté la supériorité rochelaise cette saison, seulement maîtrisée par Toulouse. Skelton, c’est une valeur sûre, qui vous apporte de l’avancée et surtout concentre plusieurs défenseurs pour ensuite créer des espaces. Un monstre.

6 – Ibrahim Diallo (Racing 92)

AFP

Révélation nous voilà ! Sélectionné avec le XV de France pour la Tournée en Australie, Ibrahim Diallo voit ses gros efforts récompensés. Fortement concurrencé au Racing 92, il a continué à prouver et à travailler au fil de la saison, pour devenir un titulaire en puissance avec les Ciel et Blanc. Très actif, il plaque sans relâche, aime se trouver au soutien et surtout a montré beaucoup de confiance et de détermination. Son essai inscrit face à Pau témoigne d’ailleurs des qualités du bonhomme. Son apport en touche n’est pas non-plus à négliger. Diallo, c’est titulaire pour le CCS.

Aussi mentionnés : Cameron Woki (Bordeaux-Bègles) ; François Cros (Toulouse)

7 – Sekou Macalou (Stade Français)

Retrouvez notre article : Woki, Macalou, Etien… Made in Massy

Sekou Macalou et le Top 14 cette année, c’est une histoire assez particulière. Sans vraiment avoir enchaîné plusieurs matchs de suite, le troisième ligne s’est montré (vraiment) indispensable. Meilleur joueur du Stade français cette saison (avec Joris Segonds), il est celui qui a fait la différence, et qui leur a sûrement permis d’accéder aux barrages. Que dire de ses sorties de mêlées, de ses courses dans la défense, de ses essais d’ailier, marqués avec sa vitesse fantastique ? Un athlète qui impressionne et qui justifie son statut d’international en puissance.

Aussi mentionné : Anthony Jelonch (Castres)

8 – Grégory Alldritt (La Rochelle)

Même s’il ne s’est pas montré à son avantage lors de la finale, Grégory Alldritt a été l’une des pièces maîtresses de l’effectif rochelais et l’une des attractions de notre championnat au poste de troisième ligne centre. Le natif de Condom a participé à 13 rencontres de Top14 cette saison, soit 857 minutes, pour 10 essais marqués (4ème meilleur marqueur du championnat). Aucun autre numéro 8 n’a été aussi décisif que lui. Avec 6 voix au sein de la rédaction du CCS, le choix de Grégory Alldritt a fait l’unanimité et c’est plus que mérité.

9 – Antoine Dupont (Toulouse)

Retrouvez notre article : Antoine Dupont, déjà au panthéon

Que dire qui n’a pas déjà été dit sur Antoine Dupont ? Le demi de mêlée du Stade toulousain a encore impressionné cette saison. 15 feuilles de match en championnat malgré les nombreux doublons qui auront jalonné cette longue et éprouvante saison. 7 essais aussi, pour celui qui s’est fait une spécialité d’être à la finition des actions. Dynamiteur, accélérateur, passeur, finisseur, plaqueur, le Gersois a fait tout ce qu’il savait faire. Longtemps privé de son partenaire Romain Ntamack, ses prestations ne furent pas moins bonnes quand il était aligné aux côtés de Zach Holmes ou Thomas Ramos. Bien qu’il ait parfois montré quelques signes de fatigue, Dupont s’est encore assis sur la concurrence au poste de numéro 9.

Aussi mentionné : Tawera Kerr-Barlow (La Rochelle)

10 – Matthieu Jalibert (Bordeaux-Bègles)

Qui d’autre que lui pour occuper le poste de demi d’ouverture dans ce XV de la saison ? L’ouvreur bordelais a été la plaque tournante du jeu girondin cette année. Même si sa place aurait pu être contestée par d’autres très bons ouvreurs de notre championnat (Ntamack, Segonds, Carbonel, Hastoy…), le choix de Matthieu Jalibert a paru comme une évidence. Prenant part à 18 feuilles de matches en championnat, dont 16 titularisations, Jalibert a inscrit 232 points (3 essais dont cet exploit solitaire face à Toulon). Joueur amenant un danger perpétuel pour les défenses adverses, mettant ses coéquipiers neuf fois sur dix dans l’avancée, il remporte logiquement le titre de meilleur numéro 10 de la saison pour le CCS. Âgé seulement de 22 ans, titulaire indiscutable en club et en passe de le devenir en équipe de France, Jalib’ sera sans aucun doute candidat à sa réélection après la saison 2021/2022.

11 – Matthis Lebel (Toulouse)

C’est LA révélation de cette saison ! A seulement 22 ans, il termine deuxième meilleur marqueur du championnat avec 13 essais au compteur dont un magnifique à Castres (voir la vidéo) où il est à la conclusion d’une action « à la toulousaine ». Pur produit de la formation Rouge et Noir, Lebel a appris et s’est aguerri aux côtés de joueurs d’expérience avant de lui-même devenir un homme essentiel de la ligne de trois-quarts. Rapide et solide sur ses appuis, le numéro 11 du Stade Toulousain a séduit le public tout au long de la saison. Il sera attendu au tournant la saison prochaine, une saison où il devra confirmer le statut qu’il a acquis.

12 – Pita Ahki (Toulouse)

É. Garnier/L’Équipe

Le dernier mauvais choix qu’a fait Pita Ahki c’était probablement en cadet, lors d’un match contre Pouyastruc, quand il décida de faire une passe à un coéquipier au lieu d’aller aplatir tranquillement sous les poteaux pour son quintuplé. Trêve de plaisanteries, la saison de Ahki est encore une fois d’une constance remarquable dans les secteurs offensifs comme défensifs. Sur le terrain le joueur sait tout faire et très bien, ce qui lui permet de toujours faire les choix les plus justes possibles. Sa sérénité permet aussi au Stade toulousain d’aligner des combinaisons de centres plus ou moins osées ou inattendues qui fonctionnent, avec des profils très offensifs à ses côtés (Guitoune, Zack Holmes). Ses prestations remarquables ont évidemment grandement participé au doublé toulousain cette saison.

Aussi mentionné : Jonathan Danty (Stade Français)

13 – Pierre-Louis Barassi (Lyon)

Retrouvez notre article : Pierre-Louis Barassi danse avec le LOU

A de nombreuses reprises il a été le créateur numéro 1 dans la ligne d’attaque du LOU, qui a souvent dû composer sans Jonathan Wisniewski et donc avec Jean-Marc Doussain à l’ouverture. « Jean-Louis » a souvent privilégié la vitesse et l’évitement pour faire la différence. Il dispose malgré tout d’assez de puissance pour rivaliser avec les meilleurs centres du championnat. Son activité débordante en attaque et en défense lui permettent de figurer dans l’équipe type malgré la saison décevante du LOU (ses origines narbonnaises ont aussi pesé dans la balance).

Aussi mentionnés : George Moala (Clermont) ; Nico Lee (Brive) ; Raymond Rhule (La Rochelle)

14 – Josua Tuisova (Lyon)

Retrouvez notre article : Œil de coach : Josua Tuisova, fer de lance n°1 du LOU

Comment ne pas mettre le meilleur marqueur d’essai dans le XV type de la saison ? Impossible, d’où le plébiscite de Josua Tuisova dans la rédaction. Plus que l’art cependant, il réside la manière. Et en terme de manière, Tuisova se pose comme un des tous meilleurs. Le polyvalent joueur fidjien, sur son aile, a su réaliser des actions solitaires comme il en a l’habitude distribuant cartes de visites et rhumes en tout genre à ses adversaires. Mais, cette saison, il a aussi su se mettre au maximum au service du collectif avec des titularisations sur les ailes, donc, mais aussi au centre et en numéro 8. Une polyvalence et une efficacité à faire pâlir tous les tifosi de la rade.

15 – Brice Dulin (La Rochelle)

Retrouvez notre article : Brice Dulin, le phénix renaît de ses cendres

« Ne vis pas pour que ta présence se remarque, mais pour que ton absence se ressente ». L’absence de Brice Dulin après sa blessure en finale s’est faite ressentir, mais sa présence sur les terrains tous les week-ends aussi. Que ce soit en bleu ou en jaune et noir, Dulin a impressionné dans les airs et à la relance. Il a même su se montrer décisif en demi-finale pour délivrer une belle passe au pied à son ailier Arthur Retière.

Aussi mentionné : Romain Buros (Bordeaux-Bègles)

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