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Pro D2 : La recrue à suivre, club par club (1/3)

La Pro D2 est de retour ce jeudi soir, avec une confrontation entre l’Aviron bayonnais et le SU Agen. Cette nouvelle saison s’annonce encore une fois attractive pour une compétition qui ne cesse de nous faire découvrir ou redécouvrir des talents. En attendant le top départ, le CCS vous propose chaque jour de découvrir la recrue à suivre de près dans chaque club. On commence dès aujourd’hui avec le RC Vannes, l’USO Nevers, l’USBPA, l’AS Béziers Hérault, et l’US Colomiers.

RC Vannes : Sacha Valleau

Formé au Stade toulousain, Sacha Valleau se voit proposer plusieurs contrats espoirs par différents clubs de Top 14 en 2015. Il décide finalement de signer un contrat avec la FFR pour rejoindre le groupe France à sept avec pour objectif de disputer les JO. Mission accomplie à l’issue de la saison, il dispute 6 rencontres des Jeux olympiques de Rio et termine à la 7e place. Il poursuit cinq ans de plus avec ce groupe, avec l’espoir de participer une nouvelle fois aux JO à Tokyo. Mais les Français échouent en finale du TQO au mois de juin dernier et n’obtiennent pas leur ticket pour la plus prestigieuse des compétitions.

En 2017, il expliquait se décision de partir à 7.

A 24 ans le pilier de France 7 décide donc de se lancer un nouveau défi en rejoignant le RC Vannes, demi-finaliste de Pro D2 la saison dernière. Pour l’instant Sacha Valleau est fixé au centre, mais lors de sa formation au Stade toulousain, il avait prouvé qu’il était polyvalent et pouvait aussi évoluer à l’aile ou au poste de flanker. Récemment plusieurs septistes français ont réussi à briller à XV en Top 14 comme Vakatawa, Veredamu ou Jean-Pascal Barraque, le néo-Breton espère suivre le même chemin, en deuxième division pour l’instant.

USO Nevers : Shaun Adendorff

Ce troisième ligne centre sud-africain a eu la chance de connaître des sélection U20 et à 7 avec son pays d’origine. Après plusieurs saisons chez les Bulls en Afrique du Sud, avec qui, il dispute des rencontres de Currie Cup et Super Rugby notamment, il décide de s’exporter en Europe. Il signe à Aurillac en Pro D2 pendant deux saisons où il va laisser un très bon souvenir. Il dispute une trentaine de rencontres et inscrit 12 essais. Ses bonnes perfs lui permettent donc de tenter sa chance un peu plus haut à Northampton. Avec les Saints, il ne dispute que 10 matchs de Premiership dont 4 en tant que titulaire, et fait preuve d’efficacité en marquant 4 essais et en délivrant 2 passes décisives.

Shaun Adendorff en action face à l’USAP, il y a deux ans.

Il arrive dans la Nièvre avec plusieurs autres recrues pour insuffler un second souffle à un groupe qui sort d’une saison décevante. Son profil de porteur de balle, actif dans les rucks pourrait faire beaucoup de bien à l’USON. De plus, Adendorff retrouve un championnat qu’il connait bien grâce à ses deux saisons passées sous les couleurs d’Aurillac.

USBPA : Malietoa Hingano

A Bourg-en Bresse, pour densifier le milieu de terrain on a choisi de faire appel au trois-quarts centre Malietoa Hingano. Né en Australie, c’est à La Rochelle qu’il débarque en 2014 en tant que joker médical de Gonzalo Canale. Il dispute 14 rencontres de Top 14 cette saison, et inscrit un essai crucial face au RCT en fin de saison, une réalisation qui a marqué les esprits du côté de Marcel-Deflandre.

Après deux saisons pleines avec les Maritimes, il signe pour deux ans au Japon chez les Honda Heat. Il fait son retour en Top 14 en 2018 à Clermont, de nouveau comme joker médical, mais il ne dispute que deux rencontres. La saison suivante est également décevante, il ne joue qu’à 4 reprises avec le Stade français, mais devient international tongien. Il est sélectionné pour la Coupe du monde 2019 et s’engage à l’Aviron bayonnais, avant que sa saison soit écourtée en 2020 pour les raisons que l’on connaît. Il sort d’une saison à 14 matchs avec le club basque, ses 103 minutes disputées lors de l’access match face au BO n’auront pas suffi à sauver le club. Capable de jouer également à l’aile, il devra apporter toute son expérience à la ligne de trois-quarts bressane.

AS Béziers Hérault : Lionel Beauxis

Le célèbre demi d’ouverture et international français se lance un nouveau défi qui pourrait être le dernier de sa carrière de rugbyman pro. Formé à la Section paloise, c’est au Stade français qu’il explose entre 2006 et 2011, en remportant un bouclier de Brennus en 2007, quelques mois après son titre de champion du monde U21 (il avait inscrit tous les points de son équipes en finale, soit 6 pénalités et 2 drops). Et surtout quelques mois avant de briller durant la Coupe du monde 2007 avec la grande équipe de France, notamment en quarts face aux Blacks. Il continue de performer sous les couleurs du Stade toulousain, glanant un second Brennus en 2012, mais il a du mal à confirmer toutes les attentes placées en lui. Il décide alors de rejoindre l’UBB en 2014, durant son passage il semble perdre un peu de sa superbe et ne parvient pas à qualifier le club pour les phases finales.

Il pose ses valises à Lyon en 2017. Contre toute attente, il retrouve un très bon niveau. Son jeu au pied précis et sa bonne animation offensive lui permettent d’être rappelé avec le XV de France pour le Tournoi des 6 Nations 2018. On retient surtout de ce passage quelques actions un peu incongrues comme son oubli de dégager en touche après la sirène face aux Anglais alors que les Bleus mènent au score. Il poursuit un an de plus avec le LOU avant de prendre la décision de rejoindre Oyonnax et d’apporter toute son expérience en Pro D2. Après une saison stoppée prématurément, il participe la saison dernière à la qualification de son équipe pour les phases finales, mais Oyo s’incline en demi-finale face à l’USAP. Malgré son âge avancé (35 ans), Lionel Beauxis voudra apporter toute son expérience à Béziers et profiter de son pied pour se mettre en évidence avec la nouvelle règle du 50/22.

Lionel Beauxis, ce génie parfois incompris.

US Colomiers : Michele Campagnaro

Il est l’une des figures du rugby italien des années 2010. C’est à Trévise qu’il débute sa carrière professionnelle entre 2012 et 2015 avant de prendre la direction de l’Angleterre. Tout d’abord pour participer à la Coupe du monde avec la Squadra Azzura, puis pour évoluer sous les couleurs d’Exeter. Il En 2018 il quitte les Chiefs avec lesquels il avait remporté le titre de champion d’Angleterre un an plus tôt, pour rejoindre un club mythique, les London Wasps. En 2019, après une deuxième Coupe du monde disputée, il change une nouvelle fois d’équipe, et signe chez les Harlequins. Malheureusement, une grave blessure contractée au genou droit en janvier 2020 l’éloigne des terrains pour une durée de 18 mois.

Campagnaro avait impressionné lors du Tournoi 2016.

Après un an et demi sans jouer, c’est à Colomiers que Michele Campagnaro veut relancer sa carrière. Âgé de 28 ans, s’il retrouve son meilleur niveau avec l’USC, sa puissance et sa détermination pourraient lui permettre de devenir très rapidement l’une des principales attractions du championnat. C’est un gros risque pris par le staff columérin, mais la chance sourit aux audacieux…

Sur le papier, les joueurs que nous venons de vous présenter ont les qualités pour réussir leur saison en Pro D2. Mais comme toujours, certains d’entre eux seront considérés comme d’excellentes pioches et d’autres comme des erreurs de casting à l’issue de la saison. Alors Top ou Flop ? A vos pronos !

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