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L’Espanyol promu, le retour d’un grand de Liga

Septième. C’est la place qu’occupe l’Espanyol dans le classement all-time de la Liga. Avec 86 saisons au compteur, plus de 2 900 points engrangés en quelque 2 750 matchs, le club fait partie des plus grands clubs du football espagnol. Après une saison en deuxième division, les Catalans sont de retour en première division. Chapitre 3/3.

« Ça a été un choc de se retrouver en Segunda, après 26 saisons passées en Liga, avoue @RCDEspanyol_FRA, compte fan français suivant le club. Mais finalement, l’année passée a été assez tranquille, grâce au sursaut d’orgueil de nos Pericos. Malgré quelques passages à vide et l’absence de Raúl de Tomás, la saison a été rassurante. » Le club a non seulement réussi à retrouver la Liga directement après sa relégation, mais a surtout décroché le titre de champion face à Mallorca (pour 17 petits buts).

Un mercato plein de promesses

L’objectif posé sur la table en début de saison est clair. Avant de « se montrer dans les années à venir et s’installer comme une équipe du Top 10 du championnat », continue-t-il, il faut assurer le maintien. Le mercato réalisé permet de l’envisager sérieusement. Fransisco Rufete, le directeur sportif, a réussi à conserver les cadres de l’équipe : Adrià Pedrosa (arrière gauche), Sergi Darder (milieu central), Javi Puado (ailier gauche), Adrián Embarba (ailier droit) et Raúl de Tomás (avant-centre).

Raúl de Tomás après son but face à l’Atlético (Crédit : RCD Espanyol).

Mais l’équipe s’est également intelligemment renforcée. « Notamment avec l’arrivée de Manu Moralnes (milieu central), en provenance de Villarreal, qui a de nombreuses qualités dans la conservation de balles et qui, grâce à sa vision de jeu, fait circuler de manière cohérent le ballon. » Mais c’est bien vers le secteur défensif que l’urgence se faisait sentir. « Aleix Vidal (arrière droit) et Sergi Gomez (défenseur central), deux joueurs d’expérience viennent consolider l’arrière-garde, qui en a sérieusement besoin par moment. »

Il y a quand même un point noir dans ce mercato. « Malgré l’achat de Landry Dimata, j’aurais aimé voir un deuxième attaquant arriver, pour suppléer de Tomás. On parlait, à un moment, de Loren Morón, du Bétis, mais ça ne s’est finalement pas fait », regrette @RCDEspanyol_FRA, qui pointe du doigt également le manque d’un défenseur capable de sortir le ballon rapidement pour aller trouver le secteur offensif lors des contre-attaques, ce qui, selon eux, manque dans l’effectif.

Un début de saison difficile mais prometteur

« L’Espanyol a, certes, perdu face à l’Atlético, mais l’équipe sait maintenant le chemin qu’il faut emprunter pour que leur retour en Liga se passe bien. » C’est de cette manière que le quotidien AS débutait son compte-rendu de la rencontre entre le champion en titre et le promu. Malgré leur défaite au bout du temps additionnel, les Catalans ont livré une très bonne première mi-temps (7 tirs, 62,24 % de possession, 86,81 % de passes réussies). Toujours selon le quotidien, cela s’expliquerait par le changement de système, « qui ressemblait plus à un 4-3-3 qu’au 4-2-3-1 utilisé habituellement ». Les bonnes prestations de Manu Morlanes, qui a su initier le jeu proprement, un Darder inspiré et un Melendo, plus libéré qui a su faire la connexion entre le milieu et ses attaquants, sont à souligner.

Mais les trois changements opérés par El Cholo à la mi-temps (entrée de Kondogbia, Lemar et Renan Lodi) auront eu raison des joueurs de Vicente Moreno. Calero a également rechuté, fragilisant un peu la défense. « Il n’y a pas énormément de faiblesses dans cette équipe, poursuivent les fans français. Si on devait en citer une, ça serait inévitablement la relance. Énormément de ballons sont gâchés sur de longues relances qui sont, en somme, inutiles. » Sur 345 passes longues tentées (plus de 27 mètres), seules 166 ont été réussis, soit 48,1 %, troisième total le plus faible de Liga (92e des cinq plus grand championnats). Une tendance que l’on retrouve dans les mètres gagnés par la passe : quelque 7 068 mètres. L’Espanyol est, ni plus ni moins, l’équipe du championnat la moins efficace dans ce domaine (88e du Big five).

Aleix Vidal face à Koke (Crédit : RCD Espanyol).

Une transition qui ne permet pas de se montrer suffisamment dangereux. Avec un seul but marqué en quatre matchs, les Catalans peinent. Ce n’est pourtant pas faute de tenter (10,25 frappes par match). Problème, à peine un tiers d’entre elle trouve le cadre.

Son joueur à suivre

Nico Melamed : « Ce jeune milieu offensif va énormément compter cette saison. C’est notre coup de cœur. » Avec le numéro 21 sur le dos, ce pur produit de formation est seulement le deuxième joueur à hériter de ce chiffre après le décès de Dani Jarque, emblématique capitaine. « Je le défendrai avec enthousiasme, passion et responsabilité » avait-il annoncé.

Nico Melamed (Crédit : RCD Espanyol)

Quelques données 

Année de création : 1900.

Président : Chen Yansheng (CHI)

Stade : RCDE Stadium.

Palmarès : 4 Coupe d’Espagne (1929, 1940, 2000, 2006) et 2 fois champions de deuxième division (1994 et 2021). Vainqueur de l’Intertoto en 1968.

Dernière saison en Liga : 2019/2020.

Entraîneur : Vicente Moreno.

XI probable :

Maillot :

Maillot domicile de l’Espanyol (Crédit : RCD Espanyol)

(Crédit image mise en avant : RCD Espanyol)

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