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NBA – Conférence Est [1/4] : Magic, Pistons et Cavs encore un peu de patience ?

Dans moins d’un petit mois, les fans de basket du monde entier pourront profiter du retour de la ligue la plus suivie au monde : la NBA. À cette occasion, le CCS vous propose d’analyser les trente franchises en lice autour de plusieurs thématiques. On commence dès maintenant avec les mauvais élèves de l’Est.

Pour décider de l’ordre d’apparition des franchises, un consensus a été réalisé avec les différents pronostics des rédacteurs du CCS. C’est ainsi que nous retrouvons parmi les plus modestes équipes à l’Est : le Magic d’Orlando, les Pistons de Detroit et les Cavaliers de Cleveland. Trois franchises pleines de potentiel, avec probablement de futures stars de ligue, mais encore trop vertes pour performer et opérer un basculement décisif vers les Playoffs cette saison.

🗡️ Cleveland Cavaliers 🏀

Rocket Mortgage FieldHouse

📝 Bilan 2020-2021 : 13ème de la Conférence Est – 22 victoires / 50 défaites

🔄 Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 13/20
La direction des Cavs s’est laissée convaincre par les brefs éclats du duo SexLand’ la saison dernière. Une 13ème place de la Conférence Est encourageante et suffisante pour tenter des coups de poker durant cet été 2021. Tout d’abord, Cleveland a hérité du choix numéro 3 de la Draft 2021 laissant la pression de choisir entre Jalen Green et Evan Mobley aux Rockets. Après la sélection de Green par Houston, les Cavs n’ont pas à réfléchir et choisissent logiquement l’intérieur d’USC, Evan Mobley, puissant, polyvalent, à très haut potentiel mais encore un peu vert pour avoir un effet immédiat en NBA. Un seul choix, un choix logique, un bon choix : Koby Altman ne s’est pas trompé.

Sur le reste du marché estival, les Cavs ont allié des opérations bien senties et d’autres plus énigmatiques. En premier lieu, Altman a réussi à enrôler le meneur de jeu expérimenté et convoité, Ricky Rubio. L’Espagnol de 30 ans est arrivé en provenance de Minnesota contre Taurean Prince et un second tour de draft en 2022 (appartenant à Washington). Le mouvement le plus discutable est celui concernant l’arrivée de Lauri Markkanen dans l’Ohio. Désireux de quitter les Bulls, l’intérieur finlandais n’a pas réussi à confirmer après deux bonnes premières saisons. Surtout dans cet échange, les Cavs ont perdu une pièce importante de leur rotation : Larry Nance Jr. Un excellent coéquipier et un redoutable défenseur. Nance Jr. prend la direction de Portland, alors que Derrick Jones Jr. rejoint Chicago. Markannen, un 4 qui s’écarte avec une défense discutable… cela ne nous rappelle personne ? Kevin Love évidemment. Les similitudes entre les deux joueurs sont nombreuses mais l’ex Bulls a encore du temps pour prouver son réel niveau aux yeux de la NBA. Ce n’est pas le cas de Love qui continue de brider le projet de reconstruction des Cavs. Le dossier Love a animé l’été de Cleveland, encore une fois. Aucun trade n’a abouti et le buy-out a été exclu par les deux parties. Kevin Love est encore là et il faudra faire avec pour JB Bickerstaff.

Pour terminer leur été, les Cavs ont ajouté un joueur qui à déçu du côté de Chicago après une formidable carrière universitaire à Michigan State : Denzel Valentine. Ce garçon a du potentiel malgré qu’il arrive à ses 28 ans. Notons aussi l’importante re-signature de Jarrett Allen, qui s’est accordé avec les Cavs pour 100M$ sur 5 ans. Cleveland a réussi à conserver Collin Sexton malgré les nombreuses rumeurs mais n’a toujours réussi à se débarrasser de Kevin Love. L’ajout de Rubio est une très bonne pioche, celui de Markannen peut s’avérer payant.

🤯 LA question de la saison :

Comment organiser la rotation intérieure des Cavs ?

Source : Cavaliers Nation

Les lignes arrières des Cavs semblent déjà bien hiérarchisées avec le trio Garland/Sexton/Okoro en starter et Rubio/Windler/Osman en rotation. Si les deux derniers cités ne sont pas des remplaçants de premier choix, ils restent les meilleurs options pour sortir du banc. Valentine et Kevin Pangos viendront gratter les dernières minutes. Mais comment gérer l’intérieur ? Le poste de centre titulaire est logiquement promis à Jarrett Allen surtout après sa juteuse prolongation. Le rookie Evan Mobley est un poste 4 naturel mais il lui reste encore beaucoup de travail pour prendre ce poste de manière définitive dès les premiers matchs. Mobile et défensif, Mobley devrait prendre le rôle de pivot remplaçant derrière Allen. Qui évoluera en ailier fort titulaire ? Kevin Love ou Lauri Markkanen ?

Aucun des deux ne présente réelles certitudes. Cependant, si Love reste en pleine santé, JB Bickerstaff va se retrouver avec quatuor plutôt complémentaire, ou du moins équilibré. Cette profondeur sur les postes intérieurs est assez rare chez les Cavs pour être souligner. Voici la combinaison la plus probable sur les postes 4 et 5 : Jarrett Allen/Kevin Love, Allen compensera les errances défensives de Love, aura de la place dans la raquette et permettra à Allen de box-out sur les rebonds offensifs pour que Love sanctionne de loin. Back-up : Evan Mobley/Lauri Markkanen, même fonctionnement. Avoir deux paires avec les mêmes profils permet de construire une certaine régularité, plus simple pour appliquer des plans de jeu avec les starters ou les remplaçants. Surtout cette combinaison permet d’intervertir Love et Markkanen en fonction des formes respectives. Le potentiel de Mobley à s’écarter est connu mais encore perfectible. Si Bickerstaff souhaite mettre en place une line-up « full defense », il est tout à fait possible d’associer Allen à Mobley. En revanche, vous l’aurez compris, l’association totalement proscrite est celle entre Love et Markannen. La gestion des rotations intérieures sera un réel défit pour le coach des Cavs qui devra, lui aussi, faire ses preuves puisqu’il a cette saison suffisamment de matière pour construire une identité de jeu.

🧐 LE joueur à suivre : Lauri Markkanen

La solution offensive des Cavs ? (Photo NBA.com)

Beaucoup de joueurs des Cavs devront confirmer la saison prochaine. Garland, Sexton, Okoro, même Allen seront scrutés par les fans de Cleveland qui descelleront chaque petit point de progression ou de régression. Mais s’il y a un joueur qui peut faire passer un réel cap aux Cavs, c’est bien le nouvel arrivant : Lauri Markkanen. Le Finlandais possède un immense point commun avec la franchise en deuil de LeBron James : décoller, enfin. On le sait, le mot d’ordre de JB Bickerstaff pour la saison dernière était « défense » avec la volonté de construire une identité féroce et combative. L’intensité était là mais la performance collective beaucoup moins convaincante. Le départ de Larry Nance Jr. ne va pas aider à redresser la 25ème défense de la ligue la saison dernière. Mais le chantier des Cavs était encore plus impressionnant en attaque.

28ème attaque de la ligue et pire pourcentage (33%) à 3pts de NBA, voilà le terrible constat. L’arrivée de Jarrett a fait du bien mais l’offensive des Cavs a montré de terribles limites. Après des années à Chicago aussi frustrantes qu’intrigantes, le Finlandais manque de références. Il a du talent entre les mains mais ne l’a montré que sur de courtes périodes. Quand il est agressif et impliqué offensivement, il est très bon. Mais parfois en retrait face à Zach LaVine et trop souvent blessé, il n’a pas pu vraiment s’exprimer chez les Bulls. Markkanen est capable de soulager les Cavs dans cette zone des 3pts. L’envie de se relancer et moins de pression dans l’Ohio qu’en Illinois, puisque les Cavs ont moins d’ambitions pour le moment que les Bulls, seront-ils suffisants ? Réponse dans la saison à venir.

🔮 Prédiction du CCS : 13ème de la Conférence Est

Les Cavaliers se sont renforcés mais l’ensemble de la Conférence Est aussi. Difficile de mettre une équipe derrière eux exceptés les Pistons et le Magic. Les Cavs sont sur une bonne voie et rêvent des Playoffs. Au CCS, nous estimons qu’il est encore trop tôt pour les voir venir concurrencer des franchises bien établies. En revanche, si nous devions attribuer une seule étiquette « outsider pour le Play-In » c’est aux Cavs que nous la donnerions. Dans le meilleur des scénarii, Cleveland est capable de rivaliser avec les Pacers, les Wizards ou encore les Raptors. Wait and see pour les Cavs.

⚙️ Detroit Pistons🏀

Little Caesars Arena (Photo : Freep.com)

📝 Bilan 2020-2021 : 15ème de la Conférence Est – 20 victoires / 52 défaites

🔄 Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 14/20
Deuxième saison consécutive à 20 victoires pour la franchise du Michigan, le calvaire de Detroit se poursuit en NBA même si l’horizon semble enfin s’éclaircir. Quelques satisfactions tout de même pour la saison 2020-21 : un Jeramy Grant scoreur, un Saddiq Bey terriblement efficace, des bonnes sorties de la part de l’autre rookie, Isiah Stewart. Gros bémol, pour les français, Killian Hayes blessé presque toute la saison et un Sekou Doumbouya progressivement écarté de la rotation. Alors, comme souvent en NBA, l’éclaircie vient d’une loterie chanceuse. Les Pistons ont hérité du premier choix de la Draft 2021, un choix terriblement convoité puisqu’il permet de sélectionner LE prospect considéré comme « au-dessus du lot », un certain Cade Cunningham.

La simple sélection de Cade Cunningham constitue déjà une bonne draft. Mais avec leurs choix tardifs, les Pistons ont réussi à sélectionner deux joueurs qui pourront aider la rotation dès leur première année. En 42, Detroit met la main sur un local, Isiah Livers, un joueur plafonné mais avec du coeur et une belle polyvalence. En 52, c’est Luka Garza, élu meilleur joueur NCAA en 2021 qui est sélectionné par Detroit. Garza a beaucoup de qualités offensives, notamment un tir extérieur très développé pour un intérieur, mais son manque criant d’athlétisme nous laisse sceptique sur sa potentiel réussite en NBA. Néanmoins le garçon est un travailleur. Selon les dernières informations, l’intérieur d’Iowa aurait perdu une dizaine de kilos pour gagner en mobilité et être enfin non-négatif en défense. Suffisant pour les Pistons qui lui ont offert un contrat garanti. Pour les équipes en reconstruction, il est logique de donner davantage d’importance à la draft qu’aux signatures estivales. C’est pour cela que nous avons attribué la note de 15/20 aux Pistons.

Sur le reste du marché, deux signatures : celle de Kelly Olynyk, qui sort d’une excellente fin de saison avec Houston et Trey Lyles, habitué à ne pas défaire ses valises. Quelques prolongations aussi avec notamment celle de Hamidou Diallo et aussi celle de l’intéressant meneur, Saben Lee. Dans le sens des départs, rien de préjudiciable, sauf peut-être celle de Mason Plumlee. Notons évidemment le départ du français Sekou Doumbouya pour les Nets. Certes, le Français n’a pas bénéficié d’une pleine confiance de la part de Dwane Casey, mais il faut admettre que son attitude sur et hors des terrains n’est pas celle d’un jeune joueur qui cherche à se faire une place en NBA. Il faudra devenir plus sérieux, rigoureux et attentif pour percer, tu en as le talent Sekou.

🤯 LA question de la saison :

Comment mettre Cade Cunningham dans les meilleures conditions ?

Source : The Athletic

Vous l’aurez compris, Cade Cunningham sera évidemment l’attraction principale du côté de Detroit pour la saison prochaine. Vous pouvez retrouvez le profil complet de ce talent spécial ici. Mais très concrètement, le point forward de la fac d’Oklahoma State est un joueur très polyvalent aux mensurations d’ailier et aux aptitudes de lecture et de gestion du jeu d’un meneur NBA-ready. Capable de tenir le ballon, de scorer, intérieur et extérieur, défendre sur au moins trois postes, une vision d’exception, le tout agrémenté d’un mental de leader hors du commun et d’un sens du clutch-time indécent… Bref, un talent à part. Mais nous le savons, il y a un fossé entre le jeu NCAA et celui de la NBA. Lors du média day, l’entraîneur Dwane Casey l’a affirmé :

» Une chose que je sais, c’est que Cade ne sera pas un bust. Il n’en est pas un. C’est une chose que je peux vous garantir. Mais il y aura des difficultés liées à son développement. Nous devrons le soutenir. Il va avoir une cible dans son dos chaque soir, et c’est quelque chose que nous, ses coéquipiers, le staff, toute l’organisation, allons surveiller pour le soutenir. Il y a aura des soirs où il marquera 7 points et d’autres où il en marquera 25. »

Cette cible, Cade Cunningham l’a sur le dos depuis des années et ce fût le cas plus particulièrement lors de son unique saison en NCAA. Principale menace offensive, principal porteur de ballon, principal distributeur, Cunningham ne bénéficiait pas d’un casting élite chez les Sooners d’Oklahoma State. Mais c’est dans ce contexte délicat que le point forward a réussi à passer un cap offensivement, profitant des pièges tendus par les défenses pour développer son jeu. Pour transposer son talent en NBA, Cade Cunningham devra impérativement être soutenu par ses coéquipiers. Alors qui pour compléter le 5 de Detroit ?

La capacité de Cade Cunningham a attirer les défenses où il le souhaite est déconcertante. Ainsi, il semble logique que Dwane Casey choisisse des joueurs capables de sanctionner de loin sans pour autant avoir beaucoup besoin du ballon. Trois joueurs remplissent cette condition et, surtout, se sont montré très convaincant la saison dernière. Au poste 3, Saddiq Bey, le rookie chirurgien, devrait remplir à merveille le rôle de 3&D moderne lui qui tournait à 38% à 3pts l’année dernière sur 6,6 tentatives par match. Au poste 4, sans surprise, c’est Jerami Grant qui devra trouver le juste milieu entre son rôle de super défenseur à Denver et celui de first scoreur, l’année dernière à Detroit. Avec 22,3 pts de moyenne la saison dernière, il a dépassé de 10,3 sa moyenne de la saison 2019-2020. Son très honnête 35% à 3pts sur 6,1 tentatives (record en carrière) pourrait lui donner l’occasion de briller avec Cade Cunningham et sans lui. Car oui, Detroit aura besoin de Jerami Grant en seconde menace offensive. Enfin au poste 5, Dwane Casey aura le choix entre deux joueurs en fonction de la tactique mise en place. Pour un maximum de spacing (et d’expérience), le choix devrait se porter sur l’ex-Rockets, Kelly Olynyk. L’intérieur a été transféré de Miami à Houston en cours de saison, terminant à 19 pts de moyenne en 27 matchs avec les Rockets et un joli 39,2% à 3pts. Dans une autre configuration, Dwane Casey pourrait accorder davantage de minutes au sophomore Isaiah Stewart qui, grâce à son athlétisme et son jeu physique, pourrait bénéficier du jeu sur pick and roll de Cade Cunningham. Une question demeure, qui accompagnera le numéro de la Draft sur le backcourt des Pisons ? Coup d’œil sur le joueur à suivre.

🧐 LE joueur à suivre : Killian Hayes

(Photo by Garrett Ellwood/NBAE via Getty Images)

La première saison du numéro 7 de la Draft 2020 ne s’est pas passée comme prévue, loin de là. Le Français a alterné entre des performances douteuses et des blessures inquiétantes. Après seulement 7 rencontres, Hayes a failli manquer toute la saison en cas d’intervention chirurgicale à la hanche. Finalement le Français est revenu au mois d’avril pour disputer 19 matchs supplémentaires afin de terminer l’exercice 2020-21. Cette saison n’a laissé que des doutes à la direction des Pistons mais une saison rookie difficile n’est pas synonyme de carrière ratée non plus. La question la plus importante pour lui à l’approche de la nouvelle saison est : comment Killian Hayes peut-il évoluer aux côtés de Cade Cunningham ? Le numéro 1 de la Draft 2021 est un porteur de balle, un excellent gestionnaire et prend souvent le rôle de meneur de jeu. Hayes pourra-t-il s’épanouir sans le ballon ? Comment leurs jeux respectifs peuvent-ils se conjuguer ? Dans tous les cas, au moment de rédiger ses lignes, c’est bien le Français qui semble avoir la pôle position pour débuter aux côtés de Cunningham. Un argument vient renforcer la potentielle complémentarité entre les deux jeunes joueurs des Pistons : en NCAA, Cade Cunningham n’a quasi pas joué sans ballon. Avec Hayes à ses côtés, il pourra bénéficier de son talent balle en main pour développer son jeu off-ball. Leurs styles sont loin d’être incompatibles mais Killian Hayes joue déjà gros sur cette saison à venir. S’il ne parvient pas à s’épanouir avec Cade Cunningham, le choix de la franchise risque d’être rapidement tranché…

🔮 Prédiction du CCS : 14ème de la Conférence Est

Avec l’arrivée de Cade Cunningham, les Pistons peuvent désormais s’attacher à construire une effectif autour de ce probable futur franchise player. Il a tous les attributs pour mener Detroit dans la prochaine décennie. Mais pour la saison à venir, il semble que ce soit encore une phase de test. La direction du club doit trouver les bons éléments pour entourer sa pépite. Casey comme nous, s’attend à voir Cunningham avoir des difficultés dès sa première année, mais si ce garçon confirme qu’il possède un talent spécial, attention, les Pistons peuvent surprendre pas mal d’équipes à l’Est.

💫 Orlando Magic 🏀

Amway Center (photo : info-stade)

📝 Bilan 2020-2021 : 15ème de la Conférence Ouest – 21 victoires / 51 défaites

🔄 Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 12/20
La reconstruction du Magic était prévisible et peut-être pas aussi radicale que ce le fût en avril dernier. En quelques jours, Jeff Weltman s’est séparé du noyau dur de son effectif : Nikola Vucevic, Aaron Gordon et Evan Fournier ont fait leurs valises. Un reset total justifié par une nouvelle saison décevante minée par de nombreuses blessures. C’est donc vers l’avenir que se tourne la franchise de Floride et tout avenir en NBA passe par la Draft. Avec les choix 5 et 8, le Magic avait de quoi sélectionner deux fois dans le top 10 d’une Draft de haut niveau et ajouter de sérieuses perspectives à son effectif. En 5ème position, Orlando met la main sur le combo-guard de Gonzaga, Jalen Suggs. Avec le 8ème, c’est Franz Wagner des Wolverines de Michigan qui rejoint son frère Mo, arrivé de Boston dans le trade d’Evan Fournier. Avec Suggs, le Magic ajoute un prospect à haut potentiel, efficace des deux côtés du terrain avec mentalité de gagnant et l’attitude d’un leader. Il a tout le potentiel d’être un titulaire capable de diriger vocalement et sportivement la jeune garde du Magic. Intelligemment, Orlando ne s’est pas précipité sur un autre joueur à gros potentiel mais a préféré miser sur un joueur aux qualités connues, très polyvalent, encore jeune, mais au plafond peut-être moins élevé que des prospects encore disponible. Franz Wagner est un joueur intelligent, un parfait soldat qui ajoutera un peu de stabilité sur les ailes au milieux des nombreux freaks athlétiques que possède le Magic. Globalement une Draft réussie pour Orlando qui densifie encore son bassin de talents.

Sur le reste de l’été, le Magic est resté timide, convaincu d’avoir en sa possession suffisamment de talent pour débuter une reconstruction prometteuse. Exit les roles players tel que Dwayne Baccon, Otto Porter, James Ennis ou encore Chasson Randle et Sindarius Tornwell, il faut faire place aux jeunes dans l’effectif. Seul Robin Lopez est arrivé pour un an et encadrer les jeunes. Mais vous l’aurez compris, le Magic fait table rase, un changement de direction attendu, brutal peut-être, mais dans un timming idéal. Désormais, la question est de savoir comment organiser cette jeune liste.

🤯 LA question de la saison :

Quel sera le nouveau noyau dur du Magic d’Orlando ?

Source : Clutchpoint

Le Magic d’Orlando possède l’un des meilleurs bassins d’espoir de la NBA mais aussi l’un des plus énigmatiques. Peut-être partage-t’il ce statut avec les Rockets de Houston. Dans tous les cas, sous les ordres du nouvel arrivant Jamalh Mosley, Orlando devra lui aussi effectuer une sélection sur le moyen terme, c’est-à-dire, affiner son effectif pour en retirer les meilleurs éléments. Avant cette intersaison, le Magic possédait déjà quelques jeunes talents prometteurs : Markelle Fultz, numéro 1 de la Draft 2017, Jonathan Isaac, Mo Bamba, Chuma Okeke ou plus récemment Cole Anthony. Parmi ces cinq joueurs, deux sont abonnés à l’infirmerie. Blessé depuis la bulle, touché par la Covid-19, Isaac n’a pas disputé le moindre match la saison dernière mais devrait faire son retour en début de saison prochaine. Fultz n’a disputé que 8 rencontres en 2020 après avoir été victime d’une rupture des ligaments du genou. Un coup dur pour lui qui avait effectué des débuts de saison prometteurs à l’image de son exercice 2019-2020. En ce qui concerne Mo Bamba, toujours très attendu par les fans, il a réussi à trouver enfin sa place après le départ de Nikola Vucevic comme nous l’indiquions dans un de nos articles paru en mai dernier. L’ailier athlétique Chuma Okeke fût la révélation de l’année côté Magic la saison dernière. Déterminé et travailleur, Okeke devrait facilement évoluer sur un poste à l’aile, en complément avec Isaac, la saison arrivante. Le dernier de cette liste, Cole Anthony, a réalisé une saison rookie convaincante qui devrait lui assurer le poste de meneur titulaire pour la saison prochaine.

N’oublions pas aussi les derniers arrivés RJ Hampton et Wendell Carter Jr qui ont réalisé de très bons débuts avec la franchise. Une chose est sûre, Mosley a du choix, du choix de qualité et pourra mettre tous ces jeunes en concurrence pour les développer. Fultz et Anthony peuvent s’y disputer la place de meneur lorsque le first pick 2017 sera de retour, Jalen Suggs devrait débuter devant Garry Harris au poste d’arrière. Sur les ailes, Okeke et Isaac semblent être les meilleures options mais il faudra peut-être composer avec le rescapé Terrance Ross si le Magic souhaite l’échanger en cours d’année. Le rookie Franz Wagner devrait intégrer la rotation et palier les blessures. Au poste de pivot, pas de question pour l’avenir, Carter Jr et Mo Bamba vont devoir se battre devant le vétéran excentrique Robin Lopez. Avec un potentiel 5 majeur « full jeune », on pourrait voir débuter le futur noyau dur du Magic : Cole Anthony/Jalen Suggs/Chuma Okeke/Jonathan Isaac/Wendell Carter Jr. Terriblement excitant et complémentaire, le Magic devrait, avec ce genre d’alignement, être une franchise scrutée de très près par les amateurs de Draft et de jeunes talents.

🧐 LE joueur à suivre : Mo Bamba

Source : Orlando Sentinel

Encore une fois, il sera l’une des principales attractions d’Orlando. La fin de saison dernière a donné un aperçu de son talent mais là encore, le 6ème choix de la Draft 2018 s’est montré inconstant. Avec le départ de Vucevic, évoqué comme principal obstacle au développement du jeune pivot, beaucoup s’attendaient à voir Mo Bamba exploser en fin d’année. Il a réussi de belles performances comme son match à 22 pts et 15 rebonds contre Detroit ou celui à 5/6 à 3pts contre Milwaukee. Une magnifique perspective qui consolide l’intérêt des fans autour de ce joueur qui possède des qualités athlétiques et physiques tout à fait hors-norme. Mais si le départ de Vucevic a libéré Bamba d’un poids, la concurrence est toujours présente avec l’arrivée de Wendell Carter Jr sur la même période. La saison arrivante, Mo Bamba devra sans aucun doute affirmer sa régularité, notamment défensivement, pour que le Magic lui face confiance comme le pivot de l’avenir de la franchise.

🔮 Prédiction du CCS : 15ème de la Conférence Est

Sans aucune surprise, le Magic devrait rester au fond de la Conférence Est cette année encore. Trop jeune pour espérer créer l’exploit et l’effectif manque encore de hiérarchie bien établie comme ce peut être le cas dans les franchises évoquées plus haut. Cette saison sera tout de même décisive et pas uniquement une course au first pick 2022 puisqu’il faudra voir qui peut s’affirmer comme le leader de cette franchise. A ce petit jeu, Jalen Suggs a nos faveurs mais peut-il réellement s’affirmer dès sa saison rookie comme un franchise player à l’instar d’un Jalen Green ou d’un Cade Cunningham ? Réponse cette saison !

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