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NBA – Conférence Est [3/4] : Bulls, Celtics, Hawks, Heat et Knicks, les playoffs en ligne de mire !

Pour décider de l’ordre d’apparition des franchises, un consensus a été réalisé avec les différents pronostics des rédacteurs du CCS. C’est ainsi que nous retrouvons entre la 4ème et la 8ème place des franchises habituées aux joutes des playoffs dans leurs histoires. Focus sur le Miami Heat, les Atlanta Hawks, les Boston Celtics, les Chicago Bulls et enfin les New York Knicks ! Let’s go !

Avant de réaliser notre focus sur les favoris de la Conférence Est, nous nous penchons sur les contenders déclarés pour la saison à venir, entre ambition et projet à court-moyen terme touchant au but, ces cinq franchises se sont renforcées plus ou moins afin d’obtenir la meilleure place possible en vue des playoffs. Le Miami Heat, ancien finaliste 2020, et après une saison très moyenne en 2021, souhaite retrouver son statut de prétendant au trône de l’Est à minima. Les Atlanta Hawks veulent confirmer leur dernier run en playoffs qui les a vu atteindre la finale de Conférence face aux Bucks, futurs champions. Du côté des Boston Celtics, Brad Stevens a laissé sa place à Ime Udoka au coaching mais les ambitions restent les mêmes malgré un recrutement douteux à l’inverse des Chicago Bulls qui, de leur côté, peuvent réaliser un vrai step up cette saison avec les arrivées estivales au sein de la franchise. Enfin les New York Knicks espèrent revoir une nouvelle fois les playoffs après avoir surpris la commu basket en obtenant une quatrième place la saison dernière. Allez, on passe tout ça au crible !

Miami Heat

Bilan 2020-2021 : 6ème de la Conférence Est – 40 victoires/32 défaites

Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 15/20
Le Heat a fait parlé de lui cet été en s’attachant les services du champion 2019, Kyle Lowry. Historique des Raptors, le meneur souhaitait trouver une équipe avec des ambitions a contrario des Raptors qui se dirige tout droit vers la case « rebuilt ». Encore envieux de décrocher une autre bague c’est donc à Miami Beach que Lowry pose ses valises. En échange c’est Goran Dragic qui est envoyé à Toronto dans ce sign-and-trade. Kendrick Nunn s’en est allé vers les Lakers en compagnie de Trevor Ariza, Andre Iguodala est retourné chez les Warriors en compagnie de Nemanja Bjelica qui n’aura joué que très peu sous le maillot floridien. P.J. Tucker, quant à lui, champion à Milwaukee, arrive pour 2 ans à l’instar de Gabe Vincent et Max Strus. Markieff Morris a signé pour une saison et enfin, au niveau des re-signatures, c’est bon pour Jimmy Butler, Duncan Robinson, Victor Oladipo, Dewayne Dedmon et Udonis Haslem. C’est un effectif complet à disposition pour Erik Spoelstra, avec une consonnance défensive forte, du danger sur tous les postes en attaque et une profondeur de banc tellement importante dans la NBA moderne.

Miami a tout pour réaliser une saison où ils peuvent titiller les grands favoris que sont les Bucks de Giannis Antetokounmpo et les Nets de Kevin Durant, ainsi que de valider cette année le run en playoffs 2020 qui ne les a vu s’incliner qu’en finale face aux Lakers. Déjà composé d’un effectif très solide, et si les joueurs majeurs restent en bonne santé d’ailleurs, l’ajout de Lowry est un fit très intéressant. Aux côtés de Jimmy Butler, Bam Adebayo, des shooteurs tels que Duncan Robinson et Tyler Herro et des chiens de garde comme P.J. Tucker et « Kieff » Morris, c’est une petite armada que Pat Riley a réussi à construire. Le message est clair tout comme les ambitions : 2020 n’était pas un évènement isolé et une réapparition au minimum en finale de Conférence est un minimum syndical !

LA question de la saison :

La défense du Heat, un retour aux sources ?

Source : Overtimeheroics

On souhaite bonne chance aux équipes qui vont se fader cette équipe de Miami, surtout un soir de rencontre de playoffs d’ailleurs. A l’image de l’équipe de la fin des années 90 incarnée par Zo Mourning ou bien de celle des Three Amigos au début des années 2010, c’est défensivement que le Heat pourrait devenir impressionnant. Bam Adebayo progresse encore et toujours et la médaille d’or obtenue aux Jeux Olympiques cet été ne lui a été que bénéfique dans son évolution. Il est tout de même un poste 5 All Star rappelons le. A ses côtés dans la peinture au poste 4, Tucker et Morris feront le job, surtout quand sera venu le temps des playoffs, Butler sur les postes 2 et 3 n’est plus à présenter quant à ses qualités de défenseur élite, à l’instar de Lowry sur le poste 1. Tiens, tiens, ça ne serait pas une équipe taillée pour être la bête noire des Bucks et des Nets ?

LE joueur à suivre : Kyle Lowry

Source : Heat Nation

« Pour moi, c’est le titre de champion ou rien. Aller à Miami, c’est une situation, où j’ai le sentiment que c’est ce qu’ils veulent faire. J’ai un ami proche, là-bas en Jimmy Butler et j’ai l’impression qu’à Miami, c’est vraiment ce qu’ils veulent faire. Si vous ne jouez pas pour le titre de champion, pour quoi jouez-vous alors ? C’est le seul axe de réflexion que j’ai eu lors de ma free agency. » Kyle Lowry

Le message est limpide pour Lowry, il n’est pas venu en Floride pour préparer sa retraite au soleil. Encore assoiffé de victoires et désireux de récolter une nouvelle bague après celle de 2019, le joueur vétéran de 34 ans tournait encore la saison dernière à 17 points et 7 passes en 35 minutes. Ajoutez à cela ses capacités de défenseur extérieur, roi du passage en force et sacré gaillard pour un petit gabarit, Lowry a tout pour assumer son rôle pour les 3 années de contrat (et 85M$) le liant au Heat . Sachant se délaisser du ballon et laisser les coéquipiers qui ont la main chaude, homme intelligent et leader, c’est un ajout parfait pour cette équipe qui repose sur une grosse défense et un jeu offensif basé sur le tir à 3 points et les pénétrations d’un Jimmy Butler (et d’un Victor Oladipo retrouvé ?).

Prédiction du CCS : 4ème de la Conférence Est

C’est dans le top 4, et donc l’avantage du terrain au premier tour des playoffs, que la rédaction voit le Heat terminer la saison régulière. Miami aura sans doute une petite période de rodage en début de saison, le temps de trouver une homéostasie entre Butler et Lowry, le reste de l’effectif suivra. Se nourrir du sweep reçu au premier tour face aux Bucks doit leur apporter ce sentiment de revanche. Cette année Miami regardera vers le haut et les voir dans le Top 3 ne serait pas étonnant surtout si des adversaires en règlent pas leurs problèmes assez vite (coucou Philly). Affaire à suivre.

Atlanta Hawks

Bilan 2020-2021 : 5ème de la Conférence Est – 41 victoires/31 défaites

Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 12/20
Les finalistes de la dernière finale de Conférence ont effectué une offseason sérieuse. En premier lieu les prolongations de contrat de Trae Young, John Collins et Clint Capela, c’est à dire les trois cadres des Hawks. Une bonne chose de faite pour la direction d’ATL qui ont donc dorénavant ces joueurs sous contrat jusqu’en 2024, de quoi travailler dans la sérénité. Afin d’épauler Capela à l’intérieur, Gorgui Dieng a paraphé un contrat d’une année tout comme l’ailier-arrière Solomon Hill. Ancien meilleur sixième homme de l’année, Lou Williams repart également avec les Hawks pour une saison et, dans un trade à 3 équipes, les Hawks ont envoyé Kris Dunn et Bruno Caboclo en retour de Delon Wright de la part de Sacramento. Côté départ enfin Tony Snell s’en est allé vers Portland. Dernièrement l’ancien numéro 3 de draft Jahlil Okafor s’est engagé pour se relancer une énième fois et, cocorico, Timothée Luwawu-Cabarrot s’est vu offrir un contrat d’un an non garanti ce qui lui impose d’être au taquet lors du training camp qui arrive à grand pas.

LA question de la saison :

La finale de conférence est-elle une surperformance ou une évolution logique ?

Source : AJC

Les Hawks ont réalisé un run en playoffs que peu de monde, hormis les fans invétérés d’Atlanta, avaient pu prévoir surtout lorsqu’en plein milieu de saison le GM Travis Schlenk décida de remercier Lloyd Pierce, dont le discours ne passait plus avec les cadres, pour Nate McMillan. Après un premier tour maîtrisé face à des Knicks en surrégime toute la saison, c’est face à des Sixers encore fois décevants en postseason que la performance a été réalisé. Solidaires, collectifs ou portés par un Trae Young de gala, les Hawks ont passé l’obstacle avant de s’incliner face aux futurs champions les Milwaukee Bucks, le tout avec un Young absent aux games 4 et 5 après s’être fait une entorse lors du game 3, rappelons le. De plus ce n’était que la deuxième fois de sa carrière que McMillan permettait à son équipe de passer un tour de playoffs, la première c’était en 2005 lorsqu’il coachait les Sonics de Seattle, une éternité. La saison qui se profile sera donc la réponse à notre question et elle donne de l’intérêt à suivre cette franchise. Avis aux amateurs !

LE joueur à suivre : Trae Young

Source : USA Today

C’est LE franchise player des Hawks, c’est un secret de polichinelle, sa prolongation de contrat à 207M$ sur 5 ans le démontre, la direction d’Atlanta a fait un all in sur son meneur estampillé « Stephen Curry like » tel que les médias US aime à le rappeler. All Star dès son année sophomore il n’a pas eu cet honneur en février dernier, la faute à une baisse de 4 points sur sa moyenne de points et surtout à une concurrence plus forte au niveau des places sur le backcourt à l’Est (coucou James Harden). Qu’importe il a tout bonnement été stratosphérique en playoffs, passant par 3 fois la barre des 30 points, se mettant le public des Knicks à dos, et à raison d’ailleurs pour le meneur, pour finir sur une perf à 36 points au Madison Square Garden et une élimination des new yorkais. Il écoeure les Sixers ensuite dès le game 1 avec 48 points et une reprise de l’avantage du terrain. Shooteur longue distance létal, une technique au-dessus du lot alimentant les highlights et une bonne vision du jeu, Trae Young a tout en magasin pour passer encore un cap dans son évolution. Prochaine étape dans sa progression ? La régularité dans ses prestations. Avec son meneur en bonne santé les Hawks peuvent encore voir loin !

Prédiction du CCS : 5ème de la Conférence Est

L’effectif d’Atlanta est resté le même, Travis Schlenk a opté pour la stabilité, sans renfort impactant. L’effectif est encore assez jeune, à noter l’évolution de De’Andre Hunter en 3&D de qualité, le tout est encadré par des vétérans encore productifs par période tels que Lou Williams, Danilo Gallinari et Bogdan Bogdanovic. La profondeur de banc est intéressante mais la question reste la même que l’année dernière, quid de la défense ? Et c’est là que le bât blesse. A défaut de hustle en défense ce sont quelques matchs qui vont être laissé en route par rapport aux favoris.

Boston Celtics

Bilan 2020-2021 : 7ème de la Conférence Est – 36 victoires/36 défaites

Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 9/20
Les C’s ont été actifs cet été mais les moves n’ont pas été convaincants aux yeux de la Green Nation et certains fans comparent cette intersaison plus à du bricolage qu’autre chose. Ils ont commencé en se séparant de Kemba Walker en l’envoyant à OKC (il a depuis signé aux Knicks, ndlr) en échange d’un ancien de la maison en la personne d’Al Horford et de Moses Brown. Ce dernier fût envoyé à Dallas afin de récupérer Josh Richardson. Conscient que la greffe Tristan Thompson n’a pas été un succès il a été envoyé aux Kings dans un trade à 3 qui a vu arriver Bruno Fernando et Kris Dunn des Hawks. Ce dernier a pris la direction des Grizzlies en compagnie de Carsen Edwards pour accueillir l’intérieur espagnol Juan Hernangomez. Un ancien de la maison Enes Kanter s’est engagé également pour une saison au minimum vet. En manque de meneur de jeu c’est Dennis Schröder, plus en odeur de sainteté aux Lakers (coucou Magic), qui pose ses valises dans le Massachussetts afin de donner un coup de main à Marcus Smart, ce dernier n’étant pas un meneur naturel. Enfin, motivé à rester évoluer au TD Garden mais n’ayant pas trouvé d’entente avec Danny Ainge et le front office, Evan Fournier s’est engagé avec les New York Knicks.

LA question de la saison :

Quelle vision à court terme Danny Ainge a t’il laissé à Brad Stevens ?

Source : News Basket Africa

Franchise historique et ambitieuse, les Boston Celtics préparent quelque chose mais on ne sait pas toujours quoi, qui, qu’est ce donc ce projet pour enfin remporter ce 19ème titre tant attendu depuis 2008. Après le flop Kyrie Irving c’est également le même ressentiment lorsque l’on évoque Kemba Walker sous le maillot vert. D’après des faits rapportés ce dernier ne joue que sur un genou depuis quelques saisons, vérité ou spéculation, l’avenir nous le dira. Ajoutez à cela une élimination en finale de conférence en 2016 face aux Cavs de LeBron James puis Gordon Hayward qui se fracture la cheville dès son premier match en 2017, une élimination qui s’en suit la même saison au match 7 de nouveau face aux Cavs, de nouveau en finale de conférence. Dur. Re-finale de conférence dans la bulle d’Orlando en 2020, cette fois ci face au Heat, une nouvelle fois le chemin vers les Finals s’arrête à ce stade. Il semblerait qu’un plafond de verre soit atteint par ce collectif. Trois solutions s’offrent dorénavant à Brad Stevens, tout nouveau GM des C’s : Soit le choix est de faire confiance en l’avenir et au développement des jeunes tels que Robert Williams, Payton Pritchard et consors mais les cadres que sont Jayson Tatum ou bien Jaylen Brown sont bourrés d’ambition et une divergence d’opinion pourrait créer (certainement) des frictions au sein de la franchise. Soit un électrochoc doit être réalisé et un blockbuster trade pourrait voir le jour bientôt (Damian Lillard ?) mais pour cela il faudra en payer le prix et certains cadres. Sinon c’est une saison « quelconque » qui s’ouvre à l’effectif bostonien, les ajustements étant réalisés afin d’ouvrir une masse salariale et signer l’été prochain un gros bonnet (Bradley Beal ?), problème, les meneurs élites ne seront pas pléthores pour la free agency 2022. Good Luck Brad !

LE joueur à suivre : Dennis Schröder

Source : NBA Buzz

« Franchise NBA cherche meneur de jeu. Expérience requise exigée ». Cette annonce aurait pu être celle des Celtics cet été. Après l’échange réalisé avec OKC pour se séparer de Kemba Walker (et de son contrat conséquent), Boston ne se retrouvait qu’avec le rookie Payton Pritchard à la mène en meneur naturel et Marcus Smart. Léger, beaucoup trop léger pour la NBA moderne. C’est donc le meneur allemand Dennis Schröder qui pose ses valises en provenance des rivaux historiques que sont les Lakers. Performant en tant que meneur titulaire avec les Hawks mais aussi performant en tant que sixième homme avec le Thunder en backup de Chris Paul, Schröder sait s’adapter aux situations qu’on lui propose. Ayant décliné une offre de 80M$ de la part des Lakers, snobé par toute la NBA, lui qui pensait obtenir un contrat aux alentours des 100M$ et en incapacité de jouer pour l’Allemagne aux J.O. pour un défaut d’assurance, Schröder a de quoi être revanchard cette saison et c’est tout ce que l’on souhaite aux Celtics.

Prédiction du CCS : 6ème de la Conférence Est

C’est à la dernière place qualifiant directement pour les playoffs que le consensus de la rédac CCS place les Celtics. Les voir plus haut paraît improbable à moins d’une masterclass au coaching d’Ime Udoka pour sa première saison en tant que head coach. Les voir au play-in paraît beaucoup plus probable similairement à la saison dernière. En chantier mais toujours avec cet esprit de compétitivité et de résilience les C’s vont devoir charbonner cette année !

Chicago Bulls

Bilan 2020-2021 : 11ème de la Conférence Est – 31 victoires/41 défaites

Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 16/20
S’il y a bien une équipe qui n’a pas chômé cet été ce sont bien les Chicago Bulls. Finie la simple figuration en saison régulière et les résultats en dent-de-scies depuis le départ de Jimmy Butler en 2017. L’arrivée de Nikola Vucevic au milieu de la dernière saison est le point de départ du renouveau des Bulls. Daniel Theis a été envoyé aux Rockets pour une contrepartie financière, Garrett Temple et Tomas Satoransky ont pris le chemin de La Nouvelle-Orléans afin que Chicago accueille Lonzo Ball. Bagué en 2020 aux Lakers, Alex Caruso s’est engagé pour 4 saisons. Al-Farouq Aminu et Thaddeus Young se sont envolés vers le Texas et les Spurs afin que DeMar DeRozan vienne se relancer dans l’Illinois. Enfin dans un trade à 3 équipes, les Bulls ont envoyé Lauri Markkanen aux Cavaliers et ont vu arriver Derrick Jones Jr des Portland Trail Blazers.

LA question de la saison :

DeMar DeRozan et Zach LaVine, doublon ou complémentarité ?

Source : GettyImages

Voilà déjà quatre saisons que les Bulls regardent les playoffs de leur salon. Gar Forman a tapé du poing sur la table et a décidé de renforcer de manière drastique son roster. Avec les venues de Vucevic, DeRozan, Ball, Jones Jr et Caruso associées à Zach LaVine et les jeunes Coby White ou bien Patrick Williams Jr, c’est un effectif complet avec une profondeur de banc satisfaisante qui s’offre au coach Billy Donovan. Roster très intéressant certes mais un vrai travail de cohésion à réaliser de la part du coaching staff et des décisions à prendre. Et une question se pose sur la compatibilité du duo DeRozan-LaVine. « Nous faisons partie des meilleurs basketteurs de la planète, nous savons ce qu’il faut faire pour que cela fonctionne. C’est notre travail d’apprendre à nous connaître, que ce soit en tant qu’individu ou basketteur. C’est facile de faire fonctionner quelque chose sur le terrain si vous avez le même objectif, à savoir gagner. » Ces paroles de Zach LaVine sont là pour rassurer les fans mais cela sera une vraie mise en place tactique tant ces deux joueurs font doublon sur le poste 2 et hors de question d’en mettre un en sortie de banc. La solution de déplacer DeRozan poste 3 paraît la plus évidente, LaVine étant plus un shooteur qu’un driver/shooteur mid-range qu’est l’ancien Spurs. Dans tous les cas ce sont deux joueurs spectaculaires qui seront associés et le show risque d’être au rendez-vous à l’United Center.

LE joueur à suivre : Lonzo Ball

Source : NBA.com

Les Chicago Bulls sont déjà sa troisième franchise NBA en cinq saisons. Difficile pour l’aîné des frères Ball de réellement se poser et d’avoir un projet à long terme avec une équipe. « Lonzo est l’un des meilleurs passeurs de toute la ligue et l’un des QI les plus élevés. […]. Je veux vraiment commencer à jouer à ses côtés. Je ne vois pas comment le fait que nos deux jeux ne peuvent pas s’entendre ». Ces propos sont également de Zach LaVine et mette en valeur les qualités de l’ancien meneur des Lakers et des Pelicans. C’est via un sign-and-trade pour 85M$ sur 4 ans que Ball s’est engagé avec la franchise chicagoane et répond aux attentes des Bulls en quête d’un meneur organisateur, facilitateur de jeu, le tout avec des qualités défensives sur le périmètre. C’est chose faite dorénavant et Lonzo Ball se retrouve probablement dans la meilleure équipe pour laquelle il ait pu évoluer. Ayant améliorer son shoot et sa gestuelle de shoot longue distance il est devenu une réelle menace extérieure et sa volonté de faire jouer les autres devrait venir naturellement avec les scoreurs que sont DeRozan, Vucevic ou bien LaVine. Appelé à jouer les premiers playoffs de sa jeune carrière si les choses tournent dans le bon sens pour Chicago, nous verrons vraiment à ce moment là de quel bois est fait l’ancien deuxième choix de draft 2017.

Prédiction du CCS : 7ème de la Conférence Est

D’après le consensus de la rédac CCS, c’est une place en play-in avec l’avantage du terrain qui s’offrirait aux Bulls. Nous ne les voyons pas sortir de toute façon du play-in c’est à dire hors de la 10ème place ce qui serait catastrophique pour la franchise mais plutôt venir jouer les trouble-fêtes dans la course au top 4. Si le fit se fait très rapidement entre les anciens et les nouveaux il faudra réellement compter sur Chicago en régulière mais aussi en playoffs.

New York Knicks

Bilan 2020-2021 : 4ème de la Conférence Est – 41 victoires/31 défaites

Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 13/20
Avec une volonté de maintenir le même effectif tout en améliorant les manques sur certains postes, les Knicks ont réalisé un été finalement assez efficace. En manque d’un meneur titulaire, Derrick Rose étant devenu avec le temps un réel impact player en sortie de banc, le front office des Knicks a réussi à s’entendre avec Kemba Walker qui réalise son rêve de jouer au Madison Square Garden, lui l’enfant du Bronx. Coéquipier de ce dernier sur les dernier mois de la saison c’est le franchie Evan Fournier qui pose ses valises à Manhattan, lui qui avait également et ouvertement annoncé son désir de jouer un jour pour la franchise new yorkaise. Dwayne Bacon s’est engagé pour une saison au minimum salarial en provenance d’Orlando et enfin le GM Leon Rose s’est penché positivement sur les resignatures de Derrick Rose, Taj Gibson et Alec Burks, les deux premiers cités restant fidèles à Tom Thibodeau. Du côté des départs Elfrid Payton est parti du côté des Suns et Reggie Bullock vers les Mavericks, surprenant pour ce dernier qui tournait à 30 minutes de moyenne la dernière saison.

LA question de la saison :

Les Knicks peuvent-ils faire mieux que l’année dernière ?

Source : Inside Hook

Les New York Knicks ont participé aux playoffs la saison dernière pour la première fois depuis 2013 et l’époque Carmelo Anthony, Amar’e Stoudemire et Jason Kidd dans sa dernière année en tant que joueur. Une éternité donc pour une franchise critiquée à l’instar de son propriétaire James Dolan. L’arrivée de Tom Thibodeau a changé la mentalité du vestiaire et les joueurs se plient au volontés de leur coach avec succès. Malheureusement pour eux on les a senti usés physiquement lors du premier tour des playoffs face aux Hawks et le sentiment d’une saison régulière en surrégime ressort de cette élimination. On le sait Thibodeau est un coach qui ne repose pas beaucoup ses cadres et c’est toujours d’actualité en observant que Julius Randle est à près de 38 minutes de moyenne (1er de la ligue) et R.J. Barrett à près de 35 minutes (13ème de la ligue), un antagonisme dans une ligue où les franchises usent et abusent du load management. Ceci pourrait être une des raisons de l’élimination en cinq matchs face aux Hawks ? Oui mais certainement pas l’unique raison. L’apport d’Evan Fournier et de Kemba Walker est fait pour apporter de la profondeur dans l’effectif et une possibilité de faire tourner le roster en maintenant un niveau de jeu stable sur 48 minutes mais aussi tout simplement un apport de talent et de scoring ce que n’apportait pas ou moins un Elfrid Payton ou Reggie Bullock.

LE joueur à suivre : Kemba Walker

Kemba Walker (n°8) en compagnie d’Evan Fournier (n°13) – Photo : Dustin Satloff/Getty Images

« Je pense que le bon mot, c’est que je suis affamé. Je ne veux rien de plus que de gagner un titre à New York. Ça serait spécial, surtout que je viens d’ici. Ça serait vraiment incroyable. » Kemba Walker

Auteur d’une saison 2019/2020 de très bonne facture pour sa première chez les Celtics, Kemba Walker apparaît amoindri depuis son opération au genou gauche à l’été 2020 et cela s’est ressenti sur la dernière saison. Son départ de Boston était un secret de polichinelle, son apport au scoring moins nécessaire avec la progression dans ce secteur de Jaylen Brown et sa défense fantomatique dû en partie à son très petit gabarit est pointée du doigt. Qu’importe pour Walker, sa venue en terre new yorkaise, chez lui comme il aime à le répéter, ressemble à une dernière chance de faire partie d’un collectif prédisposé à devenir de plus en plus compétitif dans les années à venir. Des questions se posent néanmoins sur la place qu’il aura dans le scoring de son équipe, Julius Randle est le leader de cette attaque et néo-All Star cette année, R.J. Barrett et Evan Fournier sont également des menaces offensives et ont besoin de la balle dans les mains. Est ce que Kemba Walker pourra devenir le meneur organisateur qu’il faudrait à cette équipe ? A 31 ans et un genou en moins cela ressemble à une solution car Derrick Rose en sortie de banc ou bien Immanuel Quickley n’ont pas non plus naturellement ça dans le sang.

Prédiction du CCS : 8ème de la Conférence Est

Dans notre consensus les plus optimistes voient les Knicks 6èmes, les plus pessimistes 9èmes, dans tous les cas c’est à minima une qualification en play-in que les new yorkais devraient obtenir. Quatrièmes l’année dernière, les Knicks ont surpris le monde du basket et atteignant cette place, même les plus fervents supporters. Cette année ils seront attendu, les adversaires se sont renforcés plus ou moins et, à l’instar des Celtics, les Knicks devront charbonner cette année !

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