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NBA – Conférence Est [4/4] : Bucks, Nets, Sixers, le champion et ses prétendants !

Pour décider de l’ordre d’apparition des franchises, un consensus a été réalisé avec les différents pronostics des rédacteurs du CCS. C’est ainsi que nous retrouvons entre la 1ère et la 3ème place les franchises qui ont déjà occupé ces positions l’année dernière, deux franchises prétendantes au titre et une autre en quête d’un back-to-back. Focus sur les Milwaukee Bucks, les Brooklyn Nets et les Philadelphie 76ers ! Let’s go !

Cela faisait 50 ans que la ville de Milwaukee attendait un deuxième trophée et le souhait de tous les fans des Bucks s’est enfin réalisé. Giannis Antetokounmpo est dorénavant élevé au même niveau de Kareem Abdul-Jabbar à Cream City mais le champion a encore faim. Battu en demi-finale de conférence par ces Bucks, les Brooklyn Nets du trio infernal Durant-Harden-Irving sont annoncés favoris pour le titre cette saison par tous les bookmakers, il se dit que sans blessures le trophée Larry O’Brien serait en vitrine au Barclays Center mais avec des si… Néanmoins les new yorkais seront revanchards cette année et c’est un roster 5 étoiles qu’aura en sa possession Steve Nash. Enfin les Philadelphie 76ers nagent en pleine eau trouble avec le feuilleton Ben Simmons qui s’éternise, dernièrement ce dernier a refusé de voir ses futurs anciens coéquipiers et les rumeurs vont bon train sur quelle franchise sera la prochaine destination de l’Australien. Eliminés en demi-finale de Conférence par les Atlanta Hawks de Trae Young, les coéquipiers de Joel Embiid se doivent de réagir, cette défaite étant perçue comme une humiliation dans la ville de l’amour fraternel.

🦌 Milwaukee Bucks 🏀

📝 Bilan 2020-2021 : 3ème de la Conférence Est – 46 victoires/26 défaites

🔄 Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 12/20
Très peu de changements significants du côté du champion en titre cet été. P.J. Tucker en tant qu’agent libre s’est engagé pour deux saisons avec le Heat, son intensité en défense risque de leur manquer en playoffs. Bryn Forbes quant à lui est retourné aux Spurs après une petite année hors du Texas et Sam Merrill a été envoyé aux Grizzlies en échange de Grayson Allen. Au niveau de re-signatures, Jon Horst et le front office des Bucks s’est affairé en gardant dans son roster Bobby Portis et Thanasis Antetokounmpo. Enfin George Hill réalise un retour dans la franchise du Wisconsin après une année passée au Thunder et aux Sixers et sera accompagné dans sa venue de Rodney Hood en provenance des Raptors et de Semi Ojeleye en provenance des Celtics. Assez calme comme intersaison pour une franchise qui a clairement fait le choix de la stabilité pour rééditer sa performance historique la saison dernière.

🤯 LA question de la saison :

Une saison régulière « load managée » cette année ?

Mike Budenholzer et Giannis Antetokounmpo – Source : Getty Images

Mike Budenholzer n’est pas genre de coach à faire reposer ses joueurs. A contrario de beaucoup d’autres équipes dans la ligue, les Bucks jouent très souvent avec un roster complet hors obligation pour blessure, ou presque. Pour exemple Brook Lopez a joué 70 matchs sur 72 possibles tandis que Khris Middleton en a joué 68, Giannis Antetokounmpo 61 dont 6 manqués pour une blessure au genou et Jrue Holiday 59 dont 10 pour protocole Covid. Pourquoi changer une affaire qui marche ? Le coach des Bucks est conscient que son équipe sera l’adversaire à abattre avec son statut de champion mais ce groupe pourra ressentir les effets secondaires d’un été de célébrations, double célébration même pour Middleton et Holiday, médaillés d’or avec Team USA au mois d’août dernier.

Quelles solutions s’offrent à Budenholzer ? Soit faire le choix de succomber au load management et risquer de laisser partir certaines rencontres, l’équipe étant dépendante des productions d’Antetokounmpo ou Middleton, soit maintenir le cap de la continuité dans l’effort et ne rien lâcher match après match. Connaissant la mentalité du Greek Freak la deuxième solution paraît la plus probable pour Bud car le Grec n’est pas rassasié avec une seule bague et souhaite encore et toujours dominer la ligue coûte que coûte.

🧐 LE joueur à suivre : Donte DiVincenzo

Source : Getty Images

A deux doigts d’être envoyé aux Kings dans le trade avorté de Bogdan Bogdanovic vers les Bucks, Donte DiVincenzo a su s’imposer dans le cinq de départ de Mike Budenholzer sur ses 66 apparitions la saison dernière. Malheureusement pour l’ancien de Villanova une grave blessure au tendon du pied gauche est venue stopper son parcours au premier tour des playoffs lors du game 3 face au Heat.

Pourquoi DiVincenzo est le joueur à suivre aux Bucks ? Car les valeurs des quatre autres joueurs qui l’entoure dans le cinq sont connues alors qu’à 24 ans et dans sa quatrième année dans la NBA, l’arrière titulaire se doit d’élever son niveau de jeu cette saison. En effet ne passant qu’à 9.2 points à 10.4 points avec 4 minutes de plus par match, c’est dans son apport offensif que le shooteur doit gagner en régularité, ses statistiques au rebond (5.8) et à la passe (3.1) étant satisfaisantes pour un joueur qui ne touche pas souvent la gonfle. Une question se pose néanmoins dans sa progression, à quelle niveau de gravité a été sa blessure au tendon, pourra t’il revenir à 100% cette saison, voir plus ? Pat Connaughton et Bryn Forbes ont par séquence rempli leur rôle pour compenser la perte de DiVicenzo pendant le run aux playoffs qui les a amené au titre mais les arrivées du vétéran George Hill et de Grayson Allen pourrait bouleverser la hiérarchie.

🔮 Prédiction du CCS : 1er de la Conférence Est

Deux équipes sont en capacité de dominer la conférence Est cette saisonque sont les Bucks et les Nets pour la rédac CCS. Avantage Bucks pour terminer à la première place, Mike Budenholzer ne connaissant que très peu le load management et faisant jouer soir après soir les Giannis, Jrue Holiday ou Khris Middleton, à l’inverse par exemple des KD, Harden ou Irving à Brooklyn. Moins de chances donc pour Milwaukee de se faire attraper dans des rencontres « randoms ». L’avantage du terrain sur l’intégralité des playoffs à l’Est c’est pour eux !

🌉 Brooklyn Nets 🏀

📝 Bilan 2020-2021 : 2ème de la Conférence Est – 48 victoires/24 défaites

🔄 Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : 13/20
Les Nets ont été assez actifs cet été à l’instar des Lakers, semblable à une course à l’armement en prévision des playoffs (et du load management). Leur free agency a commencé par la signature de James Johnson en provenance des Pelicans puis le GM Sean Marks a réalisé un échange avec les Suns en envoyant Landry Shamet en échange de Jevon Carter et Day’Ron Sharpe. Critiqué en saison régulière puis en playoffs pour son manque d’efficacité longue distance, Shamet ne verra pas de deuxième saison au Barclays Center. Via un sign-and-trade Spencer Dinwiddie est parti rejoindre Bradley Beal aux Wizards et s’assurer un temps de jeu conséquent en retour de sa rupture partielle du ligament croisé du genou. Au niveau des re-signatures les Nets se sont assuré le retour de Blake Griffin et de Bruce Brown, les deux postes 5 utilisés lors des playoffs (oui oui poste 5, il n’y a pas d’erreur). Les deux vétérans Patty Mills des Spurs et Paul Millsap des Nuggets viennent compléter le roster des Nets mais aussi LaMarcus Aldridge qui a reçu le feu vert des médecins pour reprendre le jeu et sortir de sa retraite. Enfin dans un trade envoyant DeAndre Jordan vers les Pistons (dorénavant aux Lakers) c’est le franco-guinéen Sekou Doumbouya qui pose ses valises à Brooklyn. A retenir du côté de la draft le choix d’avoir retenu Cameron Thomas de LSU en 27ème choix, très en vue lors du match de pré-saison face aux Lakers.

🤯 LA question de la saison :

Les Nets peuvent-ils gagner le titre avec une défense souvent aux abonnées absents ?

Kevin Durant au contre sur Zach LaVine – Source : Nets Daily

Nous en parlions déjà en mars dernier dans un article intitulé : « L’attaque gagne des matchs, la défense gagne des titres » basé sur le manque d’implication des Nets en phase défensive, et bien c’est un statu quo pour la saison à venir. La raquette n’a été que très peu renforcée. Aldridge n’est pas un défenseur de renom, Griffin a montré ses limites face à des intérieurs puissants à l’image d’Antetokounmpo ou bien Embiid, Paul Millsap peut apporter un peu de physique mais son problème de taille (2.01m) pourrait vite devenir un problème et Kevin Durant apporte de la taille mais c’est un manque de physique qui lui fait défaut face à des postes 4-5 de métier. Néanmoins ce dernier apporte quelques garanties sur la défense alternée poste haut/poste bas, sa longueur étant un vrai problème pour ses adversaires directs. Ses deux acolytes James Harden et Kyrie Irving apportent de l’intensité défensive uniquement sur de courtes séquences et n’ont pas cette régularité qui fait défaut sur le périmètre. C’est peut-être le jeune Nic Claxton qui pourrait sortir du lot cette année si sa progression reste linéaire et qu’il gagne encore plus la confiance de Steve Nash.

Une défense marche bien si la pointe en tête de raquette concernant souvent les postes extérieurs est efficace et c’est souvent là que le bât blesse, les attaques adverses usent et abusent du pick&roll, pick&pop voir même des switchs défensifs demandés par Steve Nash afin de trouver ce mismatch qui leur permet de prendre l’avantage. Néanmoins la force offensive XXL que possède le roster des Nets leur permet de répondre souvent à ces oublis et carences défensives en poussant le rythme du match sur du up tempo et en étouffant ses adversaires, les mettant dans le rouge. Avec James Harden à la mène, Kyrie Irving en électron libre, Joe Harris en sniper et Kevin Durant en machine à scorer et meilleur joueur de la planète (en 2021, restez calmes les fans de LeBron), c’est une armada offensive qui se dresse face à ses opposants. Favoris pour le titre les Nets le sont mais soulever le trophée Larry O’Brien passera par une volonté de se faire du mal sur les phases défensives, surtout quand sera venu le temps des playoffs.

🧐 LE joueur à suivre : Joe Harris

Source : Getty Images

Quoi qu’on en dise Harris est un des baromètres de l’équipe new yorkaise, si Joe Harris va, tout va. Auteur d’une saison 2020/2021 qui ressemble à la meilleure de sa carrière, le sniper new yorkais a terminé à 14.1 points de moyenne le tout à 50.5% au shoot dont 47.5% à 3 points (1er de la ligue). Malgré les présences de l’hydre à trois têtes Durant-Harden-Irving, Joe Harris a su se fondre dans ce nouveau collectif et sortir son épingle du jeu. Attaquant catch&shooteur, « Klay Thompson like« , il s’est construit une relation privilégiée avec ses coéquipiers, à l’instar du Warrior, sur des daggers en montée de balle, en phase de transition ou bien en sortie de système. Dernier vestige des Nets époque Kenny Atkinson, il est de plus le seul historique de l’effectif de Brooklyn et chouchou du Barclays Center.

Malheureusement pour lui, après avoir tourné à 13.4 points de moyenne à 47% au tir dont 51.5% à 3 points dont 25 points à 7/10 longue distance lors du game 2, ce sont ses performances en demi-finale face aux Bucks qui a fait jaser beaucoup de fans et de médias dans le monde entier. En effet suite à la blessure de Kyrie Irving et un James Harden sur une patte on s’attendait à voir un Joe Harris, tout nouveau lieutenant en intérim de Kevin Durant, performant afin de passer l’obstacle Milwaukee. Cette demi-finale était un tout nouveau palier pour Harris et l’enjeu à partir du game 3 a fait trembler le poignet du shooteur longue distance. Au final ce ne sont que 9.6 points de moyenne à 34.7% au shoot (25/72) dont 32.6% à 3 points (16/49) sur les sept matchs qu’a pu offrir le sniper au collectif. Cette saison sera encore plus importante pour les Nets, l’objectif de titre est un secret de polichinelle. Si Joe Harris ne tremble plus lors des playoffs 2022 et que le roster reste en bonne santé dont surtout les trois pyromanes all-star, attention aux dommages collatéraux.

🔮 Prédiction du CCS : 2ème de la Conférence Est

Adepte du load management la saison dernière, Steve Nash, aux vues des blessures rencontrées lors de la demi-finale de conférence, va probablement opté pour un managérat identique cette saison afin d’avoir un effectif complet et en bonne santé à l’orée des playoffs. L’important pour eux est d’arriver en finale de Conférence et pourquoi pas face aux Bucks de Giannis Antetokounmpo afin de prendre leur revanche, au complet !

🛎️ Philadelphie 76ers 🏀

📝 Bilan 2020-2021 : 1er de la Conférence Est – 49 victoires/23 défaites

🔄 Intersaison 2021 :

NOTES DU CCS : ???/20
Pourquoi diable les Sixers font-ils toujours dans le drame ? Pour une raison inconnue, la franchise de Philadelphie fournit depuis des années son lot d’histoires rocambolesques, virant au genre dramatique voir même tragique. Après avoir obtenu la première place de la Conférence Est, les Sixers n’ont pas pu prolonger leur succès en Playoffs. Phila retrouve les Wizards au premier tour et, malgré les alertes pour le genou d’Embiid, les hommes de Doc Rivers s’en sortent tranquillement par une victoire 4 matchs à 1 mais la manière n’est pas très convaincante. Au tour suivant, les Sixers retrouvent les Hawks, grands vainqueurs des Knicks. Alors que la série est à égalité 2-2, dans le match 5, les Sixers vont donner une grande leçon de choke : 87-69 à l’entame du 4ème… 109-106 pour Atlanta à la fin du match. Philadelphie tombe lors du match 7 et termine sa saison 2020-21 sur une grosse déception.

Cette défaite va faire imploser la situation de l’un des leaders de la franchise : Ben Simmons. Dans le match 7, l’Australien tourne autour de Gallinari, file vers le cercle ouvert mais refuse le tir et passe le ballon à Matisse Thybulle qui, surpris, manque son tir. Un action moquée par une large communauté des fans de basket adeptes des pics envers Simmons. Le 21 juin, Doc Rivers répond à la question « Pensez vous que Ben Simmons peut-il être le meneur qui vise le titre ? » en déclarant : « Je n’ai pas la réponse à cette question« . Une phrase suspecte qui aura des conséquences dramatiques et amorce le divorce entre Ben Simmons et la franchise. Dès lors, l’Australien annonce qu’il ne souhaite plus jouer pour le Doc et souhaite quitter la franchise des Sixers.

Evitons d’entrer trop dans les détails, mais concrètement, si le board des Sixers a pensé un temps pouvoir conserver son meneur, il s’est aperçu très vite que la situation ne pourrait s’améliorer. Le joueur refuse de remettre les pieds à Phila, refuse d’aller au camp d’entraînement, quitte à perdre son salaire, et refuse même de voir ses coéquipiers qui souhaitaient lui rendre visite pour trouver un terrain d’entente. Depuis ? Les déclarations du camp Ben Simmons, notamment son agent, celles des joueurs de Phila etc… Tout s’enchaîne mais rien n’avance.

Vous vous demandez donc pourquoi nous n’avons pas encore parlé concrètement de l’intersaison des Sixers ? Tout simplement parce que cette intersaison ne débutera que lorsque le dossier Ben Simmons sera réglé. Néanmoins, Phila a réussi à prolonger la superstar de la franchise, Joel Embiid qui signe une extension sur 5 ans. Le board sécurise aussi le vétéran Danny Green, pour 20M$ sur deux ans, et Furkan Korkmaz. Les Sixers ont aussi signé le 3&D Georges Niang et le pivot André Drummond alors que Dwight Howard fait le chemin inverse pour retourner aux Lakers. Enfin, un bref tour de la Draft 2021 où les Sixers ont réalisé de belles opérations avec l’acquisition de Jaden Springer (28ème), Filipp Petrusev (50ème) et Charles Bassey (53ème). Ajoutons aussi les signatures intelligentes de l’expérimenté joueur de NCAA, Aaron Henry (non-drafté) et le meneur Grant Riller.

🤯 LA question de la saison :

Quel serait le meilleur trade pour se séparer de Ben Simmons ?

Source : Fadeaway World

C’est LE sujet qui captive le plus les fans de NBA en ce moment. La franchise des Philadelphie semble avoir placé la barre très haute pour son meneur All-Star, on parle d’ailleurs de 3 voir 4 premiers tours de Draft. Une barre si haute qu’aucune franchise ne semble vouloir la franchir puisque pour le moment, sauf quelques rumeurs, rien de concret n’est sorti. Il semble même que nous nous dirigeons vers une situation où Simmons ne joue tout simplement pas au basket pendant un certain temps alors que la saison commence, s’éternise et se dirige vers la date limite des transferts. Néanmoins plusieurs équipes ont montré leurs intérêts peuvent peut-être profiter d’une baisse des exigences des Sixers à mesure que la situation empire.

Avec l’éviction de Gerson Rosas, les Wolves sont peut-être les plus en mesure de proposer quelque chose aux Sixers. Le propriétaire de la franchise, Glen Taylor a donné son feu vert au vice président des opérations basket du club, Sachin Gupta qui assure l’intérim du poste, pour obtenir Ben Simmons. Convoité depuis longtemps par Minnesota, l’Australien semble être le meilleur complément d’un Karl Anthony Towns. Mais que peut proposer les Wolves ? KAT et Anthony Edwards sont intouchables et ce fût longtemps le cas pour D’Angelo Russell. Mais la situation du meneur semble évoluée et il pourrait bien être la pièce qui peut faire bouger les Sixers.

  • Les 76ers obtiennent: D’Angelo Russell, Malik Beasley, Jaden McDaniels, futurs choix de premier tour
  • Les Timberwolves obtiennent : Ben Simmons, Seth Curry

Dans l’absolu, les Sixers auraient bien voulu commercer avec une franchise : les Trail Blazers de Portland dans le but d’obtenir un certain Damian Lillard. Si le meneur all-star a indiqué être mécontent la situation au sein de la franchise, il semble que Dame soit toujours lié par le sang aux Blazers. Dans cette situation, les Blazers pourraient faire coup double en gardant Lillard et en obtenant Simmons. L’idée serait de monter un trade autour de CJ McCollum.

  • Les 76ers obtiennent : CJ McCollum, Anfernee Simmons, Nassir Little, futurs choix de premier tour
  • Les Blazers obtiennent : Ben Simmons, Matisse Thybulle

Parmi les autres concurrents, les Spurs, les Cavs, les Raptors et même les Pacers apparaissent de plus en plus dans les rumeurs. Chacune de ces équipes peut monter un trade autour d’un joueur prometteur. Les Spurs devront placer Dejounte Murray dans l’équation, Cleveland se séparer de Collin Sexton, Toronto pourrait impliquer Pascal Siakam et les Pacers peuvent proposer un Malcom Brogdon en compagnie de TJ Warren. Tout cela est très hypothétique évidemment et plus les jours passent plus on se dirige vers une situation totalement bloquée.

🧐 LE joueur à suivre : Tobias Harris

(Photo by Mitchell Leff/Getty Images)

D’un point de vue individuel, la saison 2020-21 de Tobias Harris fût une réelle réussite. L’ailier de 29 ans a réussi à restaurer sa réputation au sein de la ligue en réalisant certaines performances les plus marquantes de sa carrière allant même jusqu’à espérer toucher du doigt une sélection au All-Star Game. Mais en Playoffs, Harris est resté décevant à l’image de son équipe notamment au second tour contre les Hawks. Bien qu’il se soit amélioré en défense et trouvé un rôle plus condensé et adapté dans les systèmes de Doc Rivers, Harris doit encore s’améliorer. Avec la situation autour de Ben Simmons, Harris devra davantage se montrer pour entourer Joel Embiid. Voici quelques points d’améliorations.

Harris a récolté en moyenne 3,5 passes par match la saison dernière, ce qui constitue son record personnel. Il s’est considérablement amélioré sous la direction de Doc Rivers, qui a réussi à le mettre à ses spots préférés et a supprimé le surplus de son jeu. Harris a davantage été utilisé en tant que catch and shooteur et porteur de balle en ligne droite. Avec plus de tirs à sa disposition, Harris a naturellement trouvé quelques passes décisives à Seth Curry ou Danny Green dans les corners. Pour Harris, c’est la prochaine évolution de son jeu. Il n’est pas le porteur le plus rapide avec le ballon en main. C’était le problème sous Brett Brown où il essayait d’en faire trop, et cela encombrait son jeu parce qu’il ne pouvait pas prendre de décisions assez rapidement. Si Harris peut accélérer encore plus ses lectures de passes, cela libérera tout son potentiel offensivement.

Tobias Harris devra aussi maintenir son niveau d’efficacité lui qui a fleurté avec le club des 50/40/90 la saison dernière en terminant avec un joli 51,2%/39,4%/89,2%. Harris est un tireur à 3 points légitimement excellent sur le papier, mais il hésite trop souvent et opte pour un drive ou un dribble pull-up, plutôt qu’un 3. La saison dernière, Harris a réalisé en moyenne 3,4 tentatives à 3pts par match, une grosse baisse par rapport à la saison précédente (5 par match). Si son efficacité d’élite se fait au détriment du volume, cela n’aide probablement pas les Sixers. Le record en carrière de Harris en tentatives par match (5,3 en 2017-18) a coïncidé avec un taux de réussite de 41,1%. Il est clair qu’il peut tirer plus sans sacrifier son pourcentage. Le véritable objectif de Harris devrait être d’établir un nouveau record de carrière en volume (disons 6 tentatives par match) tout en dépassant la barre des 40%.

🔮 Prédiction du CCS : 3ème de la Conférence Est

Il est très difficile de voir clair dans le futur des Sixers. Le dossier, ou plutôt le drame, Ben Simmons aura des conséquences sur cette saison. Des conséquences sportives d’abord, avec notamment la contrepartie pour le meneur Australien, et des conséquences psychologiques dans le vestiaire et même au sein de la direction. Dans le meilleur des cas, Phila va réussir à obtenir ce qu’il souhaite, un joueur de calibre All-Star et des futurs choix de draft, Embiid restera en bonne santé et les Sixers pourront toujours prétendre au podium de l’Est. Dans le pire des scénarii, Simmons ne bouge pas avant l’hiver, le vestiaire ne respire plus, Embiid se blesse et c’est la catastrophe pour la franchise…

Déjà publié par le CCS :

Conférence Ouest [1/4] : OKC, Rockets, Spurs en course pour la dernière place ?
Conférence Ouest [2/4] : Le Play-in, bataille acharnée ou classement par défaut ?
Conférence Ouest [3/4] : Nuggets, Warriors, Clippers et Mavs, des outsiders blessés
Conférence Ouest [4/4] : Jazz, Lakers et Suns, la chasse pour la couronne
Conférence Est [1/4] : Magic, Pistons et Cavs encore un peu de patience ?
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