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Saut à ski, quand l’Homme se confond aux oiseaux

En attendant les Jeux Olympiques qui se tiendront du 4 au 20 février prochain, la rédac’ Sports d’Hiver du CCS se mobilise afin de vous préparer au mieux en vue de cette échéance. C’est pourquoi nous vous proposerons au tout au long de ce début de saison, des articles présentant les différents sports ainsi que leurs disciplines, les athlètes qui ont marqué l’histoire, et ceux qui sont prêts à l’écrire… Aujourd’hui, retour sur un des sport les plus extrêmes des Jeux Olympiques : le saut à ski.

Le saut à ski aux Jeux Olympiques en quelques chiffres

Année de fondation de la fédération : 1924

Licenciés en France : 250 (en 2018)

Pays le plus médaillé aux Championnats du monde : Autriche

Apparition aux Jeux Olympiques : 1924

Athlètes les plus titrés : Matti Nykänen & Simon Ammann (4) chez les hommes ; Carina Vogt & Maren Lundby (1) chez les femmes

Athlètes les plus médaillés : Matti Nykänen (5) chez les hommes ; chez les femmes, aucune athlète n’a plus d’une médaille

Pays le plus titré : Norvège (11 titres, 35 médailles)

Nombre de médailles françaises : 1

1ère médaille française : 2014 – Coline Mattel (bronze)

Un sport récent aux origines militaires

Les premières traces de saut à ski sont à trouver chez les militaires, qui décident d’organiser des compétitions de ski dès la fin du XIXème siècle. Pour le saut à ski, sa première manifestation nous viendrait d’Olaf Rye, lieutenant du royaume de Danemark et de Norvège, qui aurait effectué un saut de 9,5 mètres de haut en novembre 1809 à Eidsberg en Norvège, avec comme seul objectif une démonstration de courage.

Les premiers sauts à ski de l’histoire ne vont pas bien mais sont déjà impressionnants (Crédit : Notman & Son/Library)

Le saut à ski va se développer en tant que sport durant la seconde moitié du XIXème siècle, avec une première compétition en Norvège en 1862. Le mont Husebybakken à Oslo accueille une première grande compétition en 1879. Le site est dénommé aujourd’hui Holmenkollen et est considéré comme le temple du ski nordique.

Le saut à ski fait partie des sports olympiques dès leur première édition en 1924 à Chamonix. Le premier champion olympique est norvégien : Sigmund Ruud. Puis, le sport va se développer autour de nouvelles compétitions. La Tournée des Quatre Tremplins voit le jour en 1953, les championnats du monde de vol à ski à Planica en 1972 puis la coupe du monde de saut à ski en 1979. Chez les femmes, les compétitions mettront plus de temps à se développer, avec une première coupe du monde qui voit le jour en 2011.

Le saut à ski était l’une des attractions des premiers JO de Chamonix (Crédit : Mountain Museums)

Un sport singulier

Il faut une certaine dose de courage (ou de folie, au choix) pour s’élancer sur les trois phases dont sont composés les sauts. La phase d’élan se fait en descendant un tremplin d’une longueur variable et incliné d’environ 35°, chaque ski dans une trace et en position aérodynamique pour gagner un maximum de vitesse. Au bord du tremplin, une table d’élan légèrement inclinée permet de faire une impulsion pour passer de l’Homme à l’oiseau à près de 90 km/h/. En phase de vol, en fonction du profil du sauteur, de la vitesse accumulée ou encore de la technique utilisée, l’athlète utilise la portance de l’air pour atteindre la plus longue distance possible. L’atterrissage se fait le plus souvent dans une piste enneigée assez large et en pente pour permettre une meilleure réception. Il peut arriver que le sauteur aille très loin et retombe sur une piste alors quasiment plate, évènement rare mais dangereux.

Un schéma pour décomposer les trois phases du saut (Crédit : Risoux-Club Chaux-Neuve)

Finalement, c’est sur la technique de vol que le saut à ski a connu ses plus grandes évolutions. De nombreuses personnes se sont intéressées à la meilleure manière de positionner son corps et ses skis pour améliorer sa distance de saut, à commencer par des scientifiques en sortie de Première Guerre Mondiale, les norvégiens en tête.

Jacob Tullin Thams et Sigmund Ruud, champions du monde dans les années 1920 ont popularisé la technique de Kongsberg dans les airs : les skis étaient parallèles avec le buste vers l’avant et les bras tendus vers l’avant. Cette technique a permis les premiers sauts à plus de 100 mètres de hauteur.

Grâce à la technique de Kongsberg, les premiers sauts au delà de 100 mètres ont été réalisés (Crédit : RTS)

Dans les années 1950, Andreas Däscher développe la technique portant son nom, en plaçant cette fois les bras en arrière. C’est finalement le polonais Miroslaw Graf qui crée la technique en V bien connue aujourd’hui, où les skis sont placés en forme de V pour augmenter la portance de l’air. Moins esthétique d’après les jurys, cette technique permet d’atteindre de plus longues distances et ne sera démocratisée que 20 ans plus tard par le suédois Jan Boklöv et le tchécoslovaque Jiri Malec.

La technique de saut en V est maintenant la plus démocratisée (Crédit : espritbleu.franceolympique.com)

Des tremplins pour tous les goûts

En saut à ski, le tremplin est l’un des principaux éléments qui vont déterminer la longueur du saut. Il en existe de nombreux types qu’on peut regrouper en trois familles différentes : les tremplins normaux, les grands tremplins et les tremplins de vol à ski.

Le tremplin normal (à gauche) et le grand tremplin (à droite) utilisés à Pyeongchang pendant les JO 2018 (Crédit : leskopkids.com)

Avant de détailler chaque famille, il convient de définir ce qu’est le point K. Point critique du tremplin, c’est un point de référence sur la piste d’atterrissage qui sert à régler le barème de points mais aussi l’emplacement de la barre d’élan. En effet, le point K est la zone d’atterrissage théorique d’un sauteur partant d’un certain point du tremplin et réalisant un bon saut. En fonction des conditions météorologiques, il arrive que l’emplacement de la barre d’élan soit relevé ou abaissé pour l’égalité des chances ou la sécurité des sauteurs. L’idée est de limiter la vitesse en sortie de tremplin à 90 km/h/ pour réduire les risques de saut trop lointains.

Rien de mieux qu’une vidéo de Jamy pour comprendre le principe du saut à ski (Crédit : Youtube/C’est pas sorcier)

Depuis 2004, la FIS a décidé de simplifier la classification et on parle à présent de HS (Hill Size) qui mesure la distance entre le point d’envol et la fin de la zone d’atterrissage. Ainsi, les tremplins normaux ont des distances d’atterrissage variant de 85 à 109 mètres, quand les grands tremplins ont des distances supérieures à 110 mètres. Enfin, les tremplins de Vol à ski, peu nombreux, ont des distances d’atterrissage supérieures à 185 mètres.

Une histoire de longueur… mais aussi de style !

En saut à ski, ce n’est pas forcément celui qui saute le plus loin qui gagne. Un concours est en général composé de deux sauts, chacun amenant deux notes. La première note concerne la longueur du saut. En fonction du tremplin utilisé et de l’emplacement de la barre d’élan, on définit donc un point K auquel est associé un certain nombre de points (par exemple 90 points pour un tremplin K-90). Globalement, les points marqués sont proportionnels au nombre de mètres parcourus. Pour chaque mètre avant le point K, des points sont perdus et inversement pour chaque mètre après le point K.

La différence peut se faire sur la note technique. Cinq juges vont noter le saut sur divers aspects : la qualité du vol (position, mouvements éventuels), la réception (ressenti sur l’atterrissage, télémark) et la fin du saut (entre l’atterrissage et l’arrêt complet du skieur). Les 5 juges donnent une note entre 0 et 20, la meilleure et la plus mauvaise sont retirées, et les trois autres s’ajoutent aux points dédiés à la note de longueur. Un saut moins long mais parfaitement exécuté peut donc permettre un bon classement, même si cela a ses limites.

Un exemple de toute la phase de saut avec Jonathan Learoyd aux JO de Pyeongchang (Crédit : France TV Sport)

Un des moments les plus importants du saut est donc l’atterrissage ou télémark. Ce dernier suit une convention bien précise. Le sauteur doit atterrir dans une position particulière, un pied devant l’autre ou en fente, tout en gardant les skis parallèles et le buste droit, puis conserver cette position sur une dizaine de mètres. En plus d’être fondamentale pour la notation du saut, cette position joue aussi un rôle de prévention, puisque la fente attenue en grande partie le choc sur le pente d’arrivée. Les skis absorbent ensuite une grande partie du choc. Néanmoins, le télémark est parfois critiqué car il ne serait pas la manière la plus sûre d’atterrir et que son choix serait esthétique. L’atterrissage pourrait être amené à évoluer.

Exemple de télémark où on voit l’absorption du choc par les skis (Crédit : Tumashov/NordicFocus)

Un des éléments les plus perturbateurs pour les sauteurs est bien sûr le vent. C’est pour cette raison qu’un temps leur est accordé avant de se lancer dans la rampe du tremplin. Ils attendent le signal de leur entraîneurs plus bas, qui analysent les données de vent en sortie de tremplin pour trouver la bonne fenêtre de lancement. Un saut avec un vent de face sera court alors qu’un saut avec un vent de dos sera très long, l’objectif des athlètes.

Il existe enfin des compensations pour gérer quelques aléas. En cas de vent de face (très favorable car va favoriser le maintien du sauteur dans les airs), une petite pénalité est appliquée. A l’inverse, en cas de vent de dos (défavorable car va écraser le sauteur), un bonus est appliqué. Quand la rampe de lancement est rehaussée ou abaissée (en fonction du vent par exemple), des compensations ont également ajoutées ou retirées.

Un calendrier dense avec des tremplins énormes où les femmes ont enfin leur place

Une saison de coupe du monde en saut à ski est souvent très chargée. Pour la saison 2021-2022, on compte au total 33 épreuves dont 5 par équipes pour les hommes, et 27 épreuves dont 1 par équipe pour les femmes. Le tout réparti sur 13 sites différents chez les femmes et 16 sites chez les hommes.

La coupe du monde se déplace dans divers pays pour une à trois épreuves, de Novembre à fin Mars, sur des tremplins allant de 90 à 135 mètres de long. Chaque épreuve donne lieu à un classement attribuant des points aux 30 premiers, qui sont additionnés tout au long de la saison. Mais cette coupe du monde est complétée par de nombreux autres évènements, certains pour femmes, d’autres pour les hommes.

La tournée des quatre tremplins est l’un des grands rendez-vous de la saison (Crédit : Ski-nordique.net)

Chez les hommes, la Tournée des quatre tremplins a lieu en fin d’année depuis 1954 et représente l’un des trophées les plus prestigieux de la discipline. Les sauteurs se rendent en Allemagne à Oberstdorf et Garmish-Partenkirchen, puis en Autriche à Innsbruck et Bischofshofen, pour 4 épreuves où la somme des points remportés aux 4 concours donne le vainqueur final. Cette tournée compte également pour la coupe du monde.

En fin de saison ont lieu les championnats du monde de Vol à ski, l’autre discipline du saut à ski homme. L’épreuve a lieu en Norvège à Vikersund, sur le tremplin gigantesque de Vikersundbakken, le plus long du monde avec 225 mètres. C’est d’ailleurs sur ce tremplin qu’ont lieu la plupart des records de distance parcourue. Le dernier en date appartient à l’autrichien Stefan Kraft, auteur d’un saut de 253,5 mètres de long le début 2017 !

Quelques images magnifiques des records du monde réalisés en 2017 à Vikersund (Crédit : Youtube/Dar Ko)

Les mondiaux de vol à ski sont suivis depuis quelques années du Planica 7, un concours de 7 sauts à Planica en Slovénie, sur l’autre tremplin monstre du circuit : le Letalnica, long de 215 mètres. Le concours est donc composé d’un saut de qualification, 4 sauts individuels et 2 sauts par équipes. La somme des points remportés lors des sauts donne le vainqueur. Les points sont également pris en compte pour le classement de la coupe du monde.

Chez les femmes, s’il n’y a pas de vol à ski, on dénombre tout de même quelques évènements de saut à ski. Pour ce qui sera seulement la 11ème coupe du monde de saut à ski, elles connaîtront la première édition du Silverter Tournament, compétition organisée pour la nouvelle année le 31 Décembre et 1er Janvier à Ljubno en Slovénie. La fin de saison donnera lieu à la seconde édition du Russian Tour Blue Bird, une compétition en 4 épreuves dans les villes russes de Nizhny et Tchaïkovski.

Le Russian Tour Blue Bird sera l’un des évènements de l’année pour les sauteuses féminines (Crédit : Youtube)

Du 3 au 6 mars, sauteuses et sauteurs se retrouveront pour un évènement commun : le Raw Air, enchaînement de 3 épreuves norvégiennes sur les tremplins de Lillehammer et Oslo. Et bien sûr, le summum de la saison sera atteint mi-février pendant les Jeux Olympiques 2022. Ces épreuves sont également intégrées à la coupe du monde.

A Pékin, le nombre d’épreuves de saut à ski va augmenter, pour passer de quatre à cinq. On compte depuis longtemps les épreuves hommes du grand tremplin et du tremplin normal, auxquelles s’additionne l’épreuve par équipes. L’épreuve femmes sur tremplin normal connaîtra sa troisième olympiade tandis qu’une épreuve mixte sera pour la première fois réalisée aux Jeux Olympiques. Le saut à ski s’engage donc dans cette très belle voie de la mixité, de plus en plus présente aux JO d’hiver. En revanche, il n’y aura pas d’épreuve de vol à ski.

Les légendes volantes du saut à ski

Le saut à ski est un sport relativement fermé en termes de diversité de nations, avec quasi-exclusivement des grands champions européens et quelques exploits japonais. Sa plus grande légende à ce jour est le finlandais Matti Nykänen. Né en 1963, il est le premier grand athlète de son sport et domine outrageusement la discipline durant les années 80, établissant des records de titres encore inégalés aujourd’hui.

Matti Nykänen est la première grande légende du saut à ski moderne (Crédit : A la Une – l’Alsace)

Il remporte 4 fois la coupe du monde (1983, 1985, 1986, 1998), et obtient 5 médailles olympiques dont 4 en or, un record. La saison 1987-1988 est la saison de tous les exploits, avec le gain de la coupe du monde de saut à ski et un triplé historique aux JO de Calgary au Canada où il remporte l’Or sur petit tremplin, grand tremplin et par équipes. La légende Nykänen complète son armoire à trophées de 9 médailles dont 5 en or aux championnats du monde de saut à ski, 2 tournées des 4 tremplins (1983, 1988) et également 5 médailles dont un titre (1985) aux mondiaux de vol à ski. Une légende.

Derrière le finlandais, d’autres noms ressortent. Tout d’abord celui du suisse Simon Ammann, notamment pour sa longévité. A plus de 40 ans, il va participer à sa 24ème saison professionnelle et bouclera sa carrière lors de ses septièmes Jeux Olympiques à Pékin. Ammann a tout gagné (une coupe du monde, un titre de champion du monde de saut à ski et un autre de vol à ski) et est surtout codétenteur du record de médailles d’or aux JO avec 4 breloques dorées individuelles.

Simon Ammann va disputer sa 24ème saison internationale, une longévité incroyable (Crédit : Trubune de Genève)

Vient ensuite le polonais Adam Malysz, actif de 1996 à 2011. En 15 ans, il remporte 4 gros globes de la coupe du monde (record codétenu) mais aussi 4 titres de champion du monde. Il ne lui manque que l’or olympique, malgré 4 médailles remportées.

Adam Maysz est la légende polonaise du saut à ski (Crédit : Pologne Travel)

Il faudrait également parler en détail d’Andreas Goldberger (3 coupes du monde), Peter Prevc (2 titres de champion du monde de Vol à ski) ou encore Janne Ahonen (recordman des tournées des 4 tremplins avec 5 victoires) mais ce serait omettre une légende qui a raccroché les skis début 2021 : l’autrichien Gregor Schlierenzauer.

Gregor Schlierenzauer est l’un des meilleurs sauteurs de tous les temps (Crédit : Nordic Mag)

C’est simple, il est l’un des athlètes les plus titrés de son sport, en partie grâce à la densité de l’équipe autrichienne. Si on peut regretter qu’il n’ait remporté qu’ « une » médaille d’or olympique (par équipes à Vancouver en 2010), le reste de son palmarès parle pour lui. Deux coupes du monde (2009, 2013), 6 titres de champion du monde de saut à ski, 3 titres de champion du monde de Vol à ski ou encore 2 tournées des 4 tremplins (2012, 2013) et bien sûr le record du nombre de victoires individuelles en saut à ski (53) et en vol à ski (14). Il va laisser un vide cette saison.

Chez les femmes, il n’y a pas de débat possible, la meilleure sauteuse de l’histoire est japonaise et continue sa carrière : c’est Sara Takanashi. Elle détient le record du nombre de victoires en coupe du monde (60, soit le double de sa seconde Maren Lundby), à seulement 25 ans. Son palmarès est déjà garni de 4 gros globes de cristal et d’une constante incroyable : elle n’a jamais quitté le top 4 de la coupe du monde en 10 saisons. On y ajoute également 7 médailles mondiales (dont 1 en or) et une médaille de bronze olympique à Pyeongchang en 2018.

La jeune japonaise Sara Takanashi est la meilleure sauteuse de l’histoire (Crédit : Challenges)

Maren Lundby est sa principale rivale, à 27 ans. Elle a remporté les gros globes de cristal en 2018, 2019 et 2020, et compte 8 médailles mondiales dont 2 en or. Surtout, elle est la championne olympique en titre de la discipline.

Maren Lundby est la championne olympique en titre (Crédit : Le Dauphiné Libéré)

Les chances françaises : très minces

Depuis de nombreuses années à présent, le saut à ski français est relégué au fond de la classe, faute de vivier et surtout de moyens. La saison et les Jeux Olympiques qui se profilent ne devraient pas déroger à la règle malheureusement.

Pour avoir d’éventuelles chances de médailles, c’est du côté des femmes qu’il faut se tourner avec Julia Clair et Joséphine Pagnier, respectivement nées en 1994 et 2002. Elle sont aujourd’hui bien installées dans le top 30 du saut à ski féminin. Julia Clair a bouclé la saison 2020-2021 en 18ème position du classement général et Joséphine Pagnier en 22ème place. Bien qu’une médaille semble presque impossible à obtenir, elles tenteront de rééditer l’exploit réalisé par Coline Mattel en 2014 à Sotchi, qui était allée chercher une superbe médaille de bronze.

Joséphine Pagnier (à gauche) et Julia Clair (à droite) tenteront d’imiter Coline Mattel (au centre) en allant chercher une médaille

Chez les hommes, la situation est plus préoccupante et valorise d’autant plus la carrière honorable de Vincent Descombes Sevoie, parmi les 30 meilleurs sauteurs du monde de 2014 à 2017. C’est simple, l’équipe de France A n’existe plus, les bleus doivent se contenter d’une équipe B très jeune, dominée par Mathis Contamine et Valentin Foubert. Ces derniers ont pu marquer quelques points lors de la Tournée des 4 tremplins en 2021 mais aucun français n’a inscrit de point en coupe du monde.

Les chances de médaille françaises sont donc quasiment infimes à date. Pour espérer mieux dans le futur et lutter contre les grosses nations du saut (Autriche, Norvège, Finlande, Allemagne en tête), il faudra investir sur le long terme.

Le saut à ski, c’est un des sports d’hiver extrêmes, qui demande une technique parfaite mais également un brin de folie. Sport assez compliqué à appréhender, il repose principalement sur l’appropriation d’un tremplin de taille variée, emmenant les voltigeurs qui s’y risquent à sauter le plus loin possible. Le saut à ski a ses légendes, également ses moments de drame (on repense à la grave chute de Thomas Morgenstern). Il a surtout conquis les fans en mettant des images sur l’un des rêves de l’Homme : voler.

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