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10 temps forts pour résumer l’année 2021 des sports d’hiver français

L’année 2021 a une nouvelle fois été riche en émotions pour tous les passionnés de sports d’hiver ! Entre coups d’éclats, succès inoubliables, premières historiques, en biathlon, ski alpin, combiné nordique ou sports de glace… Nous vous proposons de revivre 10 moments qui ont marqué l’année des sports d’hiver français !

1- Alexis Pinturault décroche son premier gros globe de cristal

10 ans. C’est le temps qu’aura mis Alexis Pinturault pour assouvir sa soif de cristal en Coupe du Monde. Après s’être heurté à l’infernal Marcel Hirscher, victorieux de 8 gros globes consécutifs entre 2012 et 2019, ainsi qu’au Covid 19 en 2020, alors qu’il était encore dans la lutte avec Kilde avant les dernières courses de la saison, c’est finalement en 2021 que la délivrance arriva. Mais une nouvelle fois, la saison dernière ne fut pas une promenade de santé pour le tricolore, qui a dû se battre jusqu’au dernier week-end pour s’assurer un premier classement général…

Un premier gros globe pour Alexis Pinturault.

Le skieur de Courchevel a surtout appris de ses erreurs et notamment de la saison 2020, où de trop nombreuses sorties (4 en slalom) l’avaient privées du titre en fin d’année. En 2021, ce n’est arrivé qu’une seule fois, sur le slalom de Kranjska Gora mi-mars, et même si c’est arrivé au moment où la tension était la plus élevée, cela ne lui a pas coûté trop cher. 1 seul abandon, des points importants obtenus sur chaque course, notamment en Super-G avec 4 top 15 sur les 4 auxquels il a participé, une victoire en parallèle à Lech en tout début de saison, mais surtout une domination sans précédent en géant ! Ses stats sont affolantes, sur les 10 géants que comportaient la saison, il ne se classe pas moins bien que 5e, obtient 5 podiums, dont 4 victoires ! Il fait mieux que lors de la saison 2016 (700 points contre 690) qui était sa saison la plus prolifique dans la discipline, ce qui lui permet également de décrocher son premier globe de la spécialité. 

Et dans une fin de saison étouffante, qui voyait revenir comme une balle le suisse Marco Odermatt, Alexis Pinturault a su montrer qu’il ne craquerait pas cette saison. En ce 20 mars 2021, Pinturault fête ses 30 ans, et peut s’offrir en bas de cette seconde manche du géant de Lenzerheide, le plus beau moment de sa carrière. Marco Odermatt est déjà dans l’air d’arrivée, il est 10e, ce qui donne une petite marge à Pinturault, sachant qu’il lui restera si besoin le slalom du lendemain pour finir le travail. Mais comme si c’était écrit, le français ne calcule pas, et s’offre avec panache sa 5e victoire de la saison, synonyme de petit globe de géant, et surtout de gros globe de la Coupe du Monde, le faisant entrer encore un peu plus au panthéon du ski français !  

Revivez la manche qui l’a fait rentrer dans la légende.

Paul

2- Emilien Jacquelin éclabousse une nouvelle fois de son panache les mondiaux de biathlon

Quelle course d’anthologie. Quel champion incroyable. Si la régularité lui fait encore défaut à ce stade de sa carrière, Emilien Jacquelin est l’homme des grands rendez-vous ! Après un titre de champion du monde de la poursuite décroché en 2020 à Antholz, au sprint, face au géant Norvégien Johannes Boe (il était parti 6ème avec 30 secondes de retard sur Loginov après le sprint) grâce à un 20/20 sur le pas de tir, le Français a réussi le back to back cette année. Et de quelle manière !

En Italie comme à Pokljuka, c’est un tir parfait qui lui a permis de jouer la victoire. Celui du doublé va cependant rester dans les annales tellement il a été d’une exceptionnelle rapidité. Le 14 février dernier, en Slovénie, le Français s’élance 3ème à 12sec du Suédois Martin Ponsiluoma après un sprint maîtrisé la veille (9/10 et 3ème temps de ski). Le premier tir couché écarte Martin auteur de 2 fautes, mais permet à l’armada norvégienne de se rapprocher. Emilien se présente en compagnie de Johannes sur le 2ème tir couché. Le Norvégien part à la faute et laisse filer le Français. Ce dernier décide d’appuyer sur les bâtons afin de creuser l’écart. Le show peut commencer !

Il arrive au premier debout avec un peu plus de 20 secondes d’avance sur ses poursuivants. C’est alors qu’il déclenche une véritable raffale. Chaque balle fait mouche. 5/5 en 17,3 secondes ! Moins de 1,5s entre chaque balle… Il ressort avec 27 secondes d’avance sur Simon Desthieux, Johannes est lui à 44 secondes.
Jacquelin conserve son avance et il se présente avec un tour de pénalité d’avance sur le dernier et peut se permettre d’assurer. Mais, fidèle à son esprit d’attaquant, l’amoureux de Marco Pantini nous délivre une nouvelle salve exceptionnelle. Un nouveau 5/5, en 17,8 secondes.. La messe est dite, Emilien Jacquelin file vers un nouveau titre de champion du monde de la poursuite après cette performance titanesque ! Lui, qui n’a toujours pas de victoire en coupe du monde, est maintenant double vainqueur de la poursuite aux mondiaux.

Ce succès, plein de maîtrise n’est pas sans rappeler ceux de son ami Martin Fourcade. Il fallait au moins ce type de performance pour battre Samuelsson auteur d’un 20/20 et rapide sur les skis et Johannes Boe supersonique sur les skis (50 secondes plus rapides qu’Emilien) mais fautif à deux reprises. Quentin Fillon-Maillet (2ème temps de ski, mais 2 tours dès le premier couché) et Simon Desthieux échouent aux 4ème et 5ème positions. On espère le même type de performance pour la poursuite des prochains JO !

Corentin

3- Perrine Laffont décroche le dernier titre mondial qui lui manquait

Quand Perrine Laffont se présente le 8 mars dernier aux championnats du monde de ski bosses, elle n’a peut-être que 22 ans mais elle a déjà pratiquement tout gagné. Il ne manque alors plus qu’un titre de championne du monde en bosses en simple à son immense palmarès. A ce moment-là de la saison, elle est déjà assurée de gagner le gros globe après ses quatre victoires en cinq courses.

Sur la piste d’Almaty au Kazakhstan, Perrine Laffont finit de remplir son armoire à trophées en s’imposant devant la kazakh Yuliya Galysheva et la russe Anastasiia Smirnova. Après avoir dominé les qualifications, elle n’était pourtant que deuxième derrière la locale des championnats après la 1ère manche de la finale (81,65 points contre 82,54 pour Galysheva). Elle inverse la tendance lors de la seconde manche, marquant 82,11 points alors que Galysheva n’en marque que 79,52 suite à une erreur sur l’une de ses réceptions de saut. Avec cette victoire, elle a désormais gagné tout ce qu’il était possible de gagner dans sa discipline !

Avec cette victoire, elle porte à 3 son nombre de titres de championne du monde, qu’elle complète par un quatrième gros globe d’affilé en ski bosses. En espérant le voir s’agrandir d’une nouvelle médaille olympique en février.

Sarah

4- Le retour à la compétition de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron

Après plus d’un an sans compétition, les français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont fait leur grand retour en compétition cet automne. Les quadruples champions du monde n’avaient plus retrouvé le chemin des patinoires depuis les championnats d’Europe en janvier 2020. Ils s’y étaient fait battre par les russes Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov. 

Alors que le doute était permis sur leur état de forme après autant de temps sans concourir, faute au covid qui a particulièrement impacté leur préparation, ils ont rassuré tout le monde. Aux masters d’Epinal pour leur retour, ils battent le record du monde du programme court de la discipline, dont ils sont déjà détenteurs. Si leur score ne reflète alors pas leur véritable niveau car il s’agit d’un jury national, il montre néanmoins qu’ils sont de retour au plus haut niveau. 

Ils gagnent les deux Grands Prix auxquels ils participent (Italie puis France). De plus, ils détiennent les 2 meilleures notes de l’ensemble des participants aux six Grands Prix, avec 5 points d’avance sur leurs premiers concurrents. La finale du Grand Prix prévue en décembre au Japon a malheureusement été repoussée faute à la reprise de l’épidémie, empêchant une confrontation à la paire russe. Mais malgré tout, ces résultats sont de très bonnes augures à quelques mois des Jeux Olympiques. 

Avant Beijing 2022, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron lancent parfaitement leur saison olympique 
Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron dans leur danse rythmique lors des masters d’Epinal (Olivier Brajon/Patinage Magazine)

D’ici quelques semaines, ceux qui viennent d’être sacrés champions de France pour la 7ème fois participeront aux Championnats d’Europe, dernière étape de préparation avant Tokyo et une occasion en or de montrer qu’ils sont vraiment de retour.  

Mais ce retour n’est pas le seul. En milieu d’année 2021, Vanessa James en retraite depuis 2020 a obtenu sa libération par la fédération française. Après des années à patiner avec Morgan Ciprès, elle se prépare désormais aux Jeux Olympiques en compagnie du canadien Eric Radford, champion du monde avec sa précédente partenaire. S’ils ne se sont pas qualifiés pour la finale du Grand Prix, à quelques mois des Jeux Olympiques, ils pourraient être un couple à suivre. 

Sarah

5- Le relais 4×10 et Manificat en point d’orgue de la saison de ski de fond

Le ski de fond français souffre depuis longtemps de la comparaison avec son cousin le biathlon. Néanmoins, avec des moyens bien inférieurs et des adversaires russes et norvégiens au-dessus du lot, les fondeurs français ont réalisé une très belle saison. Si aucune victoire n’est à signaler, les bleus ont obtenu 7 podiums divers et variés. En individuel, Delphine Claudel chez les femmes ainsi que Richard Jouve et Maurice Manificat chez les hommes ont obtenu des troisième places. En épreuves par équipes, Richard Jouve et Lucas Chanavat ont obtenu la deuxième place du Team Sprint de Dresde.

Reste alors deux superbes performances à souligner. Tout d’abord la médaille de bronze du relais masculin 4 x 10 km aux mondiaux d’Oberstdorf début 2021. Après des résultats en dent de scie sur les épreuves individuelles, on ne savait pas trop à quoi s’attendre de ce relais tricolore, composé d’Hugo Lapalus, Maurice Magnificat, Clément Parisse et Jules Lapierre. Nous avons vite été rassuré avec des passages de relais qui oscillaient entre 15 et 45 secondes de retard sur les intouchables norvégiens, ce qui nous gardait dans le peloton de tête. Lorsque Jules Lapierre prend le dernier relais, il est accompagné d’un suédois, d’un finlandais, d’un russe qui n’est autre que Boshunov, ainsi que d’un suisse. Le russe parvient rapidement à se défaire du groupe pour aller jouer la victoire face à Klaebo, il échoue finalement à 12s. Derrière, cela se tient, ils sont 4 pour le bronze, et à 2km de l’arrivée, c‘est Jules Lapierre qui porte l’estocade, une attaque qui lui permet de tenir dans la dernière ligne droite face au suédois, et d’offrir à ses coéquipiers et au fond français, un immense bonheur. C’est la 3e médaille mondiale pour un relais français, à un an des JO !

Une dernière ligne droite pour un bonheur partagé

Enfin, Maurice Manificat a réalisé un Tour de Ski 2021 exceptionnel, ponctué à la deuxième place lors de la montée finale à Val di Fiemme, derrière un Alexander Bolshunov intouchable. C’est le meilleur résultat de Manificat sur le Tour de Ski, qui lui permet notamment d’obtenir la 6ème place du classement général de la coupe du monde, meilleur classement depuis 2016. La montée de Val di Fiemme, terminée devant une armada russe en chasse, a procuré de nombreux frissons aux amateurs du genre.

Raphaël

6- Alizée Baron et François Place perpétuent la tradition du skicross français

Depuis 2013, il y a toujours une française et un français sur le podium des championnats du monde de skicross. Et 2021 ne déroge pas à la règle ! A Idre Fjall, en Suède, dans des conditions délicates avec beaucoup de vent, et sur une piste particulière avec une longue dernière ligne droite ou le phénomène d’aspiration joue un rôle primordial, ce sont Alizée Baron et François Place qui s’en sortent le mieux chez les tricolores.

Deuxième de son quart de final, ainsi que de sa demie, la skieuse d’Orcières se hisse jusqu’en final. Elle est opposée aux deux monstres vivantes de la discipline, Sandra Naeslund (SUE) et Fanny Smith (SUI), ainsi qu’à la jeune Talina Gantenbein (SUI) qui dispute ses premiers mondiaux. Auteur d’une très belle course, elle termine à la 3e place, juste derrière les deux favorites. De quoi la combler de bonheur après une saison blanche en 2020 a cause d’un dos douloureux. Désormais double médaillée de bronze mondiale, ses objectifs se tournent naturellement vers les jeux olympiques, comme elle nous l’avait confié juste après sa course !

De son côté, François Place avait un statut à défendre. Il était ni plus ni moins que le champion du monde en titre de la discipline, après sa victoire à Park City (USA) en 2019. Et il aura parfaitement répondu présent. Après des séries passées sans encombre ou il apprend à jouer avec cette aspiration, il sort vainqueur de sa demi-finale. Il terminera finalement à la deuxième place derrière le Suisse Alex Fiva. C’est sa troisième médaille en autant de participation, une grande performance pour l’ancien skieur alpin…

François et Alizée médaillés aux mondiaux en Suède.

Paul

7- Léna Brocard devient la première français à participer aux mondiaux de combiné nordique

Les mondiaux de ski nordique ont marqué un pas décisif dans la mixité du combiné nordique début 2021. Quelques semaines après la première (et seule) épreuve de Coupe du Monde de combiné nordique féminin à Ramsau, la première épreuve de championnat du monde a pris place à Oberstdorf, pour un saut sur un tremplin HS106 suivi de 5 km de ski de fond. Gyda Westvold Hansen, deuxième après le saut, est devenue la première championne du monde de l’histoire.

Plus loin, en 21ème place, on retrouve l’unique française, Léna Brocard, que nous avions interviewé en début de saison. Si Léna n’a pas pu monter sur la boîte, l’essentiel est ailleurs et le succès est double pour elle. Au delà du pas énorme vers la mixité du combiné nordique qui a été réalisé, ses performances sont plus qu’honorables compte tenu du soutien qu’elle reçoit, dans un sport peu développé en France.

Léna Brocard sur la piste de Ramsau.

On ne peut que lui souhaiter d’obtenir son premier podium cette saison, en attendant de la voir briller lors des Jeux… 2026. En effet, le combiné nordique féminin n’est pas encore au programme des JO 2022. Un pas énorme a été réalisé, mais il en reste encore quelques uns à effectuer…

Raphaël

8- Axelle Gachet Mollaret complète sa collection en ski alpinisme

Comment faire un top 10 des moments forts de l’année en sport d’hiver sans parler d’une nouvelle discipline olympique : le ski alpinisme. C’est à Cortina en 2026 que la discipline fera sa première apparition. Pas de télésiège, les montées se font à la force des bras et jambes sur des skis équipés de peaux de phoque, certains passages se faisant même avec skis sur le dos, et ensuite, il faut descendre le plus vite possible tel un skieur alpin.

Portrait d’Axelle Gachet Mollaret fait par stade 2

Si la France comporte plusieurs très bons athlètes dans cette discipline, c’est Axelle Gachet Mollaret qui fait office d’excellence. C’est simple, elle a tout gagné dans ce sport ! De la Pierra Menta (plusieurs fois) aux titres de championne du monde en passant par des titres de championne de France et des victoires en coupe du monde. Un palmarès qui donne le vertige.

En mars 2021, elle a conquis le seul titre qu’il manquait à sa collection sur les mondiaux, celui de la vertical race. 3,5 km et 720 mètres de dénivelé positif avalés en 30 minutes et 38 secondes, avec 41 secondes sur sa poursuivante. Une immense championne dans un sport sous médiatisé, mais pratiqué par tous les amoureux du sport en montagne et notamment les traileurs dans leur préparation hivernale.

Comme si la performance n’était pas assez magistrale, elle a donné naissance à son premier enfant en 2020, doit exercer son métier de kinésithérapeute à côté car elle ne peut pas vivre de son sport. Un petit dernier pour la route ? Elle détient le record du monde du kilomètre vertical en 34 minutes et 1 seconde. Il s’agit d’un trail de 1000m de dénivelé positif à faire sur la plus petite distance possible.

Corentin

9- Biathlon : l’héritage de Martin Fourcade est assuré !

A la fin de la saison 2019-2020, la question était sur toutes les lèvres, le biathlon allait-il survivre au départ à la retraite de Martin Fourcade ? Un an et demi et une étape au Grand-Bornand plus tard, tout le monde semble avoir la réponse. Le biathlon français s’est rarement aussi bien porté. 

La fin de la saison 2020-2021 a été ponctuée par de grandes premières que ce soit chez les hommes ou les femmes : 1ère médaille aux mondiaux pour Anaïs Chevalier-Bouchet, victoires dans l’épreuve reine pour Julia Simon qui remporte les mass-start d’Oberhof et d’Antholz. Chez les hommes, mêmes résultats. Simon Desthieux monte enfin sur la première marche du podium en individuel, quelques jours après avoir obtenu sa première médaille mondiale en solo. Quentin Fillon-Maillet finit une nouvelle fois 3ème de la coupe du monde, après une saison pouvant être qualifiée d’anomalie statistique tant ses performances et résultats obtenus ne vont pas de pairs, et de son côté Emilien Jacquelin signe un doublé aux mondiaux dans son épreuve fétiche.

Julia Simon avec sa médaille d'or sur la mass-start d'Antholz
Julia Simon victorieuse à Antholz (Millo Moravski/Agence Zoom)

Et que dire du début de cette nouvelle saison. Les français et françaises enchaînent podiums et victoires. Au total, les françaises et français comptabilisent déjà 20 podiums, plus que n’importe quelle autre nation. 4 femmes différentes sont montées sur la boite : Anaïs Chevalier-Bouchet, Anaïs Bescond, Justine Braisaz-Bouchet et Julia Simon, et elles ont remporté un relais. Quant aux hommes, 3 d’entre eux ont fait des podiums : Simon Desthieux, Quentin Fillon-Maillet et Emilien Jacquelin. S’ils se sont à chaque fois contentés de la seconde place sur les relais, ils sont à trois victoires individuelles. Et dans une année où pour la première fois depuis presque dix ans le dossard jaune change régulièrement d’épaules, ils sont trois à l’avoir revêtu

Simon Desthieux franchit la ligne de la mass-start lors de sa victoire à Östersund
Simon Desthieux franchissant en premier la ligne d’arrivée lors de la mass-start d’Östersund (AFP /ANDERS WIKLUND)

Symbole ultime d’un biathlon en pleine bourre et pas du tout orphelin de son ancien leader, l’étape du Grand-Bornand mi-décembre est un immense succès. 20 000 personnes s’y rendent chaque jour pendant le week-end et pratiquement 79 000 personnes viennent y applaudir plus que chaleureusement les différents biathlètes sur la totalité de l’étape. Quoi de mieux pour eux que de pouvoir profiter en direct de 6 podiums avec 2 victoires dont le doublé Jacquelin – Fillon-Maillet sur l’épreuve reine.

Revivez la folie de la mass-start du Grand-Bornand qui a sacré Emilien Jacquelin devant Quentin Fillon-Maillet vêtu du dossard jaune

Sarah

10- Les départs à la retraite de Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux

C’est une grande page qui se tourne pour le slalom et le ski français ! A eux deux, ils comptabilisent 27 podiums dont 12 victoires en Coupe du Monde (9 pour Grange, 3 pour Lizeroux). Un souvenir est resté dans de nombreuses mémoires, celui de leur doublé à Kitzbühel, dans le temple du ski, qui marquait la première victoire en carrière de Julien Lizeroux.

Julien c’est un sourire, une barbe qui s’est affinée avec le temps, mais surtout un travailleur acharné au mental d’acier ! Après une première Coupe du Monde, déjà à Kitzbühel, le 23 janvier 2000, et des premiers points inscrits au Japon début 2001, le plagnard va connaître 5 années de galère avec 2 ruptures des ligaments croisés, ainsi qu’une blessure à la cheville. Mais ce n’est pas suffisant pour l’éloigner du ski, investi d’une mission, il se bat et tutoie les sommets en 2009… Un doublé à Kitzbühel donc, et quelques jours plus tard, deux titres de vice-champion du monde à domicile à Val d’Isère, en combiné et en slalom ! Des sommets qu’il continue de viser pendant 2 ans, avant une nouvelle blessure au genou. La suite, à partir de 2015, ne fut que plaisir avec une confiance et un ski retrouvé, qui lui permet à nouveau de se hisser dans le Top 5. Poussé par des jeunes comme Clément Noël dans un groupe à “l’ambiance travailleuse et déconneuse” comme il nous l’avait confié, Julien décide finalement de raccrocher à l’âge de 41 ans, après une dernière danse sur la Planai de Schladming…

Julien et Jean-Baptiste à Kitzbühel

Jean-Baptiste c’est l’élégance, la technique, et un calme à toute épreuve. Sa carrière n’a pas non plus été un long fleuve tranquille, avec un genou qui aura cédé par deux fois (2009 et 2019), et un dos qui se sera montré capricieux, notamment entre 2011 et 2015. Mais malgré cela, le mauriennais s’est forgé un des plus beaux, si ce n’est le plus beau palmarès du slalom français. Avec pour preuve 8 victoires dans la discipline, sur les pistes les plus mythiques du calendrier, un petit globe de la spécialité en 2009, et surtout deux titres de champion du monde en 2011 et 2015 ! Après l’aboutissement de 2009, la rupture du ligament croisé est vécu comme un déchirement qui le prive des JO de Vancouver, qu’il aurait abordé dans la forme de sa vie. Mais cette épreuve le transcende et à son retour, il signe un incroyable doublé Kitzbühel-Schladming, avant d’être sacré champion du monde pour la première fois à Garmisch quelques jours plus tard… Bien moins attendu avec son dossard 14 et après ses années de douleur, il remet ça 4 ans plus tard sous la neige de Beaver Creek, un moment inoubliable…

Alors pour tout ça, merci Messieurs ! 

Paul

Parce qu’il faut en parler…

Elle a fait la une de la presse au mois de novembre. A ce moment-là, Agathe Bessard, l’unique représentante de la France en skeleton, est à la recherche de financement au cours de l’année olympique. Tout comme la patineuse de vitesse Tifany Huot-Marchand, qui avait lancé une cagnotte fin 2020 pour les mêmes raisons. Quelques mois plus tard, c’est au tour de Margot Boch la pilote de Bobsleigh de lancer sa campagne de financement. 

Si celles-ci peuvent permettre de réelles belles histoires en cas de qualifications puis participation aux Jeux Olympiques, elles posent quand même la question du soutien de la Fédération Française des Sports de Glace. Alors que celles-ci regroupent de nombreuses et diverses disciplines, allant du patinage artistique à la luge en passant par le bobsleigh et le curling, le manque d’appui semble flagrant, d’autant plus que le nombre de sportifs de haut niveau de certaines disciplines est très faible. S’il est vrai que certaines disciplines sont loin d’être les plus suivies au niveau télévisuel et du public, il peut-être intéressant de se demander si c’est une raison pour laisser les rares sportifs de haut niveau français de celles-ci autant à l’abandon. 

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