Paroles d'auteurs

Paroles d’auteur #4 : Nathan, la passion au cœur de l’événement

Le Café Crème Sport est un média omnisport aux grandes ambitions qui doit son ascension à une grande équipe de bénévoles. Cette rubrique doit servir à les sortir de l’ombre, leur donner une tribune légitime pour que vous, notre public, puissiez les connaître davantage : motivation, attachement au projet ou rencontre et appréhension personnelle du sport.

Prénom : Nathan Nom : Joubioux

Date de naissance : 7 avril 1997

Rôle au CCS : Rédacteur pour la section football

Équipe(s) favorite(s) : Stade Rennais, Real Murcia, Chelsea FC, RC Vannes

Idole(s) sportive(s) : Didier Drogba

Quel est ton premier souvenir de sport ?

C’était samedi 20 août 2005, au stade de la route de Lorient, pour un Stade Rennais – Olympique de Marseille. Ce soir-là, c’était la première fois que je mettais les pieds dans un stade et c’est ce soir-là que ma passion pour les Rouges et Noirs est née. Le scénario a également beaucoup joué. Ouverture du score de Niang (1′), égalisation d’Utaka (8′). Marseille reprend les devants grâce à Lamouchi (31′) et on égalise juste avant la pause, par Alexander Frei (39′). Finalement, on remporte ce match avec un but de Källström (54′). Et seize ans après, je suis toujours autant piqué pour mon équipe.

Si ce n’est le football, je me souviens de ces dimanches matin où je mettais le réveil pour ne pas rater les départs en Formule 1, compétition à l’époque diffusée sur TF1. Je me souviens aussi d’un haka. Celui des Blacks, en quarts de finale de la Coupe du monde en 2007. Sébastien Chabal en tête, amène cette équipe de France à quelques centimètres des Néo-Zélandais pour un haka épique. Le tout avec la voix magistrale de Thierry Gilardi.

Pourquoi, ou comment suis-tu le sport ?

Le sport, je l’ai d’abord suivi à la télé, comme beaucoup de monde. Et ça a été longtemps le cas. Mais aujourd’hui, je me rend compte que le sport, je le vis d’une meilleure manière quand je suis sur les lieux de l’événement. Ce qui n’est pas toujours simple. Mais quand on est dans les tribunes, dans un kop, dans une ville, tout le reste s’efface. On se retrouve tous sur un même pied d’égalité. Puis viennent les frissons et les émotions. On est transporté, on se retrouve ailleurs. Peu importe que l’on supporte son équipe ou que l’on aille faire du groundhopping.

Il y a quelques années, j’ai découvert ce plaisir de programmer mes voyages au rythme du sport. Un aller-retour à Lyon pour un Ukraine v Irlande du Nord à l’Euro 2016, de nombreux matchs de première, deuxième, troisième et quatrième division anglaise quand j’habitais à Londres, quelques matchs espagnols quand j’étudiais au pays. Puis une semaine à Moscou, en 2018, pour aller voir France v Danemark en Coupe du monde. Le football pour découvrir du pays, ou le voyage pour découvrir le football. C’est selon.

Le confinement, en mars 2020, a modifié ma manière de consommer le sport. Je le consomme maintenant comme je consomme du vin. Avec parcimonie, en choisissant les produits consommés. Peut-être est-ce une conséquence de mon emploi du temps, qui ne me permet pas de regarder du sport à outrance, mais aujourd’hui, plus qu’avant, la qualité avant la quantité.

Outre le football, je picore ci et là. Qui un match de NBA, qui un multiplex NFL, qui un match de handball ou de volley. Je suis avec un peu plus d’assiduité les grands Chelem, les grands Tours et les GP de F1, mais plus en tant que spectateur que supporter.

Quels sports as-tu pratiqués ?

J’ai commencé le football assez jeune. Et comme beaucoup de monde, au début, on se teste un peu partout. Un jour, on m’a dit de prendre les gants et d’aller m’essayer au poste de gardien de but. Je n’y suis plus jamais parti. Ce n’était ni vraiment une volonté, ni vraiment une obligation. Ça s’est fait comme ça, un peu par hasard. Mais pendant plus de douze ans, j’ai gardé les cages de mon équipe.

Je me suis ensuite essayé à d’autres sports, comme l’athlétisme et le tennis. Mais je ne m’y suis jamais vraiment retrouvé. Et un jour, jouer ne me suffisait plus. J’ai troqué les gants et le maillot à manches longues pour le sifflet et le maillot noir. J’ai découvert un autre football, celui des décisions immédiates. Celui avec lequel on se fait insulter, huer. Un football différent, mais un football que j’ai autant apprécié.

Comment as-tu connu le CCS ?

Tout a commencé sur les réseaux sociaux. A vrai dire, je ne les connaissais pas vraiment, mais je venais de terminer mon école de journalisme et je n’avais pas encore trouvé de contrat. Alors pour remplir cette période de creux, j’ai approché le CCS, un peu au petit bonheur la chance pour pouvoir continuer d’écrire et de parler de football. Quinze mois après, l’aventure continue.

Qu’est-ce qui t’as fait franchir le pas de l’écriture ?

Je suis journaliste et j’ai toujours aimé écrire. Le CCS me permet de parler football autrement, d’aller au bout des sujets et de pouvoir les développer autant que je le souhaite. J’aime beaucoup cette liberté qu’est donnée aux rédacteurs pour le choix de leurs papiers. J’ai toujours pensé que c’est en laissant les personnes travailler de la manière dont elles le souhaitent et sur des sujets qu’elles préfèrent qu’on en tire le meilleur.

Quel serait l’article rêvé/plaisir que tu n’as pas encore fait ?

Difficile à dire, il y a une kyrielle de sujets sur lesquels je souhaiterais me pencher, mais davantage sur le terrain. D’un reportage en inside aux côtés d’une équipe (durant un match, un entraînement), à la couverture d’une rencontre, en passant par des entretiens avec des joueurs, coachs, dirigeants. Mais ça arrivera, j’en suis certain.

Qu’est-ce qui te plaît dans le projet du CCS ?

Au-delà de la liberté totale au niveau des sujets et de pouvoir les approfondir, je dirais que c’est la grande réunion de passionné(e)s de leur sport. On sent que l’équipe, quelle que soit la rédaction, sait de quoi elle parle et aime ce dont elle parle. J’ai pu en apprendre énormément sur des sports sur lesquels je ne m’étais jamais vraiment attardé. Donc ce n’est que du positif.

Quelle est ta devise de vie ?

Un journaliste, selon moi, doit douter constamment. Et ce sont nos interlocuteurs qui nous permettent d’avoir un point du vue critique sur un sujet précis à un instant T. Je pourrais donc citer Socrates : « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien. » Mais ça serait trop facile car ce n’est pas une fin en soi. L’erreur, c’est d’y apporter trop d’importance. Un de mes professeurs, qui était aussi journaliste, avait coutume de nous dire : « Fake it, until you make it. » Pour le moment, oser m’a toujours réussi. Pour aller dans le même sens, je termine par une citation d’une amie que j’estime beaucoup : « Mejor pedir perdón que permiso », « Il vaut mieux demander pardon que la permission. »

Épisodes précédents :
Ben, l’esthète qui conte l’histoire
Paul, le flegmatique qui vibre au son de la vitesse
Cyprien, le passionné du V10

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