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Les Rams de Los Angeles et la force du destin ?

Après un week-end divisional de rêve, le carré royal est là. Kansas City, San Francisco, Cincinnati et … Los Angeles. La franchise californienne a composté son billet samedi soir en éliminant Tom Brady et ses Buccaneers au terme d’un match haletant. Sean McVay et sa bande se sont fait peur mais ils sont bien là où ils souhaitaient être depuis l’intersaison, parmi les meilleurs. Retour sur une saison qui donne l’impression que les astres sont avec LA, jusqu’au Superbowl ?

Matthew Stafford, year one

La force du destin, non il n’est pas question ici de l’opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi. L’histoire d’amour ne concerne pas Leonora di Vargas et Don Alvaro mais bien les Rams et Matthew Stafford. Loin d’avoir réalisé une saison parfaite, le choix numéro 1 à la draft 2009 s’est tout de même épanoui dans la « cité des anges ». Après avoir quitté le marasme du Michigan dans l’échange avec Jared Goff, Stafford se retrouve enfin dans une équipe compétitive. Cependant, après un départ canon, sa saison n’a pas convaincue tous les observateurs. Des statistiques honorables mais des trous d’air décontenançant. Exemple parfait en semaine seize, LA s’impose contre les Vikings mais son quarterback termine le match avec trois interceptions et affiche une fébrilité inquiétante. Ce sentiment va s’étendre sur toute la fin de saison. Mais Sean McVay va réaffirmer sa confiance en Stafford. Ce dernier ne l’a pas déçu à la vue de ce début de playoffs.

« Ça signifie beaucoup pour moi. Ça représente beaucoup de travail, réparti sur plusieurs années, pour en arriver à ce résultat. C’est beaucoup de travail aussi investi cette saison avec d’incroyables coéquipiers. »

Les mots du QB de 33 ans après la qualification en finale de conférence la semaine dernière.

Effectivement, Matthew Stafford a enfin remporté son premier match de postseason. De plus, il a laissé une très bonne impression après ses deux affrontements. Aucune perte de balle et quelques « bombes » envoyées à ses cibles de choix. Surtout, le QB a montré une belle âme de leader. Tout le monde a en tête son comportement après la réception de Cooper Kupp face aux Buccs. Enragé et sûr de lui avant de spiker ce ballon en espérant voir Matt Gay transformer le fieldgoal. Le bateau Rams tanguait mais capitaine Stafford a pris ses responsabilités et a fait ce qu’on attendait de lui, du clutch.

Des béliers dominants puis intermittents

Dans le sillage de son quarterback, Los Angeles a débuté la saison en boulet de canon. Sept victoires pour une seule petite défaite en huit matchs. La saison ne pouvait presque pas mieux débuté. Dans une NFC Ouest toujours plus compétitive, chaque victoire compte et Sean McVay l’a bien compris. Néanmoins, la machine va rapidement dérailler.

Stafford et les siens. USA Today Sports

Trois défaite de rang face à des concurrents direct à la victoire finale (Tennessee, San Francisco et Green Bay) et voilà les Rams en difficulté. Au delà du bilan comptable qui ne posait pas de problèmes tant le début de saison permettait d’envisager le futur, c’est d’avantage l’impression laissée qui interrogeait. Toujours dépendante des performances de Matthew Stafford qui commettait des erreurs (seulement quatre ballons perdus lors des huit premiers matches, treize lors des neuf suivants), l’équipe dégageait un sentiment négatif. Lorsque la route semblait s’élever, il était difficile de voir ces Rams se sublimer. Aussi, lors des matchs plus faciles du reste de la saison, ils donnaient l’impression d’en garder sous la pédale, presque comme si cette équipe attendait une chose, les playoffs pour montrer de quel métal elle est faite. La fin de saison a été plus calme pour les Rams mais il faut dire qu’ils affrontaient des équipes assez faibles ou en méforme. Le potentiel demeurant énorme pour cette armada.

Une constellation

Lors de la dernière offseason, l’objectif était devenu clair pour les Rams. Il faut gagner. Pour cela, l’effectif avait déjà de quoi faire saliver. Les deux stars défensives que sont Aaron Donald et Jalen Ramsey constituaient de belles fondation. Mais l’effectif a bougé. Tout d’abord en interne, un certain Cooper Kupp a crevé l’écran. L’ancien de la Eastern Washington University a tout bonnement changé de dimension cette année. A l’aube de la saison, il était un bon receveur de la NFL mais rien à voir comparé à ce qu’il est devenu. 1947 yards et 16 touchdown, voilà les chiffres de la saison impressionnante de Kupp. Il a fait preuve de régularité et d’efficacité. C’est lui la cible numéro une de Matthew Stafford et leur duo est létal, demandez aux fans de Tampa Bay.

Pleine lumière sur Cooper Kupp. Cary Edmondson-USA TODAY Sports

Los Angeles avait déjà son lot de stars mais les dirigeants en voulaient plus. Deux arrivées significatives sont à mentionner. Odell Beckham Junior bien évidemment. Le fantasque receveur retrouve des couleurs en bleu et jaune. Arrivé après son piètre passage à Cleveland, « OBJ » s’est fait une place dans le collectif Rams et apporte clairement. Avec la blessure de Robert Woods en novembre, il est venu compléter l’escouade de WR. Stafford possède de sacrés cibles. Los Angeles semble avoir relancé OBJ ce qui n’était pas gagné. L’autre nouvelle étoile vient du Colorado. Von Miller, illustre joueur des Broncos, a rejoint une défense déjà effrayante. La présence du deuxième choix au total de la draft 2011, même en perte de vitesse, constitue une menace de plus pour les QB adverses. Passrusher de talent, Miller a notamment joué un rôle prépondérant dans la victoire face aux Buccs. Enfin, un retour est à mentionner, celui de Cam Akers. Le running back est revenu très rapidement d’une grave blessure et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’est vite remis à niveau permettant d’avantage d’alternative au coaching des Rams.

Pour toutes ces raisons, cette année peut ressembler à la bonne pour les Rams. Sachant que le destin pourrait faire un joli clin d’œil aux californiens. En effet l’an passé, les Buccaneers de Tampa Bay étaient les premiers à remporter un Superbowl à domicile, au bout de la cinquante cinquième édition. En 2022, la grande finale se passe au SoFi Stadium de Los Angeles, stade des Rams qui ont éliminé les champions en titre, les … Buccaneers. Les supporters de la bande à McVay peuvent espérer boucler la boucle.

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