JO Hiver 2022 Omnisport Sports hiver

JO Pékin | Les chances de médailles françaises

Alors que les Jeux Olympiques d’hiver de Pékin s’ouvrent dans quelques heures, quelles sont les grandes chances de médailles françaises ? Revue des troupes entre favoris, outsiders, observateurs et grands absents.

❄️️❄️️❄️️❄️️❄️️

Bastien Midol, François Place & Térence Tchiknavorian – ski-cross : Difficile d’imaginer l’équipe de France de ski-cross ne pas faire de podium à Pékin. En effet, Bastien Midol est leader du classement général avant les Jeux devant Térence Tchiknavorian. Sur les 10 courses depuis le début de saison, les français ont fait 8 podiums dont un doublé à Val Thorens, le dernier en date étant celui de François Place à Idre. S’il n’est monté qu’une fois sur le podium cette saison, il a fait un podium à chacun des trois derniers championnats du monde, en faisant un homme des grands événements. Il est donc dur de trancher sur lequel a le plus de chance d’être sur le podium, mais on peut en espérer au moins un dans la discipline.

Chloé Trespeuch – snowboard-cross : Médaillée de bronze à Sochi, aux portes de la grande finale à PyeongChang, la snowboardeuse de Val Thorens s’envole pour sa troisième olympiade avec l’ambition d’aller chercher encore plus haut. La triple vainqueur en Coupe du Monde reste sur une série de 3 deuxièmes places consécutives, lui permettant d’aborder ces Jeux à la seconde position du classement de la discipline. Lors de l’épreuve préolympique disputée en novembre, la tricolore avait prit la 5e place, son moins bon résultat de la saison. Nul doute qu’elle aura a cœur de rectifier le tir pour aller chercher un métal encore plus précieux.

Gabriella Papadakis & Guillaume Cizeron – danse sur glace : Le couple de patineurs est quadruple champion du monde. Après pratiquement deux ans loin des patinoires à cause du covid, ils ont repris la compétition cet automne. Absents des Championnats d’Europe début janvier, ils n’ont pas été en confrontation directe avec les deux couples de patineurs russes. Ils possèdent pour l’instant les meilleures notes de l’année que ce soit sur la danse rythmique ou le programme libre. Quatre ans après leur médaille d’argent à Pyeongchang, ils se rendent à Pékin avec un seul objectif : l’or.

Perrine Laffont – ski bosses : Perrine Laffont aborde les Jeux Olympiques en grande favorite. L’Ariégeoise a tout gagné dans sa discipline et est championne olympique en titre. A Pékin, elle visera forcément à le garder après une saison 2020-2021 où elle a conquit le dernier titre manquant à son immense palmarès : le championnat du monde en bosses individuel. Actuellement non leader du classement général, une première depuis 4 ans, elle est tout de même monté à de nombreuses reprises sur le podium cette saison (6 fois sur 8 compétitions).

Agence Zoom / Christophe Pallot

Quentin Fillon-Maillet – biathlon : Actuellement leader du classement général, Quentin est à la recherche de ses premières victoires mondiales. Plusieurs fois médaillé aux championnats du monde (2 argent, 3 bronze en individuel, 2 or, 2 argent, 1 bronze en relais) et victorieux à de nombreuses reprises sur le circuit coupe du monde, d’autant plus cette saison, le leader de l’équipe de France de biathlon semble le plus disposé à monter sur le podium à Pékin. Reste à savoir s’il a réussi à recharger les batteries après une semaine un peu plus compliquée (notamment au tir) à Antholz.

Relais femmes – biathlon : L’équipe féminine de biathlon est particulièrement régulière dans les relais cette saison. En effet, elle n’a pas raté un podium de la saison. Ses excellents résultats font qu’elle est l’actuelle leader du classement du relais avec ses 2 victoires et 2 médailles de bronze. Ces résultats sont également marquants car chacune des six athlètes de l’équipe a déjà fait partie d’un relais. Chloé Chevalier, plus en retrait en individuel, est d’ailleurs l’un des piliers de celle-ci avec 3 participations. Cela permettra donc éventuellement de pallier à une absence de dernière minute sans mettre en péril l’équipe. Il ne reste aux favorites à un podium qu’à tenir leur rang.

Tess Ledeux – ski slopestyle & big-air : A 20 ans, la pépite de La Plagne va disputer sa deuxième Olympiade après 2018. Victorieuse en Coupe du Monde à l’âge de 15 ans, la Française ne cesse de repousser les limites de son sport. Il y a quelques semaines, elle a notamment réalisé un doublé historique aux X Games, l’événement de l’année en freestyle. Elle est devenue la première femme de l’histoire à faire le doublé Big Air – Slopestyle aux mêmes X Games. Et avec la manière, puisqu’elle est également devenue la première femme à poser un double cork 1620 en compétition. Championne du monde, vainqueur du globe, des X Games, il ne lui manque plus que l’or olympique. Tess Ledeux aura deux occasions pour compléter son palmarès déjà stratosphérique.

❄️️❄️️❄️️❄️️

Alexis Pinturault – ski Alpin : En difficulté ces dernières semaines, le skieur de Courchevel pourra s’appuyer sur son expérience olympique et ses trois médailles pour relever la barre. Il se présentera à nouveau parmi les favoris lors du combiné, dont il est spécialiste et vice champion du monde en titre. Une course qui pourrait le libérer pour la suite de la compétition s’il parvenait à décrocher une médaille. Le français pourrait être aligné sur 5 épreuves s’il est retenu pour le super-G (médaillé de bronze lors des derniers mondiaux) et le Team Event (champion du monde 2017). Il sera évidemment présent lors du géant et du slalom, où malgré ses difficultés, il pourrait tout mettre à bout le jour J, comme il a déjà su le faire par le passé.

Anaïs Bescond, Justine Braisaz-Bouchet, Anaïs Chevalier-Bouchet & Julia Simon – biathlon : Les biathlètes françaises accumulent les podiums depuis le début de la saison. Capables du meilleur comme du pire, elles sont 4 dans le top 12 mondial. Obtenant des podiums dans l’ensemble des disciplines, il n’y a que 6 podiums sur 15 où il n’y avait pas de bleu-blanc-rouge cette saison. Elles comptent actuellement 11 podiums, dont une victoire, 8 deuxièmes places et 2 troisièmes places. Difficile donc d’imaginer que ces quatre là repartent bredouilles de Pékin, mais avec des résultats assez semblables, et chacun leurs forces et faiblesses il est difficile de trancher sur les futurs succès. Anaïs Bescond pourra compter sur son expérience et sa régularité. Elle a d’ailleurs 2 podiums cette saison, comme Justine Braisaz-Bouchet. Cette dernière a un tir irrégulier mais le meilleur ski du circuit depuis le début de saison. Ainsi, dans un site venteux, elle pourrait profiter des erreurs des autres si cela tourne à la loterie. Anaïs Chevalier sera sur ses seconds Jeux Olympiques et est montée trois fois sur le podium. Mais si nous devions prendre les pronostics, celle que l’on imagine le plus gagner une médaille est Julia Simon. Quadruple médaillée cette saison, elle aime les courses d’un jour et a fait vice-championne au moins une fois sur chaque discipline cette saison.

Emilien Jacquelin – biathlon : Le double champion du monde de la poursuite est un homme des courses d’un jour. Luttant un moment pour le général cette saison, il semblait dans le dur depuis la reprise post-Noël. Mais Emilien reste certainement la deuxième valeur sûre du biathlon français, tant il est capable de se surpasser lorsqu’il veut obtenir quelque chose. Et son objectif de la saison était clair : garder son titre mondial sur la poursuite et donc se parer d’or sur cette épreuve à Pékin. Il faut désormais espérer que les conséquences tardives de sa préparation tronquée de cet été suite à sa blessure ne vont pas continuer et qu’il a réussi à se reposer pour arriver en Chine en pleine forme sur skis.

Les relais hommes et mixte – biathlon : L’équipe de France est l’une des meilleures nations mondiales chez les hommes comme les femmes. Et même si tout peut se passer en biathlon, encore plus lors des relais, elle compte parmi les grands favoris pour des médailles ou des titres. Chez les hommes, il sera ambitieux de viser l’or où les Norvégiens se sont imposés sur les 3 courses où ils alignaient leur équipe type. Mais la France peut rivaliser avec eux si chacun fait sa part du travail. Elle est d’ailleurs montée 2 fois en 4 courses sur le podium. De la même façon, la France comptera parmi les favoris pour le relais mixte sur lequel elle est montée sur le podium à Oberhof. Ne reste plus qu’à concrétiser à Pékin !

Tessa Worley – ski alpin : Notre porte-drapeau a quasiment tout gagné dans sa carrière déjà bien remplie. Double championne du monde de géant en 2013 et 2017, championne du monde de Team Event en 2017, vainqueur du globe de la spécialité également en 2017, et 15 fois victorieuse en Coupe du Monde. La médaille olympique s’est pour l’instant toujours refusée à elle. Mais à 32 ans, elle semble dans une de ses meilleures formes. La Bornandine n’a pas fait moins bien que 8e lors des 6 géants disputés cette saison, avec notamment une victoire, et deux autres podiums dont le dernier en date obtenu juste avant de décoller pour la Chine. Face à une forte concurrence, son rôle de leader de la délégation pourrait la transcender et lui permettre d’aller chercher le seul titre qui manque à son palmarès.

❄️️❄️️❄️️

Kévin Rolland – ski halfpipe : Deux ans et demi après avoir frôlé la mort lors d’une tentative de record du monde chez lui à La Plagne, le français est de retour dans le pipe pour signer un des plus grands come-back de l’histoire. Médaillé de bronze à Sochi pour l’apparition du halfpipe aux JO, champion du monde en 2009, et triple vainqueur des X Games, Kevin Rolland n’a plus rien à prouver. Mais retrouver la compétition après cet accident était vital, et tous les rêves sont à nouveau permis. Modèle de résilience, le Plagnard à été désigné porte-drapeau de la délégation aux côtés de Tessa Worley, de quoi lui donner des ailes pour la suite de la compétition. Malgré un retour dans le top 10 en décembre, la tâche ne sera évidemment pas simple. Mais on peut s’attendre à tout avec celui qui nous a déjà tant surpris par le passé.

Antoine Adelisse – ski big air & slopestyle : Le free-styleur de La Plagne est engagé dans deux disciplines à Pékin. Néanmoins, ses chances de médailles se concentrent le sur Big Air. En effet, il n’a jamais obtenu de podium dans la seconde épreuve. Avec l’arrivée du Big-Air aux Jeux Olympiques, Adelisse peut viser un podium. Vice-champion de cette discipline aux X-Games 2021, il est actuellement deuxième du classement de la coupe du monde de la discipline. Il était également dans le top 3 les deux saisons précédentes. Sur cette discipline où il n’y a que peu de compétitions chaque saison, il fait 4 podiums sur ses 6 dernières apparitions internationales, dont une victoire. Après deux participations en slopestyle aux Jeux, Antoine Adelisse va peut-être y découvrir les podiums.

Benjamin Cavet – ski bosses : Benjamin Cavet dompte les bosses depuis des années. Avec un palmarès moins conséquent que celui de sa coéquipière Perrine Laffont, il n’en est pas moins l’un des meilleurs mondiaux. Monté une fois sur le podium en décembre 2021 cette saison, il reste parmi les favoris au podium lors des Jeux. Alors que sa meilleure place reste une 8ème lors de ceux de Sotchi, il est double vice-champion du monde (2017 et 2021). S’il n’est pas suffisamment régulier pour avoir un podium quasi assuré, il faut espérer que celui qui est monté 25 fois sur un podium en carrière (bosses et bosses parallèles) sera dans un grand jour. Sa troisième place lors des qualifications devrait lui avoir donné un boost d’assurance en vue de la finale !

Clément Noël – ski alpin : Depuis sa 4e place à PyeongChang, où il s’est vraiment révélé au plus haut niveau, le vosgien s’est installé parmi les meilleurs slalomeurs du monde. 9 fois vainqueurs en Coupe du Monde, notamment à Kitzbühel, Wengen ou Chamonix, 3 fois deuxième du classement de la spécialité, il a révolutionné sa discipline avec une nouvelle technique qui lui est propre. Mais, car il y a un mais, le tricolore n’est pour l’instant pas parvenu à assumer son statut lors des grands événements (7e aux mondiaux de 2019 et seulement 21e l’an passé). Il reste également sur une série de 5 courses vraiment moyennes (DNF, DNF, 8e, 15e, 9e), et aborde ses Jeux sans la confiance qui le caractérisait. Il devra s’appuyer sur son slalom de Val d’Isère du début de saison, qu’il avait survolé avec 1.40s d’avance.

Jade Grillet-Aubert – ski-cross : Ancienne skieuse alpin, la Française s’est reconvertie dans le skicross l’an passé et a obtenu le titre de Rookie of the year ! Notamment grâce à un podium obtenu à la maison, à Val d’Isère. Sélectionnée pour ses premiers mondiaux à Idre Fjall, lors de sa première saison, elle prend la 12e place, mais surtout une grosse expérience. La preuve, le week-end dernier, la skieuse de Châtel signe deux podiums coup sur coup (2e et 3e) sur cette même piste. Une performance qui fait du bien après un début de saison délicat. On espère que la française pourra surfer sur cette vague de confiance pour aller chercher sa première médaille olympique.

Lucas Chanavat & Richard Jouve – ski nordique : S’il est difficile de savoir lequel des deux est favori pour la médaille, Lucas Chavanat et Richard Jouve ont d’immenses chances de faire un podium en ski nordique. Spécialistes du sprint, il n’y a pas eu un podium de sprint de libre de la saison sans la présence de l’un ou de l’autre. En difficulté pour gagner face au Norvégien Klæbo raflant quasi systématiquement la mise, ils sont bien en place pour faire un podium, voire un doublé s’ils sont tous les deux dans une bonne journée. Ils l’ont d’ailleurs fait lors du Tour de Ski, dernier sprint avant les Jeux. C’est d’ailleurs grâce à leurs très bons résultats que la France est actuellement la 3ème nation mondiale de la discipline chez les hommes derrière les monstres russes et norvégiens.

Crédit Nordic Focus

Simon Desthieux – biathlon : Après 3 olympiades, Simon Desthieux sait à quoi s’attendre des Jeux Olympiques. Le biathlète sort d’une belle saison 2020-2021 où il avait remporté sa première médaille individuelle aux championnats du monde, puis avait gagné pour la première fois une course en coupe du monde. Il avait d’ailleurs réédité l’exploit quelques semaines plus tard. Commençant la saison olympique de la plus belle des manières en portant le dossard jaune, il n’est monté qu’une fois sur le podium. Néanmoins, son expérience dans les relais, dont il est champion olympique à Pyeongchang devrait être utile. Et même s’il ne fait pas partie des immenses favoris, il appartient à la catégorie des très sérieux outsiders pour un podium étant dans le top 10 mondial.

Alizée Baron – skicross : Double médaillée mondiale en 2019 et 2021, à chaque fois en bronze, la skieuse d’Orcières s’est installée malgré ses blessures dans le gratin du skicross mondial. Après une saison 2020 blanche à cause de son dos, on pensait le plus dur derrière elle après une année 2021 au delà de toutes espérances pour son retour. Mais à nouveau des douleurs ont resurgi, jusqu’à l’empêcher de prendre le départ de la grande finale à Nakiska mi-décembre. Depuis, la française a choisi de faire l’impasse sur l’épreuve d’Idre qui lui a apporté tant de bonheur par le passé, pour se préserver en vue des Jeux. 5e à Pyeongchang, Alizée tentera d’outre passer la douleur pour aller chercher une médaille olympique.

❄️️❄️️

Blaise Giezendanner, Johan Clarey, Matthieu Bailet, Maxence Muzaton & Nils Allègre – ski alpin vitesse : L’équipe de France de descente ne sort pas d’une excellente saison. Néanmoins, dans des conditions particulières elle peut créer l’exploit. C’est d’ailleurs ce qu’elle a fait il y a une dizaine de jours, lorsque Johan Clarey et Blaise Giezendanner ont réalisé un doublé sur la mythique et extrêmement prisée descente de Kitzbühel. « Yo » Clarey, le plus expérimenté de la troupe à 41 ans, auteur de 9 podiums sur le circuit coupe du monde aura à cœur de ramener du métal à la maison pour sa dernière olympiade.

Delphine Claudel – ski nordique : Spécialiste des épreuves longues, Delphine Claudel ne fait pas partie des grandes favorites à un titre olympique. Néanmoins, la Vosgienne est double médaillée sur l’une des épreuves reines du ski nordique : Le Mur de Ski de Val di Fiemme. Elle finit 3ème de l’ascension finale du Tour de Ski deux fois coup sur coup, en 2020 et 2021. Cela peut-il faire d’elle une femme des courses d’un jour et une vraie concurrente à un podium ? Peut-être. Néanmoins, le parcours des épreuves promet d’être moins complexe que cette ascension, et c’est peut-être la difficulté extrême de celle-ci qui joue en sa faveur.

Jean-Frédéric Chapuis – skicross : Champion du monde 2013 et champion olympique 2014, le skieur de Val Thorens connait une période bien plus délicate depuis quelques temps. Absent des podiums plus de 2 ans, il a pour meilleur résultat cette saison une 7e place à domicile. Sélectionné pour son expérience alors que la concurrence est rude chez les bleus, il pourra s’appuyer sur son statut pour réaliser une grosse perf’ le jour J.

Margot Boch – monobob : Pionnière du bobsleigh en France, Margot Boch participe à la toute nouvelle épreuve des Jeux Olympiques de Pékin dans la discipline : le monobob. En effet, comme les hommes ont le bob à 2 et 4, les femmes vont désormais avoir 2 épreuves : le bob à 2 et le monobob. Elle a fait 3 podiums dans cette discipline cette saison, dont une victoire lors de l’étape d’Innsbruck. Elle peut donc viser un beau résultat lors de ces Jeux même si la concurrence est rude dans la discipline.

Crédit : David Malacrida

Joséphine Pagnier – saut à ski : La jeune sauteuse sort de belles dernières épreuves. En effet, elle fait 4ème à l’occasion de la dernière étape avant les Jeux. Il s’agit du meilleur classement en coupe du monde de la vice-championne des Jeux Olympiques de la jeunesse 2020. Des résultats de bon augure en vue d’un podium, mais à tout de même prendre avec des pincettes car une partie du top 10 n’était pas présente.

Julia Pereira de Sousa Mabileau – snowboard-cross : Vice-championne olympique à Pyeongchang, Julia Pereira de Sousa détient le record de la plus jeune médaillée olympique. Elle sortait alors d’une saison où elle était montée 2 fois sur le podium pour la première fois de sa carrière. Après une bonne saison 2020-2021 où elle avait fait 2 podiums et plusieurs finales, elle s’est fortement blessée à un genou à quelques mois des Jeux. De retour depuis uniquement quelques semaines en coupe du monde, il est fort probable qu’elle ait perdu sa course contre la montre.

Kévin Aymoz – patinage artistique : Le quintuple champion de France de patinage artistique n’arrive pas à Pékin en tant que favori. Néanmoins, il était sur une pente ascendante dernièrement, ayant même la 4ème note des Championnats d’Europe sur son programme libre. Libéré de ses blessures récurrentes depuis un an, il revient à son niveau petit à petit. Mais il sera certainement difficile pour le médaillé de bronze de la finale du Grand Prix 2019 de rééditer l’exploit cette année.

Maurice Manificat – ski nordique : Le triple médaillé olympique et quadruple médaillé mondial va participer à ses 4ème Jeux à Pékin. Fondeur français le plus médaillé de l’histoire aux JO, il a vu sa saison être tronquée suite à une chute à l’entrainement fin décembre qui l’avait privé de Tour de ski. L’expérimenté Savoyard est plutôt spécialiste des épreuves longues dans lesquelles il est très régulièrement dans le top 10. Néanmoins, il lui en manque souvent un peu pour accrocher le podium dernièrement.

Merlin Surget – snowboard-cross : Le savoyard a réussi à réaliser un podium cette saison. Déjà plusieurs fois médaillé lors de la saison 2020-2021, il n’en était donc pas à son coup d’essai. Il ne sera néanmoins pas un favori lors des Jeux. En revanche il pourrait le devenir s’il parvenait à se hisser en finale. En effet, sur les 4 finales auxquelles il a participé, il a toujours fini sur le podium à la fin !

Relais mixte – short-track : Le relais-mixte fait ses débuts aux Jeux de Pékin. En Chine, le quatuor français composé de Gwendoline Daudet, Tifany Huot Marchand, Quentin Fercoq & Sébastien Lepape pourrait créer l’exploit. En effet, bien que chacun n’ait pas une réelle chance de médaille en individuel, les Français ont réussi à grimper sur un podium cette saison, c’était à l’étape de coupe du monde de Debrecen. Néanmoins, le test positif de Sébastien Lepape a un peu chamboulé l’équipe. S’il peut s’entrainer avec ses coéquipiers, il y a plusieurs cas-contacts dans la délégation et ils doivent suivre des protocoles particuliers. Pas la meilleure façon d’entrer sereinement dans les Jeux.

Team Sprint – ski nordique : Avec deux des meilleurs sprinteurs mondiaux et pour une épreuve ne nécessitant que deux participants, la France devrait faire partie des favorites au sprint par équipe. Néanmoins, ils ne sont pas montés sur le podium lors de l’épreuve de Dresden, unique sprint par équipe de la saison. Mais c’est surtout le format qui pourrait les priver de médailles. En effet, pour ces Jeux Olympiques, il s’agit de sprint en ski classique et non libre. Les deux Français ne sont pas montés sur le podium lors des rares sprints individuels sur ce modèle là et c’était déjà le cas la saison dernière.

❄️️

Adam Siao Him Fa – patinage artistique : Triple champion de France de patinage artistique, Adam a obtenu son quota olympique en septembre. C’est sa première année au niveau international pour celui qui a participé à ses premiers Grands Prix cette année. Il découvrira les Jeux sans la pression du podium, de quoi prendre en expérience pour la suite de sa carrière.

Adrien Backscheider, Clément Parisse, Hugo Lapalus, Jules Lapierre & Renaud Jay – ski nordique : Les spécialistes des épreuves de distance ne devraient sauf énorme surprise pas faire de podium à Pékin. En effet, aucun d’Adrien, Clément, Hugo et Jules n’ont fait de podium en carrière. S’ils sont malgré tout régulièrement dans le top 10, ils sont trop loin pour accrocher une médaille lors des Jeux. Ce constat peut également s’appliquer à l’épreuve du relais 4x10km. Renaud Jay spécialisé dans le sprint a obtenu une médaille de bronze de son côté à Are en 2020. Néanmoins, ses résultats de la saison en cours ne devraient pas lui permettre de rapporter une médaille à la France.

Alexia Queyrel & Manon Petit-Lenoir – snowboard-cross : Les deux snowboardeuses ne font pas office de prétendantes à la médaille à Pékin. Si Manon Petit-Lenoir a déjà participé à un certain nombre de finales, ce n’est pas le cas d’Alexia Queyrel. Pour Petit-Lenoir, ce sera sa première participation aux Jeux Olympiques 4 ans après avoir été privée de Jeux à Pyeongchang suite à une grave blessure qui l’avait éloignée des pistes pendant un moment. Ce sera donc les retrouvailles avec le mouvement olympique pour la championne olympique de la jeunesse en 2016.

Antoine Gerard, Edgar Vallet, Gaël Blondeau, Laurent Mühlethaler & Mattéo Baud – combiné nordique : Il va être extrêmement difficile pour l’équipe de combiné nordique, unique discipline non-mixte, de faire une médaille. Le meilleur classement cette saison est la 6ème place de Laurent Mühlethaler sur une des épreuves. Mais il s’agit de l’unique top 10 des 5 membres de la délégation en individuel. Outre Mühlethaler, Antoine Gerard a fait un top 15 en finissant 14ème du tremplin normal 7.5km de Seefeld il y a une semaine. C’est peut-être en épreuve par équipe que les Français finiront le mieux, en effet, Gerard, Mühlethaler et Blondeau ont fait 6ème de l’épreuve par équipe de Lillehammer. Mais ce sera certainement très juste pour accrocher un éventuel podium.

Antonin Guigonnat, Eric Perrot & Fabien Claude – biathlon : Si le biathlon est un sport imprévisible, aucun des trois ne s’est imposé cette saison. Fabien Claude est déjà monté sur le podium en coupe du monde à plusieurs reprises comme Antonin Guigonnat. Néanmoins, leurs médailles remontent à plusieurs mois. Difficile actuellement de les voir faire un podium à Pékin. Eric Perrot devrait de son côté être le remplaçant, présent pour découvrir l’ambiance en vue des Jeux de Cortina en 2026.

Camille Cabrol & Sacha Theocharis – ski bosses : Après avoir déjà passé les qualifications, les deux Français ne sont pas parvenus à se hisser directement en finale. Ils sont actuellement en repêchage pour la finale. Respectivement 20ème et 22ème des qualifications, la médaille leur sera malheureusement inaccessible, mais on leur souhaite de pouvoir participer à la finale. Régulièrement dans le top 10 Theocharis devrait avoir plus de chance de valider sa place que Cabrol.

Camille Cerutti, Clara Direz, Coralie Frasse-Sombet, Laura Gauché, Nastasia Noens & Tiffany Gauthier, Romane Miradoli – ski alpin : Sur l’ensemble des féminines qui seront guidées par leur leader Tessa Worley à Pékin, seule Nastasia Noens a fait des podiums dans sa carrière. Néanmoins, cela remonte à plusieurs années pour celle qui est la doyenne de l’équipe. Mais dernièrement Laura Gauché et Romane Miradoli ont réalisé des belles 5ème et 6ème places respectivement à Zauchensee sur un Super G et Garmisch-Partenkirchen sur la même épreuve. C’est peut-être d’elles que pourrait venir un éventuel exploit.

Carla Senechal & Margot Boch – bob à deux : En plus de participer en monobob Margot Boch participe également aux Jeux Olympiques avec Carla Senechal en bob à deux. C’est la première fois que des Françaises se qualifient dans la discipline. Elles écrivent donc une grande page de l’histoire de leur sport. Margot Boch l’avait déjà fait en devenant championne du monde junior U23 avec Madison Stringer en janvier 2021. C’était alors le premier titre mondial de l’histoire du bobsleigh femmes français. Malgré leur excellente saison où elles gagnent la Coupe d’Europe et font plusieurs top-15, il va être difficile de les voir faire un podium. En effet, les Allemandes notamment occupent beaucoup les podiums de la discipline.

Chloé Chevalier & Paula Botet – biathlon : Les deux biathlètes ne sont jamais montées sur le podium. Ainsi, elles ne sont clairement pas favorites pour les Jeux Olympiques. Paula Botet est bonne au tir mais peine encore un peu sur ski pour sa première saison dans le groupe A. Chloé Chevalier a toute sa place dans les relais mais n’est rentrée dans le top 10 qu’une fois cette saison. Cela sera donc certainement un peu juste pour viser un podium.

Cyprien Sarrazin & Thibaut Favrot – ski alpin (slalom géant) : Les deux slalomeurs géants arrivent à Pékin après un début de saison plutôt compliqué. En effet, seul Cyprien Sarrazin est entré dans le top 10 à une unique reprise. Pourtant Thibaut Favrot sortait d’une très bonne saison 2020-2021 au cours de laquelle il avait collectionné les top 10. Mais pour l’un comme l’autre, la médaille semble compliquée à aller chercher sur leur discipline favorite.

Dorian Hauterville, Jérôme Laporal, Lionel Lefebvre & Romain Heinrich – bob à 2 & bob à 4 : Le pilote Romain Heinrich a réussi à qualifier son bob pour les épreuves à 2 (en binôme avec Lionel Lefebvre) et à 4. Cette saison, que ce soit le bob à 2 ou celui à 4, l’équipe de France a tourné autour de la 10ème place. Avec comme meilleur classement une 7ème place à Sigulda pour le bob à 2, une médaille est quasiment impossible.

Coralie Bentz, Flora Dolci, Léna Quintin & Mélissa Gal – ski nordique : Les femmes de l’équipe de France de ski nordique ne sont jamais entrées dans un top 10 en carrière. Ainsi il est très difficile de les imaginer faire un podium lors des Jeux Olympiques. Cela restera un immense moment pour les relativement jeunes skieuses qui font partie des meilleures du pays malgré tout. Cela permettra aussi à Mélissa Gal qui n’a actuellement qu’une seule course en coupe du monde de faire le plein d’expérience.

Julia Clair saut à ski : Actuellement 37ème du classement général de la coupe du monde, il est difficile d’envisager la Vosgienne monter sur le podium à Pékin. En effet, elle n’a pas fait de top 10 en coupe du monde depuis plusieurs années désormais. La sauteuse à ski ne rééditera donc certainement pas son exploit du 22 mars 2014 où elle avait été la deuxième française de l’histoire à monter sur un podium. Elle avait alors fait 3ème sur l’épreuve du gros tremplin de Planica.

Léo Le Blé Jaques & Loan Bozzolo – snowboard-cross : L’un comme l’autre ont deux top 10 en carrière. Obtenus pour le dernier au cours du mois de janvier 2022, ils doivent tous les deux viser un accès en finale à laquelle l’un comme l’autre n’ont jamais accédé. Néanmoins, cela sera très compliqué d’accéder au podium, encore plus dans cette discipline où il faut répéter les exploits et faire la course de sa vie ne suffit pas.

Liam Tourki – snowboard halfpipe : Le jeune snowboarder de 22 ans va vivre à Pékin un grand rêve. Pourtant, il admet lui-même ne pas viser une médaille lors des Jeux. Souvent classé autour de la 20ème place en coupe du monde, il est trop loin pour monter sur un podium, même dans l’éventualité de leaders qui passeraient complétement à côté.

Lucile Lefevre – snowboard slopestyle et big-air : Initialement en halfpipe, Lucile est désormais tournée vers les deux autres disciplines de snowboard acrobatique que sont le slopestyle et le big-air. Pourtant, c’est dans la première discipline qu’elle a remporté son unique étape de coupe du monde en 2011. Non présente dans le top 10 cette saison, ses meilleurs résultats ont été réalisés en slopestyle où elle a notamment fait une fois 3ème en 2018. C’était alors sur l’étape chinoise à Secret Garden. Rééditera-t-elle sur ce site qui lui a jadis porté chance ?

Les grands absents

Agathe Bessard – skeleton : Elle aurait pu être une des belles histoires de ces Jeux Olympiques. Après s’être faite financer son voyage pour les Jeux grâce à du crowdfonding, Agathe Bessard avait réussi à se qualifier pour Pékin en rentrant dans les quotas internationaux sur le circuit coupe du monde. Pourtant, son rêve s’est fait violemment briser par la Fédération des Sports de Glace. Si elle rentrait dans les quotas olympiques, elle ne remplissait pas ceux de celle-ci. Alors que la France aurait pu être représentée dans cette discipline pour la première fois de l’histoire, le skeleton n’aura pas le droit à son coup de projecteur à Pékin. Néanmoins, la Française ne compte pas abdiquer et pense être présente à Cortina dans 4 ans, son objectif étant une médaille là-bas.

Equipes de France de curling : L’équipe de France de curling n’est qu’en catégorie B chez les hommes jusqu’à présent. Ainsi, il lui est impossible d’accéder aux Jeux Olympiques. Quant aux femmes, il n’y a même pas d’équipe nationale.

Equipes de France de hockey sur glace : Scénario identique pour les femmes comme pour les hommes en hockey sur glace. Les deux équipes échouent lors du dernier match qualificatif, d’un seul but dans les deux cas. En août, à Riga, les hommes s’inclinent dans l’ultime rencontre 2 à 1 face au pays hôte du TQO, la Lettonie. Les Bleus avaient pourtant réussi à se hisser en tête du groupe après leurs victoires contre la Hongrie et l’Italie. Les hockeyeurs cherchent à retrouver les JO depuis 2002 mais les espoirs sont là et la nouvelle génération, incarnée par Alexandre Texier, semble déterminée. En novembre, les femmes échouent contre la Suède, neuvième nation mondiale, 3 à 2 dans la dernière rencontre du TQO. Cruel. Les Bleues cherchent une première qualification aux Jeux Olympiques depuis l’introduction du hockey féminin en 1998. Là aussi l’espoir est permis avec quatre joueuses âgées de moins de 20 ans dans l’effectif.

Marielle Berger-Sabbatel & Victor Muffat-Jeandet – ski-cross & ski alpin : Deux absents qui voyaient grand… Avec une Alizée Baron en délicatesse avec son dos, c’est bien Marielle Berger-Sabbatel qui avait pris le lead de cette équipe de France féminine de skicross. Auteure de deux podiums en début de saison, dont un sur le site olympique de Secret Garden, la skieuse de 32 ans allait aborder sa troisième olympiade en grande forme. Malheureusement, elle s’est rompu le ligament croisé du genou lors de l’épreuve d’Innichen fin décembre.

Victor Muffat-Jeandet a lui été la victime malheureuse du slalom de Zagreb. Finalement annulé après une vingtaine de dossards, cette course qui n’aurait jamais du se courir au vue des conditions de piste désastreuses aura coûté la fin de saison du Français. Victime d’une fracture du péroné, il ne pourra pas défendre sa médaille de bronze du combiné obtenue en 2018, ni améliorer ses 6e places du géant et du slalom…

Relais féminin – short-track : Les championnes d’Europe et vice-championnes du monde en titre ne sont pas du voyage. Plus grosse chance de médaille de la discipline, le relais féminin n’a pas réussi à se qualifier. La raison notamment à la grave blessure d’Aurélie Monvoisin lors de la troisième étape de coupe du monde. C’est la fin d’un beau rêve pour ses coéquipières Tifany Huot-Marchand, Gwendoline Daudet et Aurélie Lévêque, dont certaines participeront tout en même en individuel ou avec le relais mixte.

Timothy Loubineaud & Mathieu Belloir – patinage de vitesse : Les deux français n’ont pas réussi à se qualifier pour les Jeux Olympiques. Terminant autour de la 30ème place du classement général de la coupe du monde en longue distance et mass-start, ce n’était pas suffisant pour rentrer dans les quotas internationaux.

Crédit image titre : Marc Da Cunha Lopes /Paris 2024

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :