Rugby

Le XV du trèfle, unificateur de deux Irlande sous un même maillot

L’histoire de l’Irlande est fait de conflits entre les deux parties de l’île. D’un côté l’Irlande du nord sous domination anglaise et de l’autre l’Irlande. Deux régions en proie à des conflits sous fond d’affrontements religieux. Le monde du rugby a, comme tous les habitants de l’île, connu toutes ces tensions entre les communautés et a fini par vivre avec. Aujourd’hui, le XV du trèfle allie des joueurs venant des deux régions. Une cohabitation unique qui permet de réunir deux peuples séparés aujourd’hui par une frontière sous le même maillot. Une manière d’essayer d’apaiser les esprits et de rassembler l’île derrière un objectif commun. 

Un conflit antérieur à l’apparition du rugby  

L’opposition entre les Anglais et les Irlandais remonte à plus d’un millénaire avec deux populations  différentes sur les plans culturels et religieux. Voisins d’île, les tensions commencent à apparaître vers 1155 entre elles. Cette année-là, le pape anglais Adrien IV, autorise le roi Henri II à envahir et gouverner l’Irlande tout en imposant la réforme grégorienne à l’Église semi-autonome d’Irlande. Après plusieurs années pour mettre son invasion à exécution, il reçoit l’aide de Diarmait MacMurrough, ancien roi du Leinster chassé d’Irlande. Ce dernier cherche à retrouver son rang à travers cette forme d’alliance. Avec le roi Normand FitzGilbert, vassal d’Henri II, ils tentent de reprendre l’île en 1166. Les Normands réussissent à la conquérir. Face à l’influence de plus en plus importante des Normands, le roi d’Angleterre décide d’envoyer des troupes pour y placer son fils Jean sans Terre comme seigneur. 

La mainmise anglaise sur le territoire est entérinée par le Traité de Windsor lors du synode de Cashel avec la reconnaissance par les évêques de l’autorité du Roi d’Angleterre sur l’Irlande. C’est la fin de cette première période de conflits. Malgré l’emprise anglaise, la culture gaélique est toujours fortement présente sur l’île. En 1541, Henri VIII prend le statut de roi d’Irlande. Débutent alors sous son règne les plantations qui visent à confisquer les terres occupées par des clans gaéliques et normands. Les premiers conflits religieux commencent à apparaître avec une volonté du Roi de réformer l’Église. La population est fortement attachée au catholicisme et assimile l’anglicanisme au protestantisme. En 1594, la guerre de Neuf Ans commence avec à sa tête Hugh O’Neill, comte de Tyrone et des chefs de l’Ulster, région hors du contrôle anglais. Malgré quelques succès, il est défait par les troupes d’Elisabeth Ier en 1603. Une guerre meurtrière avec plus de 130 000 victimes dont environ 100 000 rien que du côté Irlandais.

Un nouvel exode vers l’Europe occidentale pour de nombreux chefs irlandais après cette lourde défaite. Une énième rébellion a lieu en 1641 opposant les catholiques irlandais aux colons anglais protestants. Elle permet la création de la confédération irlandaise par la noblesse et le clergé irlandais dès l’été 1642 permettant l’indépendance de l’île jusqu’en 1649. En effet, les guerres confédérées irlandaises voient les irlandais tentent de reconquérir les quelques territoires encore sous emprise protestante. Ils sont finalement battus par la New Model Army d’Oliver Cromwell. En un peu moins de trois ans, toute l’Irlande repasse sous contrôle anglais. Une domination sans partage avec des confiscations de terres cultivées par les catholiques dans l’Ulster. En 1661, le parlement irlandais ne compte plus qu’un seul catholique. S’enchaînent différentes mesures pour permettre au protestantisme de se propager dans l’île. Malgré des révoltes, l’Irlande reste sous emprise anglaise et l’Acte d’union en 1800 rattache définitivement l’île au Royaume-Uni. 

L’apparition d’un sport britannique sur le sol Irlandais

Pour ce qui est du rugby, le sport commence à grandir sur les îles britanniques. En Irlande, l’université de Dublin lance en 1854, le premier club de rugby. Les premiers étudiants à composer cette équipe ont tous appris le rugby dans les écoles publiques anglaises. Une première arrivée du ballon ovale sur la terre celte. Une importation  des classes supérieures qui se répand rapidement sur tout le territoire et dans les écoles des écoles moyennes que ce soit à Dublin, Cork ou Belfast. Une manière aussi d’écarter le Football Gaelic et le Hurling. Les membres du gouvernement essayent de prohiber la pratique de ces sports par peur des violences mais aussi pour éviter qu’ils ne deviennent un lieu de rendez-vous pour les nationalistes. 

Le rugby sert alors de moyen de faire reculer les autres sports d’origines irlandaises. Peu après son apparition et avant la création des premiers clubs irlandais, l’île fait face à une nouvelle crise majeure avec la grande famine entre 1845 et 1852. Une période durant laquelle les cultures de pommes de terre sont touchées par la maladie. Un aliment particulièrement conséquent dans la région qui provoque l’immigration de nombreux locaux et la mort de plus d’un million d’irlandais. Une période difficile pour le pays. C’est après cette période que le rugby prend un peu plus d’ampleur. De nouveaux clubs naissent dans les années 70 avec Lansdowne, Dungannon, UCC. 

Le rugby irlandais progresse et se forme à la base d’une séparation. En effet, durant ces années, deux organisations existent. Ainsi, «  The Irish Football Union » qui est sur les juridictions des clubs du Leinster, du Munster et l’Ulster tandis que «  Northern Football Union » contrôle la zone de Belfast. C’est dans ce contexte de séparation que l’équipe nationale dispute son premier match contre l’Angleterre en 1875. Une première défaite 2 goals et 1 essai contre 0 point du côté celte. En effet, l’Irlande a du mal dans les premières années puisqu’il faut attendre 1880 pour inscrire ses premiers points dans une rencontre internationale. Néanmoins, le rugby continue de se structurer puisque les deux organisations finissent par se regrouper pour former une seule fédération «  Irish Rugby Football Union ». Ainsi elle reprend les provinces irlandaises avec le Leinster, le Munster et l’Ulster. En 1885, 26 clubs lui sont affiliés avec 10 dans l’Ulster, 9 dans le Leinster et 7 dans le Munster. Une quatrième branche vient former le quatuor que l’on connaît aujourd’hui en 1886 avec le Connacht. 

L’équipe nationale en 1896 ( Merrion Press via IRFU archives )

Le rugby reste un sport pratiqué par une tranche de la population probablement plus aisée. Il suffit de voir la compétition la plus ancienne de l’histoire irlandaise. Il s’agit de «  The Hospital Pass ». Un tournoi lancé en 1879 et qui voit s’affronter des médecins. Le rugby s’est finalement diffusé à travers eux et ils ont été les premiers grands joueurs à évoluer avec l’équipe nationale et les Lions. Environ 20% des internationaux irlandais ayant joué depuis 1875 pour l’Irlande ont été médecins, montrant l’impact de la profession sur le sport. Elle symbolise parfaitement la fracture sociale présente sur l’île. Ainsi dans le comté de Kerry, le football Gaelic a cherché à s’opposer au rugby qu’il voit comme une menace. Parmi les membres de ce sport irlandais, 61% sont dans l’agriculture contre 2,5% pour le rugby. Mais l’agriculture perd du terrain et les habitants des grandes villes se tournent alors vers le rugby. Perçue comme un sport britannique, une certaine défiance existe à l’égard de l’ovalie malgré un nombre d’adhérents toujours plus important. 

Les nationalistes y voient une manière de vouloir repousser leur tradition avec le football Gaelic. Des campagnes sont menées pour inciter les jeunes à se détourner du football britannique et du rugby. Il n’est pas facile pour un sport de se développer lorsqu’il est l’objet d’un bras de fer politique entre deux groupes opposés. Pourtant, il semblerait que le rugby a réussi à passer outre ces conflits pour jouer un rôle majeur au-delà des frontières. Ainsi la fédération irlandaise est à l’initiative de la création de la fédération internationale avec l’Écosse et le Pays de Galles. Les Anglais n’y participent pas, ces derniers ne voulant pas partager la direction des règles. Le début d’une nouvelle histoire pour le rugby irlandais qui s’affirme d’année en année. Ainsi l’équipe nationale remporte trois fois le tournoi en 1894, 1896  et 1899 entre les quatre nations anglo-saxonnes. 

Le rugby, sport au centre des tensions sur l’île

Au début du XXème siècle, le XV du trèfle joue de plus en plus de matchs contre des nations étrangères que ce soit la France ou l’Afrique du Sud. Il participe aussi au tournoi des V nations. Vient ensuite la Grande Guerre où ne nombreux joueurs de rugby irlandais s’engagent et périssent dans les combats. Un autre événement touche directement l’ile. En effet, le gouvernement britannique étudie la possibilité d’accorder l’indépendance à celle-ci. Malheureusement pour elle, la Première Guerre mondiale reporte l’échéance. Finalement en 1916, elle est proclamée puis reconnue quelques années plus tard. Un tournant dans l’histoire du pays. Néanmoins dans l’accord, il est prévu qu’une partie de la région de l’Ulster, une des plus développées du pays reste sous domination britannique. L’île est alors coupée en deux en 1921.  Le début d’une nouvelle forme de conflits entre l’Irlande et la partie nord désormais avec des populations reparties sur les deux territoires.  

Pendant cette période, le rugby irlandais continue de grandir au sein de ces provinces qui développent des tournois pour continuer à progresser. L’équipe nationale remporte le tournoi à plusieurs reprises comme en 1926 et 1927 à égalité avec le XV du chardon. D’autres titres suivent mais le monde du sport est une nouvelle fois stoppé par un conflit mondial dans les années 40. Après la Seconde Guerre mondiale, l’Irlande connaît une première génération couronnée de succès avec un doublé en 1948 puis 1949. Une performance impressionnante alors que seulement 4 fois une équipe nationale n’est parvenue à conserver le titre. Un dernier tournoi est remporté en 1951 avant que le XV du trèfle ne connaisse une longue période de disette. 

L’Irlande victorieuse 11/10 contre l’Angleterre avant de faire de le Grand chelem en 1948 contre le Pays de galles ( S&G/PA Images via Getty Images )

En dehors du terrain, le rugby irlandais subit de plein fouet les tensions toujours présentes et le nationalisme toujours omniprésent dans l’île. Avec l’armée républicaine irlandaise créée en 1919 et contre la présence britannique en Irlande du Nord, les matchs sont l’objet de tensions. En 1954, le XV du trèfle doit se rendre à Ravenhill à Belfast pour y affronter le XV du chardon. Avant le match, le capitaine Jim McCarthy annonce au président de la fédération que 11 joueurs irlandais ne se présenteraient pas pour l’hymne «  God Save The Queen ». Un geste fort pour protester contre la tenue du match en Irlande du Nord. Un match sous tension dont se souviennent certains supporters :  » Nous avions tricoté des petits bonnets en laine verte et blanche mais on nous avait conseillé de ne pas les porter, que nous n’avons pas très bien compris car nous avions jamais rien rencontré de tel  » ( Margaret, 16 ans au moment de ce match ).

Le rugby n’est pas aussi proche des mouvements nationalistes comme peut l’être le football Gaelic. Il n’a pas connu de «  Bloody Sunday » comme ce dernier lorsqu’en 1920 l’armée britannique, après la mort de certains de ses agents, décide de se rendre à Croke Park pour y trouver des membres de l’IRA. Le bilan est lourd avec 14 morts et des dizaines de blessés. Une page noire dans l’histoire du conflit opposant les deux parties. Le sport est alors en proie à des menaces venant des deux camps. Le rugby a toujours vécu avec la crainte d’une telle attaque comme l’ensemble des grands événements irlandais. Ainsi, en 1972, le tournoi des V nations ne peut pas aller au bout en raison du refus de l’Écosse et du Pays de galles de jouer en Irlande après des menaces reçues par des membres supposés de l’IRA. La même année a lieu le tragique «  Bloody Sunday », marquant une nouvelle fois la violence des troubles touchant l’île. L’année suivante, l’Angleterre a elle aussi subi ses menaces mais a finalement décidé de jouer, recevant cinq minutes d’applaudissements pour ça. 

Willie John McBride est une forme d’emblème dans le rugby irlandais. Capitaine protestant de l’équipe nationale, il a disputé 63 matchs internationaux avec l’Irlande et 17 avec les lions. Il a été le chef de file de ce XV du trèfle durant les conflits. Même si le risque a toujours existé autour des matchs, ils n’ont jamais cessé de jouer pour ne pas se laisser impressionner :  » Vous ne saviez pas où fuir tant de bombes. Boum, boum, boum partout. Mais cela ne nous a jamais empêché de jouer. Le rugby nous a donné la santé mentale et l’unité au-delà de la folie  » ( Willie John McBride ). La mixité est omniprésente au sein de l’équipe avec des Catholiques et des Protestants. Pourtant il semblerait que tout ce qui a entouré l’équipe n’a fait que la renforcer. Trevor Ringland a joué pour le XV du trèfle et les Lions. Fils de policier pendant les troubles, il se souvient encore des coéquipiers blessés par des bombes. Pourtant, ils n’ont jamais arrêté de jouer au rugby, voulant dépasser le conflit :  » Le rugby veut tout le monde. Cela défie les extrémistes qui aiment enfermer les gens dans  » eux et nous « . Notre concept est  » Nous « . Le rugby est un défi direct aux idéologies de la haine et il a livré pendant les moments les plus difficiles. Il y a eu des meurtres et du chaos, mais le rugby a mis en lumière la façon dont nous faisons les choses différemment  » ( Trevor Ringland ).

Willie-John McBride numéro 5 lors du troisième test à Wellington

Le rugby reste quand même vulnérable à ces attaques et tout le monde n’en sort pas indemne. Ainsi en 1987, l’équipe nationale se rend à Dublin pour préparer la première coupe du monde. Certains joueurs doivent alors traverser la frontière. Davy Irwin conduit alors Nigel Carr et Philip Rainey pour l’entraînement. Ils sont malheureusement pris dans une attaque à la bombe de l’IRA qui tue Lord Justice Maurice Gibson et sa femme. La voiture des joueurs est touchée dans cet acte :  » Je conduisait la voiture à ce moment-là et, pour une raison quelconque, j’ai réussi à m’enfuir avec les cheveux et les sourcils roussis. J’ai réussi à traîner Nigel dehors, après quelques difficultés à le déplacer, et je suis retourné chercher Philip  » ( Davy Irwin ). Rainey est touché à la tête avec une commotion cérébrale et il ne parvient pas à être suffisamment en forme durant la compétition. Carr lui est le plus touché avec de graves blessures, l’obligeant à mettre fin à sa carrière.

Un événement marquant pour tout le groupe qui a voulu tout donner pour ceux blessés. Nigel Carr a appris à vivre avec cette déception même si cette fin gâche tout ce qu’il a entrepris pendant sa carrière. Aujourd’hui il relativise :  » J’ai trouvé cela très difficile à l’époque, il y avait une série de blessures physiques qui m’ont empêché de jouer, mais il y avait aussi l’effet psychologique qui s’est poursuivi avec moi au fils des années, mais je devais mettre en contexte qu’il y avait 3 500 personnes mortes dans les troubles ici et plusieurs milliers de blessés plus gravement que moi  » ( Nigel Carr ).

Le rugby, coeur de la réconciliation

Dans la fin des années 90, la fédération décide de soutenir le développement de quatre clubs au sein des provinces présentes en essayant de créer une véritable formation autour de celles-ci pour développer les futurs champions. Avec la professionnalisation du rugby, l’Irlande peine à résister et ne rivalise pas avec ses rivaux européens. En 1999, elle échoue pour la première fois à sortir des poules de la coupe du monde. Une remise en question importante par la création de ces quatre clubs. Une manière aussi de pérenniser économiquement le sport pour conserver les meilleurs joueurs irlandais. Des clubs au Leinster, au Munster, à l’Ulster et au Connacht.

Avec la baisse des tensions entre les différents camps, le rugby commence à devenir le lieu de rassemblement. Une équipe réunissant des joueurs de deux régions différentes avec les joueurs britanniques de l’Irlande du Nord et les Irlandais du sud. Une cohabitation existant depuis des décennies mais qui prend encore plus d’importance dans ces temps d’apaisement. De nombreux symboles permettent ce rassemblement avec Rory Best, Protestant, capitaine de cette équipe nationale lors de la dernière décennie. La fin de la règle 42 mise en place par la GAA, permettant désormais au rugby et au football d’être joué dans un stade de football Gaelic. Cette décision est prise en 2005. Il est décidé alors que les matchs du tournoi auront lieu à l’Irlande à Croke Park en raison des travaux du stade de Lansdowne Road. Une défaite contre les bleus pour le premier match dans l’enceinte mais la rencontre probablement la plus symbolique est celle contre l’Angleterre. Les locaux s’imposent dans un match particulièrement fort en émotion au moment des hymnes. Une image symbolique avec les équipes sur le terrain un peu plus de 90 ans après le Bloody Sunday lors d’un match de football Gaelic. 

Les hymnes chantés lors du match à Croke Park contre le XV de la rose

En parlant d’hymne, lors des rencontres disputées en Irlande, deux sons sont joués. Le premier « Amhrán na bhFiann » est l’hymne officiel de la République d’Irlande. Il a été jugé très offensif à l’égard des Britanniques. Il est sujet d’indépendance ce qui n’est pas forcément du gout de certain. Il est alors décidé qu’un son alternatif soit créé pour la coupe du monde de 1995 en Afrique du sud. L’hymne réalisé par Phil Coulter s’intitule « Ireland’s Call ». Les deux musiques sont alors jouées pour les matchs à domicile tandis que seul le second est joué à l’extérieur. Les Nord-Irlandais ne sont d’ailleurs pas obligés de chanter l’hymne de la République d’Irlande. Une manière de rassembler tout le monde sur un même hymne. Sans oublier l’histoire, l’idée est d’allier le passé avec cette nouvelle génération d’Irlandais qui tentent de renvoyer une nouvelle image. 

Aujourd’hui, l’Irlande n’a jamais semblé aussi unie autour de son équipe nationale :  » Vous ressentez encore plus cette unité et son importance maintenant. Cette équipe d’Irlande unifie le pays au nord et au sud  » ( Willie John McBride ). Tout le monde vit à travers cette équipe que ce soit au nord ou au sud. Andrew Trimble est lui persuadé aujourd’hui que l’équipe nationale a réussi à réunir toute l’île derrière elle-même si certains restent encore très protecteurs :  » Je pense que je vois que beaucoup d’opinions les plus marginalisées sont de plus en plus minoritaires. Il est plus logique pour nous de parler de la majorité, c’est-à-dire de ce terrain d’entente croissant et d’une perspective unique croissante qui a une vision légèrement plus appréciative du nord et du sud et une compréhension plus équilibrée, je pense  » ( Andrew Trimble ). L’Irlande est même retourné à Ravenhill pour un match contre l’Italie en signe de symbole en 2008. Un test important après le match controversé de 1954. 

Aujourd’hui la grosse inquiétude concerne le Brexit. Le retour d’une frontière et la difficulté de se mettre d’accord avec ses anciens partenaires commerciaux fait craindre le pire. Le rugby irlandais a été au centre des tensions entre Britanniques et nationalistes. À travers les décennies, il a réussi à passer outre pour montrer une équipe unie entre Protestants et catholiques vivant chacun d’un côté de la frontière. Une unité qui peut servir pour continuer le travail de pacification entrepris depuis quelques années. Le sport a une nouvelle fois montré sa force première d’unir les gens.  

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