Auto / Moto

Preview F1 2022 n°3 : Williams, le retour en grâce ?

Les Formule 1 sont de retour pour le plus grand bonheur de ses téléspectateurs. Le 18 mars prochain, la nouvelle saison du championnat du monde de Formule 1, sur le circuit international de Sakhir à Bahreïn. Pour mieux vous préparer au retour en piste, le CCS a décidé de publier une série d’articles portant sur les 10 écuries qui composent la grille cette saison. Au programme du jour, la mythique écurie Williams.

Le bilan de 2021 de Williams

2021 a été une année fructueuse pour Williams. Certes, la grande époque où l’écurie britannique dominait la Formule 1 est encore loin, mais compte tenu de la situation actuelle, Williams peut être fier de sa saison. Sous l’impulsion d’un George Russell plus motivé que jamais et d’un travail de fond depuis quelques années maintenant, Williams a su relever la tête après des fiascos en 2019 et 2020, frôlant même le divorce avec la Formule 1. Un bilan de 18 points, un podium et quelques venues en Q3 a redonné le sourire à l’équipe, bien décidée à jouer les troubles-fête en 2022. Et d’après certaines rumeurs, il se pourrait qu’ils y parviennent.

Un préparation 2022 compliquée pour Williams ?

Premier couac pour Williams, ils n’ont pas pu participer aux essais hivernaux à Abu Dhabi, juste après la fin du championnat. La raison, le manque de ressources financiers ne leur permettant pas de dépenser afin de proposer un châssis accueillant les pneus 18 pouces pour lesquels les essais étaient destinés. Cette absence pourrait s’avérer préjudiciable pour Alex Albon et Nicholas Latifi, qui ont entamé 2022 avec des données en moins par rapport aux autres écuries et fatalement, leurs concurrents directs.

Un visuel de la Williams en 2022 avec la livrée de la saison précédente, en 2021 (crédit: F1)

Cependant, l’écurie britannique va toutefois bénéficier d’un avantage de taille en 2022. Bien que l’histoire en tant qu’écurie familiale et indépendante a touché à sa fin avec le rachat de l’écurie par Dorilton Compagny en 2020, un partenariat de taille a été intégré en contrepartie. En effet, à compter de 2022, Williams bénéficiera des boîtes de vitesses conçues par Mercedes. De plus, ils auront également droit au système hydraulique conçu par l’écurie allemande.

Un deuxième « avantage » si l’on peut le qualifier ainsi pour Williams relève de l’application du budget capé pour la saison à venir. En effet, face aux mastodontes financiers que sont les Ferrari, Mercedes ou encore Red Bull, avoisinant les 450 millions de dollars de budget en 2019, Williams faisait pale figure avec ses « petits » 130 millions. Le plafond de 140 millions pour toutes les écuries est donc un réel avantage pour Williams, qui bénéficiera en plus d’un peu plus de temps afin de développer leur monoplace de 2022.

Alex Albon

Un talent indéniable pour son garçon, mis au placard très (trop) vite par Red Bull. Après 1 an et demi passé à piloter la maudite n°2 de l’écurie autrichienne, son statut est passé à celui de réserviste. Présent sur les dernières courses de Red Bull, il a su rester au contact des petits secrets de la Formule 1 et d’une top écurie. Une aubaine pour Williams, qui remplace donc George Russell par un pilote rapide, qui a de l’expérience aux avant-postes et qui a travaillé sur la démoniaque Red Bull depuis plus d’1 an désormais.

Le retour en F1 d’Alex Albon, après une année passée en tant que réserviste chez Red Bull (crédit: Twitter F1)

Son arrivée chez Williams sonne aussi une petite révolution, qui laisse l’enfant prodige Russell voler de ses propres ailes. Albon a donc la lourde tâche que de le remplacer et possiblement de devenir le pilote n°1 de l’écurie. À la quête probable de points et de continuer en 2022, Williams ne pouvait pas espérer mieux qu’un pilote de la trempe d’Albon. Motivé et surtout très heureux d’être de retour derrière un volant, il faudra se méfier du Thaïlandais, qui pourrait en surprendre plus d’un.

Nicholas Latifi

Le malheureux canadien a vu une saison 2021 réduite à son crash à Abu Dhabi, qui a conduit au magique/tragique événement que l’on connait. Pourtant, l’année dernière, Latifi a connu une saison pleine, avec 3 rentrées en Q2 et une 17ème place au championnat. Une prise de confiance et d’expérience et voila le canadien devenu un pilote fiable pour Williams, qui a pu compter sur lui dans leur course aux points. Avec une Williams plus compétitive que les saisons passées, le Canadien a pu découvrir le combat rapproché face à des équipes qui seront vraisemblablement à nouveau leurs concurrents en 2022.

Nicholas Latifi aura a coeur d’effacer sa bévue lors du dernier GP à Abu Dhabi (crédit: Icon Sport )

Pour 2022, Latifi aura fort à faire avec un nouveau coéquipier. Largement dominé par George Russell durant leur cohabitation, le pilote le plus expérimenté de l’écurie c’est lui désormais, et il se doit de mener l’équipe et montrer l’exemple. Si le développement de la Williams s’avère bon, il pourrait potentiellement intégrer quelques fois la Q3, mais surtout régulièrement la Q2. Des rentrées régulières dans les points et de solides prestations sont attendues pour le Canadien, qui souhaitera peut-être soigner son image auprès des fans de Lewis Hamilton…

Les attentes de la rédac’

Pour chaque écurie, les membres de la rédaction sports mécaniques du CCS ont livré leurs attentes face à cette nouvelle saison 2022 pleine d’interrogations et de révolutions. Pour ce qui est de Haas, il est attendu de la progression et de belles avancées concernant la performance.

Eliott : Peut-être la chance de sa vie pour Albon, qui doit saisir l’opportunité de revenir en F1 comme une sa dernière possibilité de se faire un nom. Il doit lui aussi tirer l’écurie vers le haut. Cela doit être la première saison de la nouvelle ère de Williams.

Cyprien : Une saison encore meilleure que la précédente pour Williams avec un nouveau duo qui va vite et bien fonctionner. Albon très performant dès le début et Latifi qui a su apprendre et souhaite confirmer les belles choses vues en 2021.

Guillaume P : Williams continue sur sa lancée avec une nouvelle P8 au constructeur. Le duel Albon-Latifi est serré en course autour de 15 points chacun au classement pilotes en fin de saison.

Thomas : Continuer la progression malgré le départ de Russell, viser la 8ème force du plateau

Guillaume H : Qu’ils continuent sur leur progression et voir les 2 voitures régulièrement en Q2 au minimum.

Maxime : Compliqué à dire, l’écurie très performante en 2021 semble continuer de progresser, mais les complications et les incertitudes de 2022 font qu’un pronostic est difficile à donner. Je dirais surtout qu’on verra de belles performances du duo Albon-Latifi, et une monoplace un peu décevante par rapport à ce qu’on attend d’elle, mais qui restera capable de marquer de précieux points pour la lutte du bas de tableau.

Comme toujours, vous pouvez retrouver nos précédentes previews sur le site ou bien ici : Celle de Haas, et celle d’Alfa Roméo

Crédit Couverture : France Racing FR

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :