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Preview F1 n°7 – McLaren, l’audace va-t-elle payer ?

Les Formule 1 sont de retour pour le plus grand bonheur de ses téléspectateurs. Le 18 mars prochain, la nouvelle saison du championnat du monde de Formule 1, sur le circuit international de Sakhir à Bahreïn.
Pour mieux vous préparer au retour en piste, le CCS a décidé de publier une série d’articles portant sur les 10 écuries qui composent la grille cette saison. Au programme du jour, l’historique écurie McLaren.

Si la saison 2020 a été celle du podium, de la régularité et de la confirmation pour McLaren, la saison 2021 aura peut être un goût plus amer pour les supporters de l’écurie britannique. Très performante, surtout sous le coup d’un Lando Norris étincelant, c’est Daniel Ricciardo qui a signé la seule victoire de l’écurie de Woking cette saison. Le comble, c’est que cette victoire (et le doublé, le seul de la saison) a signé le début de la chute au classement. Ferrari, éternel rival, a su redresser la pente en 2021, pour aller arracher la 3ème place face à McLaren.

Norris, boss de McLaren en 2021

Un début de saison virevoltant pour McLaren en 2021, avec un Lando Norris tout feu tout flamme (crédit: McLaren)

Une fusée à réactions, c’est comme ça que l’on aurait pu qualifier la première partie de saison de Lando Norris, très en vue avec sa McLaren. À la manière d’un Pierre Gasly ou d’un Verstappen chez Red Bull, le jeune britannique a porté son équipe lorsque Ricciardo a eu des difficultés à s’adapter à ses nouvelles couleurs.

La victoire qui échappait tant à McLaren depuis plusieurs saison est apparue, par miracle dans le temple de la vitesse, à Monza. Le nouveau moteur, fourni par Mercedes, a surement aidé, mais la victoire reste là. La pole position chipée par Norris lors du Grand Prix suivant a terminé de confirmer la bonne forme dans laquelle se trouvait McLaren en 2021. La question se pose maintenant de savoir à quoi s’attendre pour cette année ?

Une McLaren taille patron en 2022 ?

Le gros point fort de McLaren la saison passée était son unité moteur. À nouveau fournie par Mercedes en 2022, cette unité aura pour objectif de faire aussi bien que l’an passé. Très performant, mais aussi très fiable, l’union entre Mercedes et McLaren semble fonctionner à merveille, peut-être au point de venir concurrencer les flèches d’argent ? En tout cas, le PDG Zak Brown semblait plus que satisfait, déclarant « Je pense que nos gars ont fait du bon travail avec l’unité de puissance la première année, donc la fiabilité n’a peut-être pas été le même niveau de préoccupation avec nous qu’avec les autres. »

Une philosophie ambitieuse, avec des suspensions opposées aux autres écuries (crédit: l’Auto-Journal F1i)

Même son de cloche côté aéro, où le directeur technique Andreas Seidl annonçait sa satisfaction et les ambitions de McLaren en 2022. « La voiture réagit aux développements. Nous progressons vraiment de semaine en semaine dans la soufflerie. » L’allemand fait ici référence aux rythme de développement de la monoplace, qu’il juge très élevé en 2022. La manière de confectionner sa monoplace étant variée dans cette nouvelle ère, Seidl estime que McLaren aura une grosse carte à jouer. Le choix des ingénieurs d’opter pour des suspensions à poussoir également à l’arrière (la seule écurie à le faire, toutes les autres optant pour une suspension à tirant).

De plus, McLaren ne compte pas s’arrêter de sitôt. Très ambitieux dans leur développement, de nouvelles pièces sont apportées dès le premier Grand Prix de la saison à Barhein. Selon eux, comprendre la monoplace dans un premier temps est primordial, avant de pouvoir se lancer et commencer le réel développement en fonction des avancées, non seulement internes, mais aussi externes des neuf autres écuries. En tout cas, une chose est sure, c’est que McLaren cache encore bien son jeu et avance doucement mais surement vers les essais hivernaux, avec probablement, encore quelques surprises à nous dévoiler. 

Lando Norris, le nouveau messie chez McLaren ?

C’était la star de McLaren en 2021 ! On attendait de Ricciardo qu’il enfile le costume de leader, mais c’est finalement le britannique qui s’en est emparé. Une pole, 9 arrivées dans le top 5 en 10 courses lors du début de saison, Lando Norris a pu (su ?!) se mettre en lumière. Ses prestations lui ont valu une reconnaissance qu’il n’avait pas spécialement encore, et qu’il a désormais obtenu, comme en témoigne Lewis Hamilton lors du Grand Prix d’Autriche en juillet « Such a great driver, Lando ».

Lando Norris après la première pole de sa carrière, à Sotchi (crédit: REUTERS/Yuri Kochetkov)

Il lui a simplement manqué une victoire l’an dernier. Cette même victoire qui lui tendait les bras à Monza, en Italie, ou encore à Sotchi, en Russie. Des erreurs de jeunesse, comme son choix de ne pas écouter son écurie sur la stratégie ou aborder avec moins de prudence l’Eau Rouge sous la pluie. En 2022, il est attendu de lui qu’il ait appris de ses erreurs, car tout mis bout à bout, le joyau de McLaren est en mesure de titiller les meilleurs. De nombreux podiums si la monoplace lui permet, de la régularité et un peu plus de maturité sont attendus pour son cas.

Daniel Ricciardo, déjà la dernière chance ?

Que dire de la saison 2021 de Daniel Ricciardo ? C’est très mitigé… Bien sur, il a remporté le Grand Prix de Monza, survolant de bout en bout la course, mais mis à part ça, pas grand chose… Sa fin de saison, tout comme celle de son écurie résume toute sa saison, avec des difficultés à exploiter pleinement le potentiel de sa McLaren. Pour les fans du pilote, toutefois, il ne faut pas perdre espoir, si l’on se souvient de sa début de relation décevante avec Renault, pourtant conclue avec de grands sourires. 

Le fameux shoe de Danny Ric, après sa victoire à Monza en 2021 (crédit: Getty Images)

Sa saison 2022 va bien entendu beaucoup dépendre de sa monoplace, qui a opté pour une philosophie très risquée. Ce sera quitte ou double, lui qui concède ses difficultés à s’adapter à de nouvelles monoplaces. Réitérer son exploit  de Monza, avec plaisir, mais voler quelques podiums ci et là semble plus réalisable pour l’Australien. Mais son objectif premier demeure tout de même de combler l’écart avec son jeune coéquipier Lando Norris avant même de penser à des ambitions de titre. Car le temps tourne, et les chances de titre se font de plus en plus maigre pour l’Australien qui espère un avenir plus radieux que ses précédentes années.

Les attentes de la rédac

Eliott : Grosse attente pour McLaren. Nouvelle ère, dit retour aux avants-postes pour l’écurie historique et j’espère que celle-ci ne va pas se louper. J’attends Ricciardo au tournant, qui, si la voiture est bonne, doit faire une bien meilleure saison. 

Cyprien : Une saison dans l’optique de 2021, avec un duo agressif et qui va confirmer en 2022.

Guillaume P : Ne se prononce pas

Thomas : Dans la suite de 2021, mais pas une énorme progression, plus à la lutte avec Alpine que pour le haut

Guillaume H : J’ai moins d’attentes pour McLaren que pour Aston Martin. Même si l’écurie semble s’être installée dans le haut de la grille, je ne serais pas surpris de les voir légèrement reculer au classement vu la concurrence.

Maxime : J’attends déjà beaucoup plus de Daniel Ricciardo, car son année 2021 ne reflète pas tout le talent de ce pilote. Malheureusement les choix de conception font que j’en attends que très peu, je les vois en difficulté à la lutte pour la 5ème place aux constructeurs.

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