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Cinq majeur NBA All-Time : Les gauchers

Aujourd’hui, le CCS vous propose un retour en enfance pour une nouvelle série sur les cinq majeurs All-Time. Souvenez vous des « choux-fleurs » endiablés pour choisir les meilleurs joueurs sur les city-stades de votre ville préférée. Cette fois, fermez les yeux, imaginez face à vous les légendes de l’histoire de la NBA. Le principe, vous pouvez prendre n’importe quel joueur pour constituer l’équipe de vos rêves. Le rôle, celui d’un front-office, le terrain de jeu, l’histoire de notre ligue favorite. Pour pimenter, un contrainte sera mis en place à chaque cinq. Pour aujourd’hui, la règle est simple. construire une équipe uniquement composée de joueurs ayant martyrisés la NBA avec leur « papatte » gauche. Pas forcément l’équipe la plus complémentaire, cette « team » présente surtout nos « leftys » favoris par poste. Voici nos choix. Quels seront les vôtres ?

Point Guard : La classe de James Harden

Toujours en activité, James Harden est sans doute un des meilleurs gauchers de tout les temps. Après un début de carrière réussi en tant que lieutenant, il parvient aux finales NBA et grapille un titre de meilleur sixième homme au passage. Une fois émancipé, la machine est enclenchée. « The Beard » remporte un titre de MVP et finit plusieurs fois deuxième. Chaque année, il trust une place dans l’équipe All-NBA (sept fois dans la première équipe).

Véritable machine à scorer, il enfonce les portes de clubs très fermés aussi facilement que celles d’un vulgaire saloon. Par exemple, il est l’un des quatre joueurs à avoir réalisé plus de vingt matchs à 50 points minimum (avec Jordan, Chamberlain et Bryant). Avec neufs saisons consécutives à plus de 25 points de moyenne dont trois à plus de 30, il représente le scoreur ultime (trois fois meilleur marqueur de saison régulière). Flashé à plus de 36 points de moyenne en 2019, il se fait une place aux côtés de Michael Jordan et Wilt Chamberlain, rien que ça (les deux seuls avec lui à plus de 36 points de moyenne sur une saison).

James Harden avec ses nouvelles couleurs – Crédits : lannouvellerépublique.fr

Plus qu’un scoreur unidimensionnel, la barbe la plus connue de NBA est dotée d’une vision du jeu et d’un QI basket hors du commun. En effet, à ses montagnes de points, il rajoute un nombre de passes affolantes. Maître du pick’n’roll, il a régalé tous les pivots passés avec lui. Son style, si « smoove« , fait de contre-temps et d’un « handle » délicieux ont marqué l’histoire de la ligue. Défaut de ses qualités, sa nonchalance naturelle entretient la flamme de ses détracteurs. Jamais passé par les finales NBA en tant que « franchise player« , il lui manque la consécration collective qui lui permettrait d’atteindre les sommets qu’il mérite.

Shooting Guard : La félinité de Manu Ginobili

Artisan majeur de la dynastie Spurs des années 2000, « El Manu » a fait cauchemarder les équipes adverses avec ses facéties offensives et ses roublardises défensives. Après avoir écrasé la Ligue A italienne avec le Kinder Bologne, il rejoint en 2002 les San Antonio Spurs de Greg Popovich et Tim Duncan. Il gagne quatre titres avec l’équipe texane. Il est élu deux fois dans le meilleur cinq de la saison et obtient un titre de meilleur sixième homme en 2008. Aussi performant avec son équipe nationale, son intronisation au Hall of Fame ne fait aucun doute.

Manu Ginobili avec sa seule tunique NBA – Crédits : Eurosport.fr

Dans le collectif huilé des Spurs, « Gino » va pouvoir exprimer toute sa vista et son intelligence de jeu. Joueur très complet, ses shoots assassins pleins de sang-froid, ses danses chaloupées pour monter au panier et sa vision du jeu élite font de lui un des gauchers magiques que la NBA a vu passer. Pas le plus prolifique, il finit sa carrière NBA avec 13,5 points, 3,5 rebonds et 3,8 passes.

Cependant, il gardait un instinct de tueur et une propension naturelle à rester décisif dans les moments qui comptent. Emblématique, l’héritage du magicien argentin va bien au-delà de sa ligne statistique. En effet, qui n’a pas garder en mémoires ses merveilles d' »eurostep » ou ses passes laser à une main ? La « masterclass » au JO d’Athènes en 2004 avec une victoire finale sur l’ogre américain reste un souvenir mémorable dans l’histoire du basket et la pépite argentine n’y est pas pour rien.

Small Forward : la précision de Chris Mullin

Véritable icône du basket new-yorkais dans les années 1980, Chris Mullin forge sa légende de sniper sur les parquets du Queens et de Brooklyn dès son plus jeune âge. Drafté en septième position en 1985, déjà champion olympique en 1984, la pépite universitaire ne va pas connaître un départ idéal dans la grande ligue.

Addict à l’alcool, son début de carrière est tumultueux. Sa rencontre avec Don Nelson, alors coach des Warriors, est décisive. Il l’aide à sortir des ténèbres pour voir plus clair l’avenir NBA qu’il pourrait espérer avec son talent hors-norme.

Son retour fracassant après une cure de désintoxication (20,2 points, 4,8 passés et 3,8 rebonds) marque son retour sur le chemin entrevue à la Fac. Élu au Hall of Fame, cinq fois All-Star, quatre fois All-NBA, l’ex de Saint-John arrose la ligue de ses shoots à la mécanique huilée pendant plus de dix ans. Mullin parvient au sixième rang du classement MVP en 1992, l’année de son second titre olympique.

Le sourire de Chris Mullin avec le maillot des Warriors – Crédits : NBA.com

Égérie du Golden State Run-TMC (Hardaway-Richmond-Mullin), il va éclaboussé la NBA de sa technique léchée et de sa facilité à scorer. Blanc, maigre, avec des qualités physiques naturelles dignes de ma grand-mère, la filiation avec Larry Bird est vite arrivée. Il connaît son apogée au début des années 90 avec plusieurs saisons au-delà des 25 points de moyenne. Sa fiabilité au shoot fait de lui une menace permanente en situation offensive. Avec 86% aux lancers et 53% au tir en carrière, il représente l’élite des tireurs de l’histoire NBA. Une des pattes gauches les plus précises de l’Ouest !

Power Forward : le modernité de Dave Cowens

Dans la riche histoire de la franchise du Massachussets, Dave Cowens n’est sans doute pas le premier nom qui nous vient à l’esprit. Et pourtant. Intercalé entre les générations de Bill Russell (11 titres) et de Larry Bird (3 titres), l’équipe de « Big Red » a assuré une continuité dans la victoire plus qu’honorable. Moins connue, la période des années 70 a tout de même offert quelques moments de liesse aux fans des Celtics.

Accompagné de John Havlicek et de Jo Jo White, Cowens remporte deux titres (1974 et 1976). Sa chevelure rousse se distingue immédiatement avec un titre de co-rookie de l’année en 1971, avec une ligne de stats impressionnante autour des 17 points et 15 rebonds. Sept fois All-Star, le gaucher de boston trouve son apogée en 1973 avec un titre de MVP (20,5 pts, 16,2 rebonds et 4,1 passes) récompensant ainsi une saison monstrueuse (68-14 meilleur bilan de l’histoire des Celtics).

Dave Cowens muscles saillants contre les Knicks – Crédits : sportscasting.com

Joueur ultra complet, Dave Cowens était un joueur en avance sur son temps. Il pourrait se fondre dans la NBA moderne sans difficulté. Tellement complet, il réussit l’exploit d’être leader statistique dans toutes les catégories principales lors de la saison 78/79. Seulement cinq joueurs dans l’histoire peuvent se vanter d’un tel accomplissement.

Mobile et doté d’un bon shoot dans le périmètre, il était capable de se distinguer à la création. Avec une bonne vision du jeu, il était à la fois une menace au tir et à la passe. Pouvant évoluer ailier fort et pivot, sa polyvalence fait de lui un titulaire indiscutable de ce cinq majeur de gauchers. Le lefty idéal pour compléter notre raquette et l’imposant Bill Russell !

Center : les bagues de Bill Russell

Pour le poste de pivot, la concurrence entre les gauchers était plus que rude. Des légendes à gogo entre Bob Lanier et David Robinson. Mais comment ne pas choisir Bill Russell la légende des Celtics des années 60 ? En effet, avec onze bagues (record NBA), cinq titres de MVP, Russell et son acolyte Bob Cousy entretiennent le règne « bostonien » pendant plus de dix ans. Incroyable machine à gagner, l’équipe de Red Auerbach ne perd que deux finales entre 1957 et 1969. Douze fois All- Star, Hall of Famer, il martyrise les raquettes NBA et notamment son rival de l’époque, le monstrueux Wilt Chamberlain.

Bill Russell et sa collection – Crédits : parlons-basket.com

Incroyable compétiteur, arme de défense majeur, gobeur de rebonds émérite, il est plus discret d’un point de vue offensif. Cependant, son intelligence et sa mobilité font la différence défensivement face aux baobabs intérieurs adverses. Il cumule dix saisons consécutives à plus de 20 rebonds. Cinq fois meilleur rebondeur de la ligue, il est un maître en la matière (deuxième meilleur total de rebonds en carrière).

Son incroyable talent défensif est sans doute une des raisons majeures de cette incroyable dynastie. Son QI défensif et sa mobilité faisait de lui une muraille inébranlable. Malheureusement, les contres ne sont pas comptabilisés dans les statistiques à l’époque. Aux vues des stats non-officielles, on peut légitiment penser qu’il figurerait parmi les stars de la discipline. Plus qu’un excellent défenseur-rebondeur, « The Good Lord » est surtout un des meilleurs compétiteurs que la NBA est connue.

Lors des matchs décisifs, ces performances parlent d’elle-même. 38 rebonds en Game 3 de Finales NBA , 28 rebonds et 10 contres en Finale de Conférence, Russell est coutumier du fait et cela n’est pas dû au hasard. Il est le joueur et le gaucher le plus gagnant de l’histoire.

Ainsi se termine notre sélection des meilleurs gauchers de l’histoire. Nombreux sont les joueurs oubliés de cette équipe. Comme dirait notre philosophe préféré, Didier Deschamps, il a fallu faire des choix. Nous parlerons peut-être des Robinson, Lanier ou autre Chris Bosh à l’occasion de notre prochain épisode de cinq majeur All-Time. Qui sait ?

Crédits : photo de couverture par istockphoto.com

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