Paroles d'auteurs

Paroles d’auteur #5 : Raphaël, la caution écologique

Le Café Crème Sport est un média omnisport aux grandes ambitions qui doit son ascension à une grande équipe de bénévoles. Cette rubrique doit servir à les sortir de l’ombre, leur donner une tribune légitime pour que vous, notre public, puissiez les connaître davantage : motivation, attachement au projet ou rencontre et appréhension personnelle du sport.

Prénom : Raphaël Nom : Casarotto

Date de naissance : 10 juillet 1996

Rôle au CCS : Rédacteur pour les sections sports d’hiver et football, passionné d’indice UEFA

Équipe(s) favorite(s) : FC Nantes, Arsenal, Equipe de France de biathlon

Idole(s) sportive(s) : Martin Fourcade et Rafael Nadal

Quel est ton premier souvenir de sport ?

Mes premiers souvenirs sportifs remontent à 2005, avec le premier titre en F1 de Fernando Alonso, et 2006 avec les titres olympiques improbables de Vincent Defrasne sur la poursuite en biathlon, et d’Antoine Deneriaz sur la descente, mais également la finale de Ligue des Champions perdue par Arsenal. Mais aucun ne peut dépasser mon souvenir le plus marquant : la finale de coupe du monde 2006. Je me rappelle encore des matches contre l’Espagne, de la performance XXL de Zizou contre le Brésil, de la tension de la demi contre le Portugal, avant cette fameuse finale, qui a lieu le jour de mes 10 ans. J’ai encore en tête cette panenka invraisemblable, l’exclusion de Zizou que je ne comprenais pas, le penalty de Trezegoal sur le poteau, mes pleurs après le match.

Très vite, j’ai complété ces souvenirs par d’autres sports : le tennis avec Rafael Nadal, la F1 avec Fernando Alonso, et les sports d’hiver bien sûr, biathlon en tête, avec Raphaël Poirée, Sandrine Bailly puis Martin Fourcade et Marie Dorin-Habert, mais aussi JB Grange, Julien Lizeroux, Jason Lamy-Chappuis. En football, je me suis pris d’amour pour le FC Nantes puis Arsenal, des clubs qui ne vivent pas les meilleures périodes de leur histoire.

Pourquoi, ou comment suis-tu le sport ?

Je ne peux expliquer mon amour pour le sport que par mes parents initialement. D’un côté, ils m’ont poussé à faire du sport dès mon plus jeune âge, variant entre sports individuels et collectifs. De l’autre, mon père a toujours regardé beaucoup de sport et surtout du football. Il m’a donné le goût du FC Nantes et m’a emmené voir mon premier match pour un derby contre Rennes. Avec le développement des chaînes sportives de télévision, on a (re)découvert les sports d’hiver, la F1, le tennis, le cyclisme, le rugby, etc.

Finalement, après être tombé dans la marmite du sport, j’ai décidé d’y rester pour trois raisons principalement. Le sport est pour moi un des vecteurs d’émotions les plus forts que je connaisse, aussi bien positives que négatives. Je regrette la place de l’argent dans le sport d’aujourd’hui, le dopage, la corruption, la surmédiatisation, mais je ne pourrais jamais arrêter de ressentir mon cœur battre à cent à l’heure devant un match ou une course. Ensuite, je suis en accord total avec les valeurs initialement défendues par le sport, que ce soit le partage, l’acceptation de l’échec ou encore le dépassement de soi. Enfin, le sport moderne est intimement lié aux statistiques et aux chiffres, un monde qui me passionne également. C’est pour cette raison que mes productions journalistiques sont souvent orientées statistiques.

Aujourd’hui, je regarde moins de sport que pendant mes années collège-lycée où le sport m’a fait grandir, faute de temps. Je profite quand même des chaînes sportives (merci Papa pour les codes canal) ou d’internet pour regarder à minima les courses de biathlon, les matches de foot et les grands évènements de l’année (JO, mondiaux, tour de France). Youtube est également un précieux ami pour voir les résumés des évènements et surtout des dizaines de créateurs de contenus pertinents.

Quels sports as-tu pratiqués ?

Les deux premiers sports que j’ai pratiqué dès mes 4 ans sont le judo et la natation, pendant 13 ans et 7 ans. J’ai également essayé le football mais mes deux pieds gauches m’ont empêché de faire carrière. A 11 ans, j’ai découvert le tennis et ai pris goût pour la compétition, que j’ai pratiqué pendant près de 10 ans. Plus tard, j’ai goûté au bonheur du sport collectif avec le handball pendant mes années lycée. Durant mes études supérieures, j’ai conservé le handball et troqué le tennis et le judo pour le badminton et la course à pied.

Aujourd’hui, après un confinement difficile, je pratique l’ultimate frisbee, mon coup de cœur depuis des années, que je complète par de la natation et de la course à pied.

Comment as-tu connu le CCS ?

Par hasard sur Twitter. Je suis également Youtubeur à mes heures perdues (Au Café du Sport pour les intéressés) et j’ai donc créé un compte Twitter fin 2020. A l’approche de la saison de biathlon, je rêvais de trouer un moyen de produire du contenu pour la saison qui approchait. Un petit message de recrutement du CCS est apparu dans mon fil, j’y ai vu un signe du destin et me suis empressé de faire mon article test, qui a plu apparemment. J’ai récemment fêté mon 1er anniversaire dans cette belle famille, qui sera suivi d’autres je l’espère !

Qu’est-ce qui t’as fait franchir le pas de l’écriture ?

J’ai toujours aimé écrire, et j’avais depuis longtemps le rêve d’écrire pour un média en sports d’hiver et en football. Le fait de m’être lancé dans la création de contenu vidéo précédemment m’a aussi donné cette expérience de s’exposer au public. Quand j’ai vu cette opportunité d’écrire et de faire des podcasts pour le CCS, j’ai sauté sur l’occasion.

Quel serait l’article rêvé/plaisir que tu n’as pas encore fait ?

J’ai quelques gros sujets en tête. En dehors des interviews et reportages terrains, j’espère un jour réaliser un très gros dossier comparant l’impact du tir et du ski sur la performance globale en biathlon. De même, je rêve de sortir un gros dossier sur comment rendre le sport plus écologique. C’est un sujet trop peu évoqué dans le sport alors que l’exposition des sportifs en fait un vecteur éducatif primordial. L’idée est aussi de montrer les actions qui ont un vrai impact écologique et de les distinguer du greenwashing. Ce sont des sujets très longs à traiter pour être pertinent et intéressant, mais je sais que je les sortirai un jour.

Qu’est-ce qui te plaît dans le projet du CCS ?

Le projet global me plaît beaucoup, j’ai rencontré peu de médias avec cette volonté si forte de créer sur contenu multisport et multiplateforme. Cela permet de faire de très belles découvertes et en interne que je n’oublierai sûrement jamais. L’équilibre entre passion, sérieux et bonne humeur rend l’expérience très enrichissante pour moi. Au CCS, je travaille plus avec des amis qu’avec des collègues.

Quelle est ta devise de vie ?

Dans la vie, je dirais tout simplement « une journée sans rire est une journée de perdue », tant le rire m’apporte du bonheur dans ma vie. D’un point du vue plus professionnel et journalistique, je ne peux que citer Winston Churchill « Le succès, c’est se promener d’échecs en échecs tout en restant motivé ». J’ai appris à valoriser l’échec depuis plusieurs années, notamment au CCS où pour des raisons qui dépendent ou non de mes actions, des articles peuvent parfois faire un flop monumental. Et heureusement que l’échec existe d’ailleurs, il permet de se remettre en question et de progresser, tant qu’on l’accepte.

Épisodes précédents :
Nathan, la passion au cœur de l’événement
Ben, l’esthète qui conte l’histoire
Paul, le flegmatique qui vibre au son de la vitesse
Cyprien, le passionné du V10

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