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Cinq majeur ALL-TIME NBA : Les non-draftés

De retour pour un nouvel épisode des cinq majeur All-Time. Le principe est toujours le même. Construire une équipe de basket avec comme panel de choix, les joueurs ayant foulé les parquets NBA. Attention, ne vous précipitez pas sur votre bloc-note, on aime les défis. Aujourd’hui, l’exercice s’avère périlleux. Il va falloir dénicher les meilleurs talents dans l’histoire de la ligue parmi ceux qui n’ont pas été draftés par une franchise. Quel que soit la porte d’entrée dans le cirque NBA, nombreux talents n’ont pas éclot un soir de draft. A nous de les trouver !

Point Guard : L’anomalie Slater Martin

Slater Marin en noir et blanc avec la tunique des Lakers

Non drafté en 1949, Martin fait pourtant partie des légendes des années 50. Ses stats en carrière (9,8 et 4,2 passes) ne représentent pas l’emprunte laissée avec les Lakers de Minneapolis. Dans l’ombre du grand George Mikan, il récolte quatre titres NBA avec les Lakers marquant ainsi une des premières dynasties NBA. Preuve de son importance primordiale dans une conquête de titre, il remporte une nouvelle fois le trophée dans un contexte différent, au côté de Bob Petit en 1958 sous le maillot des Hawks de Saint-Louis. Avec sept sélections All-Star et cinq All-NBA, il est le joueur non-drafté avec le plus gros palmarès. Exploit incroyable, il rentre au Hall of Fame en 1982, devenant ainsi un des premiers joueurs n’ayant pas connu les joies de la draft NBA à accéder à la Mecque du Basket.

Loin d’être fantasque, Martin est un pilier pour bâtir les fondations d’une victoire. Arme défensive majeur malgré un gabarit modeste, il est un véritable poil à gratter pour les attaques adverses. A l’aise sous les cercles avec ses 1,78 mètres, il fit preuve d’un sang-froid et d’une intelligence tellement importante dans les guerres de tranchées que représentent les playoffs.

Shooting Guard : Le sniper John Starks

John Starks sous le maillot des Knicks – Crédits : nouvelles-du-monde.com

Elève chahuteur, John Starks fréquente quatre universités en autant d’années. Malgré une dernière année correcte, il paye son instabilité en ne participant pas à le draft 88. C’était sans compter sur Don Nelson, dénicheur de talent en chef, qui lui donne sa chance avec les Golden State Warriors. Mais la rencontre entre leurs caractères bien trempés provoque un clash mémorable qui aura finalement raison du projet. Une fois développé dans les ligues mineurs, il servira sa majesté Patrick Ewing en tant que lieutenant sous la bannière des Knicks. Pourtant, après une tentative de dunk sur la face du patron des Knicks de l’époque, vexé, Ewing le balance à terre lui cassant le bras. On a connu meilleur départ dans une équipe. Mais avec son mental à toute épreuve et son talent au shoot, Starks commence à s’imposer. Il devient finalement l’arme offensive n°2 d’un New-York qui gagne.

Extrêmement pénible en défense, il fait preuve d’une belle régularité à 3 points (meilleur shooteur à 3 points lors de la saison 94-95). Véritable chien de garde de la « Big Apple » du début des années 90, il est récompensé par une sélection dans l’équipe défensive de l’année en 1993. Plus encore, il atteint l’asymptote de sa carrière avec une sélection au All-Star Game de 1994 (19,0 points et 5,9 passes par match sur la saison). A l’orée de son crépuscule, il parvient à glaner un titre de meilleur sixième homme récompensant ainsi sa carrière jusque-là vide de titre.

Small Forward : Le mur Bruce Bowen

Bruce Bowen avec le trophée Larry O’Brien – Crédits : Basketeurope.com

Après un parcours correct dans une université de second rang, Bruce Bowen ne participe pas à la draft de 1993. Il trouve son bonheur sur les rives normandes, d’abord au Havre, pour enfin éclore avec le club d’Evreux. Inspiré par l’air normand, il devient une référence de Pro A après avoir fait remonter le club. Après quelques aller-retour entre la France et les US, où il martyrise la CBA (ligue mineure), il attire l’œil de quelques franchises NBA. Bruce se fait le cuir dans plusieurs franchises.

L’ex-joueur du Havre se fixe avec le Heat, l’heure de la confirmation. Il devient une référence défensive dans la ligue. Il est élu dans la seconde équipe défensive de l’année en 2001. Huit équipes défensives de l’année après, trois titres NBA, il est devenu une référence en terme de défense sur l’homme. Malgré une discrétion offensive, il représente un rouage essentiel de la machine Spurs des années 2000.

Joueur de « catch and shoot », sniper élite dans le corner, il prend toute sa valeur en phase défensive. Garde du corps attitré des stars de la ligue, il rend fous les meilleurs attaquants de la ligue. Malheureusement, il ne réussit pas à conquérir le titre de meilleur défenseur de l’année. Il termine trois fois deuxième du classement au milieu des années 2000. Cette récompense individuelle lui a sans doute manqué pour avoir la notoriété qu’il aurait méritée.

Power Forward : La pépite Connie Hawkins

Les mains hallucinantes de Connie Hawkins – Crédits basket-infos.com

Amateur de paris fumants, Connie Hawkins ne peut pas fouler de parquet NBA jusqu’à 27 ans. Cela ne l’empêche pas de faire parler son talent sur les playgrounds de Rucker Park. Avec un jeu acrobatique, aérien, il faisait écarquiller tous les yeux venus le voir. L’ABA lui donne sa chance. Son talent éclate et il écrase la nouvelle ligue en étant élu MVP dès la première saison (26,8 points et 13,5 rebonds). Enfin en NBA, il transporte son génie avec aisance. Malgré son âge avancé, il réalise trois bonnes saisons autour des 20 points, 10 rebonds avant de connaître un déclin inévitable. En quelques saisons, il parvient tout de même à être sélectionné cinq fois pour le All-Star Game et fait partie de la meilleure équipe NBA lors de la saison 69-70.

Sans doute le joueur le plus talentueux de notre cinq, dominant physiquement et athlétiquement, il était doté de long bras assortis de mains géantes qui lui valent le surnom de « the Hawk« . Pus qu’un « freak« , Cornelius est un joueur complet avec une technique et un maniement du ballon incroyable pour sa taille, hérité de ses joutes sur les playgrounds new-yorkais. Dommage que ses « Finger Roll » léchés et sa technique n’ai pas régalé plus longtemps la NBA. Davantage de longévité en NBA aurait pu le mener vers les stratosphères de l’histoire du basket.

Center : Le monstre Ben Wallace

Ben Wallace et sa fameuse coupe afro – Crédits : basketusa.com

Pivot star du début des années 2000, Ben Wallace obtient les honneurs du Hall of Fame en 2021. Pourtant, le chemin est loin d’être tracé d’avance pour l’ex de Virginia Union. Sous dimensionné pour un pivot (2,06m) et frustre offensivement, il n’est pas drafté. Dans une ligue peuplé de monstre à l’intérieur, l’état d’esprit et le cœur de « Big Ben » ne devaient pas suffire. Et pourtant.

A sa faiblesse offensive (5,7 points de moyenne en carrière), il va répondre par un engagement féroce, une volonté hors-norme. Cependant, l’ex joueur des pistons ne se limite pas à ça. Il est surtout un athlète inouï. Capable de se mouvoir assez facilement, il peut bouger facilement ses bras et ces jambes, larges comme des troncs d’arbre. A cette mobilité, il ajoute une lecture défensive au-dessus de la moyenne et une appétence naturelle pour le contre et les rebonds. Des pointes en saison à 15 rebonds ou 3,5 contres font de lui une référence en la matière.

Quatre titres de meilleur défenseur de l’année, 1 bague de champion, quatre sélections All-Star, cinq All-NBA et six All-Defensive lui permettent de se glisser parmi les légendes du jeu et d’entrée au Panthéon de Springfield. Un exploit pour un joueur non-drafté sur lequel personne ne voulait miser. Plus que des stats ou un palmarès, Ben Wallace, c’est surtout un style inoubliable. Une coupe afro sertie d’un bandeau que personne n’est prêt d’oublier.

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