Rugby

Rugby Club Roubaix, « le rêve du Nord »

Une nouvelle page de l’histoire du Rugby Club Roubaix va s’écrire dimanche 24 avril. Pour la première fois depuis sa création en 1975 et après seulement deux saisons complètes en Fédérale 3 (montée en 2018, deux saisons non terminées pour cause de Covid), le RCR va jouer un barrage de division nationale.

Roubaix, plus connue pour l’arrivée de la célèbre course cycliste Paris-Roubaix, « L’enfer du Nord », ou pour ses délicieuses flamiches, accueille pourtant un club de rugby ancré depuis plusieurs décennies dans le paysage du ballon ovale de la région, le Rugby Club Roubaix.

La saison de Fédérale 3

Le RCR a terminé quatrième avec 9 victoires, 8 défaites et 1 nul. Yann Defives, arrivé comme entraîneur en 2016 depuis Lille, est le directeur sportif. Il nous parle de ce parcours : « On a fait une saison en dents de scie. Avec plus de réussite au pied et en gommant quelques erreurs, certains matchs auraient pu basculer. À part contre Bobigny où on laisse passer le bonus défensif, les autres défaites sont accrochées. » Après 2 ans de Covid-19 et compétitions avortées, les joueurs ont dû reprendre le rythme : « on a dû composer avec les blessures, les corps avaient perdu l’habitude de l’enchaînement des matchs et d’une saison complète. »

Classement poule 2 de Fédérale 3
Classement à la fin de la saison régulière de Fédérale 3

Cette qualification n’est pas non plus une surprise pour le staff qui, en 2020, après un joli recrutement, visait le top 3 de la poule : « les objectifs étaient les mêmes qu’avant l’arrêt de la saison dernière », confie Yann Defives. « Pour la saison prochaine, on est en train de voir les objectifs, on prévoit un plan A en cas de victoire et un plan B en cas de défaite»

Et après…

À coup sûr, l’été va être mouvementé du coté des Flandres. « Le club essaie d’être attractif au niveau du projet sportif. On a la chance d’avoir une ville dynamique qui nous soutient, on est l’un des plus petits budgets de Fédérale de la région (100 000 euros). On a aucun joueur sous contrat, pourtant courant en Fédérale. » Aucun doute que l’ambiance familiale, les contacts du directeur sportif et le projet ficelé par staff attirent des jeunes talents voulant évoluer dans un cadre chaleureux et propice au développement.

vestiaire rugby Roubaix
© Pierre NEIRYNCK

Le directeur sportif ne manque pas non plus de ressources pour se renforcer : « on est en train d’étudier des pistes pour des joueurs en Belgique. » Dimanche, le staff pourra compter sur « une équipe motivée et déterminée » pour aller le plus loin possible.

On souhaite bonne chance à Roubaix pour dimanche. En espérant que le beau parcours cette saison ne s’arrête pas de sitôt, surtout pour Pierre Neirynck, demi d’ouverture de 35 ans qui joue sa 18eme et dernière saison en séniors pour les Orange et Noirs. « Il a encore 5 matchs à jouer avant d’arrêter. » Ce même Pierre est l’auteur du drop de la montée du club en Fédérale 3 en 2007. Le club était redescendu en Honneur deux saisons plus tard.

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