Draft NFL Scouting

Draft NFL 2022 : Drake London (WR) le Big Man

La draft NFL 2022 se rapproche. Comme chaque année, les différentes franchises NFL vont pouvoir à tour de rôle piocher parmi les différents talents universitaires qui se présenteront. Entre le 28 et le 30 Avril prochain, dans la cité de tous les vices à Las Vegas, 250 joueurs et 32 franchises auront le bonheur de voir leur histoire basculer, pour le meilleur ou pour le pire. Car oui, la draft contient toujours son lot de surprises. Et pour appréhender au mieux tous les choix plus ou moins douteux qui seront fait ce soir-là, le CCS revient avec ses fiches personnelles sur les futures stars, les bons coups et les joueurs à suivre pour les années à venir en NFL.

Drake London

Drake London
  • 1m96
  • 95 kg
  • 24/08/2001 – 20ans
  • USC
  • Junior
  • 4 étoiles 247sports – 247e joueur national – 35e WR – 33e Californie

Contexte 2021

88 réceptions – 1084 yards – 7 touchdowns (en 8 matchs)

Passons en vitesse la saison de l’entité qu’est USC. Avec 4 victoires pour 8 défaites, la faculté de la californie du Sud a fait honte à son statut (une fois de plus lors des ces dernières années…) Pas grand chose à dire sur des performances collectives ternes pour rester dans l’euphémisme mais qui a su mettre en valeur au contraire des saisons individuelles retentissantes. A commencer par celle de notre homme du jour Drake London.

Depuis son année Freshman, Drake London a toujours produit malgré une WR toujours remplit chez les Trojans. Pittman Jr. puis Amon-Ra St.Brown ont éclipsé à peine le géant natif de la Californie. A peine c’est le mot, puisse que le bougre a tout de même réussi à inscrire 5 touchdowns lors de sa saison freshman puis 502 yards la saison suivante alors qu’une bonne partie de cette dernière avait été amputée pour cause de Covid. C’est donc en toute logique qu’en 2021, London était le fer de lance d’une université aux abois. Et on peut dire qu’il n’a pas déçu ECRASANT la concurrence à son poste match après match, la seule chose qui a pu le stopper, une vilaine blessure à la cheville en plein match. Pas de quoi inquiéter la valeur de London à l’aube de la draft 2022.

Forces

La taille

On ne va pas se le cacher, la nature fait parfois bien les choses. Et les dieux du football ont été cléments avec le petit de la famille London. Avec sa taille démentiel pour un WR, Drake a une range indéfendable lorsque le ballon est bien placé par son QB. Un trait qui a de la valeur, et qui ne s’apprend pas. Un cauchemard pour tous les cornerbacks adverses.

Body Control

L’important n’est pas la taille, mais comment on s’en sert. Et bien quand on a les deux on obtient un résultat jouissif. Drake London sait se servir de sa grande taille, il sait où se placer face à son vis-à-vis, où se mettre pour avoir l’avantage sur le haut des routes verticales et il fait aussi preuve d’une proprioception (faculté à savoir où son corps se trouve dans l’espace) hors du commun. Ces deux attributs le rendent injouable sur catch contesté où les ballons 50/50 deviennent plus du 70/30 (si ce n’est encore plus…)

Drake London (#15 blanc) s’ajuste dans les airs sur une passe contestée
Drake London ( #15 rouge) utilisation parfaite de son physique pour un catch

Agilité

Un homme grand est souvent catégorisé comme peu explosif et ne représente pas une menace après réception. Il n’en est rien pour Drake qui possède une agilité latérale assez soudaine et subite (et complétement irréelle pour son gabarit). Ce trait lui permet d’éviter les premiers plaquages et d’être étonnamment efficace dans les petits espaces. Il n’est pas rare d’avoir vu USC lui donner des ballons proche de la ligne de scrimmage sur des screens, à raison puisqu’elles ont souvent mené à des conversations de downs.

Drake London (#15 rouge) ish ish

Motricité

Par motricité il faut comprendre : puissance dans le bas du corps. London a toujours les jambes en mouvement même lorsqu’il se fait plaquer. Ces jambes activent lui permettent de casser une multitude de plaquage et de perpétuellement avancer, le play n’est jamais fini avec lui. C’est simple, London casse un plaquage toutes les 3,3 réceptions à titre de comparaison en NFL, le leader de cette catégorie est Deebo Samuel avec 3,5 réceptions entre chaque plaquage cassé.

Faiblesses

Vitesse

La vitesse de Drake London est suffisante pour son skill set mais elle ne vous fera pas lever de votre siège et surtout quid de sa blessure à sa cheville sur ce point ? Une inconnue à laquelle chaque équipe devra répondre elle même.

Arbre de tracés

Drake London n’aime pas, outre mesure, les zones intermédiaires et n’est pas non plus le meilleur technicien de cette draft. Néanmoins comme pour la vitesse, son panel de tracé reste assez développé et bien couru pour ce qu’il propose en terme de jeu. Puis c’est un travail technique améliorable « facilement » avec un bon coach WR. Rien d’inquiétant donc mais tout de même à spécifier.

Rôle ?

Drake London a tous les attributs physiques pour devenir un vrai X receveur, celui que l’on laisse seul en un contre un face à un cornerback. Pourtant son utilisation en tant que big slot pourrait mieux marcher avec ses traits techniques. La franchise qui décidera de drafter London ne devra pas se presser et surtout devra trouver le meilleur plan pour utiliser le receveur, et ça c’est mieux de l’avoir avant la draft.

Prédiction draft : milieu de premier tour (10-24)

Une équipe qui sera intéressée : Arizona Cardinals

Malgré la présence longue durée de D-Hop et la resignature de Green pour une saison supplémentaire, les Cardinals de l’Arizona seraient très inspirés d’aller chercher le grand London à la draft. En effet, il feraient ainsi d’une pierre deux coups. Dans un premier temps le départ de Kirk du slot serait effacé. Puis London remplacera pour le futur Green dans son rôle. De plus Kyler a montré adorer ce genre de profil de receveur. Alors pourquoi s’empêcher de lancer un tandem longue durée dans le désert ?

La note du CCS : Tier S

Non, la progression de Drake London est loin d’être finie. Cependant si l’on projette le devenir du joueur en NFL, toutes les étoiles sont alignées. Taille, production, agilité… tout est là pour que London réussisse à l’échelon supérieur malgré un profil de receveur de possession qui a toujours été un lancer de pièce dans le passé. Il restera le raffinement technique et le QI football à travailler, les fondations sont solides pour cela.

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