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Mondial élite (M) 2022 – Poule B : Trop déséquilibrée ?

Le 13 Mai prochain débute à Helsinki et à Tampere, le championnat du monde masculin. Jusqu’au 29, 16 équipes vont s’affronter pour coiffer la couronne mondiale. Un mondial évidemment très particulier cette année, avec l’exclusion de la Russie et de la Biélorussie suite à l’invasion de l’Ukraine. Ainsi la France et l’Autriche ont été repêchés en élite. La rédaction du CCS se met à l’heure finlandaise et vous propose la suite et fin des présentations avec les équipes de la très disputée Poule B.

Les matchs de cette poule se disputent à Tampere, dans la magnifique Nokia Arena, patinoire habituel du Tappara Tampere et l’Ilves Tampere (clubs de Liiga). Dotée de presque 13500 places, l’arène accueillera également les quarts, demis et les finales.

Source image : Aleksi Stenberg – Wikipédia
Source Image : IIHF.com

🏒 Les favoris

🇫🇮 Finlande : Confirmer l’or de Pékin

Source photo : AP Photo/Matt Slocum

La Finlande est en mission, tout d’abord, la Leijonat veut faire oublier sa défaite en prolongation lors de la finale du mondial 2021, et d’un autre côté, les finlandais veulent confirmer l’or obtenu aux jeux de Pékin. Pour arriver à faire un doublé J.O – Championnat du monde historique, l’entraineur Jukka Jalonen a réuni une belle équipe composée de vétérans, aguerris à ce genre de joutes. On peut noter la présence de l’ancien joueur des Red Wings de Detroit, Valtteri Filpulla, mais également Joel Armia, Mikael Granlund ou encore Harri Pesonen. La défensive est également solide avec le vétéran Sami Vatanen. Et que dire des gardiens, les finnois ont un duo aussi performant qu’expérimenté. Il ne fait aucun doute que Juho Olkinuora revient pour finir le travail après la défaite en finale l’an dernier. Il est secondé par le solide Harri Satteri qui a quitté la KHL pour rejoindre la LNH en fin de saison.

🔎 Le joueur à observer 👀

Source photo : xDavidxG.xMcIntyrex

Le joueur a surveiller pour la Finlande est une valeur connue : Valtteri Filpulla. Le capitaine de la Leijonat, n’est plus a présenter tant son pedigree est connu de tous les amateurs de hockey. Après une coupe Stanley, une médaille de bronze olympique, et l’or olympique en février dernier, le finlandais est en quête de compléter la Triple Couronne avec un titre mondial, qui plus est à domicile, ce qui serait une magnifique conclusion pour un des très grands joueurs du hockey finnois.

🇸🇪 Suède : Laver l’affront de 2021

Source photo : Lintao Zhang/Getty Images

La Suède a des choses à se faire pardonner. L’élimination lors de la phase de poule l’an dernier à Riga, à fait mal et a suscité pas mal d’interrogations. C’est la première fois que la Suède n’accède pas en phase finale depuis l’introduction de cette formule en 1992. Autant dire que la Trekronor est attendue au tournant. L’honneur a été sauf lors des jeux de Pékin, malgré une 4ème place qui fait un peu tâche.
A Helsinki, Johan Garpenlöv pourra compter sur des valeurs sures. Devant le filet, la charge sera sans doute partagée entre le gardien du Spartak Moscou (KHL) Oskar Dansk et l’ancien gardien du HK Sochi Magnus Hellberg. En défense, la Suède pourra compter sur le jeune défenseur des Sabres, Rasmus Dahlin, le Canuck Oliver Ekman Larsson, le Blackhawk Erik Gustafsson et le défenseur du Kraken Adam Larsson pour repousser les offensives adverses. L’attaque est un peu un mélange d’expérience et de jeunesse. Le nom qui ressort de la liste est le jeune prospect des Red Wings de Detroit, Elmer Söderblom.

🔎 Le joueur à observer 👀

Source image : Trekronor

Pour sa première saison complète en SHL avec l’équipe de Frölunda, Elmer Söderblom, a fait parler la poudre. Ses 33 points (21 buts et 12 assists) en 52 matchs en fait le troisième meilleur pointeur de l’équipe originaire de Göteborg. Doté de bonnes mains, Söderblom n’est pas le type d’attaquant à foncer au filet, il est plus un fabricant de jeu, sa grande taille (2.02 m pour 113 kg) vont être difficile à bouger pour les défenseurs adverses.

🇨🇿 Tchéquie : Chantier en cours

Source image : praguemorning.cz

Avec la Tchéquie c’est tout ou rien. Soit les tchèques se qualifient et vont jusqu’à la ronde des médailles, soit ils se font sortir en quarts. Une situation encore plus gênante lors des J.O de Pékin, où ils sont rentrés à la maison dès le tour qualificatif après une défaite piteuse face à la Suisse (4-2). Autant dire que l’entraineur finlandais Kari Jalonen a du travail. Et pour ce mondial, il va devoir faire avec les moyens du bord. Devant le filet, pas Roman Will ou de Simon Hrubec, mais le jeune gardien des Coyotes d’Arizona : Karel Vejmelka. La défensive est également un souci, seuls Filip Hronek et Radim Simek sortent du lot, il faudra voir ce que le jeune David Jiricek va montrer. L’attaque est assez hétéroclite, entre anciennes stars de la LNH tels que David Krecji, a des joueurs qui semblent avoir perdu leur mojo offensif tel que Tomas Hertl et des jeunes joueurs qui sont en pleine ascension tel que Jakub Vrana. Autant dire cette équipe Tchèque semble un peu faible pour prétendre a une place d’honneur, mais comme nous l’avons dit, c’est tout ou rien.

🔎 Le joueur à observer 👀

Source photo : telecomasia.net

Le joueur à suivre est Jakub Vrana, L’ailier des Red Wings est doué offensivement. Bon patineur, il travaille fort pour récupérer la rondelle et possède de bonnes habiletés techniques. Ses 19 points en 26 matchs cette saison, montre qu’il est un attaquant fiable, Il est doté d’un tir rapide et une bonne vision du filet. Par contre il peut améliorer son jeu défensif.

🇺🇸 USA : Enfin la bonne année ?

Crédit Photo : Mario Hommes/DeFodi Images via Getty Images

A l’image des tchèques, les USA sont une énigme au moment des championnats du monde, capables de passer totalement au travers ou d’aller à la ronde des médailles, les Américains courent après le titre mondial depuis 1960 ! L’année dernière, la médaille de bronze obtenue à Riga a une saveur douce-amère tant l’équipe à la bannière étoilée semblait au dessus du lot. Leur élimination en quart de finale à Pékin n’a fait que confirmer le côté « yo-yo » des résultats.
A Tampere, David Quinn a concocté une équipe capable d’aller titiller les favoris finlandais et canadiens. Une équipe jeune (25 ans de moyenne d’âge) composée de jeunes talents qui arrivent dans la LNH, accompagnés par quelques vétérans qui cherchent a relancer leur carrière. Ainsi on retrouve des joueurs expérimentés tels que Seth Jones, Alex Galchenyuk ou Nate Schmidt, mais également des jeunes pousses comme Nick Blankenburg, Sean Farrell, Luke Hughes ou encore Alexander Chmelevski. Attention a cette équipe, si ils arrivent à mettre toutes les pièces dans l’ordre, ils pourraient être la grosse côte pour le titre mondial.

🔎 Le joueur à observer 👀

Source photo : KAREL SVEC / IIHF

Il va de soit que les regards français aille vers Thomas Bordeleau. Le fils et petit-fils de Sébastien et Paulin Bordeleau, anciens internationaux Français, suit les traces familiales en débarquant dans la LNH après sa saison avec l’Université du Michigan. Pour ses débuts au sein de la grande ligue avec l’équipe des Sharks de San José, il a déjà 5 points (5 assists) en 8 matchs. Doté d’une vitesse de patinage intéressante et sa protection de palet en font un attaquant de premier ordre. Bon fabriquant de jeu, possédant une bonne vision du jeu, il possède la patience nécessaire pour attendre l’opportunité de scorer. Il a également un bon tir précis. Définitivement un joueur qui va apprendre beaucoup dans ce mondial.

🏒 Les prétendants

🇳🇴 Norvège – 🇱🇻 Lettonie

Deux outsiders à ne pas forcément négliger dans la lutte pour les quarts de finale. L’objectif de la Norvège est d’être « le poil à gratter » de la poule B. Même si une qualification semble un peu optimiste, les « ours polaires » vont essayer de voler un match contre un « gros » si celui-ci connait une méforme. Attention toutefois a ne pas tomber dans le piège tendu par les petits camarades qui eux vont devoir lutter pour survivre, et qui peuvent être en état de grâce.
Pour la Lettonie, le mondial à domicile reste une crève-cœur. Après la victoire historique contre le Canada, les Lettons ont raté la qualification pour les quarts pour un petit point. De plus, l’équipe nationale à eu la douleur de perdre un des artisans de cette belle aventure durant l’été dernier. Le jeune gardien Matiss Kivelnieks, décédé dans un accident domestique. Pour les lettons, c’est avec un cœur très lourd, qu’ils se sont qualifiés pour les jeux de Pékin (au dépend de l’équipe de France). L’aventure Pékinoise a été compliqué, un premier tour sans victoire et une élimination en tour qualificatif, ont mis un coup d’arrêt aux Lettons. Désormais place aux mondiaux 2022, et qui sait peut être une nouvelle dynamique peut se lancer, outre l’objectif du maintien, un exploit peut être possible.

🏒 Les petits poucets

🇬🇧 Grande-Bretagne – 🇦🇹 Autriche

La lutte pour le maintien, devrait, sans surprises, se jouer entre la Grande Bretagne et l’Autriche. La Grande Bretagne en est à son 3ème mondial en élite. Malgré leurs faiblesses tactiques, les britanniques montrent un « fighting spirit » qui leur permet de renverser des montagnes. Après la victoire en prolongation (4-3 OT) lors du dernier match de poule contre l’équipe de France en 2019, et la victoire contre la Biélorussie lors des mondiaux de Riga, les joueurs de sa très gracieuse majesté, sont devenus en quelques sortes les « chouchous » du public. Leur jeu basique, souvent porté sur le physique, leur joue souvent des tours. Par contre cette année, ils vont devoir aller au charbon et aller gratter des points pour réussir à se sauver. En tout cas, ils peuvent compter sur leurs supporters pour mettre une belle ambiance.
L’Autriche est dans le même cas de figure que la France, repêchés pour compenser l’exclusion de la Biélorussie, les Autrichiens vont devoir lutter pour survivre dans l’élite. Ca ne sera pas chose facile car la poule B est quand même très forte. Après qu’on se le dise, il ne fait aucun doute que la date du match contre la Grande Bretagne a été cochée par l’entraineur autrichien.

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