Draft NBA Scouting

Profil NBA Draft 2022 : Jaden Ivey, un moteur à explosion

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. Après une March Madness qui a, comme à son habitude, réservée son lot de surprise, la draft NBA 2022 est la nouvelle date importante pour les prospects de NCAA, G-League, OTE et FIBA. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

JADEN IVEY

Fox News

Date de naissance : 13 février 2002 – Classe : Sophomore

Université : Purdue Boilermakers (Big Ten) – Bilan 2021/2022 : 29v/8d

Poste : Arrière

Mensurations
Taille : 193 cm – Poids : 88 kg – Envergure : 204 cm

Statistiques saison
36 matchs joués // 17,3 pts // 4,9 rebs // 3,1 ast // 0,9 stl // 0,6 blk
31,4 minutes jouées/match // 46% FG // 35,8% 3pts // 74,4% FT // 2,6 Tov // 1,8 PF

PROFIL

CONTEXTE PERSONNEL & COLLECTIF

Lorsque l’on regarde l’arbre généalogique de Jaden Ivey, impossible de l’imaginer devenir autre chose que sportif professionnel. Son grand-père paternelle, James Hunter, a joué 7 saisons en NFL aux Lions de Detroit. Son père biologique, Javin Hunter a évolué 5 ans en NFL, du côté de Baltimore et San Francisco. Mais surtout, il y a la maman : Niele Ivey. Star du basket universitaire, championne NCAA en 2001 avec Notre-Dame, draftée en 19ème position, elle dispute quatre saisons en WNBA. Niele Ivey a élevé Jaden seule, lui donnant naissance dans le secret lors de sa saison rookie. La relation entre Jaden et Niele est fusionnelle, centrée autour d’une seule chose : le basket. Niele Ivey s’est épanouie comme assistant coach pendant 12 ans à Notre-Dame avant de prendre les reines de l’équipe féminine en 2020. Jaden a toujours suivi sa mère, présent à chaque entraînement, depuis son plus jeune âge.

Après s’être essayé au football américain, au karaté ou au football, Jaden Ivey choisi naturellement de se focaliser sur le basket. Il effectue ses trois premières années de high school avec le lycée Marian situé dans la ville Mishawaka, dans l’Indiana. Lors de son année junior, Jaden Ivey conduit son école à un bilan de 20-4 avec plus de 25 points par rencontre et 39% de loin. Il décide alors d’effectuer sa saison senior avec la prestigieuse école de La Lumière située à La Porte toujours dans l’Indiana. Aux côtés de Jeremy Sochan et Wendell Green Jr, Ivey guide son école dans une saison tronquée par la pandémie. Il termine avec 15,4 points, 2,7 rebonds et 1,6 passes par rencontre. Des statistiques pas très étincelantes mais qu’importe, Ivey obtient le statut de recrue 4 étoiles consensuelle.

Dès le mois d’avril 2020, Jaden Ivey choisit de s’engager avec l’Université de Purdue. Sous les ordres de l’indéboulonnable Matt Painter, 17ème saison à diriger les Boilermakers, Ivey doit se tenir écarter des cinq premières rencontres de son équipe en raison d’une blessure au pied. Dès sa première rencontre, contre Liberty, l’arrière de Purdue étonne en sortie de banc. Il grapille les minutes, franchit les étapes et s’installe comme titulaire à partir de la mi-janvier. Bien que les Boilermakers aient terminé la saison 2020-21 par un cinq victoires consécutives, ils échouent dès les quarts de finale du tournoi de la Big Ten dans un thriller contre Ohio State. A l’issu de cette première saison régulière, Ivey obtient les honneurs de la première équipe des freshmen de la Big Ten. Tête de série n°4 de la région sud, Purdue butte contre North Texas au premier tour du tournoi NCAA. Les Boilermakers sont en panne sèche à l’adresse, mais Jaden Ivey claque tout de même son record en saison avec 26 points. Une défaite qui laisse un goût amer pour le jeune arrière qui choisit de rester à Purdue une saison supplémentaire : « Nous avons des affaires inachevées » déclare-t-il.

Durant l’été qui suit, Jaden Ivey est invité à représenter l’équipe des Etats-Unis U19 à la Coupe du Monde FIBA 2021. Entouré de noms prestigieux, l’arrière de Purdue brille par son activité et son intensité. Ivey inscrit 21 points dans la première partie contre la Turquie et termine avec 12,3 points, 3 rebonds et 2,1 passes décisives. En finale, contre la France, il inscrit 16 points à 6/10, intercepte 4 ballons pour participer à la conquête de la médaille d’or. Ivey est nommé dans le cinq majeur de la compétition.

Ses performances estivales placent de gros espoirs sur Jaden Ivey au début de saison sophomore. Pour certains, revenir une année supplémentaire en NCAA est une erreur, pour d’autres une délivrance. Pour Ivey, c’est le second scénario qui s’est produit. Titulaire indiscutable, moteur du jeu des Boilermakers, Ivey réalise une saison 2021-22 de très haute volée. Dès la deuxième rencontre, contre Indiana State, il claque 27 points à 10/13. Il conduit Purdue à un bilan de 29-8, le deuxième plus haut nombre de victoire de l’histoire du programme, ainsi qu’à une finale du tournoi de conférence. Défait par Iowa State, Ivey et Purdue obtiennent tout de même la tête de série n°10 du tournoi NCAA. Jaden Ivey est nommé dans la première équipe de la Big Ten ainsi que dans la seconde équipe All-American. Les Boilermarkers effacent le programme de Yale au First Round, puis celui de Texas au Second Round avant d’échouer sur la surprise du tournoi au Sweet Sixteen, les Peacocks de St.-Peter’s. Une saison magnifique pour Ivey qui s’est incrusté légitimement dans la course au top 5 de la prochaine draft. Mais pourquoi donc ?

DESCRIPTION DU JOUEUR

Nous l’indiquions dans notre premier paragraphe biographique, la patrimoine génétique de Jaden Ivey est prometteur. Plus que ça, Jaden Ivey est un véritable freak athlétique. Le corps de l’arrière de Purdue est quasiment exclusivement composé de muscles, visuellement c’est impressionnant. Une taille (1m93) moyenne pour un guard, plus grand que la moyenne des meneurs NBA, plus petit que les arrières NBA. Mais, Ivey compense par une belle envergure de 2 mètres 04. Soit un différentiel de 5,7% entre sa taille et son envergure qui le classe dans la moyenne haute de la NBA (selon le système de calcul développé et expliqué par Bjorn Zetterberg et Jarod Hallmark pour Bleacher Report en 2011). Au-delà de ce physique avantageux, c’est donc les qualités athlétiques qui font de Jaden Ivey un prospect à part.

La vitesse et la puissance de Jaden Ivey le classe directement dans la catégorie des joueurs élites en transition. Nous avons devant nous une rare combinaison entre vitesse, puissance, accélération et détente verticale. L’élément qui caractérise le mieux Ivey, c’est l’explosivité. Dans tous les plans du jeu : verticalement, horizontalement, latéralement. Vous comprendrez que ces qualités influencent considérablement son jeu. En transition, il peut finir au-dessus des autres, sous le panier, sur réception, ou bien seul en conduisant l’attaque. Cette saison, sur son nombre de possession total, 30,4% sont en situation de transition. Dans 71% d’entre-elles, Ivey est le porteur de ballon pour un rendu excellent de 1,136 points sur ces phases, 79ème percentile de NCAA.

Jaden Ivey est une double menace : avec ou sans ballon, en transition ou sur demi-terrain. C’est aussi là l’un des gros atouts de l’arrière de Purdue, il a épousé différents rôles dans des systèmes différents. Avec le ballon entre les mains, Ivey sait comment dépasser son adversaire, utilisant correctement les écrans pour traverser la défense. Jaden Ivey maîtrise sa vitesse hallucinante : il est capable de contrôler son dribble à pleine vitesse. Son premier pas est exceptionnel, une qualité qui va sans aucun doute mettre en difficulté les guards adverses en NBA. Mais surtout, Ivey sait s’arrêter brutalement, changer de direction avec aisance, et repartir à pleine puissance. Son handle est rapide, acharné, déstabilisant. Sans ballon, son explosivité le rend très difficilement défendable, notamment dos au panier.

Offensivement, il est facile de comprendre que Jaden Ivey est un puissant et rapide finisseur près du cercle. Son évolution entre sa première et sa seconde saison avec Purdue est tout à fait bluffante. Ivey a changé de rôle, devenant l’arme offensive numéro 1 des Boilermakers. Ses tentatives près du cercle sont passées de 83 à 162, pour une réussite en progression passant de 62,7% à 67,9%. Sur un différentiel de volume aussi important, la progression est significative. Son jump, son envergure et sa vitesse lui permettent d’accéder facilement au cercle, se procurant des paniers faciles. Mais Jaden Ivey n’est pas seulement un dunkeur puissant et spectaculaire, il sait terminer en finesse après contact grâce à un joli touché. Avec un jeu agressif, Ivey a réussir un grand nombre de lancers cette saison, bien plus que la saison dernière, passant de 3,2 tentatives à 5,8 cette année. Son taux de réussite, sur un plus gros volume, s’est lui aussi amélioré passant de 72,6% à 74,4% cette saison.

Une donnée importante pour juger la qualité du tir d’Ivey qui, là encore, a très bien progressé entre ses deux saisons NCAA. L’année dernière, Jaden Ivey a tenté 97 tirs longue distance, soit 4,2 tentatives par match. La réussite n’était pas au rendez-vous, seulement 25,8%. Surtout, ses tirs à trois points provenaient d’une passe dans 84% des cas. Cette saison, c’est une autre histoire. Jaden Ivey a un peu augmenté son volume de tir, passant à 5 tirs à trois points par rencontre. Mais la réussite a grandement progressé : 35,8% à 3pts cette saison. Surtout, le pourcentage de ces tirs ne proviennent plus qu’à 60,9% d’une passe. Voici donc la preuve que Jaden Ivey a développé une capacité à créer son propre tir derrière la ligne des trois points. Certes ce n’est pas encore optimal, mais nous avons pu observer quelques step-back, du pull-up en transition ou sur demi-terrain. Sa grande foulée lui permet d’ailleurs de créer un énorme espace sur ses step-back, excellente promesse pour la NBA. Jaden Ivey a aussi montré qu’il était capable de réaliser ce genre d’action dans le clutch time. Citons notamment son 3pts contre St.-Peter’s ou celui contre Wisconsin. Ivey est donc également un tireur très correct en catch-and-shoot, ce qui rejoint notre idée que son rôle peut très bien se coordonner avec d’autres stars sur le terrain. Mais attention, Ivey doit absolument développer son jeu mi-distance. Pour l’instant, il demeure une menace près du cercle, à l’extérieur, mais pas dans la zone intermédiaire. Seulement 29% de réussite à mi-distance, et 21% sur des pull-up. C’est un secteur clé pour passer d’excellent joueur à superstar en NBA. Jaden Ivey a considérablement progressé au tir, mais il lui reste encore pas mal de travail pour l’auto-création.

Le jeu offensif de Jaden Ivey possède tout de même quelques défauts : prendre soin du ballon et la création pour les autres. L’utilisation d’Ivey a bien sûr augmenté entre ses deux saisons à Purdue, son USG% passe de 26,8% à 28,7%, mais son nombre de pertes de balle a triplé. L’année dernière, 31 turnovers, cette saison 94, soit 3,3 pour 40 minutes. D’abord, il y a l’agressivité. Jouer avec autant de vitesse expose Ivey aux fautes offensives et parfois, il perd aussi la maîtrise du ballon. Il tente également trop de passe dans les airs quand il voit que l’accès au cercle est impossible, des situations propices aux pertes de balle. La passe ne semble pas être sa première option lorsqu’il rentre dans la raquette avec le ballon. Ivey donne l’impression que ses passes sont souvent forcées, en dernier recours. Les passes avec rebond et les passes enroulées sous le cercle ne sont pas maîtrisées, conduisant à de nombreuses pertes de balle. Ivey n’a pas semblé non plus avoir de grandes sensations de playmaker lorsqu’il est à l’arrêt. S’il sait utilisé les écrans pour lui-même, ses passes sur pick-and-roll ne sont pas bien senties, mal maîtrisées. Des lacunes qui se traduisent par l’impossibilité de projeter Jaden Ivey comme un porteur de ballon principal d’une équipe NBA, pour le moment. Il peut conduire des attaques mais pas sur chaque possession. Rien d’alarmant puisque nous avons vu qu’il était excellent off-ball.

Passons à présent de l’autre côté du terrain. Avec un tel physique et un tel niveau d’athlétisme, Jaden Ivey est un bon défenseur en 1v1. C’est d’ailleurs la base de son jeu défensif. Capable de suivre n’importe quel joueur, sa détente lui permet de contester facilement n’importe quel tir. Ivey aime faire croire à l’attaquant qu’il a une longueur d’avance pour ensuite le piéger grâce à son envergure et son saut. Il sait et aime sauter sur les transmissions pour intercepter et créer une situation offensive à partir d’une action défensive. Mais évidemment, par moment, il se montre trop indiscipliné en défense. Jaden Ivey cherche trop souvent l’action défensive spectaculaire : l’interception ou le contre. Off-ball, c’est compliqué. Il n’est pas attentif, focalisé sur le ballon plutôt que sur son joueur et se fait souvent avoir dans le dos.

Enfin, sortons un peu de notre ligne directrice pour évoquer une comparaison tenace dans le dossier Jaden Ivey. Son explosivité et son athlétisme lui valent d’être comparé à un certain Ja Morant. Ses déplacements rappellent évidemment le meneur MIP de Memphis mais nous avons à faire à un joueur bien différent. La différence principale réside dans le pouvoir de création, un fossé sépare les deux jeunes joueurs. Jaden Ivey ne maîtrise pas encore le playmaking qui lui permettrait de tenir la tête d’une équipe NBA mais il compense avec un physique et des qualités de coupe qui peuvent lui permettre d’évoluer sur trois postes : meneur en second initiateur, arrière slasher, petit ailier capable d’espacer le jeu et de finir près du cercle. Il y a des points communs mais aussi de grosses différences et il nous semblaient pertinent de le préciser.

✔️ FORCES

  • Athlétisme +++
  • Vitesse
  • Premier pas
  • Décélération
  • Détente
  • Scoring près du cercle
  • Moteur
  • Défense 1v1
  • Spectaculaire
  • Mentalité
  • Clutch ?
  • Tir extérieur en développement

FAIBLESSES

  • Création pour les autres
  • Pertes de balle
  • Jeu mi-distance

 📈 SWING SKILL

  • Création pour lui-même

PRÉDICTION DRAFT 2022

Top 7 (places 3-7)

Equipes potentiellement intéressées : Indiana Pacers, San Antonio Spurs, Sacramento Kings

La cuvée 2022 est riche en intérieurs à haut potentiel et la grande majorité des équipes du Top 10 sont demandeuses. Jaden Ivey devrait être le premier guard sélectionné à la Draft mais ce besoin de force dans la raquette pourrait le voir descendre du Top 5. Parmi les candidats, l’alliance parfaite semble se trouver du côté des Pacers. Avec un meneur gestionnaire comme Haliburton, Ivey pourrait apporter sa vitesse, sa puissance et son excellent jeu off-ball. Ce sont les mêmes arguments qui nous conduit à mettre les Spurs dans la liste des franchises intéressés par le guard de Purdue. L’association Murray/Ivey est tout à fait alléchante mais San Antonio possède déjà de nombreux arrières et recherche un intérieur fiable sur le long terme. Côté Kings, le poste 2 semble désert pour la saison prochaine. Un backcourt Fox/Ivey serait probablement le plus rapide de la ligue.

TIER DU CCS :  Tier « Starter ++ »

Jaden Ivey présente un niveau athlétique rare, très rare. Des qualités physiques qui le placent légitimement comme le meilleur arrière de cette cuvée 2022. Dès sa première année, il sera capable d’apporter de l’intensité, de la vélocité, de l’agressivité et de la puissance depuis le poste 2. Même si avec Purdue nous l’avons vu avec beaucoup de ballons dans les mains, et il en a besoin pour rester agressif, Ivey est tout à fait capable de servir le collectif grâce à son très bon jeu off-ball. Titulaire indiscutable dans une équipe en reconstruction, à mettre sans hésiter aux côtés d’un meneur gestionnaire et vous obtenez votre backcourt référence pour des années. Le développement de son aspect créateur conditionnera son potentiel maximum.

*Tiers du CCS, explications. Il est très difficile d’estimer le devenir d’un prospect. Pour embrasser au mieux le potentiel de ces jeunes joueurs, le CCS vous propose une hiérarchisation par « tiers », ou « groupes à potentiel ».
Groupe 1 : Tier « potentiel All-Star », facile à deviner, le prospect à le potentiel pour devenir un All Star.
Groupe 2 : Tier « Starter ++ », le joueur peut très bien devenir la deuxième ou la troisième option de sa franchise.
Groupe 3 : Tier « Starter/6ème homme », rôle player important ou leader de la second unit.
Groupe 4 : Tier « Rotation importante », 8ème ou 9ème, toujours précieux avec un rôle défini.
Groupe 5 : Tier « Fin de rotation », 10ème ou 12ème homme avec peu de minutes, un plafond limité mais pouvant rendre de précieux services.
Groupe 6 : Tier « G-League/2Way », pour eux, il faudra se battre pour espérer avoir un avenir en NBAmais tout reste possible pour les éclosions tardives.

Retrouvez tous nos profils de la Draft NBA 2021 ici !

Tier « Potentiel All-Star »

Tier « Starter ++ »

Tari Eason – Jaden HardyHarrison IngramBen MathurinJohnny DavisTyty WashingtonAJ Griffin

Tier « Starter/6ème homme »

Patrick BaldwinNikola JovicBryce McGowensMoussa DiabatéCaleb HoustanOchai AgbajiKennedy Chandler

Tier « Rotation importante »

Jabari WalkerSpencer JonesDyson DanielsDereon SeabronMarJon BeauchampJean MonteroWalker KesslerJaylin WilliamsCaleb LoveChristian Braun

Tier « Fin de rotation »

Wendell Moore JrJulian ChampagnieIsmaël KamagatéJaime Jaquez JrTrayce Jackson-DavisHugo BessonChristian KolokoMax ChristieJustin Lewis

Tier « G-League/2Way »

Andrew Nembhard

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