Basket Draft NBA

Profil NBA Draft 2022 : JD Davison, toujours plus haut

Évènements indissociables des sports aux États-Unis, les drafts sont le moteur du renouvellement perpétuel des grandes ligues sportives nord-américaines. Coup de théâtre, coup du destin, déceptions, interrogations… Les drafts sont des éléments essentiels de la culture sportive américaine. Alors que la March Madness réserve, comme à son habitude, son lot de surprise, la draft NBA 2022 sera la prochaine date importante pour les prospects de NCAA, G-League, OTE et FIBA. L’occasion pour le CCS de se mobiliser pour vous proposer un profil détaillé des meilleurs prospects. Sans hiérarchie particulière, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour connaître les futurs rookies, voire même les futures stars de la NBA.

JD DAVISON

Date de naissance : 3 octobre 2002 – Classe : Freshman

Université : Alabama Crimson Tide – Bilan 2021/2022 : 19v/14d

Poste : Meneur/Arrière

Mensurations
Taille : 190 cm – Poids : 88 kg – Envergure : 193 cm

Statistiques saison
33 matchs joués // 8,5pts // 4,8 reb // 4,3 ast // 1,0 stls // 0,4 blk
25,8 minutes jouées/match // 46,3% FG // 30,1% 3pts // 72,8% FT // 2,9 Tov // 1,2 PF

PROFIL

CONTEXTE PERSONNEL & COLLECTIF
Reconnaissable parmi mille grâce à son afro blonde, JD Davison est un pur produit de l’Alabama. Il fait ses classes à la Calhoun High School. Ce lycée est situé dans une région considérée comme l’un des endroits les plus pauvres de la civilisation développée d’après le sociologue Philip Alston. JD Davison n’a donc pas d’autres options que de se consacrer au basket et d’y mettre toute son énergie. De l’énergie d’ailleurs, le meneur n’en manque pas.

Surnommé très tôt Baby Westbrook ou comparé à Dennis Smith Jr, Davison multiplie les performances tape-à-l’œil sur les parquets. Ses statistiques sont stratosphériques car il tourne à plus de 32 points, 5 rebonds et 11 passes de moyenne lors de sa saison sénior. Il est donc très naturellement élu à deux reprises Alabama Mr. Basketball et il prend part aux McDonald’s All American et au Jordan Brand Classic.

Au sortir de High School, il est convoité par de nombreux programmes NCAA. En effet, considéré comme une recrue cinq étoiles, il a l’embarras du choix et décide de rester là où il se sent véritablement chez lui : l’Alabama.

Malheureusement, les choses ne se passent pas vraiment comme prévu puisqu’il ne débute que cinq matchs sur l’ensemble de la saison. Barré par deux guards plus expérimentés (Shackelford et Quinerly), dont le premier est un trou noir offensif, Davison a du mal à se faire une place à part entière. Il joue généralement les fins de rencontre mais a peu de systèmes pour lui et est très peu responsabilisé. De plus, au sein du roster d’Alabama, seul Charles Bediako est capable de tirer son épingle du jeu dans le secteur intérieur, ce qui ne permet pas à JD Davison de briller sur pick & roll ou dans la relation meneur-pivot. Enfin, il n’y a quasiment pas de shooteurs extérieurs fiables dans l’équipe et les kick out ne sont donc pas bonifiés. Néanmoins, Baby Westbrook a des qualités intrinsèques à faire valoir et de nombreux flashs ont pu être aperçus au cours de sa saison freshman.

DESCRIPTION DU JOUEUR
Si JD Davison est surnommé Baby Westbrook c’est avant tout car c’est un joueur très athlétique. Capable d’aller claquer de gros dunks en toutes circonstances, il a une détente impressionnante. Il a la faculté à traverser le terrain très rapidement et excelle dans le jeu de transition. Il possède un premier pas assez rapide, ce qui lui permet de faire des différences en un contre un. Son dribble l’aide également à créer ce décalage initial lui permettant de prendre un temps d’avance sur son adversaire direct.

Très difficile à arrêter, il parvient généralement à marquer ou à obtenir des lancers-francs. Son Free Throw Rate de 37,9 % dénote d’une capacité non négligeable à rentabiliser ses actions offensives. En effet, le meneur n’a pas peur du contact et encaisse bien les charges défensives adverses. Il doit cependant améliorer son adresse sur la ligne de réparation car même si son taux de réussite est plutôt correct, il ne sera pas suffisant en NBA.

Ces qualités athlétiques sont complétées par un playmaking très au-dessus de la moyenne. A Alabama, il est celui qui crée du jeu. S’il n’a le ballon dans les mains que par séquences, il n’en reste pas moins très efficace pour aller chercher le joueur libre. La menace qu’il représente au cercle permet également de concentrer les défenses adverses et ainsi de libérer des joueurs de tout marquage. Néanmoins, JD Davison perd beaucoup trop de ballons. Son pourcentage de pertes de balle lorsqu’il est sur le parquet est de 27,3 %. Ce dernier est énorme et cela prouve que la sélection de passes est parfois douteuse voire inappropriée. Il devra donc épurer son jeu et réussir à être parfois plus sobre pour impacter efficacement.

Son tir est très correct au niveau de la mécanique mais les pourcentages de réussite sont pourtant moyens. Ce n’est toutefois que sa première saison NCAA et le contexte d’équipe à Alabama ne lui était pas favorable. Il est, en effet, le seul véritable créateur de l’équipe et ne se retrouve donc que très rarement mis dans de bonnes conditions par ses coéquipiers.

Défensivement, Davison n’est pas efficace sur l’homme mais il possède de vrais atouts de rebondeur. Avec presque cinq rebonds par match, il capte les ballons qu’importe l’adversaire en face. Il devra désormais progresser dans les rotations défensives car il est parfois trop peu concerné de ce côté du terrain.

✔️ FORCES

  • Qualités athlétiques / Verticalité
  • Playmaking
  • Jeu de transition
  • Free Throw Rate
  • Rebonds

FAIBLESSES

  • Pertes de balle
  • Incertitudes autour du tir
  • Défense sur l’homme
  • Choix offensifs

📈 SWING SKILL

  • Epurer la sélection de passes pour faire les bons choix offensifs et perdre moins de ballons

PRÉDICTION DRAFT 2022

Fin de premier tour (places 20-30)

Equipes potentiellement intéressées : Indiana Pacers, Toronto Raptors, Dallas Mavericks

Les Pacers ont récupéré lors de la Trade Deadline Tyrese Haliburton. Néanmoins, en sortie de banc, avoir un guard capable de jouer poste 1 ou poste 2 et de créer de l’attaque pourrait être intéressant. Pour les Raptors, il faudrait que JD Davison glisse au second tour pour pouvoir le récupérer. Cela n’est pas improbable tant la côte du joueur d’Alabama a chuté au cours de la saison. Au Canada, le meneur trouverait un environnement favorable avec un collectif très fort et un coach qui fait confiance aux jeunes. Enfin, Dallas est également un fort collectif avec des rôle players de talent. Si l’identité créée par Jason Kidd est défensive, le possible départ de Jalen Brunson laisserait une place dans le roster pour un joueur davantage tourné vers l’attaque.

TIERS DU CCS : Tiers « Starter/6ème homme »

JD Davison va avoir besoin d’un environnement favorable pour bien se développer, beaucoup plus que d’autres prospects. A terme, on peut espérer le voir intégrer un cinq majeur. Cependant, ses nombreuses pertes de balle et son tir encore trop irrégulier peuvent refroidir certains front offices. Le voir débuter sur le banc paraît plus crédible. Son énergie et son jeu de transition seront alors précieux face à des adversaires moins aboutis que ceux qui débutent les matchs. S’il parvient à épurer sa sélection de passes, il pourrait devenir très précieux et il n’est pas impossible de le voir réaliser quelques triples-doubles.

*Tiers du CCS, explications. Il est très difficile d’estimer le devenir d’un prospect. Pour embrasser au mieux le potentiel de ces jeunes joueurs, le CCS vous propose une hiérarchisation par « tiers », ou « groupes à potentiel ».
Groupe 1 : Tiers « potentiel All-Star », facile à deviner, le prospect à le potentiel pour devenir un All Star.
Groupe 2 : Tiers « Starter ++ », le joueur peut très bien devenir la deuxième ou la troisième option de sa franchise.
Groupe 3 : Tiers « Starter/6ème homme », rôle player important ou leader de la second unit.
Groupe 4 : Tiers « Rotation importante », 8ème ou 9ème, toujours précieux avec un rôle défini.
Groupe 5 : Tiers « Fin de rotation », 10ème ou 12ème homme avec peu de minutes, un plafond limité mais pouvant rendre de précieux services.
Groupe 6 : Tiers « G-League/2Way », pour eux, il faudra se battre pour espérer avoir un avenir en NBAmais tout reste possible pour les éclosions tardives.

Retrouvez tous nos profils de la Draft NBA 2021 ici !

Tier « Potentiel All-Star »

Tier « Starter ++ »

Tari Eason – Jaden HardyHarrison IngramBen MathurinJohnny DavisTyty WashingtonAJ GriffinJaden Ivey

Tier « Starter/6ème homme »

Patrick BaldwinNikola JovicBryce McGowensMoussa DiabatéCaleb HoustanOchai AgbajiKennedy ChandlerKendall Brown

Tier « Rotation importante »

Jabari WalkerSpencer JonesDyson DanielsDereon SeabronMarJon BeauchampJean MonteroWalker KesslerJaylin WilliamsCaleb LoveChristian Braun

Tier « Fin de rotation »

Wendell Moore JrJulian ChampagnieIsmaël KamagatéJaime Jaquez JrTrayce Jackson-DavisHugo BessonChristian KolokoMax ChristieJustin LewisEJ Liddell

Tier « G-League/2Way »

Andrew Nembhard

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :