Draft NBA Scouting

Draft NBA 2022 – Les paris à la mène : Pippen Jr, Molinar, Gillespie

Alors que les finales NBA battent leur plein, bon nombre de front office sont déjà tournés vers la saison prochaine et son lot de bouleversements : valse des entraîneurs, le marché des agents libres et… la Draft 2022. La date du 23 juint arrive à grands pas mais il est reste suffisamment de temps pour vous mettre à jour sur ceux qui feront la NBA de demain. Après avoir vu ensemble les différents « gros prospects » de cette cuvée, attachons nous désormais à l’étude de ceux qui passent inaperçus. Ceux sur qui nous dirons dans 5 ans : « et dire qu’il a été sélectionné en 35ème position…». Ceux que les spécialistes appellent les « sleepers » ou « dormeurs » de la Draft 2022. 

Scotty Pippen Jr

Source : ESPN

Date de naissance : 10 novembre 2000 – Classe : Junior

Université : Vanderbilts Commodores (SEC)– Bilan 2021/2022 : 19v/17d
Poste : Meneur (#2)

Mensurations
Taille : 186 cm – Poids : 84 kg – Envergure : 197 cm

Statistiques saison
36 matchs joués // 20,4 pts // 3,6 reb // 4,5 ast // 1,9 stl // 0,2 blk
33,1 minutes jouées/match // 41,6 % FG // 32,5 % 3Pts // 74,9% FT // 3,4 Tov // 2,4 PF

Probablement le plus célèbre des « fils de » dans cette cuvée 2022. Oui, Scotty Pippen Jr. est le fils de Scottie Pippen, Hall of Famer, gagnant de six titres NBA avec les Bulls de Chicago. Pippen a eu de nombreuses relations et de nombreux enfants. Scotty est l’aîné des quatre enfants que la star des Bulls a eu avec son ex-femme, Larsa Pippen. Voilà pour le côté people. Scotty Pippen Jr. est parvenu à se faire un nom propre malgré la pression évidente. Après avoir fait ses premiers sur des parquets en Floride, Scotty rejoint la célèbre école californienne de Sierra Canyon. Il partage le terrain avec Marvin Bagley III, Kanyon Martin Jr. ou encore Cassius Stanley. En dernière année, Scotty Pippen Jr. participe à la conquête du titre avec 16,3 points, 3,6 rebonds et 4,6 passes décisives par match. Considéré comme une recrue 3 étoiles, il s’engage avec le programme de Vanderbilt qui vient de voir partir son meneur star, Darius Garland.

Au cours de sa première année, il partage le backcourt des Commodores avec Saben Lee et s’impose comme la troisième option offensive derrière l’actuel joueur des Pistons et Aaron Nesmith. Avec 12 points, 2,8 rebonds et 3,6 passes, il remporte les honneurs de la première équipe des joueurs de première année de la SEC. Malheureusement, la saison est difficile collectivement avec un bilan de 11-21 sous les ordres du nouvel head coach, Jerry Stakehouse. L’exercice suivant est tout aussi compliqué pour Vanderbilt mais Scotty Pippen Jr. se révèle comme un leader offensif dans une équipe, il faut le dire, dépourvu de talents significatifs. Une saison 2020-21 qu’il faut prendre en compte pour évaluer le potentiel de Scotty Pippen Jr. puisqu’il s’agit de sa meilleure saison statistique : 20,8 points, 2,9 rebonds, 4,9 passes, 35,8% à 3pts, 85% aux lancers. Il est nommé dans la première équipe de la SEC et se présente à la Draft 2021 tout en conservant son éligibilité universitaire. Par manque d’opportunités, Scotty retire son nom et revient à Venderbilt pour une saison supplémentaire. Cette saison 2021-22 a quelque peu masqué le talent de Scotty Pippen Jr. Une saison très irrégulière sauvée par un accession aux quarts de finale du tournoi de la SEC où les Commodores chutent face à Kentucky. Invité à la March Madness, Vanderbilt se réveille par l’intermédiaire d’un Scotty Pippen Jr. qui révèle un peu plus ses talents de scoreur. Victoire au premier tour contre Belmont, puis contre Dayton en prolongation avec un Scotty en 32 points, 4 rebonds, 7 passes. Au Sweet Sixteen, contre Xavier, Pippen Jr. est monstrueux avec 28 points, 9 rebonds et 7 passes mais ne peut empêcher la défaite des siens.

Scotty Pippen Jr. est un petit gabarit d’1 mètres 86 qui a su ajouter de a densité à son cadre aux cours des dernières années. Pesé à 73 kilos lors de son arrivée à Vanderbilt, il a réussi à ajouter près de 10 kilos à son corps. Un gain qui se traduit dans son jeu par une belle capacité à absorber le contact dans le trafic. L’un des atouts physique de Pippen Jr. tient dans sa longueur avec une envergure mesuré à 197cm lors du Draft Combine, soit plus de 10cm supplémentaire par rapport à sa taille. L’atout majeur de Scotty est sa capacité à scorer, surtout dans un contexte équipe loin d’être favorable. Il termine la saison comme meilleur marqueur de SEC. Il possède un vrai potentiel de menace offensive sur trois niveaux. Un gros moteur et une capacité à mettre de l’intensité sur chaque possession, Pippen Jr. s’est révélé comme un très bon marqueur sur pick and roll. Une belle gestion, des belles lectures, rapport accélération/décélération décent et surtout un vrai talent sur les drives par la droite. Très rusé pour finir près du cercle, zone où il atteint 56,9% de réussite cette saison. Il adore usé des feintes grâce à un solide arrêt, joue avec les intérieurs et réussi de nombreux reverse lay-up. Avoir renforcé son cadre lui permet de jouer des actions au poste face à des guards où il utilise là-aussi son intelligence et sa ruse. Scotty Pippen Jr. vit sur la ligne des lancers. Avec un free throw rate impressionnant de 57,9% sur ses trois années, il a mené la NCAA en termes de lancers tentés (299) et réussis (224). Sa patience et sa ruse le rendent très frustrant à défendre. Il baisse très bien l’épaule, avance au contact et rentre dans le corps de ses adversaires pour obtenir des fautes.

A mi-distance, même constat, joli pull-up, marque bien les arrêts après PnR ou joue physique si le guard adverse le suit. Pippen Jr. ajoute un bon potentiel à trois points avec le développement, année après année, de la création de son propre tir. Son pourcentage de tir extérieur provenant d’une passe n’a fait que diminué au cours de ses trois saisons à mesure que ses responsabilités augmentaient avec Vanderbilt : 2019, 79,4% – 2020, 60,5% – 2021, 57,8%. Il nous a montré quelques flashes en pull-up de loin, adore tiré en partant sur gauche avec une bonne maîtrise du step-back. Son shoot est très en cloche, pas très fluide mais plutôt efficace. Pippen Jr. peine à trouver une bonne stabilité au niveau du bas du corps. Il doit absolument gagner en efficacité et en régularité. Son tir en sortie d’écran atteint un petit 27,3% de réussite, trop peu pour être fiable en initiateur de jeu. La sécurité du ballon est peut-être le plus gros point noir du jeu de Scotty Pippen Jr. Cette saison, il a mené la SEC au nombre de turnover avec 121 balles perdues. Dribbleur excessif, Pippen Jr. s’enferme et perd de nombreux ballons après pick and roll, avec un TO% de 20,3% en sortie d’écran. Relativisons ce défaut en pensant qu’avec de meilleurs coéquipiers il puisse trouver plus facilement des solutions et mettre en avant ses talents de playmaker.

Autre qualité intéressante chez Pippen Jr., ses instincts défensifs. Il a des mains très rapides, déviant de nombreux ballons. Intelligent, Scotty adore sauter sur les lignes de passes pour intercepter, il tourne à 1,6 interceptions par rencontre en carrière. Son niveau défensif semble au-dessus de la moyenne en 1v1 mais aussi en défense d’équipe avec des rotations efficaces et une pugnacité toujours bienvenue. Attention cependant au positionnement, notamment sur les close out où il s’engage trop. De même, ses déplacements dans les écrans sont loin d’être optimum. L’absence totale de protection de cercle à Vanderbilt cette saison a révélé les errances défensives globales de l’équipe.

Dernier point venu de Chicago lors du Draft Combine, Scotty Pippen Jr. a fait bonne impression lors de deux oppositions : 11 points et 6 passes dans la première rencontre, 21 points, 3 passes, 2 interceptions dans la seconde. Il a aussi démontré la valeur des instincts défensifs, héritage du jeu de Jerry Stackhouse. Signe important en vue d’une probable sélection à la Draft NBA 2022, Scotty Pippen Jr. s’est engagé avec l’agence Clutch Sport.

🔮 PRÉDICTION DRAFT 2022

Début de second tour / Milieu de second tour (places 35-45)

Équipes potentiellement intéressées : Portland Trail Blazers (#36) – Minnesota Timberwolves (#40) – Charlotte Hornets (#45)

TIER DU CCS : Tier « Fin de rotation »

Scotty Pippen Jr. possède des armes déjà bien développées pour évoluer en NBA dans un rôle de meneur d’une second unit. Playmaker adéquate, très bon scoreur près du cercle, génère de nombreux lancers, bon défensivement… Un ensemble intéressant pour un joueur qui n’a pas bénéficié d’un contexte collectif idéal cette saison. Avec des talents NBA à ses côtés il pourrait encore impressionner et peut-être se transformer en steal en raison de son travail et son abnégation. Il sait presque tout faire sur terrain, faut il encore qu’une équipe lui laisse une chance mais Pippen Jr. peut s’avérer précieux dans n’importe quelle franchise NBA.

Iverson Molinar

Source : si.com

Date de naissance : 3 décembre 1999 – Classe : Junior

Université : Mississippi State Bulldogs (SEC)– Bilan 2021/2022 : 18v/16d
Poste : Combo Guard (#1)

Mensurations
Taille : 191 cm – Poids : 86 kg – Envergure : 203 cm

Statistiques saison
34 matchs joués // 17,5 pts // 3,1 reb // 3,6 ast // 1,2 stl // 0,4 blk
34,1 minutes jouées/match // 51,6 % FG // 25,2% 3Pts // 86,8% FT // 2,4 Tov // 1,5 PF

Nommé dans la 1ère All-SEC Team en 2022, Iverson Molinar peut également se targuer d’avoir le prénom le plus stylé de la cuvée. Meneur de taille convenable mais surtout à l’envergure très intéressante pour sa taille et son poste (2m03), ses bonnes qualités physiques et son QI Basket développé lui permette d’être un très bon défenseur, avec ce qu’il faut de mental pour ajouter ce côté « teigne/pot de colle ».

De l’autre côté du terrain, Molinar est un très bon playmaker. Là encore, son QI Basket est bien mis en avant et même si on peut lui reprocher de tenter parfois des passes un peu trop compliquées, il reste un bon créateur capable de mettre du danger dans la raquette par ses drives et son premier pas très explosif. Une fois partie en drive, il gère très bien les différentes options qui s’offrent à lui, à savoir la passe sous l’arceau pour son intérieur, les kickout pour ses shooteurs la finition proche du panier ou même la capacité à provoquer des fautes et aller sur la ligne des lancers francs (plus de 40% de Free Throw Rate). Ajoutez à cela un bon shoot mi-distance (43% sur ces types de tir dont la grande majorité sont pris en pull up) et vous avez un attaquant très complet, capable d’alterner passe, finition près du cercle, tir mi-distance.

Evidemment, si Molinar est attendu en fin de premier tour voire 2nd tour, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Et ce « quelque chose », c’est le tir extérieur. Ne pas avoir de tir extérieur fiable pour un meneur en 2022, c’est quasi rédhibitoire. Mais il y a tout de même quelques signes d’espoirs. Tout d’abord le tir à mi-distance qui atteste d’une certaine confiance et d’un touché maîtrisé. Puis les lancers francs. En effet, avec une réussite de 86,8% aux LFs, Iverson Molinar est considéré comme très bon et c’est un signe très positif pour la projection de son tir en NBA.

Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur le bonhomme, n’hésitez pas à aller écouter notre podcast sur les chouchous de la cuvée puisqu’il fait partie des coups de coeur de l’un de nos scouts.

🔮 PRÉDICTION DRAFT 2022

Début de second tour : Places 30-40

Équipes potentiellement intéressées : Toronto Raptors (#33) – Portland Trailblazers (#36) – Cleveland Cavaliers (#39)

TIER DU CCS : Tier « Rotation importante »

Il n’est pas rare d’entendre qu’il ne faut pas drafter un porteur de balle au 2nd tour de la draft car, statistiquement, ils ne réussissent pas. Et si Iverson Molinar était une des exceptions qui confirme la règle? Molinar pourrait intéresser de nombreuses franchises en quête d’un meneur back-up. De plus, dans une cuvée plutôt dominée par les ailiers/ailiers forts mais peu fournie en meneur, Molinar pourrait tirer son épingle du jeu et faire rapidement office de top 5 meneur de cette cuvée. Un profil athlétique et physique intéressant pour son poste, un fort QI basket et les fondamentaux offensifs du meneur maîtrisés. Les ingrédients sont là pour faire d’Iverson Molinar un bon meneur back-up en NBA.

Collin Gillespie

Source : The Philadelphia Inquirer

Date de naissance : 25 juin 1999 – Classe : Super-Senior

Université : Villanova Wildcats (Big East)– Bilan 2021/2022 : 30v/8d
Poste : Meneur (#2)

Mensurations
Taille : 190 cm – Poids : 89 kg – Envergure : 193 cm

Statistiques saison
38 matchs joués // 15,6 pts // 3,8 reb // 3,2 ast // 1,0 stl // 0 blk
34,2 minutes jouées/match // 43,4 % FG // 41,5% 3Pts // 90,5% FT // 1,7 Tov // 1,9 PF

L’histoire de Collin Gillespie est partagée par de nombreux joueurs de Division I en NCAA. Une histoire faite de combativité et d’abnégation. Inconnu total en high school, Gillespie réussi une dernière année de grande qualité dans son école d’Archbishop Wood, près de Philadelphie. Dans sa saison senior, il parvient à atteindre une moyenne de 24,1 points par match pour conduire son équipe au titre d’état. Alors que Gillespie n’avait reçu aucune offre de Division I, il est contacté par Rider, Hosfra et surtout Villanova. Sans attendre, il s’engage avec les Wildcats en 2017.

Collin Gillespie gravit les marches de la reconnaissance une par une sous les ordres de Jay Wright. Il reste pas moins de 5 saisons du côté de Nova pour 156 rencontres disputés sous le maillot bleu marine des Wildcats. Remplaçant à sa première année, Gillespie dispute tout de même 14,4 minutes lors de cette saison 2017-18 et participe à la conquête du titre NCAA dans une équipe de Villanova mené par Donte DiVincenzo, Jalen Brunson, Omari Spellman, Mikal Bridges et Eric Paschall. Gillespie passe titulaire lors de sa seconde année, bien entouré par le revenant Paschall et le jeune Saddiq Bey. C’est lors de sa troisième saison à Villanova qu’il révèle son pouvoir offensif atteignant les 15,1 points par match et délivrant 4,5 passes en moyenne. Devenu leader, responsabilisé en attaque hors de la création, Gillespie commence à s’inscrire sur les tablettes des scouts NBA.

En route pour une quatrième année, qui devait être sa dernière avant l’aménagement des règles d’éligibilité par la NCAA, Gillespie confirme son talent avant de se blesser au genou après 20 rencontres. Il revient donc pour année de super-senior sous les ordres du mentor qu’il a révélé, Jay Wright. Gillespie est le point d’ancrage de Nova à la mène, devenu une menace offensive, qui guide (réellement) les Wildcats au titre de la Big East. Gillespie inscrit d’ailleurs 17 points en finale contre Creighton et repart avec le titre de MVP. Toujours se méfier de Nova à la March Madness, toujours se méfier d’un vétéran. Round après round, Villanova écarte ses concurrents un à un jusqu’au Final Four où ils ne peuvent rien contre les futurs vainqueurs, les Jayhawks de Kansas. Une carrière complète, rythmée par le succès, la prise de responsabilités et un leadership naturel évident, Collin Gillespie peut très bien trouver un point de chute en NBA. Analyse.

Collin Gillespie est un joueur de grande expérience universitaire, et comme tout joueur de ce profil ses qualités sont parfaitement identifiées, tout comme ses défauts, ses red flags. Pour commencer, physiquement, Gillespie n’est pas un grand athlète. Une masse graisseuse calculée à 8,60% qui handicape logiquement son niveau d’athlétisme dans les déplacements horizontaux comme verticaux. Néanmoins, le meneur de Nova reste un joueur solide, puissant dans le haut du corps avec un cadre d’1 mètres 90 bien rempli par 90 kilos. Gillespie ne brille pas non plus par sa longueur, seulement 193 centimètres d’envergure, bien en deçà de la moyenne dans le rapport taille/envergure. Physiquement donc, Gillespie possède des limites évidentes qui ne lui donnent pas un immense plafond.

Mais si une équipe sélectionne le meneur de Nova, c’est surtout pour ses qualités de jeu qui se décomposent en deux grands secteurs : le catch-and-shoot et le playmaking. Cette saison Gillespie a rentré pas moins de 41,5% de ses tirs longue distance sur un gros volume : 7,2 tentatives par match. Une statistique qui lui permet de dominer la Big East cette saison. Surtout, Gillespie s’est démarqué comme un joueur d’impact sur C&S avec plus de 45% de réussite dans ces situations. Equilibre parfait, détente impeccable, relâchement superbe et surtout une capacité plus qu’élite à se remettre en position, notamment à trouver ses appuis avec une rotation des hanches très rapide. Ses déplacements off-ball sont vraiment stupéfiants pour trouver le bon spot. Vous comprendrez qu’en sortie d’écran, il est redoutable.

Autre aspect de son jeu, facilement projetable : son jeu sur pick and roll. Gillespie utilise très bien les écrans pour utiliser un pull-up à 3 points efficace avec son tir et son relâchement très rapide. Ses lectures, son centre de gravité bas, son handle simple mais efficace le rendent vraiment très bon dans les situations de PnR. Confortable à mi-distance, il n’hésite pas à trouver un bon spot dans cette zone pour déstabiliser les défenses. Surtout Gillespie est un finisseur rusé, intelligent et technique. Une arme qui lui permet de convertir 51,1% de ses occasions près du cercle, pas mal pour un profil peu athlétique. Il possède d’excellents fondamentaux, une excellente gestion des accélérations, des décélérations et des feintes. Gillespie est costaud, n’hésite pas à aller au contact et chercher les fautes. Sur la ligne des lancers, le meneur de Nova sort d’une saison à 90,5% et de son programme avec un magnifique 84,8% de lancers convertis en 5 saisons ! Gillespie est aussi un passeur agréable et intelligent dans toutes les situations même si ses statistiques à la passe (3,1 en 5 saisons) ne sont pas formidables, elles ne révèlent pas son réel niveau. Très fonctionnel, le meneur de Nova sait où et quand donner le ballon.

Côté défense, Gillespie est un très bon défenseur collectif qui fourni de magnifiques efforts sur les aides. Certes, sur l’homme le meneur de Nova paye ses lacunes athlétiques et notamment un manque de vitesse dans les déplacements latéraux. Il va souffrir face aux athlètes porteurs de ballon de la NBA. Mais collectivement, Gillespie peut s’avérer un pari gagnant. Vous l’aurez compris, globalement, Gillespie est un très bon joueur de basket universitaire avec certaines qualités qui peuvent être transposer au niveau NBA. Son manque d’athlétisme handicape sa finition et sa défense mais il compense par son intelligence de jeu qui se démarque sur son jeu, offensif comme défensif, off-ball.

🔮 PRÉDICTION DRAFT 2022

Milieu de second tour : Places 50-60

Équipes potentiellement intéressées : Cleveland Cavaliers – Golden State Warriors

TIER DU CCS : Tier « G-League/2 Way  »

Collin Gillespie aura marqué les fans de Nova pendant cinq saisons aussi surprenantes que passionnantes. Excellent au niveau universitaire, que peut-il apporter à une équipe NBA ? Du tir, du jeu off-ball et de la menace sur pick-and-roll. Un arsenal qui s’adjoint avec des qualités non-quantifiables : le QI basket, la combativité et l’expérience. Rien que pour ça, par sa faculté à être ready, Gillespie peut espérer être sélectionner à la Draft 2022 pour renforcer une équipe prétendante. Un espoir très infime qui risque de l’envoyer vers la G-League où lorsqu’il aura enchaîné trois matchs à 8/12 à 3pts, sera rappeler en NBA.

*Tiers du CCS, explications. Il est très difficile d’estimer le devenir d’un prospect. Pour embrasser au mieux le potentiel de ces jeunes joueurs, le CCS vous propose une hiérarchisation par « tiers », ou « groupes à potentiel ».
Groupe 1 : Tiers « potentiel All-Star », facile à deviner, le prospect à le potentiel pour devenir un All Star.
Groupe 2 : Tiers « Starter ++ », le joueur peut très bien devenir la deuxième ou la troisième option de sa franchise.
Groupe 3 : Tiers « Starter/6ème homme », rôle player important ou leader de la second unit.
Groupe 4 : Tiers « Rotation importante », 8ème ou 9ème, toujours précieux avec un rôle défini.
Groupe 5 : Tiers « Fin de rotation », 10ème ou 12ème homme avec peu de minutes, un plafond limité mais pouvant rendre de précieux services.
Groupe 6 : Tiers « G-League/2Way », pour eux, il faudra se battre pour espérer avoir un avenir en NBAmais tout reste possible pour les éclosions tardives. 

Retrouvez tous nos profils de la Draft NBA 2022 ici !

Tier « Potentiel All-Star »

Chet HolmgrenPaolo Banchero

Tier « Starter ++ »

Tari Eason – Jaden HardyHarrison IngramBen MathurinJohnny DavisTyty WashingtonAJ GriffinJaden IveyJabari Smith

Tier « Starter/6ème homme »

Patrick BaldwinNikola JovicBryce McGowensMoussa DiabatéCaleb HoustanOchai AgbajiKennedy ChandlerKendall BrownOusmane Dieng

Tier « Rotation importante »

Jabari WalkerSpencer JonesDyson DanielsDereon SeabronMarJon BeauchampJean MonteroWalker KesslerJaylin WilliamsCaleb LoveChristian BraunJohnny JuzangIverson MolinarMalaki BranhamJalen Williams

Tier « Fin de rotation »

Wendell Moore JrJulian ChampagnieIsmaël KamagatéJaime Jaquez JrTrayce Jackson-DavisHugo BessonChristian KolokoMax ChristieJustin LewisEJ LiddellLee Hyun-JungMichael DevoeJaden ShackelfordScotty Pippen Jr

Tier « G-League/2Way »

Andrew NembhardCollin Gillespie

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :