MMA

UFC Fight Night Paris : l’UFC en bleu-blanc-rouge

Samedi 3 septembre sera un jour historique pour le monde du MMA français. L’UFC installe son octogone dans l’AccorArena pour la première fois de son histoire dans l’Hexagone. L’engouement, quelque peu entaché par les nombreuses annulations de combat, reste énorme. Avec un main-event et un co-main-event de grande qualité, le show peut encore tenir toutes ses promesses. En espérant que les combats présentés ci-dessous soient à la hauteur des attentes…

  • Charles Jourdain (CAN) vs. Nathaniel Wood (ENG) | poids plumes

Un combat d’ouverture extrêmement intéressant entre deux jeunes combattants très prometteurs. Malgré sa défaite par décision majoritaire contre Shane Burgos, le québécois commence à prendre ses marques dans la division des poids plumes, qu’il a rejoint il y a 3 ans maintenant. Ancien double champion de la TKO Major League MMA, « Air » Jourdain a combattu certains noms importants de sa catégorie, obtenant même une récompense de « fight of the night » face au sud-coréen Doo-Ho Choi.

Nathaniel Wood, lui, s’était illustré lors de son passage au Cage Warriors, ayant remporté la ceinture des bantam dès sa seconde apparition, avant de défendre sa ceinture à deux reprises avec brio (victoires par KO au premier round). Arrivé à l’UFC en 2018, il fait son petit bout de chemin depuis, avant une période d’inactivité de deux ans. Son retour en juillet dernier a prouvé qu’il n’avait rien perdu de son striking.

Les deux ceintures noires de JJB vont sans aucun doute nous en mettre plein les yeux, tout d’abord pour honorer le public français mais surtout pour grapiller des petites places importantes dans le ranking. Très compliqué de placer un pari sur un tel combat, mais Nathaniel Wood semble être un assez bon striker pour pouvoir vaincre le canadien.

Choix de la rédac : Nathaniel Wood par TKO

  • William Gomis (FRA) vs. Jarno Errens (ALL) | poids plumes

Deux nouveaux arrivants à l’UFC qui s’affrontent directement en carte principale! Miné par les différents abandons des combattants français (ou de leurs adversaires), l’UFC a dû faire sang-neuf et se tourner vers les espoirs. C’est tout naturellement que William Gomis a été choisi. Âgé de 25 ans, le combattant parisien est sur 8 victoires de rang et a pu s’aguerrir au CW, aux UAE Warriors ou à ARES plus récemment.

Son adversaire, Jarno Errens, est un poil plus vieux, mais moins « prometteur »… cela dit, son palmarès témoigne d’une certaine aisance dans la cage, surtout dans les phases de soumission. Celui qui avait également combattu pour la fédération émiratie l’an dernier s’est imposé lors de son dernier combat, boostant son moral et s’offrant une place de renom dans l’organisation mondiale la plus réputée.

Contrairement au combat précédent, les deux hommes vont devoir faire preuve de prudence et d’intelligence dans l’octogone afin de repartir avec la tête haute. Assez logiquement le « Jaguar » français part favori mais n’ira probablement pas s’aventurer en terres inconnues. Il cherchera l’ouverture et fera mouche au moment opportun.

Choix de la rédac : William Gomis par décision

  • Nasrat Hasqparast (MAR) vs. John Makdassi (CAN) | poids légers

Dans les projets de l’UFC depuis 3 ans, l’affrontement entre le vétéran canadien et l’espoir germano-afghan va enfin voir le jour. Nasrat Haqparast combattra cependant sous les couleurs du Maroc, pays qui l’a « accueilli comme un des siens ». Sur deux défaites de rang par décision et une opération à la main suite à son combat face à Bobby Green, il effectue donc son retour ce samedi soir à Paris.

Le vétéran québécois John Makdassi est un véritable gatekeeper. A l’UFC depuis près de 12 ans, compilant un bilan solide de 11-7, le « Taureau » porte bien son nom. Ce qu’il affectionne particulièrement? Déjouer les pronostics. Souvent vu comme l’outsider, il s’en est sorti plusieurs fois avec la victoire, notamment lors de son dernier combat face à Ignacio Bahamondes à qui il a volé la vedette ET la bourse de combat (Bahamondes n’était pas au poids).

En prenant ces paramètres en compte, on laisse tout de même une pièce sur le natif d’Hambourg, qui ne devrait pas tomber dna sle piège tendu par son adversaire du soir, et qui cherche avant tout à se remettre sur le chemin de la victoire. Mais attention tout de même au gros knockout power du québécois qui s’est imposé 9 fois sur 18 avant la décision, sans jamais se remettre à la soumission.

Le choix de la rédac : Nasrat Haqparast par KO

  • Alessio Di Chirico (ITA) vs. Roman Kopylov (RUS) | poids moyens

Deux hommes aux profils plutôt similaires. Dans cette division des poids moyens très dense, dur de se faire une place. Alessio di Chirico, ancien vainqueurs des championnats du monde amateurs de MMA, est arrivé à l’UFC invaincu en 2016. Très gros finisseur, il perdra son premier combat dans la fédération de Dana White et possède un palmarès moyen de 4-6, restant sur une défaite par KO.

Roman Kopylov est un peu dans le même cas. Signé en 2019, le combattant russe était très attendu avec son bilan parfait de 8-0 avec 7 victoires par KO! Mais son arrivée ne s’est pas passée comme prévu non plus. Vaincu par soumission lors de son premier combat, il était revenu près de deux ans après pour son deuxième combat à l’UFC… qu’il a aussi perdu, par décision cette fois-ci.

Il est indéniable que les deux hommes sont des combattants très talentueux et instinctifs, mais ne jouissent pas de l’efficacité qu’ils avaient avant leur arrivée en Amérique. Cette opposition tombe à point pour les deux hommes, et pourrait s’avérer aussi bénéfique pour le vainqueur que cruelle pour le vaincu. Attention à Kopylov, qui n’a peut-être pas encore eu le temps de s’acclimater mais qui pourrait laisser parler son instinct de tueur…

Choix de la rédac : Roman Kopylov par KO

  • Robert Whittaker (AUS) vs. Marvin Vettori (ITA) | poids moyens

Là, les choses sérieuses commencent. On ne présente plus les deux bonhommes, qui ont déjà tous les deux concourus pour la ceinture des moyens, l’un avec plus de succès que l’autre… Marvin Vettori a eu un parcours très très honorable depuis son arrivée en 2016, s’établissant parmi les meilleurs middleweight, tombant sur un os qui n’est autre qu’Israel Adesanya en 2018. Il sera vaincu une première fois, avant d’obtenir une revanche trois ans plus tard, pour la ceinture cette fois-ci. Encore battu, il a tout de même rendu la tâche difficile au Stylebender, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Le vainqueur de la seconde version internationale de TUF, Robert Whittaker, a eu un tout autre sort. Arrivé en 2012, il explosera entre 2014 et 2018 où il remportera 8 combats de suite, dont deux contre Yoel Romero qui lui permettront d’être couronné champion. Mais une nouvelle fois, Izzy viendra jouer les trouble-fêtes et s’emparera de la ceinture de Bobby Knuckles, qui obtiendra également une revanche et qu’il perdra à nouveau. C’est son dernier combat en date, et inutile de préciser qu’il fera son possible pour rester dans la course à la ceinture et ça commence par une victoire face à Marvin.

C’est un duel de titans qui nous attend ce samedi, mais nous pensons Whittaker encore un peu trop fort pour Vettori. Sa stratégie, axée sur l’attaque et la pression, devrait faire mal à Vettori. A moins que Beneil Dariush ait raison, évoquant une progression énorme de la part de l’italien. Quoiqu’il advienne, cette catégorie des moyens est vraiment très excitante!

Choix de la rédac : Robert Whittaker à la décision

  • Ciryl Gane (FRA) vs. Tai Tuivasa (AUS) | poids lourds

L’un des combats de l’année à coup sûr. Deux des meilleurs poids-lourds actuels, aux styles à la fois si proches et si différents. Tai « Bam Bam » Tuivasa porte bien son surnom. L’Australien d’origine samoane est un vrai cogneur, avec ses 13 victoires par KO (14 victoires en tout) et a effacé pas mal de gros noms comme Augusto Sakai ou Derrick Lewis. Sa série en cours est absolument stratosphérique, obtenant la récompense de « Performance de la soirée » à trois reprises de suite sur ses trois derniers combats.

Le Bon Gamin n’est pas en reste non plus. Battu pour la première fois de sa carrière, il était tombé sur un os qui n’était autre que Francis Ngannou. Ce qui n’enlève pas son immense talent. Complet, dynamique, puissant, costaud, Ciryl Gane a tout ce qu’il faut pour être champion. Premier français à avoir détenu une ceinture à l’UFC, le Yonnais est déjà rentré dans l’Histoire mais ne devrait pas en rester là.

Ce combat, aux allures de « finale » pour le title shot, ne devrait pas s’éterniser. Les deux guerriers n’ont certes pas la même série en cours mais sont en pleine bourre et n’auront d’yeux que pour une victoire sensationnelle. Avec le probable retour de Jon Jones, il est peut-être temps d’envoyer de réels messages à Francis Ngannou, bien installé sur son trône depuis un petit bout de temps maintenant. Et surtout, vive Gane!!

Choix de la rédac : Ciryl Gane par TKO

Évènement maudit pour certains, nous nous en sortons plutôt pas mal avec une carte complète et intrigante. Beaucoup de combattants spectaculaires sont au rendez-vous, et même si nous regrettons le manque de combattants français dans la carte principale, vous retrouverez Benoît Saint Denis, Nassourdine Imavov et Fares Ziam dans la carte préliminaire. En espérant un show à la hauteur des espérances et des performances intéressantes de nos combattants tricolores, en ce jour historique des sports de combat!

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