MMA

Focus sur : Cage Warriors

L’UFC a toujours beaucoup lorgné sur les organisations internationales pour trouver ses nouveaux talents. On peut notamment s’en apercevoir avec l’UFC Fight Pass qui illustre bien le nombre de partenariats effectués par l’orga numéro une. Et parmi celles qui fonctionnent le mieux, nous allons nous attarder sur le meilleur représentant d’Europe à ce jour, le Cage Warriors. Certains des plus grands en sont issus, alors essayons de revenir sur leur ascension.

Des débuts poussifs, mais réussis

Le Cage Warriors Fighting Championship a vu le jour en 2002 à Londres, fondé par Dougie Truman. A ses débuts, l’organisation avait un impact national plutôt modéré, même si on note déjà de jolis noms dès les premières années (Dan Hardy, Bigfoot Silva, Michael Bisping) et un certain engouement pour les combats. Mais le manque d’argent et d’ambitions contraint son créateur à frôler la faillite… avant l’arrivée d’un nouveau board et d’une nouvelle ouverture au monde. Graham Boylan récupère le CWFC en 2010 et s’étend directement au marché du Moyen-Orient, organisant des combats en Jordanie, aux Émirats Arabes Unis et au Bahreïn.

Couplez ça à l’arrivée de phénomènes et vous avez les cinq années charnières de l’histoire de la promotion. L’arrivée de Conor McGregor en 2011, celle de Paddy Pimblett et Arnold Allen dans la foulée, Joanna Jedrzejczyk en 2015… Graham Boylan quitte son poste de PDG en 2015 avec le sentiment du devoir accompli, et la fédération a su tirer profit de sa petite notoriété et de son vivier de talents pour s’affirmer parmi les meilleures organisations mondiales, et aborder le nouveau chapitre de son existence avec assurance.

Une belle génération

Nouveau chapitre… et toujours l’irlandais Graham Boylan. Il n’est certes plus PDG mais détient désormais l’affaire et s’implique de façon plus globale, changeant notamment le nom pour celui qu’on connaît aujourd’hui, « Cage Warriors ». Et l’histoire n’est plus à faire puisqu’en 2017, on comptait déjà plus de 80 combattants à avoir foulé l’octogone de l’UFC. Bien conscients de ce statut d’organisation-tremplin, la fédération ne s’en cache pas et grandit en ce sens. Compétitifs et honorables sur bien des plans, l’organisation n’a vraiment rien à envier aux plus grandes, que ce soit dans la forme comme dans le fond.

L’expansion du Cage Warriors semble se faire en ce sens, avec la création de deux académies : la première dédiée aux jeunes combattants britanniques (Academy South East) et la dernière en date qui permet aux combattants néerlandophones (Belgique, Pays-Bas) de se faire repérer. Et leur campagne de recrutement internationale porte ses fruits, avec de jolis noms confirmés dans leurs rangs, comme Morgan Charrière. Le jeune combattant français sera d’ailleurs à l’affiche le 7 octobre à Rome, face au solide brésilien Alberth Dias.

Les secrets du succès

Le CW semble se reposer sur une recette efficace. Très reliée à l’UFC autant dans la communication que dans les shows, l’orga semble aussi tenir à cette identité bien propre qu’elle s’efforce à travailler. Peu de fédérations de cet acabit se permettent une telle ouverture à l’internationale, proposant leur produit à l’étranger tout en composant avec des combattants des quatre coins du monde.

L’identité du Cage Warriors repose également sur ce système de « Trilogy », apparu il y a deux ans maintenant. Trois soirées de combats d’affilée lors du week end et souvent de gros bangers, toujours dans la même arène bien sûr. Cette exposition longue durée permet donc un turnover plus important pour les matchmakers, avec la chance pour quasiment tout le monde d’avoir son heure de gloire.

Cette progression rapide et constante permettra à l’organisation londonienne de rentrer dans l’histoire à l’occasion de leur première « Trilogy », premier show validé par le gouvernement britannique.

Pour le Cage Warriors, tout semblait écrit d’avance. Suivant la ligne de conduite adoptée depuis toujours, il semblait n’être que question de temps avant la consécration. Il a tout de même fallu provoquer sa chance et surtout remercier le destin d’avoir envoyé des superstars en devenir combattre dans l’octogone britannique. Mélange entre prospects et vétérans, shows dans les quatre coins du monde, commentateurs-vedettes… Le CW va continuer à briller, durant de longues années!

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