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NBA Scouting 2023 – Les chouchous de la rédaction

La saison de College Basketball débute ce lundi 7 novembre. Pour de nombreux joueurs, il s’agit d’une année charnière, celle qui devrait déterminer leur place aux yeux des scouts NBA et par conséquence, dessiner leur avenir par rapport à la Grande Ligue. Surprises, contre-performances, explosions, blessures… Tout peut se passer lors de ces prochains mois. De l’expert Mike Schmitz aux passionés de l’évaluation de prospect, le monde du scouting va épier les moindres faits et gestes de chaque joueur pour tenter de cerner leur profil et enfin se prêter au jeu de la projection pour la draft NBA 2023 et leur avenir en NBA sur le long terme. La Scouting Squad du CCS ne déroge pas à cette règle et commence sa saison en vous proposant trois prospects très particuliers. Après les favoris, on met de côté l’objectivité pour écrire avec le coeur : place aux chouchous de la rédaction. (source : aseaofblue.com)

Julian Strawther

Mandatory Credit: Photo by Young Kwak

Date de naissance : 18 avril 2002 – Classe : Junior

Université : Gonzaga Bulldogs (WCC) – Poste : Ailier

Mensurations
Taille : 201 cm – Poids : 92 kg – Envergure : 211 cm

Originaire de République Dominicaine, Julian Strawther entame sa troisième saison chez les Bulldogs de Gonzaga. Après une année freshman passée aux côtés de Jalen Suggs et d’une année sophomore dans l’ombre de Chet Holmgren, Strawther aura davantage de visibilité cette saison. En effet, Gonzaga devrait responsabiliser Drew Timme sur la plupart de leurs attaques. Néanmoins, le point de fixation intérieur qu’il représentera permettra à l’ailier d’avoir des tickets shots et des opportunités de montrer une palette offensive plus large que ce qu’il a laissé entrevoir jusqu’à présent.

Son coach, Mark Few, a décidé de l’utiliser en catch & shoot quasi exclusif depuis l’année dernière. Si la mécanique n’est pas parfaite (un shot qui part d’assez bas et une jambe droit qui balance légèrement en avant), l’efficacité qui en découle est respectable (36.5% de moyenne en 2020-2021 pour 4 tentatives par match). Néanmoins, les 70% aux lancers-francs peuvent poser question. C’est en cela que j’attends cette saison avec impatience. L’ailier dominicain a montré par moments une réelle intention de finition au cercle. Bon rebondeur, il ne craint pas les joutes musclées sous le cercle. Son physique semble encore étoffable mais il a déjà des attributs qui en font un joueur capable d’impacter dans le domaine. Il a su, par séquences, montré une belle capacité à finir les actions par un petit floatter. Enfin, son intelligence sans ballon est très appréciable. Ce critère est essentiel de mon point de vue pour qu’il puisse exister un jour en NBA. Naviguer entre les écrans, jouer les cut ou s’ouvrir des zones de tirs sont tant d’arguments qui pourraient à terme plaider en sa faveur.

C’est donc une saison à quitte ou double que risque de vivre Julian Strawther. Pourra-t-il être autre chose qu’un simple shooteur en sortie d’écran ? Aura-t-il un vrai rôle dans le roster des Zags ou ne sera-t-il qu’un complément à l’omniprésence de Drew Timme ? Autant de question auxquelles nous pourront répondre en mars prochain.

Cason Wallace

Source : Go Big Blue Country

Date de naissance : 7 novembre 2003 – Classe : Freshman

Université : Kentucky Wildcats (SEC) – Poste : Guard

Mensurations
Taille : 193 cm – Poids : 88 kg – Envergure : NR

Les critères pour faire entrer un joueur dans la catégorie des « chouchous » sont absolument subjectifs et personnels. En ce qui me concerne, j’attache une grande importance aux savoir-faire défensifs, à la combativité, voir à l’animalité d’un prospect. Alors naturellement, j’ai choisi de vous présenter le futur combo-guard de Kentucky : Cason Wallace. Comme beaucoup de jeunes joueurs issus des formations texanes, Wallace se démarque par une ténacité particulièrement appréciable en terme de projection NBA. Nous avons là un garçon athlétiquement impressionnant qui sera à coup sûr un poison défensif sur les postes 1-2. Bien que son envergure ne soit pas encore précisément connue, l’impression visuelle laisse les scouts rêveurs et fait entrevoir des cauchemars aux meneurs de la SEC. Ses déplacements latéraux sont précis et tranchants, Wallace sait comment perturber un porteur de ballon, naviguer entre les écrans, joueur intelligemment les prises à deux et même effectuer des actions spectaculaires pour faire pencher le momentum en la faveur de son équipe. Assurément, il sera un élément fondamental de la défense extérieure des Wildcats la saison prochaine.

Mais Cason Wallace n’est pas seulement un défenseur au potentiel élite. Non, il s’agit simplement du domaine où il affiche le plus de certitudes. Le Texan tient un certain potentiel dans les autres secteurs mais tout reste encore à confirmer. Doté d’un handle fonctionnel mais pas élite, Cason Wallace utilise sa vitesse et son physique pour créer des espaces. Cette saison, il aura peu d’occasions de montrer ses qualités d’organisateur en raison de la présence du meneur Shavir Wheeler. De même, offensivement, il a un bon potentiel de scoreur sur trois niveaux mais cela reste à prouver. Efficace avec et sans ballon, Wallace devra montrer qu’il peut rentrer des trois points un peu plus difficile que grand ouvert. Dans tous les, Cason Wallace reste l’un des meilleurs guards bidirectionnels de cette cuvée avec des certitudes défensives qui peuvent lui assurer une place à la loterie. Et puis, un guard mésestimé à qui nous prêtions que des qualités défensives sorti de Kentucky, il y en à eu : Cason Wallace peut rejoindre les Maxey, SGA, Fox, Quickley…

Jaime Jaquez Jr

Source : UCLA Athletics

Date de naissance : 18 février 2001 – Classe : Senior

Université : UCLA (PAC-12) – Poste : Ailier (#24)

Mensurations
Taille : 201 cm – Poids : 102 kg – Envergure : 206 cm

Déjà présenté en détail dans le scouting report qui lui était dédié pour la draft 2022 (que vous retrouverez ici), Jaime Jaquez Jr se lance dans sa 4e saison à l’Université Californienne de Los Angeles. Après 3 saisons plus ou moins aboutit individuellement et collectivement, Jaime Jaquez ne vise désormais qu’une chose : le titre NCAA et rien d’autre. Eliminé en demi-finale en 2021 par l’ogre Gonzaga puis au 3e tour par Caleb Love et sa bande de North Carolina, UCLA espère cette année atteindre la finale NCAA. Pour cela, ils vont pouvoir compter sur un Jaime Jaquez de retour aux affaires.

On ne présente plus le mexicano-américain. Ailier costaud brillant par sa polyvalence et son dévouement des deux côtés du terrain, Jaquez est ce soldat dont rêve n’importe quel leader. Plusieurs fois récompensé par des sélections dans les All-Defensive Team de la Pac 12 pour son excellente défense, il est également plus qu’un simple faire-valoir en attaque. Rien d’élite, mais pas de grosses faiblesses, pas de grosses erreurs. Sur un terrain de basket, Jaime Jaquez respire l’intelligence ce qui lui permet d’être toujours bien placé et de faire les efforts nécessaires que ce soit pour arracher un rebond, poser un écran ou bouger sans ballon. La saison dernière, le joueur a même montrer de gros progrès au playmaking. En effet, habitué aux tâches de fin de chaîne et de finisseur, il s’est retrouvé beaucoup plus impliqué dans le jeu offensif de son équipe et a pu exposé de bons flashs à la passe.

Un joueur complet au potentiel limité mais au niveau plancher assez haut. Des défauts peut-être ? Oui, le tir est fluctuant et la réussite aux lancers-francs douteuse. C’est bien là LE point sur lequel le joueur devra montrer du progrès et de la régularité. La défense, le rebond, le sale boulot des deux côtés du terrain, les écrans, le hustle… Tout ça, on connaît. Les flashs à la passe, c’est un plus non négligeable mais peu valorisable par rapport au rôle de finisseur qui l’attend potentiellement en NBA. Ce qu’on va surveiller cette saison, c’est le tir. C’est fort probablement son ticket d’entrée pour accrocher une place en fin de premier tour ou début de second tour de la draft 2023, à lui de le valider.

Ces trois joueurs au potentiel variable tiennent une place particulière dans le coeur des scouts de la rédaction. Mais beaucoup d’autres joueurs sont tout aussi intéressant à voir. Certains prospects ont de la hype, d’autres sont beaucoup plus sombres et il va falloir manger des heures de vidéos de matchs universitaires pas toujours très jolis pour tenter de dénicher les perles rares, les futurs bon rôles players et ceux qui malheureusement ne passeront pas par la case NBA. Une pluralité de possibilité et de profil de joueurs qui rend le travail d’évaluation captivant, et ce n’est pas pour déplaire aux passionnés de scouting que nous sommes. Et qui sait, peut-être qu’on y découvrira de nouveaux chouchous. Bonne saison de scouting à tous !

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