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L’arrière-garde se prépare

Ils s’appellent Ange Capuozzo, Davit Niniashvili ou encore Joe Jonas, ils ont entre 19 et 22 ans et représentent l’avenir. Ces trois arrières polyvalents ont éclos récemment et pourraient définitivement exploser en 2022.

Derniers remparts de leurs équipes respectives quand ils sont positionnés à l’arrière, c’est plutôt dans le secteur offensif que Niniashvili, Capuozzo et Jonas ont l’habitude de briller. Gros plan sur la carrière de ces trois diamants bruts qui ont encore besoin d’être façonnés.

Joe Jonas, la fougue aux basques

Arrivé au centre de formation du Biarritz Olympique en 2020, Joe Jonas est en train de se faire une place dans le XV biarrot. S’il était utilisé à l’ouverture en espoirs, c’est bien à l’arrière que le Sud-Africain fait parler ses cannes depuis ses débuts en pro, le 6 novembre dernier. Il s’était déjà distingué lors des différents tournois de l’In Extenso Supersevens en début de saison. Dès ses premières minutes à Pau, il prouvait qu’il avait tout pour devenir le détonateur de la ligne de trois-quarts biarrote. Il était notamment à l’origine d’un essai de près de 100 mètres.

Et oui, il ne suffit pas d’être talentueux, Joe Jonas a du culot, il ose et n’hésite pas à relancer les ballons. En concurrence avec les expérimentés Ximun Lucu, Darly Domvo et Romain Lonca, le profil du Sud-Africain semble séduire le staff du BO et surtout les spectateurs. Dès sa troisième feuille de match il confirmait les attentes placées en lui, il était à l’origine et à la conclusion d’un essai au stade Marcel-Michellin. Avec son mètre 80 et ses 90 kilos, il parvient à défendre sans trop subir les impacts. En revanche, il doit encore travailler son jeu au pied, comme l’ensemble des joueurs concernés par la tâche dans le club basque. Dans une équipe qui joue le maintien mais ne ferme pas le jeu, Joe Jonas a tout pour s’épanouir et poursuivre sa progression en 2022.

Crédit vidéo : Top 14

Ange Capuozzo doit prendre son envol

Il est sans doute le plus connu des trois joueurs évoqués, dans l’hexagone. Il est pourtant celui qui connaît le moins le Top 14. Il avait disputé seulement 18 petites minutes avec le FCG pour ses débuts en pro, en 2019. Il commençait finalement à faire parler ses cannes dès la saison suivante à l’échelon inférieur, en Pro D2. Sa vitesse et ses appuis de feu lui permettaient de rapidement se faire remarquer. Son petit gabarit (1m77 pour 71kg selon le site du FC Grenoble) et son visage juvénile, ou devrait-on dire son visage d’Ange, ont également tout pour plaire. Né à Grenoble d’une mère française et d’un papa italien, il a fait le choix de la Squadra Azzura au rugby. International moins de 20 ans, il a fait ses débuts avec l’équipe A d’Italie au mois d’octobre dernier. Il aura à cœur de briller durant cette année 2022 afin d’obtenir son ticket pour la Coupe du monde 2023 en France.

Pour l’heure, Ange Capuozzo vit une saison 2021/2022 compliquée, à l’image de son club. L’arrière de 22 ans revient tout juste, après une opération au doigt. Il retrouve le FCG, 12e de Pro D2, en pleine bataille pour le maintien. Une déception pour les Isérois qui avaient atteint les barrages l’an passé, avec leur jeune pépite titulaire à l’arrière. La carrière du Grenoblois pourrait bien prendre un nouveau tournant à l’issue de la saison. En fin de contrat, il intéresse plusieurs clubs de Top 14. Si des contacts avec le Racing avaient été avancés à l’automne dernier, selon les dernières informations du Sport Dauphinois, des discussions sont en cours avec le Stade toulousain. La polyvalence de Capuozzo pourrait intéresser Ugo Mola. S’il est le plus souvent aligné à l’arrière, il peut aussi évoluer à l’aile, ou dépanner à la charnière, comme un certain Cheslin Kolbe. De là à dire qu’il s’avance comme son successeur, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons pas. D’autant que rien n’est acté. Le Grenoblois doit d’abord se concentrer sur sa fin de saison pour revenir à son meilleur niveau et aider le FCG à se sauver. Il serait tout de même étonnant de ne pas voir l’arrière prometteur s’engager avec un club de Top 14, quel qu’il soit, en 2022.

Capuozzo avait éteint le stade de la Rabine en début de saison, avant de se fracturer un doigt.

Davit Niniashvili, la bombe géorgienne

Si les Géorgiens sont nombreux à évoluer dans le championnat de France, ils sont peu à jouer derrière. Davit Niniashvili fait partie de ceux-là. Bien épaulé par son compatriote et coéquipier Beka Saghinadze, il impressionne depuis le début de saison. A seulement 19 ans il compte déjà 9 sélections avec la Géorgie, son pays natal, qu’il a quitté il y a quelques mois pour rejoindre le LOU. A l’image de Joe Jonas, il s’est mis en évidence lors des étapes de l’In Extenso Supersevens, avant de faire ses débuts professionnels lors de la 1ère journée de Top 14. Il semble déjà avoir convaincu son entraîneur Pierre Mignoni. Que ce soit à l’aile ou à l’arrière, il multiplie les feuilles de match et les bonnes performances. Il peut compter sur sa vitesse et ses appuis pour faire la différence. Il n’hésite pas également à venir défier et rebondir sur ses adversaires.

Il avait livré une prestation de haut vol face aux Pays-Bas.

Titulaire face au XV de France à l’automne dernier, la pépite des Lelos représente aussi l’avenir du côté du LOU. Le départ présumé de l’arrière Clément Laporte du côté de Pau en fin de saison en est la preuve. Davit Niniashvili est lié au club rhodanien jusqu’en 2024 par un contrat espoir. Nul doute qu’un contrat pro lui sera proposé prochainement. A seulement 19 ans, ce joueur a su s’adapter rapidement à son nouvel environnement et fait preuve d’une grande maturité. Il fera partie des facteurs X de la sélection géorgienne pour la prochaine Coupe du monde et pourrait devenir l’une des attractions phares en Top 14 dans les mois à venir.

Malgré la défaite, il s’était mis en évidence face à Montpellier.

Si nous avons seulement évoqué le nom de joueurs qui ne peuvent pas porter le maillot bleu, les arrières français ne sont pas en reste. Ce ne sont pas les supporters bordelais qui nous contrediront. Le jeune Louis Bielle-Barey né en 2003 a fait des débuts fracassants en Champions Cup en inscrivant un triplé face aux Scarlets. Thomas Larregain à Castres, Cheikh Tiberghien à Clermont, ou encore Max Spring au Racing 92 auront sans aucun doute, eux aussi, leur mot à dire dans les années à venir.

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