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Les tribunes debout : vers un comeback tant attendu ?

Hillsborough, Angleterre, 15 avril 1989. Furiani, Corse, 5 mai 1992. Vous connaissez sans doute ces dates. Elles n’évoquent que des souvenirs douloureux pour chaque fan de football. Elles marquent aussi la fin des tribunes debout en France et en Angleterre, dans le football professionnel. Cette interdiction court depuis une trentaine d’années maintenant et s’est étendue à d’autres pays européens. Cependant, cela pourrait ne plus durer très longtemps. De nombreuses pistes sont étudiées pour permettre aux supporters de clamer leur amour pour leur équipe en se tenant debout au stade. Analyse d’un sujet encore tabou et épineux, mais qui pourrait grandement modifier le spectacle proposé à l’intérieur des stades.

Hillsborough et Furiani, la fin d’une époque dramatique

La catastrophe d’Hillsborough hante encore aujourd’hui les supporters de Nottingham Forest et du Liverpool FC, et ceux de tout le royaume. Elle marqua un tournant dans la vie de nombreuses personnes et la fin des tribunes debout en Angleterre et au Pays de Galles. Cette demi finale de Cup se joua sur terrain neutre à Sheffield, dans le stade d’Hillsborough. La tribune ouest abritait les supporters de Liverpool. En ce temps, les contrôles de tickets à l’entrée des stades étaient très lents. De plus, la lutte contre le hooliganisme faisait rage en dehors du stade. De ce fait, de nombreux supporters arrivèrent au compte goutte dans l’enceinte. Ce goulot d’étranglement provoqua un véritable vent de panique chez les policiers. Face à l’affluence (trop) importante des supporters des Reds, ils ouvrirent la porte C afin de réguler ce flux humain. Malheureusement, cela causa la surpopulation de la tribune, et les barrières ne supportèrent pas ce poids supplémentaire et cédèrent. Bilan final, 97 morts et 766 blessés.

La panique s'empare du stade d'Hillsborough après l'effondrement des barrières de la tribune ouest (Crédits : David Cannon / Allsport)
La panique s’empare du stade d’Hillsborough après l’effondrement des barrières de la tribune ouest (Crédits : David Cannon / Allsport)

Trois ans plus tard, le même sort funeste s’abattit sur le stade du SC Bastia, à Furiani. Ce jour-là se jouait, comme à Hillsborough, une demi-finale de coupe nationale entre Bastia et l’Olympique de Marseille. Pour ce match, on aménagea spécialement une nouvelle tribune pour augmenter temporairement la capacité du stade. Cependant, celle-ci ne remplissait pas tous les critères de sécurité. Les autorités et les dirigeants décidèrent tout de même de la rendre accessible. Cette tribune de fortune reposait ainsi sur des cales en bois et des parpaings trop fragiles et très instables. Avant le match, tout le monde comprit très vite qu’utiliser cette tribune était inconscient. Mais personne ne décida d’agir pour éviter la catastrophe. Le drame se produisit à 20h23, lorsque la tribune haute nord s’effondra et causa la mort de 19 personnes. Désormais, le 5 mai, jour du drame, est devenu une journée durant laquelle aucun match n’a lieu en France.

Une législation stricte et dissuasive en Angleterre

A cette époque, le hooliganisme et ses débordements touchent sévèrement l’Angleterre. De nombreux incidents se produisirent entre 1970 et 1990, sans que l’on prenne aucune mesure concrète. Nous pouvons citer les affrontements entre Millwall et Luton, l’incendie du Valley Parade ou encore le drame du Heysel en 1985. De plus, beaucoup d’infrastructures furent jugées comme vétustes et dangereuses au regard des autorités. Ainsi, le stade d’Hillsborough éveillait déjà les soupçons avec différentes alertes en 1981, 1987 et 1988. Il fallut donc malheureusement attendre ce funeste 15 avril 1989 pour que l’on entreprenne des actions concrètes. Suite à ce drame, le rapport Taylor analysa les causes de cette catastrophe et rendit ses recommandations. Il incrimina tout d’abord les supporters, que l’on désigna comme coupables de cette catastrophe. On ne saura que plus tard que cette conclusion était injuste.

Le ministre David Cameron présenta ses excuses aux supporters de Liverpool en 2012, salis par le tabloïd The Sun au lendemain de la catastrophe et injustement jugés responsables de celle-ci (Crédits : Le Figaro)
Le ministre David Cameron présenta ses excuses aux supporters de Liverpool en 2012, salis par le tabloïd The Sun au lendemain de la catastrophe et injustement jugés responsables de celle-ci (Crédits : Le Figaro)

Néanmoins, les autorités décidèrent tout de même de promulguer une loi obligeant les stades anglais et gallois à s’équiper de 100% de places assises (les all-seater stadiums), à partir de 1994. Attention, les supporters avaient toujours le droit de se tenir debout et de se déplacer durant les matchs. Cependant, ils ne pouvaient pas rester dans cette position durant 90 minutes ni manifester leurs émotions de manière trop volubile. Pourtant, la loi ne spécifie rien par rapport à cette position ni cette attitude. Mais certains clubs incitent fortement leurs fans à rester assis, comme ceux de Tottenham ou de West Ham. La raison ? Le risque de se voir faire retirer le droit d’exploitation du stade et de ne plus pouvoir y jouer.

Deux cas qui s’opposent de l’autre côté de la Manche

En France, même son de cloche (alors que le problème venait surtout du manque de fiabilité de la structure à Furiani). La loi Bredin du 13 juillet 1992 interdit les places debout dans les tribunes des stades d’équipes professionnelles. Cette loi dicte également les dispositions relatives à l’homologation des infrastructures de plus de 3 000 personnes en plein air. Cependant, elle n’empêche aucunement les supporters de rester debout durant les matchs (Dieu merci pour les kops). Le soucis est que, finalement, il existe un décalage entre cette règlementation et les équipements des stades. La plupart des « ultras », les plus fervents supporters, n’ont jamais pleinement accepté l’interdiction de ces tribunes et restent souvent debout sur les sièges durant 90 minutes et plus. Ainsi, ils sont exposés à des situations accidentogènes et de nombreux incidents se produisirent ces dernières années, comme lors de l’effondrement de barrières de sécurité à Lens en 2015 et à Amiens en 2017.

Au contraire de l’Angleterre et de la France, l’Allemagne autorise toujours les tribunes debout. Le modèle allemand est une référence au niveau européen, que ce soit en terme de spectacle ou de sécurité. Les clubs allemands ont su profiter du Mondial 2006 et de la rénovation de leurs stades pour sécuriser leurs tribunes debout et répondre aux exigences règlementaires de l’UEFA. Ainsi, la plupart des stades allemands sont équipés de sièges modulables ou rétractables, permettant une partie du stade d’être debout. Résultat, moins d’incidents liés aux structures dans les stades, une meilleure ambiance et une vue parfaite sur les 22 acteurs. Le célèbre mur jaune du Borussia Dortmund Signal Iduna Park est le meilleur exemple possible. A l’heure où de nombreux supporters militent pour le retour des tribunes debout, de nombreux clubs européens, telles que l’Ajax, le Celtic Glasgow ou le Rapid de Vienne s’inspirèrent de cette solution.

Le célèbre mur jaune, cœur battant des supporters du Borussia Dortmund (Crédits : Martin Meissner / AP)
Le célèbre mur jaune, cœur battant des supporters du Borussia Dortmund (Crédits : Martin Meissner / AP)

Une UEFA historiquement réfractaire au retour des tribunes debout

L’UEFA mit en place sa propre règlementation en réaction aux différents incidents survenus lors des années 70-90, dans les stades anglais et européens. Elle s’inspira grandement de la jurisprudence anglaise concernant la question des tribunes debout et rendit obligatoire les stades muni de « sièges coques individuels, fixés à la structure du stade » durant les compétitions européennes. Dans le même temps, l’UEFA imposa de nouvelles normes d’accès et de station dans les stades. Par conséquent, les clubs furent contraints de diminuer grandement le nombre de places disponibles dans leurs enceintes, ce qui entraîna une forte hausse du prix des billets.

Mais il faut bien avouer que la réalité était tout autre à cette époque. Peu de contrôles et de règlementations, des stades vétustes, … Et des hooligans qui venaient déverser leur haine sur l’adversaire « when Saturday came ». Heureusement (même s’ils ont malheureusement perdu de la folie), les stades de football ne sont, aujourd’hui, plus ce qu’ils étaient. Malgré ce constat, l’UEFA annonça qu’elle n’autorisera pas le retour des tribunes debout à court terme lors de l’EFFC 2017. La majorité des supporters eurent l’impression que l’UEFA est « bloquée dans une décision d’un autre temps ». L’association européenne justifia principalement ce choix en mettant en avant une sécurité accrue dans les stades. Or, plusieurs voix s’élevèrent contre ce constat côté supporters, comme celles de l’Association Nationale des Supporters (ANS) en France ou du Directeur de la Ligue Suédoise (où l’on autorise les tribunes debout), pour démontrer que cet argument est caduque. Comment leur donner complètement tort lorsque l’on voit les nouvelles normes de sécurité imposées pour la construction des stades ?

Résumé du débat sur les tribunes debout lors de l’European Football Fans Congress en 2017, réunissant différents acteurs du football européen et de ses supporters face aux instances de l’UEFA.

Des supporters moteurs du changement

Les supporters, justement, sont les leaders de ce « combat ». Ces derniers essayent de réinstaurer un dialogue, longtemps coupé, avec les autorités. En France par exemple, l’ANS publia un rapport sur ses travaux pour le retour des tribunes debout dans les stades français afin de faire évoluer la règlementation. Elle préconisa l’instauration de nouvelles solutions (notamment les sièges modulables utilisés en Allemagne). Elle mit également en avant la dangerosité des infrastructures actuelles. Au niveau européen, l’ANS prit part au mouvement « Europe wants to stand« . En 2019, plusieurs fédérations européennes de supporters décidèrent de faire corps en adressant une lettre ouverte à l’UEFA et en déployant des banderoles protestataires dans différents stades.

Les supporters allemands du Bayern Munich, acquis à la cause du mouvement "Europe wants to stand" (Crédits : Matt Ford / Twitter)
Les supporters allemands du Bayern Munich, acquis à la cause du mouvement « Europe wants to stand » (Crédits : Matt Ford / Twitter)

Suite à ce mouvement, les revendications proliférèrent partout en Europe. Après tout, la révolte ne pouvait venir que des tribunes elles-mêmes. Il n’y a qu’à observer la réaction populaire en Angleterre, lorsque la ministre des Sports de l’époque évoqua une « vocal minority », en parlant des supporters réclamant un retour des tribunes debout. Conséquence, le déploiement de banderoles virulentes à travers tout le royaume et un sondage mené par l’EFL affirmant que 94% des sondés souhaitent pouvoir choisir entre la position debout ou assise dans un stade. Une pétition d’un jeune supporter d’Ipswich va même récolter plus de 100 000 signatures ! Ce qui obligea le gouvernement à se pencher sur la question ! C’est aussi les supporters qui permirent la construction de la première tribune « safe standing » en Angleterre, en 2018 à Shrewsbury, en D3 anglaise. Preuve que les supporters sont véritablement acteurs de ces démarches vers un retour aux tribunes debout.

Les fans de Shrewsbury en D3 anglaise, profitant de la première tribune "safe standing" en Angleterre (Crédits : Press Association)
Les fans de Shrewsbury en D3 anglaise, profitant de la première tribune « safe standing » en Angleterre (Crédits : Press Association)

Phase de test en Angleterre et en France

Aujourd’hui, on meurt parfois d’ennui dans un stade de football. Effectivement, c’est bien mieux que mourir au sens pure du terme. Malheureusement, l’ambiance des stades n’est plus la même qu' »avant ». Mais depuis quelques temps, un parfum de nostalgie flotte dans les travées des stades européens, surtout en Angleterre. Le football d’avant vous manque ? Alors vous vous réjouirez de savoir que les « tribunes debout » feront peut être bientôt leur retour Outre-Manche. Le dimanche 2 janvier 2022, jour de match entre Chelsea et Liverpool à Stamford Bridge, près d’un tiers des supporters purent suivre ce choc debout. Une première depuis 1989 et la catastrophe d’Hillsborough, et un succès pour la Football Supporters Federation (fédération du supporters en Angleterre) qui milite pour ce retour depuis 20 ans. L’entre des Blues fut aménagée spécialement pour l’occasion et compte bien inspirer ses voisines. Manchester City et Manchester United, ainsi que Tottenham, Liverpool et Cardiff, ont eux aussi décidé d’adapter leurs tribunes afin de pouvoir rééditer l’expérience.

Les supporters du Chelsea FC debout pour encourager leur équipe, une image rafraîchissante après 30 ans d'abstinence (Crédits : Getty Images)
Les supporters du Chelsea FC debout pour encourager leur équipe, une image rafraîchissante après 30 ans d’abstinence (Crédits : Getty Images)

En France, certains clubs se portèrent également volontaires pour être les cobayes de ce retour aux tribunes debout, 30 ans après le drame de Furiani. Ainsi, Amiens, Sochaux, Lens ou encore Saint-Etienne ont déjà participé à cette expérimentation. Les projets de nouveaux stades à Nîmes et Montpellier intègrent également cette nouvelle possibilité dans les aménagements. Les structures devraient encore se renforcer avant un prochain test grandeur nature. En effet, l’incident d’Amiens montre qu’il faut ajouter certaines mesures sécuritaires et se rapprocher du modèle anglais. Pour l’instant, il n’y a donc pas d’autorisation au niveau national prévue. Mais les instances pourraient rapidement passer à la vitesse supérieure au vue des résultats positifs. Cependant, ces aménagements n’ont plus grand chose à voir avec les anciennes tribunes, les « terraces ».

Le safe standing, version 2.0 des « terraces »

Autrefois, des milliers de « lads » se rassemblaient sur ces terraces, longues marches en béton qui entouraient les quatre coins du terrain. Ces tribunes n’étaient pas délimitées et les places n’étaient pas numérotées, il n’y avait tout simplement pas de sièges. Autrement dit, les supporters pouvaient s’y amassés en grand nombre, sans qu’aucun véritable contrôle de l’affluence ne soit effectué. Pas question pour le football professionnel de revenir vers ce type de tribune, même s’il existe encore dans le football amateur. Plutôt que de parler de tribune debout, il faut d’ailleurs parler de « safe standing ». Ces structures sont plus sécurisantes que les anciennes configurations des tribunes et doivent permettre d’éviter de nouvelles tragédies.

Les terraces, ces tribunes debout old-fashion étaient légion dans les stades britanniques (Crédits : http://thefirms.co.uk/)
Les terraces, ces tribunes debout old-fashion étaient légion dans les stades britanniques (Crédits : http://thefirms.co.uk/)

Des solutions multiples existent pour instaurer des tribunes en mode « safe standing ». A Shrewsbury, la première « safe standing terrace » anglaise prit la forme de sièges mouvants ou « railseats ». C’est aussi la solution utilisée par les clubs allemands car elle permet de répondre aux contraintes de l’UEFA. Grâce à ce système, les supporters peuvent être debout en Bundesliga, tandis qu’ils peuvent être assis en Coupe d’Europe. Il est également possible de construire des barrières anti-déferlements et de numéroter les places à même le sol, comme à Metz. De plus, ses tribunes « safe standing » seront soumises à des codes de conduite et à des contrôles d’accès renforcées. L’objectif sera de ne plus rééditer les erreurs du passé en autorisant l’accès à un nombre trop important de supporters. On peut imaginer qu’il y a aura une forte demande pour ces secteurs, mais le nombre de places disponibles ne devraient pas augmenter par rapport au nombre de places actuelles.

Les retombées positives sur le supportérisme

Qui a déjà essayé de chanter en étant assis ici ? Avouez que c’est plutôt compliqué. A l’image des kops en France, les tribunes « safe standing » permettraient de réanimer certains parties de stades à l’ambiance morose aujourd’hui. En Angleterre, les supporters sont convaincus que cela permettrait d’améliorer la « stadium experience » chère aux britishs. Interrogé par The Guardian, Ben Murdoch, membre historique de la J Stand à Old Trafford, plébiscite le safe standing après avoir connu les terraces traditionnelles. « Le safe standing va améliorer l’atmosphère durant les matchs et la connexion entre les fans et l’équipe ». Biren Shah, jeune abonné de la South Stand du Tottenham Hotspur Stadium, n’a jamais vécu un match debout. Pourtant, il loue également les bienfaits de cette expérience. « Lorsqu’il y a un but et que vous êtes debout, c’est magnifique car tout le monde se rejoint. C’est comme un truc de famile ».

En Ecosse, les tribunes « safe standing » sont autorisés. En terme d’ambiance, on est plutôt pas mal au Celtic Park, non ?

Le mouvement « Europe wants to stand » parle aussi de la socialisation impossible dans les stades actuelles. La hausse du prix des places (aussi liée à l’interdiction de ces tribunes), conjuguée à l’exclusion d’un public plus traditionnel et des jeunes qui n’ont pas les moyens de s’offrir un billet et additionnée par la gentrification des tribunes ne fait que confirmer ce constat. La réintroduction de ces tribunes permettrait ainsi le retour de populations d’horizons diverses. Et d’accepter la manière de chacun de vivre un match, qu’il soit assis ou debout. Plus de problème de vision lorsqu’un supporter se lève devant un autre, puisque les zones seront clairement délimitées. Enfin, il est évident que la safe standing permettrait d’apporter des garanties sécuritaires bien meilleures que la configuration actuelle.

Un retour des tribunes debout en mode collaboratif

Dans la réalité, le mouvement ultra n’a jamais cessé malgré les restrictions qui touchent les tribunes. En effet, les ultras restent traditionnellement debout dans leurs kops. Ainsi, pourquoi ne pas essayer de « s’adapter aux pratiques de chacun dans un stade plutôt que d’essayer de rééduquer les ultras » ? C’est là que se situe le vrai enjeu, selon le sociologue Nicolas Hourcade. Il faut « prendre acte que certains supporters suivent les matchs debout », estime-t-il. En Allemagne, l’expérience nous prouve qu’il est possible pour une fédération et des supporters de travailler conjointement afin de parvenir à un intérêt gagnant-gagnant. La sécurité reste le principal critère à remplir pour le retour des tribunes debout. Mais ce retour pourrait aussi provoquer d’autres externalités positives sur le football en général, comme décrit ci-dessus.

Le « fan power » n’est pas mort comme le prouve les différents exemples cités. Le supporter reste l’essence même du football. On ne peut éternellement prendre des décisions sans prendre en compte son intérêt. Comme au moment de s’opposer contre la SuperLeague, les supporters sont prêts à œuvrer et à s’unir pour le retour des tribunes debout, si chères à leur yeux. Les fans sont initiateurs de ce projet et veulent travailler avec les clubs et les instances pour atteindre leur objectif. Les clubs sont plutôt favorables à ce retour. Reste à convaincre les autorités du football européen qui peinent encore à prendre en compte les doléances des supporters. Mais après tout, qui de mieux placé qu’un fervent supporter pour fédérer ?

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